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18 Jan 2023 | Profession
 

Le ministre délégué chargé des Comptes publics, Gabriel Attal, a détaillé, ce 17 janvier, le plan de soutien du Gouvernement aux buralistes, chiffré à 290 millions d’euros, dans une interview publiée sur le site de La Voix du Nord (voir ci-dessous).

C’est ainsi que débute une dépêche AFP que nous reprenons.

Ce plan « que je signerai jeudi avec le président de la Confédération des buralistes prévoit 290 millions d’euros sur cinq ans », annonce M. Attal dans les colonnes du quotidien régional.

•• Il s’inscrit dans la continuité du Fonds de transformation mis en place entre 2018 et 2022 et doté de 100 millions d’euros. L’enveloppe de 20 millions d’euros par an est d’ailleurs reconduite à partir de cette année et jusqu’en 2027. À cela s’ajoute 15 millions d’euros par an pour aider la profession « à se sécuriser » face aux cambriolages et aux actes violents. Lire la suite »

18 Jan 2023 | L'essentiel, Profession
 

Le ministre délégué des Comptes publics Gabriel Attal dévoile en exclusivité pour La Voix du Nord, ce 18 janvier, le Protocole d’Accord qu’il doit signer jeudi avec la Confédération des buralistes. Durement touchés par la baisse des ventes de tabac et la contrebande illicite, les 23 500 commerçants bénéficieront d’un plan de 290 millions d’euros sur cinq ans.

Nous reprenons l’essentiel de cet interview.

• Vous avez annoncé en octobre un protocole d’action en faveur des buralistes. Qu’en est-il ?

Gabriel Attal : Le protocole que je signerai jeudi avec le président de la Confédération des buralistes prévoit 290 millions d’euros sur cinq ans. Les 23 500 buralistes français sont beaucoup plus que des vendeurs de tabac. Ils sont devenus des relais essentiels des missions de service public avec le paiement des impôts et amendes auprès de 14 000 d’entre eux (pour 3 millions de transactions). 

Ils permettent le paiement de factures, l’achat de billets de train, ils servent de relais postaux … Dans beaucoup de territoires ruraux, c’est un lieu de vie et de dynamisation. Ils sont pour moi l’incarnation de cette France qui se lève tôt. Les aider, c’est aider la France qui travaille dur.

• À quoi va servir le protocole ?

G. A. : À les soutenir sur plusieurs sujets. D’abord pour leur sécurité. Ils font face à des actes violents. On constate 500 infractions par an. Si le nombre de cambriolages diminue, il y a encore beaucoup d’agressions. Je refuse que les buralistes aillent travailler avec la peur au ventre. Une enveloppe de 15 millions par an sera ouverte pour les aider à se sécuriser (jusqu’à 10 000 euros par commerçant).

Je veux aussi les accompagner dans leurs difficultés financières. Je constate que ces dernières années, on a réduit l’hémorragie. Entre 2012 et 2017, entre 400 et 500 buralistes fermaient chaque année. En 2020-2021, on était autour de 250. Et en 2022, on devrait être sous les 200.

Mais certains buralistes, notamment des zones rurales et frontalières, sont plus en difficulté que d’autres à cause de l’affaissement des ventes de tabac. Je pense aux Hauts-de-France par exemple où on est passé de 3 400 tonnes de tabac vendues en 2017 à 2 400 en 2022. Dans ces zones, nous prévoyons une aide qui pourra aller jusqu’à 5 000 euros par an en fonction du chiffre d’affaires.

Plus globalement, je veux améliorer la rémunération des buralistes, en reversant une partie des revenus de l’industrie du tabac aux commerçants. Ainsi, la part de la vente d’un paquet qui revient au buraliste passera progressivement de 8,10 % aujourd’hui à 8,35 % en 2025. Cela représentera en moyenne un revenu supplémentaire de 2 300 euros par an. 

• Que devient l’aide à la Transformation ?

G. A. : 75 % des débits de tabac ont d’autres activités. Nous maintenons l’aide à la transformation de 20 millions par an. L’objectif est que 4 500 buralistes en bénéficient d’ici à la fin du quinquennat. Cela pourra financer jusqu’à 50 % du montant des travaux engagés par les débits faisant moins de 500 000 euros de CA de vente de tabac (dans l’année précédant la demande). L’aide sera toujours de 30 % pour les autres.

