Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
8 Avr 2026 | Associations
 

La Confédération des buralistes vient de lancer une grande consultation nationale en vue de préparer l’avenir d’une profession en pleine transformation (voir 16 février 2026) et devant faire face à une mise à mal de son monopole d’État de vente de tabac du fait de l’augmentation exponentielle de la contrebande. Le point avec Serdar Kaya, président de cette confédération présent à l’occasion de l’AG de ses troupes meurthe-et-mosellanes fin mars à Pont-à-Mousson (voir 25 mars 2026).
C’est ainsi que débute un article de Emmanuel Vannier dans La Gazette France que nous reprenons. Il interroge Serdar Kaya, Président de la Confédération des buralistes.

Votre confédération vient de lancer, en début d’année, une grande consultation nationale auprès de ses adhérents, quel est son objectif ?

Serdar Kaya : Elle vise à définir collectivement les orientations stratégiques que notre réseau doit mettre en œuvre dans les années à venir.
Notre protocole d’accord avec l’État arrive à son terme en 2027, il nous faut préparer et anticiper le prochain et avoir assez de données pour consolider notre capacité de négociation auprès des pouvoirs publics et de nos partenaires institutionnels.
Il nous faut continuer, avec la confiance de l’État, à porter des actions pour défendre le monopole qui nous a été confié et trouver des solutions pertinentes pour accompagner l’évolution de notre métier.
Tout cela ne peut se faire qu’avec une vision partagée avec l’ensemble des 22 800 buralistes de l’Hexagone. Lire la suite »

31 Mar 2026 | Profession
 

Pierre et Anne-Sophie Dechamps sont les nouveaux buralistes du tabac situé avenue Carnot, à Le Palais (2 500 habitants sur l’île de Belle-Île-en-Mer / Morbihan).
Renommée L’Îlot vap’, la boutique propose tabac, cigarettes électroniques et produits au cannabidiol (CBD). Nous reprenons l’article-interview du Télégramme.

Pierre et Anne-Sophie Dechamps : « Nous sommes lillois d’origine, passionnés de Belle-Île depuis notre enfance, et nous y vivons depuis sept ans avec nos enfants de 8 et 6 ans.
Nous sommes entrepreneurs depuis dix ans : nous concevons des casques de réalité virtuelle pour la visite de musée ou l’aide aux personnes ayant des problèmes de vision.
Nous cherchions un lieu, une boutique de décoration, de produits que l’on ne trouve pas sur Belle-Île, des objets utiles ou pratiques pour nous ancrer dans la vie insulaire. Nous cherchions depuis quatre ans, c’est chose faite. » Lire la suite »

31 Mar 2026 | Profession
 

À l’approche de la Coupe du monde 2026, le PMU revoit sa stratégie (voir 15 mars 2026).
L’opérateur lance une nouvelle application pour reconquérir le marché des paris en ligne, selon le site Sport Business Club.

Distancé par ses concurrents dans l’univers des paris sportifs, le PMU veut redevenir un acteur qui compte sur ce marché à l’occasion du Mondial 2026, programmé cet été.

Pour y parvenir, l’entreprise lance sa nouvelle arme, ce mardi 31 mars : PMU Play, une application unique intégrant les trois offres de jeux : paris sportifs, paris en ligne et paris hippiques.

24 Mar 2026 | Profession
 

Véronique Hinterstein, buraliste du tabac-presse à Beaumont (à une trentaine de kilomètres d’Annecy), lance des jetons… « QRush ». Une façon de contourner les applis de rencontre.
Nous reprenons l’article que lui consacre Le Dauphiné Libéré.

Avoir un « crush », vous avez sûrement déjà entendu ce mot, dans le jargon des ados, c’est un coup de cœur, un béguin. Aujourd’hui, pour une somme modique, on peut s’offrir un QRush.
À l’initiative, Véronique Hinterstein, propriétaire du kiosque du Salève à Beaumont, première maison de presse à avoir diffusé, fin février 2026, une petite boîte noire qui suscite interrogation et intérêt auprès de la clientèle.

