Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
22 Jan 2026 | Institutions, Profession
 

Il n’y a pas qu’à Paris que les buralistes se font entendre dans le cadre des municipales (voir 19 janvier).

À Clermont-Ferrand, où l’élection s’annonce disputée, pas moins de 6 listes sont d’ores et déjà annoncées.
Vincent Charbonnel (président des buralistes du Puy-de-Dôme et administrateur de la Confédération) a donc contacté les six têtes de listes. Pour leur proposer un « face à face » en direct avec les représentants locaux des buralistes.

Ce 20 janvier, c’est le maire sortant Olivier Bianchi (PS) qui a donc reçu Vincent Charbonnel, accompagné de 6 collègues.

Cela aura au moins permis à chaque buraliste de dire directement au maire ce qu’il avait sur le cœur : pas seulement les travaux qui n’en finissent pas et l’insécurité latente de certains quartiers mais aussi la gravité du marché parallèle du tabac.
Clermont-Ferrand comptant un certain contingent d’épiceries de nuit et de barbershops…

Vincent Charbonnel a aussi demandé l’ouverture d’un plan municipal de défense et de soutien au commerce de proximité, tout particulièrement au réseau local des buralistes. À suivre.

(Voir aussi le 8 décembre 2024)

21 Jan 2026 | Institutions
 

Sebastien Lecornu

L’article 23 du projet de loi de finances n’apparaît plus dans la partie recettes du budget sur lequel le Premier ministre va engager sa responsabilité devant le Parlement (49.3).

Rappelons que cet article 23 a provoqué beaucoup de polémiques tant auprès de certains professionnels du vapotage que du CBD.
(Voir les 16 octobre et 17 octobre 2025 ainsi que les 17 et 20 janvier 2026).

Du côté de ses initiateurs, cet article visait à anticiper les vagues fiscales et prohibitionnistes (qui se profilent à l’horizon) en fournissant un cadre cohérent à la vente des produits du vapotage et
du CBD.

Les débats ont été heurtés et décousus.
Mais des ajustements étaient en cours.
Le grand débat sur l’avenir de l’encadrement du vapotage et du CBD n’est pas clos.

20 Jan 2026 | Institutions
 

L’adoption de l’amendement n° 3058 à l’article 23 du projet de loi de finances 2026 est un coup dur porté au secteur français du chanvre CBD (voir les 16 et 17 octobre 2025 ainsi que le 17 janvier). C’est ainsi que débute une analyse d’Aurélien Bernard, dans Newsweed, que nous reprenons.

Présenté comme un compromis entre le projet initial du gouvernement et la position du Sénat, le nouveau libellé veut complètement remodeler le cadre juridique et fiscal régissant les produits dérivés du chanvre pour les assimiler à ceux du tabac avec une imposition usurière.

Malgré les assurances données dans l’exposé des motifs, de nombreux professionnels considèrent ce texte comme une menace existentielle pour un secteur qui a connu une croissance rapide au cours des huit dernières années.

Au cœur de la controverse se trouve une redéfinition fondamentale de ce qui constitue un produit de tabac manufacturé.

L’article L. 314-3 modifié adopte désormais une définition extrêmement large, incluant les « substances autres que le tabac susceptibles d’être fumées » ou chauffées (et donc vaporisées). Cette formulation ne fait pas de distinction entre le tabac, les produits à base de nicotine, les mélanges à base de plantes ou les fleurs de chanvre. En conséquence, les fleurs CBD et autres produits de chanvre inhalables sont assimilés à du tabac manufacturé à des fins fiscales et réglementaires.

Ce changement est loin d’être symbolique. Pour les produits à fumer ou à chauffer, le taux d’accise applicable atteint 51,4 %, combiné à un tarif par kilogramme et à un niveau minimum de taxation. Lire la suite »

26 Déc 2025 | Institutions
 

Herault fermeture non respectCinq mois de fermeture administrative ont été prononcés pour une épicerie située à Lunel-Viel. Par ailleurs, cinq autres établissements ont également été fermés par la préfecture.

C’est ainsi que débute un article de actu.fr (25 décembre), signé Antoine Hereu, que nous reprenons.

Cette fermeture permet également d’observer le nouveau dispositif d’affichage mis en place par la préfecture afin de rendre plus visibles les commerces faisant l’objet de sanctions administratives. Sur la devanture, on peut désormais lire : « Fermé par le préfet de l’Hérault. Cet établissement est fermé pour non-respect de la réglementation. »

(Voir aussi les 13 décembre et 19 août).

