Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Ce message apparaît dérisoire au moment où de terribles incendies ravagent des territoires entiers de la Gironde et du Var.
Mais il n’est pas inutile de rappeler l’engagement, au long cours, de la Confédération des buralistes dans un utile travail de prévention.

Le partenariat de sensibilisation aux feux de forêt, établi avec l’Entente Valabre (organisme public expert dans l’étude des feux de forêt et des stratégies pour les combattre), dès 2018 par Philippe Coy et confirmé depuis par Serdar Kaya (voir 27 juin 2026 / Confédération et 30 juin 2019 / buralistes) ;

/ Ces grandes opérations communes de communication lancées avec la Fédération nationale des sapeurs-pompiers (notamment sur le Tour de France), où les buralistes font passer un double message : prévention et promotion de l’engagement au titre de sapeur-pompier volontaire.

/ L’implication de toujours dans l’éco-organisme Alcome (avant même sa création…) pour la prévention contre les mégots mal jetés.

 

La recommandation par l’Assurance maladie d’une « interdiction d’acheter des cigarettes pour toute personne née après 2009 » – l’interdiction générationnelle – soulève d’importantes questions (voir les 2 et 3 juillet).

Cette recommandation va-t-elle se transformer officiellement en projet gouvernemental ?

Il faut retenir que la proposition vient de l’Assurance maladie, dont on connaît le poids dans l’écosystème sanitaire.
Elle bénéficie déjà de l’avis favorable de la ministre de la Santé (voir le 4 juillet).

Maintenant… tout peut arriver dans une période où le contexte électoral va laisser éclore et prospérer quelques excentricités démagogiques.

Cette recommandation est-elle crédible ?

Le « Generational ban » va s’appliquer au Royaume-Uni dès janvier prochain. Là-bas, le sujet ne soulève guère de polémique, l’opinion publique n’y prêtant guère attention, accoutumée qu’elle est, déjà, à un tas de stratégies de comportements.
En revanche, les derniers gouvernements se sont engagés à long terme en faveur du vapotage.

Sinon, l’histoire et l’actualité nous enseignent suffisamment que la prohibition, cela ne marche jamais.

Cette recommandation va-t-elle impacter immédiatement les buralistes ?

On ne peut pas dire que ce soit une annonce positive pour le réseau.
Même s’ils savent que leur avenir ne repose plus sur le tabac, les buralistes sont, plus que jamais, curieux de savoir ce que les gouvernements – l’actuel et les suivants – attendent d’eux… Or, le dialogue sur l’avenir du réseau semble se situer au niveau zéro.

Et, pour les buralistes, rien de plus décourageant que d’entendre que cette mesure d’interdiction générationnelle ne changerait rien… tant le consommateur est déjà habitué à s’approvisionner sur les marchés de la contrebande et de la contrefaçon.

29 Juin 2026 | L'essentiel, Profession
 

Dans son dernier « Livre blanc » (voir le 26 juin 2026), Logista France prend position et demande un moratoire sur la fiscalité tabac. Extrait du Livre blanc :

Le constat

Si elle a contribué à réduire le tabagisme, la hausse régulière des prix du tabac a aussi poussé une partie des consommateurs vers le marché illicite. Ils y trouvent des produits moins chers, qui échappent à la fiscalité et à toute forme de régulation, y compris quant à leur composition.
Ce transfert de consommation entraîne une perte de recettes fiscales et fragilise l’objectif de santé publique attendu des taxes antitabac.
L’analyse des ressorts du marché illicite suggère, par ailleurs, que de nouvelles augmentations de prix attiseraient encore les trafics.

Comment agir ?

Un moratoire sur toute nouvelle hausse de fiscalité des produits du tabac permettrait de réduire l’attrait du marché parallèle et de laisser le temps aux autres pays européens de rattraper le niveau de taxation, limitant ainsi les achats transfrontaliers.
Cette pause momentanée offrirait aussi la possibilité de mesurer précisément l’impact de futures augmentations de la fiscalité, en les articulant avec les autres politiques de prévention du tabagisme.

