
Quatre hommes ont été interpellés ce 27 avril, puis mis en examen, pour leur participation présumée à un trafic de tabac et de stupéfiants pour lequel 7,9 tonnes de tabac ont notamment été saisies, a annoncé, ce 30 avril, la procureure de Bourges, Céline Visiedo. Nous reprenons l’information de l’Agence France Presse.
L’enquête a débuté en juillet 2025 après l’obtention d’un « renseignement » à propos d’allers-retours suspects vers la Belgique et le Luxembourg, a précisé à l’AFP Céline Visiedo. Puis, en janvier 2026, l’enquête a connu une « accélération » avec l’interpellation par les Douanes dans le secteur de Châlons-en-Champagne du principal suspect, alors en possession de 500 kilos de tabac de contrebande et de 3 000 euros en numéraire.
Son lieu de stockage, situé à Saint-Doulchard près de Bourges, sera perquisitionné et y seront découverts notamment 7,7 tonnes de tabac, 80 kilos de cannabis, 5,6 kilos de cocaïne, mais aussi des véhicules « de type Audi Q5, Peugeot 5008, Audi RS4 ». La valeur de ces « quasi 8 tonnes de tabac » est estimée à 3,6 millions d’euros et le préjudice pour l’État est évalué à 3,1 millions d’euros, selon la procureure. Trois coffres-forts saisis renfermaient quant à eux 186 560 euros.
Quatre hommes, âgés de 31 à 46 ans, ont été placés en garde à vue le 27 avril, dont l’organisateur présumé de ce trafic, déjà connu de la justice. « Les rôles restent encore à définir dans la logistique de ce trafic », a ajouté Céline Visiedo, en précisant que « des investigations complémentaires » se poursuivaient.
Le principal suspect se servait « d’un petit fourgon pour vendre à ses clients, qui étaient contactés via les réseaux sociaux », souvent sur des parkings de supermarché. « Un peu à la manière d’un food truck » ou d’un « drive », a expliqué Céline Visiedo.
Ces interpellations menées dans le Cher et dans l’Oise ont mobilisé une cinquantaine de militaires dont des unités d’intervention de la gendarmerie ainsi que des équipes cynophiles, selon le commandant de la section de recherches de Bourges, Marc Peter.
À l’issue de leur garde à vue, les quatre hommes ont été mis en examen notamment pour « importation en contrebande » de tabac, « trafic de stupéfiants » et « blanchiment aggravé ». L’un a été incarcéré et les trois autres remis en liberté sous contrôle judiciaire.
(Voir aussi le 20 avril 2026)




