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9 Jan 2026 | Vapotage
 

Nous publions une communication de Cyrille Geiger / commerçant, formateur et consultant (voir 16 novembre 2025).

On entend souvent certains acteurs et associations de la vape expliquer que les buralistes ne seraient pas capables de vendre de la réduction des risques. Pas le temps. Pas la conviction. Pas la compétence. Pas la culture.
Curieusement, ces mêmes acteurs livrent massivement les buralistes, manifestent parfois contre eux et passent beaucoup de temps à les désigner comme LE(ur) problème.
Posons deux ou trois paradoxes et rappels de faits.

Qui a popularisé la « vapo-totote » qu’on accroche autour du cou, tout en lançant des e-liquides en 3 mg, très générateurs de chiffre d’affaires… mais notoirement peu efficaces pour le sevrage d’un fumeur dépendant ?

Qui vend aujourd’hui du CBD à fumer, après avoir longtemps été les champions autoproclamés de l’anti-combustion ?

Qui parle de santé publique, tout en raisonnant surtout en parts de marché ?

Oui, il existe dans la vape des militants sincères, compétents, engagés dans la réduction des risques. Et même si je ne partage pas souvent leur opinion, je respecte profondément leurs convictions.
Mais soyons honnêtes : ils sont minoritaires.
Le reste relève bien souvent du lobbying contre un concurrent : le buraliste. Ni plus, ni moins.

Le réseau des buralistes génère environ un demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires sur la vape.
Ce n’est pas une opinion. C’est un fait. Un fait dérangeant pour certains, visiblement.
La réduction des risques mérite mieux que des procès d’intention et des postures.
Elle mérite de la cohérence, de la formation et un peu moins d’hypocrisie.

À force de vouloir disqualifier un concurrent, on finit parfois par fragiliser tout le marché qu’on prétend défendre.