Avec quel horizon temporel ?

Un moratoire de cinq ans permettrait de lisser les écarts de taxation avec les autres pays européens et de préparer les prochaines étapes.

Que pourrait apporter Logista France ?

Logista France se tient prête à contribuer au débat public en mettant à disposition des données d’impact permettant d’éclairer les décisions futures et de concilier prévention sanitaire et protection des recettes publiques.

23 Juin 2026 | L'essentiel, Profession, Récents
 

La fin du semestre arrive à grands pas.
Où en sommes-nous des ventes officielles de tabac depuis le début de l’année ? C’est-à-dire ce qui est livré par Logista aux buralistes et donc vendu ensuite par le réseau officiel.

Baisses en volume sur 5 mois :

• – 7,4 % toutes catégories de tabac confondues (nous en étions à – 9,7 % sur la même période en 2025).
• – 8,3 % pour les cigarettes.
• – 6,9 % pour le tabac à rouler.
• – 5,4 % pour les cigares / cigarillos.

Baisses en valeur sur 5 mois :

• – 5,9 % toutes catégories de tabac confondues.
• – 6,4 % pour les cigarettes.
• – 5,3 % pour le tabac à rouler.

(Voir aussi le 28 avril 2026.)

18 Juin 2026 | L'essentiel, Profession
 

Les Douanes viennent de publier les chiffres des ventes officielles dans le réseau des buralistes, en volume, des produits du tabac sur le mois de mai par rapport à mai 2025 (voir le 12 mai 2026). Ceci à partir des livraisons Logista.

Avec une répartition entre toutes les catégories.

Précisons, toutefois, que le nombre de jours de livraison en mai dernier a été de 17 contre 19 en mai 2025.

  • Cigarettes : -16,84 %
  • Tabac à rouler : -6,99 %
  • Cigares / cigarillos : -16,14 %
  • Autres tabacs à fumer : -1,18 %
  • Tabac à mâcher : -8,43 %
  • Tabac à priser : -9,41 %
  • Autres tabacs à chauffer : -8,19 %
 

La 20e édition du rapport KPMG sur les marchés de contrebande et de contrefaçon en Europe, pour 2025, vient d’être publiée (voir ci-dessous).
En voici les chiffres-clés.

53,6 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché parallèle (elles n’ont pas été achetées dans le réseau officiel des buralistes). Soit plus de 4 points par rapport à 2024 (voir 11 juin 2025).

41,4 % des cigarettes consommées en France sont clairement identifiées comme des cigarettes de contrebande et de contrefaçon (37,6 % en 2024). Le restant du marché parallèle correspondant à du duty-free ou des achats frontaliers.

Sur l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, 10,3 % de la consommation des cigarettes proviennent de la contrebande et de la contrefaçon.

La France représente 49,1 % de ce marché parallèle des cigarettes au sein de l’Union européenne (et 52,7 % du seul marché de la contrefaçon).

Toujours pour la France, ces chiffres de non-approvisionnement dans le réseau des buralistes génèrent une perte fiscale de 10,4 milliards d’euros.

9 Avr 2026 | L'essentiel, Récents, Trafic
 

Une enquête ramasse-paquets, c’est simple. Une société spécialisée recueille des paquets de cigarettes vides (jetés dans des poubelles ou abandonnés dans l’espace public) puis on examine les paquets un à un : de quoi identifier ceux qui ont manifestement été achetés en France chez un buraliste (un paquet neutre avec les mentions réglementaires) et ceux qui viennent d’ailleurs, de l’étranger, d’une épicerie, d’un duty-free, d’un trafic quelconque.
Rien de plus simple, rien de plus vrai.