17 Déc 2025 | Institutions
 

WoerthC’est un tuyau que se refilent les turfistes avertis depuis plusieurs jours. Selon eux, le député de l’Oise Eric Woerth pourrait prendre la présidence du Pari mutuel urbain (PMU) au tout début de l’année prochaine.
Joël Séché, qui préside par intérim la vénérable institution, depuis le 1er septembre (voir le 10 décembre), ne cesse de répéter que l’ancien maire de Chantilly serait l’homme de la situation. Il est vrai qu’Eric Woerth travaille depuis quelques temps déjà sur les moyens de redresser le PMU qui, rappelons-le, collecte les paris liés aux courses hippiques.
C’est ainsi que démarre un article de Oise Hebdo (du 14 décembre), signé Frédéric Normand, que nous reprenons.

Le plus grand opérateur français de paris n’est pas en crise, mais presque. Et quand on sait que les recettes générées par les prélèvements sur ces enjeux servent à financer la filière « courses hippiques », on a le droit d’être inquiet.
En France, la filière compte en effet quelque 29 000 emplois directs, comme les entraîneurs, les jockeys, les éleveurs, les vétérinaires ou encore les maréchaux-ferrants… Et nombre de ces professionnels exercent leurs activités dans le sud de l’Oise où se trouve le plus grand centre d’entraînement du pays. Lire la suite »

5 Déc 2025 | Institutions
 

Le sénateur (Renaissance) Xavier Iacovelli avait déposé un amendement – dans le cadre du Projet de Loi de Finances – visant à encadrer les sachets de nicotine.
Lesquels font l’objet d’une mesure d’interdiction, prise par décret, qui devrait entrer en vigueur en mars ou avril prochain (voir 6 septembre).

Son objectif : remplacer l’interdiction – qui débouchera sur le développement d’un fort marché parallèle comme pour les puffs – par un cadre légal et fiscal de sorte à réguler un produit qui a déjà trouvé son marché en France.
En clair, apporter aux sachets de nicotine le même statut que le tabac.

Cet amendement n’a pas été adopté, lors de son examen ce 1er décembre.

2 Déc 2025 | Institutions, Profession
 


Il s’en est fallu de peu pour que l’article 23 tout entier, sur la fiscalisation de l’ensemble des produits à fumer, passe également à la trappe au Sénat, comme l’avaient fait les députés il y a moins de deux semaines. Les sénateurs n’en ont pas moins retiré les dispositions qu’ils jugeaient les plus problématiques (voir les 20 novembre et 16 octobre).
Nous reprenons l’info de Public Sénat.

L’hémicycle du Sénat s’est opposé ce 1er décembre à l’instauration d’un tarif d’accise sur les liquides utilisés pour les cigarettes électroniques, dans le projet de budget 2026. Le projet de loi de finances prévoyait une taxe de 30 centimes par flacon de 10 ml pour les produits contenant jusqu’à 15 mg de nicotine, ainsi qu’un tarif de 50 centimes par flacon de 10 ml pour les produits contenant plus de 15 mg de nicotine.

Des parlementaires de droite comme de gauche, mais également centristes, ont soutenu des amendements contre cette nouvelle fiscalité concernant un produit utilisé par 4 millions de Français. « Il y a un risque, celui d’envoyer un message très mauvais pour la santé publique, celui de freiner la tendance documentée, qui permet à de nombreux fumeurs de sortir de la dépendance au tabac avec les produits de vapotage », s’est opposé le sénateur LR David Margueritte.

En juillet 2025, la Commission européenne a déposé une proposition de directive obligeant les États membres à taxer les produits du vapotage à partir de 2028, avec des seuils minimums. Pour le sénateur LR de la Manche, anticiper cette disposition qui n’est même pas encore adoptée au niveau européen reviendrait à faire un exercice de surtransposition d’une législation européenne.

Les sénateurs ont également exclu du champ de la nouvelle accise les produits à base de CBD (cannabidiol) non nicotinés, craignant de déstabiliser les producteurs de chanvre. « On vient acter le quadruplement de la TVA que la filière demandait, mais ajouté à une accise, c’est une taxe sur la consommation multipliée par 9 en une seule année. C’est une mise à mort de la filière », a argumenté le sénateur écologiste Thomas Dossus.