Les retours des buralistes sont très positifs. En développant de nouvelles activités, ils augmentent sensiblement leur rémunération. Et je reste ouvert à toutes les nouvelles idées de Transformation que pourra proposer la Confédération .

• Ces aides viennent-elles en contrepartie de devoirs ?

G. A. : Évidemment. Je souhaite le renforcement de la vigilance sur la vente aux mineurs. On sera d’une fermeté absolue. Il y aura des sanctions disciplinaires lorsque l’interdiction n’est pas respectée et la suspension des aides. Je veux aussi que l’aide aux CA en zone rurale soit conditionnée à l’engagement de travailler au déploiement des missions de services publics.

• La Confédération réclamait une visibilité sur la fiscalité…

G. A. : Il n’y a pas de trajectoire fiscale, comme ça a été fait durant le quinquennat précédent. Mais dans le PLFSS (Projet de Loi de Finances de la Sécurité sociale), a été adopté un nouveau mode de calcul. Cela conduira à une augmentation de 50 centimes en mars, puis à une évolution basée sur l’inflation.

• Dans une tribune, le cardiologue Olivier Milleron (voir 18 décembre 2022) juge votre plan de lutte contre le commerce illicite de tabac « inefficace et immoral », en ne s’attaquant pas aux industriels du tabac. Que lui répondez-vous ?

G. A. : Mon plan s’attaque à tous ceux qui sont responsables du trafic. Si M. Milleron a des informations et des noms, qu’il les communique !

J’ai annoncé un déploiement inédit de moyens pour lutter contre ce fléau (voir 5 décembre 2022). Nous avons débloqué 45 millions d’euros pour l’achat de 22 scanners qui cibleront les centres de colis postaux ou les conteneurs des ports comme Dunkerque, très touchés par l’augmentation du trafic, et 200 lecteurs de plaques d’immatriculation.

Nous mettons en place avec l’Intérieur des groupements de lutte anti trafic de tabac (GLATT). En mars, l’un ouvrira à Lille. Ces GLATT associeront gendarmes, policiers et douaniers. Je souhaite qu’ils mènent 50 opérations coup de poing en 2023 et 100 en 2024 sur les lieux de trafic.

Enfin, je veux répondre au phénomène choquant du développement des usines clandestines de tabac. Cette année, quatre ont été démantelées, dont une à La Longueville (près de Maubeuge). Chacune produisait entre 1 et 2 millions de cigarettes. On va mobiliser les GLATT mais aussi les services de renseignement des douanes.

• Quel est le bilan des saisies de tabac dans les Hauts-de-France ?

G. A. : Entre 2021 et 2022, les saisies ont augmenté de 241 %. On est passé de 98 à 237 tonnes sur les onze premiers mois de l’année. 46 tonnes rien que sur l’agglomération lilloise.

Photo : La Voix du Nord

18 Jan 2023 | L'essentiel, Profession
 

Le Losange de janvier (voir 31 décembre) présente un bilan de la Transformation, à fin novembre 2022 :

5 500 buralistes impliqués dans la démarche de Transformation.
4 500 audits réalisés.
4 406 dossiers de prévalidation reçus par la plateforme des Douanes de Boissy.
3 600 dossiers de demande d’aide reçus à la plateforme des Douanes de Boissy.
2 400 buralistes ont achevé leur Transformation.
• 85 millions d’euros pré-validés par les Douanes depuis le début du dispositif (20 500 perçus en moyenne par buraliste).

Attention : les premiers contours du nouveau protocole sur la Transformation 2023-2027 se dessinent, celui-ci débutera au 1er avril 2023. La réalisation de nouveaux audits ou de travaux devront se faire à partir de cette date, précise Le Losange qui donnera plus d’informations dans ses prochains numéros.

12 Jan 2023 | Profession
 

Une quarantaine de buralistes dans l’Yonne ont bénéficié d’une aide du Fonds de Transformation qui est un soutien indispensable dans les départements ruraux où le buraliste est souvent le dernier commerce de la commune.

Sachant que le Fonds, négocié par la Confédération et financé par l’État, est renouvelé et que ses modalités sont en cours d’actualisation (voir 21 octobre 2022 et 2 janvier 2023).