Philippe L. et Anthony D., quadragénaires, sont à l’origine de ce concept original.
Sa diffusion est assurée dans un premier temps en Haute-Savoie dans 166 points de distribution grâce au partenariat établi avec le réseau Alliance, dépositaire de presses, et dans un avenir proche en Suisse voisine.
Un QRush, c’est une boîte noire, donc, contenant 10 jetons avec un QR code unique permettant, en toute sécurité, de manière ludique, de rencontrer de nouvelles personnes dans la vie réelle, sans pression ni intrusion. Lire la suite »

17 Mar 2026 | Profession
 

Les habitants et passants de la place Charles-de-Gaulle, à Morlaix (Finistère) ont récemment découvert un nouveau kiosque buraliste, suscitant curiosité et étonnement. Cette structure n’est autre qu’une annexe temporaire du bar-tabac Le Calypso, habituellement bien connu des riverains, actuellement fermé pour des travaux de transformation.

« On effectue une rénovation totale de notre commerce avec un agrandissement pour le tabac et la création d’un PMU. Pour ne pas cesser notre activité pendant les travaux, on a opté pour ce conteneur équipé par la société My Container Shop, et il dispose de tous les dispositifs de sécurité exigés par les Douanes.
Il existe actuellement cinq conteneurs en France au concept « Le buraliste ».
Nous avons rencontré beaucoup de difficultés auprès de la mairie pour obtenir l’autorisation d’installer ce kiosque. On nous a même demandé un permis de construire », explique Stéphane Inizan, le propriétaire.

Ce kiosque, conçu sur le modèle du conteneur sécurisé, propose non seulement la vente de tabac, mais permet aussi aux clients de déguster un café ou d’acheter des boissons à emporter. Ouvert sept jours sur sept, de 7 heures à 20 heures, il assure la continuité d’un service de proximité très apprécié tout en respectant la réglementation stricte du secteur.

La réouverture du bar-tabac rénové, rebaptisé « Le Tifmi », un nom composé des prénoms des deux enfants de Stéphane Inizan, est prévue pour le 21 avril.
Le Tifmi promet d’offrir un espace modernisé et élargi, afin de répondre encore mieux aux attentes de la clientèle locale.

(Voir aussi les 3 septembre et 17 août 2022)

14 Mar 2026 | Associations
 

Hervé Garnier michel dominique phillipe

Les cœurs des petites villes et des villages se vident des consommateurs et les bars-tabacs se vident aussi. Et ce n’est pas le seul problème auquel ils sont confrontés. En assemblée générale, ce 8 mars, à Chartres, les buralistes euréliens sont revenus sur ces problèmes. C’est ainsi que démarre un article de Ahmed Taghza dans L’Echo Républicain.

En présence du trésorier général de la confédération nationale des buralistes, Hervé Garnier (à gauche sur la photo), et la députée de la deuxième circonscription d’Eure-et-Loir, Christelle Minard, s’est tenue, ce 8 mars, l’assemblée générale des buralistes d’Eure-et-Loir, à l’hippodrome de Chartres (voir le 8 mars). Lire la suite »

8 Mar 2026 | Profession
 

La Fédération départementale des buralistes de l’Eure-et-Loir a prévu son assemblée générale annuelle, ce 8 mars, à l’Hippodrome de Chartres. Nous reprenons une information de actuChartres.

L’événement s’adresse aux 171 buralistes du département, sous la présidence de Michel-Dominique Philippe (photo), avec pour ambition de « présenter la stratégie du réseau pour faire face aux déséquilibres du marché, renforcer l’économie légale et répondre, de manière responsable, aux enjeux posés par les marchés parallèles et les trafics ».

Une insécurité croissante, des services de proximité qui disparaissent… Le contexte actuel est particulièrement source d’inquiétudes pour les buralistes : développement massif des trafics, insécurité croissante, désengagement progressif des services de proximité…

Les buralistes d’Eure-et-Loir entendent donc porter un message clair : « Fédérer, conquérir et innover », c’est le credo des buralistes du département qui se veulent « en mouvement pour les territoires ». Lire la suite »

5 Mar 2026 | Profession
 

fdj umay

Engagée avec l’application Umay depuis 2024 dans un partenariat, la Française des Jeux (FDJ) dresse aujourd’hui le bilan de cette association visant à faire des points de vente du réseau FDJ des lieux de refuge pour les personnes en proie à des situations malveillantes dans la rue (voir 8 mars 2024 et 9 décembre 2024).

Les points de vente, des lieux de sécurité

Depuis l’établissement du partenariat entre la FDJ et Umay, 1 000 buralistes dans la France entière ont fait de leur commerce des espaces sécurisés en s’engageant dans cette initiative. En leur sein, 2 000 victimes ont pu être mises en sécurité.