Autre réécriture intervenue au Sénat dans la soirée : l’interdiction de la vente en ligne, pour les produits du vapotage et les produits bruts à fumer, a été retirée du texte. Pour le sénateur socialiste Sébastien Fagnen, le risque aurait été « la mise à bas » des boutiques physiques, mais aussi « le développement d’un marché noir ».

Pour la ministre chargée des Comptes publics, Amélie de Montchalin, le principal enjeu derrière cette proposition d’interdiction est de « protéger nos enfants ». « Nous n’arrivons pas à savoir qui achète, qui derrière l’ordinateur », a-t-elle motivé.

26 Nov 2025 | Institutions, Profession
 

Sur proposition de l’ancien ministre de la Santé, Frédéric Valletoux, l’Assemblée nationale examine une proposition de résolution européenne visant à lutter contre le marché illicite de tabac via notamment l’instauration de quotas de livraison de tabac par pays, fondés sur la consommation locale (voir ce jour / CNCT et 27 août 2025).

Si Imperial Brands – Seita partage complètement les objectifs de lutter contre le commerce parallèle et de renforcer la traçabilité des produits du tabac, cette mesure des quotas soulève de sérieux doutes quant à sa réelle efficacité mais aussi de nombreuses questions quant à sa conformité juridique.

L’instauration de quotas de vente s’attaque à un seul aspect du marché parallèle : le commerce transfrontalier ! Ils auront peu d’effet sur la contrebande intracommunautaire et aucun effet sur la contrefaçon ni sur les produits de contrebande extra-communautaires alors que nous constatons un développement accéléré des trafics de tabac en provenance d’autres continents par l’intermédiaire de réseaux criminels internationaux.
La contrefaçon gangrène le marché du tabac en France et en Europe ! 7 usines clandestines de cigarettes ont été démantelées en France depuis 2022 et 12 autres usines clandestines (dont une partie de la production était destinée à la France) ont été découvertes chez nos voisins belges en 2024 ! C’est bien plus que tous les sites de production réunis des fabricants historiques en Europe !

➢ Il n’y a pas d’opacité ! La traçabilité du tabac est en vigueur depuis 2019 en France conformément aux recommandations de l’OMS et aux exigences du droit européen avec le système de Track and Trace. Ce système permet aux Douanes de tracer les produits du tabac depuis leur lieu de production jusqu’au lieu de vente.

➢ La France n’a aucune garantie sur la conformité juridique d’un tel système au regard du droit européen car il entraverait des principes fondamentaux comme la libre circulation des biens ou encore la concurrence libre et non faussée, piliers du marché européen.
Enfin, l’industrie du tabac n’a aucun intérêt à développer le marché transfrontalier quand cela se fait au détriment de son activité française. Le commerce transfrontalier détruit de la valeur. Pourquoi, même au niveau européen, nous réjouir d’un phénomène qui détruit notre propre activité ? En tant que fabricant et metteur sur le marché, notre… Enfin, une telle mesure mettrait en péril une filière génératrice d’emplois : plus de 108 000 femmes et hommes travaillent directement ou indirectement dans la filière tabac en France. Imperial Brands – Seita est d’ailleurs le dernier grand fabricant mondial de tabac à avoir conservé une usine en France, à Sandouville en Seine-Maritime.

Pour Imperial Brands – Seita, il faut orienter l’action publique vers la lutte contre les réseaux criminels qui élargissent leurs activités en prenant aussi le contrôle du marché du tabac en France et il faut arrêter de s’en prendre aux fabricants, aux buralistes et à toutes celles et tous ceux qui travaillent quotidiennement dans ce secteur d’activité en toute légalité.

26 Nov 2025 | Institutions
 

La France a ratifié le Protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac entré en vigueur sur le plan international en 2018 (voir 4 octobre 2018). Ce texte prévoit de lutter efficacement contre les marchés parallèles, un problème qui renvoie à la criminalité organisée et ne peut être abordé uniquement à l’échelle nationale. Les achats transfrontaliers représentent en France un manque à gagner fiscal de 4,3 milliards d’euros par an. Pourtant, la France n’a jamais payé ses contributions au titre du Protocole et les arriérés, d’une valeur de 2,5 millions de dollars, représentent l’équivalent d’une année d’actions pour déployer les mesures de contrôle de la chaîne d’approvisionnement et de coopération avec les pays.
C’est ainsi que débute un communiqué du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) que nous reprenons.