Pascal Chevallier, installé à Flogny-La-Chapelle (1 035 habitants, 32 kilomètres d’Auxerre) compte sur cette aide pour améliorer son établissement. Interview sur France Bleu Auxerre. Lire la suite »

10 Jan 2023 | Profession
 

Diversification des buralistes, paiement des impôts et factures, hausse des prix du tabac … Philippe Coy était l’invité économique de la tranche matinale d’Europe 1, ce 9 janvier. Extraits …

•• Transformation : « (…) On pousse la porte des débits de tabac pour le tabac mais aussi pour une multitude de services que nous avons engagés depuis 5 ans avec le Plan de Transformation pour s’adapter aux besoins: paiement des factures au quotidien, relais colis, etc.

•• Facilité et proximité : « Aujourd’hui, 13 500 points de contact mettent chaque Français à 10 minutes d’un Point de Paiement Proximité et ceci, avec l’amplitude horaire que propose notre réseau.  La volonté de la DGFIP est de donner plus de facilité et surtout de proximité sur tout le territoire.  Lire la suite »

9 Jan 2023 | Profession
 

« Qui n’avance pas recule » … Racheté en 2018, une épicerie-tabac à Hombourg-Budange (545 habitants, 16 kilomètres de Thionville, Moselle) devient « Tabac Presse Severini » ouvert 7 jours sur 7, le commerce de proximité se diversifiant, avec de multiples services. De quoi répondre aux attentes et achats d’une clientèle locale et de tous les villages alentour.

« C’est une affaire qui tourne depuis quatre ans » déclare le buraliste dans Le Républicain Lorrain. Mais il s’est lancé dans de gros travaux d’agrandissement (une enveloppe de 250 000 euros avec l’aide du Fonds de Transformation à hauteur de 33 000 euros) « ne serait-ce que pour les jeux et pour lutter contre cette concurrence frontalière sur les tabacs et leurs prix élevés. De 50 mètres carrés, nous passons à 100, le garage devenant l’espace alimentation générale, la réserve, le coin presse avec un large éventail de presse. La clientèle peut même ouvrir ici un compte Nickel » précise le propriétaire des lieux. Lire la suite »

4 Jan 2023 | Profession
 

La buraliste partie à la retraite fin décembre, c’est désormais vers l’épicier d’Aignay-le-Duc (291 habitants, 40 kilomètres de Montbard, Côte-d’Or) qu’il faut se tourner pour acheter cigarettes, confiseries ou cartes postales …

L’activité de buraliste y est transférée, à compter de ce 3 janvier, au sein du petit commerce du village qui a été réaménagé. La « carotte » va rester au village.

•• Le repreneur, âgé de 30 ans, après des études de commerce, s’était  finalement tourné vers l’audiovisuel à Paris. « Mais cet univers m’a déçu et j’ai eu envie de revenir à mes premières amours. Je voyais mes parents qui se donnaient à fond dans leur épicerie à Aignay-le-Duc et je ne voulais pas que tout ce travail soit perdu à leur départ. Alors je suis revenu dans le monde du commerce ; un monde qui me semblait plus concret et plus en adéquation avec mes attentes et je me suis investi pleinement dans le magasin familial » raconte-t-il dans Le Bien Public. Lire la suite »

2 Jan 2023 | Profession
 

La grande mutation … Le 19/20 de France 3 de ce 31 décembre a consacré un reportage sur la Transformation des buralistes dont le Fonds, financé par l’État, va être renouvelé (voir 21 octobre 2022).

Elle permettra de poursuivre la diversification de ces commerces « qui, vous l’aurez remarqué, ont beaucoup changé ces dernières années » annonce en introduction la présentatrice.

•• Direction Élancourt (Yvelines). Chez Emmanuelle Fabry, on trouve certes du tabac, mais aussi des jeux de société, mais aussi des produits de beauté, ou encore de la téléphonie. « On a pu mettre un frigo avec des boissons … on propose des lunettes-loupes » complète-t-elle. Lire la suite »

1 Jan 2023 | Profession
 

En poussant la porte d’un bar-tabac à Grandvilliers (2 994 habitants, au nord de l’Oise), les clients peuvent être surpris par l’atmosphère. Comme dans un bistrot classique, certains sont accoudés au zinc en sirotant un apéritif … 

Mais la décoration détonne avec des éléments kitsch cohabitant dans un univers typiquement américain et dans une pièce attenante articles de maroquinerie et de prêt-à-porter féminins sont mis en vente.

« C’est un complément intéressant au bar » précise dans, Le Courrier Picard, la patronne  de l’établissement, qui fait aussi jeux, relais colis, compte Nickel, loto et PMU, presse et Paiement de Proximité … « Le commerce multi-activités, c’est mon truc » ajoute-t-elle. Lire la suite »