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17 Déc 2025 | Institutions
 

WoerthC’est un tuyau que se refilent les turfistes avertis depuis plusieurs jours. Selon eux, le député de l’Oise Eric Woerth pourrait prendre la présidence du Pari mutuel urbain (PMU) au tout début de l’année prochaine.
Joël Séché, qui préside par intérim la vénérable institution, depuis le 1er septembre (voir le 10 décembre), ne cesse de répéter que l’ancien maire de Chantilly serait l’homme de la situation. Il est vrai qu’Eric Woerth travaille depuis quelques temps déjà sur les moyens de redresser le PMU qui, rappelons-le, collecte les paris liés aux courses hippiques.
C’est ainsi que démarre un article de Oise Hebdo (du 14 décembre), signé Frédéric Normand, que nous reprenons.

Le plus grand opérateur français de paris n’est pas en crise, mais presque. Et quand on sait que les recettes générées par les prélèvements sur ces enjeux servent à financer la filière « courses hippiques », on a le droit d’être inquiet.
En France, la filière compte en effet quelque 29 000 emplois directs, comme les entraîneurs, les jockeys, les éleveurs, les vétérinaires ou encore les maréchaux-ferrants… Et nombre de ces professionnels exercent leurs activités dans le sud de l’Oise où se trouve le plus grand centre d’entraînement du pays.

Soutenir la croissance de l’entreprise

Eric Woerth (voir le 10 septembre) a reçu du Gouvernement français la mission de préfigurer la mise en place d’un « Pacte PMU 2030 » afin de soutenir la croissance de l’entreprise dans les prochaines années.

Car il faut moderniser le PMU, c’est une évidence. Les conclusions du rapport de l’Inspection générale des Finances (IGF) de juin dernier, relatif à la gouvernance et au financement de la filière hippique, ne laissent planer aucun doute à ce sujet.

L’ancien maire de Chantilly connaît très bien le sujet. Ce qui n’a évidemment pas échappé à Joël Séché. « Eric Woerth est l’homme idoine, selon moi, a-t-il dit à nos confrères de Jour de Galop (JDG). Il ferait un très bon président de PMU. C’est un homme de cheval qui aime les courses et qui connaît parfaitement les rouages de l’État. Il serait parfait pour le poste. »

En tandem avec Cyrille Giraudat ?

Joël Séché se félicite également de l’arrivée de Cyrille Giraudat au poste de directeur général du PMU (voir le 11 décembre 2025). « Il y a quelque chose de rassurant avec cette nomination, dans le sens où Cyrille Giraudat connaît bien la maison, a dit le président par intérim à JDG. Je ne le connais pas personnellement, mais on me dit que c’est quelqu’un de très ouvert. Il faudra maintenant regarder quel tandem il formera avec le prochain président. Je tiens à dire, dès aujourd’hui, que le trio PMU, le Trot et le Galop marche bien. C’est peut-être récent mais ça marche. »

Allons-nous vers un tandem Giraudat / Woerth ? Dans le milieu des courses, ils sont nombreux à l’espérer.
Eric Woerth, qui a pour mission de formaliser un accord stratégique avec les sociétés-mères, en s’appuyant sur les recommandations de l’I.G.F., semble en tout cas tenir la corde pour ce poste extrêmement convoité mais ô combien délicat.
Le rapport de l’IGF souligne ainsi le risque de voir la tendance à la baisse des enjeux du pari hippique se poursuivre durablement en l’absence d’une inflexion forte de la stratégie du PMU et de la gouvernance de la filière.

Un plan de transformation ambitieux

Ce fameux rapport met en exergue « la nécessité d’engager dans les plus brefs délais, un plan de transformation ambitieux et coordonné permettant de garantir la pérennité de la filière hippique et la continuité des missions de service public confiées par le législateur ».
Il souligne la nécessité pour la filière « d’engager un plan volontariste d’investissement afin de stabiliser le déclin des revenus et de créer les conditions d’un rebond à moyen terme ».
Cette stratégie implique sans doute d’engager un plan d’économie structurelle dans la filière.
Mais cette ambition passe aussi par la redéfinition de la gouvernance du PMU et notamment par faire évoluer son statut vers celui d’un GIE commercial afin d’aligner l’ensemble des parties prenantes autour d’une stratégie de développement de la filière et de garantir un cadre de la contribution du PMU et des charges claires et équitables.
Une stratégie que peaufine actuellement Eric Woerth. Avant de prendre les rênes de l’institution ?