Une méthode de bon sens donc, éprouvée dans le temps… pour des résultats affolants.
C’est du moins ce qui ressort des résultats de la dernière vague Empty Pack Survey (EPS) que nous avons publiée hier (voir 8 avril 2026) : 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du réseau des buralistes.
Une étude reposant sur plus de 11 000 paquets vides.

Nous publions les résultats les plus saillants, par régions, pour un certain nombre de grandes villes.

Île-de-France

Montreuil : 60,4 %
Boulogne-Billancourt : 56,4 %
Saint-Denis : 56,0 %
Versailles : 56,0 %

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Avignon : 63,9 %
Toulon : 63,6 %
Aix-en-Provence : 62,9 %
Nice : 59,6 %

Grand Est

Thionville : 67,6 %
Metz : 61,5 %
Troyes : 61,2 %
Reims : 60,8 %
Nancy : 55,6 % Lire la suite »

8 Avr 2026 | L'essentiel, Récents, Trafic
 

Paquets videsLes résultats de la deuxième vague de l’Empty Pack Survey (EPS) – France 2025 (voir 24 octobre 2025) sur la consommation de cigarettes non-domestiques en France viennent d’être publiés.
Elle confirme que plus de la moitié des cigarettes consommées en France ne sont pas issues du marché domestique (environ 80 % contrebande-achats transfrontaliers et 20 % contrefaçon).
Ce phénomène implique un manque à gagner pour l’État estimé entre 5 et 8 milliards d’euros.

Cette étude réalisée pour Japan Tobacco International (JTI) par le cabinet indépendant WSPM Group, est la deuxième édition pour 2025 et repose sur la collecte et l’analyse de plus de 11 000 paquets vides de cigarettes dans plus de 120 villes françaises. Nous reprenons leur communiqué.

Menée au second semestre 2025, elle couvre environ 22 % de la population et offre ainsi un panorama représentatif de la consommation réelle en France.
Cette étude constitue un outil de référence utilisé régulièrement à l’échelle européenne pour mesurer la part des cigarettes provenant de l’étranger ou issues de la contrefaçon, par opposition aux ventes légales sur le marché domestique.

Ses principaux enseignements

En moyenne, 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du marché domestique, contre 53,9 % lors de la précédente vague et 44,7 % un an plus tôt.

L’étude WSPM, publiée chaque année depuis plus de dix ans, présente un phénomène en croissance quasi constante depuis 2013. Une ampleur et une tendance confirmées par d’autres études (EY : 38 % en 2023 ; KPMG : 49 % en 2024 / voir 12 juin 2025).

La contrefaçon atteint 18,8 %, soit près d’un paquet sur cinq.
Ce marché parallèle correspond à un manque à gagner pour l’Etat estimé entre 5 et 8 milliards d’euros.

Les principales origines non-domestiques (hors contrefaçon) sont : Algérie (9,1 %), duty free (7,4 %) et Luxembourg (4,4 %).
Ces flux traduisent l’importance des achats transfrontaliers et le rôle croissant de certains pays tiers dans l’approvisionnement parallèle.

Les marques les plus présentes dans le non-domestique sont :

  • Marlboro (Philip Morris International) : 36,9 % des paquets collectés
  • Philip Morris (PMI) : 5,7 %
  • American Eagle (METCO) : 2,6 %
  • Winston (JTI) : 2,5 %.

Les villes les plus touchées en France sont La Roche-sur-Yon (71,7 %), La Rochelle (69,2 %) et Blois (68,9 %).
Dans ces territoires, plus de deux cigarettes sur trois consommées proviennent de circuits parallèles.

Réaction de Benoît Bas, Directeur des Affaires Publiques de JTI France

« Le constat est sans appel : le marché parallèle du tabac explose et atteint un niveau inédit en France. Chaque euro dépensé pour le marché parallèle, ce sont des milliards en moins pour l’Etat – entre 5 et 8 milliards – et autant qui alimentent directement le crime organisé. »

 

Cette recherche s’attache à estimer la part du tabac consommé en France échappant à la fiscalité nationale (« TAFE »). L’analyse vise à quantifier le manque à gagner pour les finances publiques et à identifier les profils des consommateurs concernés.
En s’appuyant sur des données de livraison des produits du tabac, des enquêtes représentatives et des panels cibles, nous mettons au jour une réalité complexe, influencée par la géographie, les dynamiques économiques et les comportements sociaux.