Pour le groupe, cette démarche est porteuse « de sens » et il « souhaiterait la voir prendre de l’ampleur », rapporte Isabelle Cesari, responsable Raison d’être et Parties prenantes chez FDJ United.
Elle ajoute que « l’ensemble du réseau des points de vente, au-delà de vendre des produits, c’est avant tout le lien social […] Ils connaissent parfaitement leur clientèle ». Les commerces ont aussi de larges horaires permettant ainsi d’accueillir des victimes sur une plus grande amplitude horaire. Lire la suite »

1 Mar 2026 | Profession
 

serdar kaya bureau tabac lineaire

Derrière son comptoir, Florence Lartigue, à Brive (Corrèze), ne s’appuie plus uniquement sur les paquets de cigarettes alignés derrière elle. Dans son bar-tabac devenu aussi bistrot, les vitrines mettent désormais en avant les cigarettes électroniques, les boissons et des produits de snacking. « Un client sur deux n’est plus fumeur », observe-t-elle.
« Aujourd’hui, on ne peut plus se reposer uniquement sur le tabac. » Le constat est partagé partout en France. Les ventes de tabac ont diminué de 11,5 % en 2024 par rapport à 2023, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives. Sur un paquet vendu 11,50 euros, environ 82 % du prix revient à l’État.
« Le tabac reste notre ADN, mais ce n’est plus là qu’on se fait de la marge », résume Serdar Kaya, président national de la Confédération des buralistes.
C’est ainsi que débute un article de La Montagne (27 février) que nous reprenons.

À cela s’ajoutent la contrebande et les achats transfrontaliers. Dans le Lot, une buraliste raconte avoir « retrouvé une ancienne clientèle » lorsque les routes vers l’Andorre ont été coupées par des intempéries.
Face à cette pression, la diversification est devenue une nécessité. Grâce aux cigarettes électroniques, colis ou papeterie, les buralistes cherchent des produits plus rentables et susceptibles de générer du passage. « Aujourd’hui, 55 % des ventes concernent des produits à marge », affirme le représentant des buralistes en France. La cigarette électronique est devenue leur troisième source de revenus, derrière le tabac et la Française des jeux.

« On doit se réinventer »

À Varetz, en Corrèze, Marc Menu a transformé en 2022 son établissement de 80 mètres carrés. « Maintenant je vends des cadeaux, des alcools de luxe, des fleurs en plus des cigarettes et des vapes. Ça a considérablement augmenté le nombre de clients et mon chiffre d’affaires », confie-t-il.
Pour ces commerçants, la logique est simple : il faut multiplier les flux. Un client venu retirer un colis peut repartir avec un café ou un jeu à gratter. Florence Lartigue envisage même d’installer un distributeur automatique pour le café, afin de réduire ses charges salariales.

« Il faut évoluer avec la société, notre profession doit se réinventer », ajoute Serdar Kaya.

132 bars-tabacs ont fermé en 2025

Cette transformation est au cœur des consultations lancées par la Confédération en vue des prochaines négociations avec l’État, prévues en 2027. L’accord actuel prévoit 20 millions d’euros par an pour accompagner la profession, dont une part importante dédiée à la modernisation des points de vente. Environ 20 % des buralistes ont déjà franchi le pas.
Dans les négociations à venir, trois axes seront défendus : repenser la rémunération liée au tabac, développer davantage la distribution de produits de vapotage et renforcer la sécurité des établissements.

« Nous rencontrerons demain François Hollande, député de la Corrèze, pour discuter de notre volonté de continuer d’élargir notre activité économique », précise Frédéric Vergne, président des buralistes en Corrèze.

Le terrain est sensible, les pouvoirs publics veulent réduire la consommation de nicotine, quand la profession cherche, elle, à sécuriser ses revenus.
Les buralistes défendent leur statut de vendeurs agréés, encadrés par des règles strictes, notamment concernant l’interdiction de vente aux mineurs. Si le métier n’est pas en tension, l’équilibre est délicat dans certains territoires. 132 bars-tabacs ont fermé en France en 2025.

Pour préserver leurs marges et maintenir leur existence en zone rurale, les tabacs misent désormais sur un modèle plus large, où la cigarette n’est plus l’unique moteur économique.