Alors que les Parties à ce protocole se réunissent du 24 au 26 novembre à Genève pour la 4e session (MOP4), le Comité national contre le Tabagisme, membre de l’Alliance internationale pour le contrôle du tabac (GATC), pointe ce grave manquement aux conséquences préjudiciables. L’ensemble des organisations internationales de la GATC appelle les autorités françaises à respecter leurs engagements susceptibles de lutter contre les marchés parallèles et accroître les recettes fiscales.

Le protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac a été négocié par les pays dans le monde en lien avec le traité de l’OMS, la Convention-cadre pour la lutte antitabac. Il est entré en vigueur sur le plan international depuis 2018 et il prévoit des mesures fondamentales pour contrôler la chaîne d’approvisionnement, favoriser la coopération entre pays dans ce domaine et renforcer les sanctions.

La 4e session de la Réunion des Parties (MOP4) qui correspond à l’Assemblée décisionnaire de ce texte juridiquement contraignant, se tient à Genève du 24 au 26 novembre.

À cette occasion, des mesures importantes sont prévues : elles concernent notamment le renforcement des dispositifs de suivi et de traçabilité avec l’inclusion, par exemple, des facteurs essentiels de production (machines, filtres, papier à cigarette, tabac brut) pour lutter contre la fabrication illégale, mais aussi le développement des licences, la lutte contre les ventes en franchise de taxes.

La France a ratifié ce protocole de lutte contre le commerce illicite des produits du tabac mais, depuis 2018, n’a jamais honoré le montant de ses contributions.

En dépit de l’envoi de notifications de paiement et de rappels par le secrétariat du Protocole, le ministère du Budget et les Douanes, qui ont la compétence en matière de lutte contre les marchés parallèles, n’ont pas réglé un arriéré représentant dorénavant 2,5 millions de dollars. Cette somme équivaut au budget d’un an d’activité pour la mise en œuvre de ce texte.

Selon Emmanuelle Béguinot, directrice du Comité national contre le Tabagisme (CNCT) : « Cette absence de règlement par la France de ses contributions génère des difficultés majeures pour lutter contre le commerce illicite alors que les actions devraient permettre de récupérer des recettes fiscales. » En effet, on évalue le manque à gagner fiscal pour la France à 4,3 milliards d’euros par an du fait du sur-approvisionnement des marchés frontaliers par les fabricants de tabac. Or l’une des mesures du Protocole prévoit l’application de quotas de livraisons imposés aux cigarettiers au regard de la réalité des marchés. Cette mesure est du reste soutenue par le député Frédéric Valletoux et son groupe parlementaire.

Dans cette perspective, le CNCT et l’ensemble des organisations internationales de l’Alliance mondiale du contrôle du tabac appellent la France à honorer ses engagements et à lutter contre les pratiques d’évasion fiscale des fabricants de tabac.

20 Nov 2025 | Institutions
 

Assemblée nationaleL’Assemblée nationale s’est opposée à la taxe sur les produits du vapotage que le Gouvernement avait inscrite dans le Projet de loi de finances 2026. Nous reprenons la dépêche de LCP sur le sujet.

Dans la nuit du 19 novembre au 20 novembre, l’Assemblée nationale a supprimé l’article 23 du Projet de loi de finances pour 2026 (91 voix « pour » la suppression, 53 « contre », 15 abstentions), qui prévoyait notamment de taxer les liquides alimentant les cigarettes électroniques, comme le proposait le Gouvernement (voir 16 octobre).

La taxe imaginée par l’exécutif devait atteindre 30 centimes par flacon de 10 millilitres pour les produits faiblement nicotinés et 50 centimes pour les autres.

L’article prévoyait aussi une interdiction de vente des produits de vapotage sur internet ou dans des magasins situés à proximité des établissements scolaires.

Les députés qui soutenaient la mesure ont tous mis en avant le fait que la cigarette électronique « peut être une entrée dans le tabac pour les adolescents ».

À contrario, les opposants à la taxation comme Aurélien Le Coq (La France insoumise), auteur de l’amendement de suppression qui a été voté, ont affirmé que le vapotage était « l’un des moyens qui permet de sortir du tabagisme », tandis que Marine Le Pen (Rassemblement national) a critiqué l’attitude du Gouvernement qui revient à « taxer tout ce qui bouge ».