C’est ainsi que débute la synthèse du rapport établi pour le compte de la Direction générale des Douanes et la Mildeca (voir 22 octobre 2025 et 12 novembre 2024). Nous la reproduisons.

Cette recherche a été financée par la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) et la Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives (MILDECA) à partir d’un appel à projets dont les résultats ont été publiés en mars 2024. Elle a été conduite par Christian Ben Lakhdar et Sophie Massin de l’Université de Lille.

Évolution des livraisons départementales (2016-2023)

L’évolution des livraisons de tabac aux buralistes sur la période 2016-2023 fait apparaître des disparités marquées entre départements frontaliers et non frontaliers.
Les analyses montrent des baisses significatives de livraisons dans les départements limitrophes de pays où le tabac est moins cher : Moselle, Pyrénées-Atlantiques, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Territoire de Belfort… Ces départements ont vu les volumes de tabac livrés chuter de plus de 45 %, alors que des territoires non frontaliers comme la Vendée ou les Côtes-d’Armor n’ont connu qu’une baisse inférieure à 25 %.
En valeur, la tendance est similaire : une baisse de plus de 13 % dans les départements frontaliers contre des hausses dépassant 27 % dans certains départements non frontaliers.
L’analyse graphique montre également que la baisse des livraisons s’est accélérée après 2018 et s’est poursuivie jusqu’en 2023, renforçant l’hypothèse selon laquelle la proximité des frontières facilite l’achat transfrontalier de tabac.

Le confinement du printemps 2020, lié à la pandémie de Covid-19, a permis une observation « expérimentale » de ce phénomène. Durant cette période de fermeture des frontières, les livraisons de tabac aux buralistes ont augmenté, notamment dans les départements frontaliers, suggérant un report des achats transfrontaliers sur le réseau légal français.

À travers des simulations, nous avons estimé que si tous les départements avaient connu la même dynamique que la Vendée (département ayant connu la baisse la plus faible des livraisons de tabac), les livraisons de tabac à l’échelle nationale en 2023 auraient été supérieures de près de 7 000 tonnes.
Inversement, si tous les départements s’étaient comportés comme la Moselle, les livraisons auraient été inférieures de 12 000 tonnes. Cette méthode permet d’estimer le TAFE entre 11 et 16 % des volumes livrés, représentant de 1,5 à 3,9 milliards d’euros de pertes fiscales annuelles selon les années. Lire la suite »

 

Santé publique France a publié le baromètre 2024 de la prévalence tabagique en France comme nous l’avons annoncé hier soir (voir le 15 octobre).

Avec une baisse spectaculaire de cette même prévalence tabagique – en une seule année (de 2023 à 2024) – puisque l’on passe de 31,3 % à 25 % (pour les « fumeurs quotidiens et occasionnels ») et de 23,1 % à 18,1 % (pour les fumeurs « quotidiens »).

Autres chiffres-clés publiés par Santé publique France :

  • Le nombre des fumeurs quotidiens a diminué de 4 millions entre 2014 et 2024.
  • La part de personnes qui n’ont jamais fumé de leur vie est de 44 % désormais.
  • 55 % de fumeurs quotidiens souhaitent arrêter.
  • 17,3 % des fumeurs quotidiens de 18-79 ans déclarent avoir fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours des 12 derniers mois.
  • 25 % des ouvriers sont fumeurs quotidiens.
  • 12 % des cadres sont fumeurs quotidiens.
  • 30 % des chômeurs sont fumeurs quotidiens.
  • 20,9 % de fumeurs quotidiens en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • 14,6 % de fumeurs quotidiens en région Île-de-France.