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12 Mai 2026 | L'essentiel, Profession
 

Les Douanes viennent de publier les chiffres des ventes officielles dans le réseau des buralistes, en volume, des produits du tabac sur le mois d’avril par rapport à avril 2025 (voir le 11 avril 2026). Ceci à partir des livraisons Logista.

Avec une répartition entre toutes les catégories.

Précisons que le nombre de jours de livraison en avril dernier a été de 22, comme en avril 2025.

  • Cigarettes : – 6,32 %
  • Tabac à rouler : – 9,88 %
  • Cigares / cigarillos : – 5,95 %
  • Autres tabacs à fumer : + 10,57 %
  • Tabac à mâcher : – 0,46 %
  • Tabac à priser : – 2,46 %
  • Autres tabacs à chauffer : – 6,22 %
 

Les Douanes viennent de publier les chiffres des ventes officielles dans le réseau des buralistes, en volume, des produits du tabac sur le mois de mars par rapport à mars 2025 (voir le 11 mars 2026). Ceci à partir des livraisons Logista.

Avec une répartition entre toutes les catégories.

Sachant qu’il s’agit, plus précisément, des livraisons aux buralistes de la France continentale.

Précisons que le nombre de jours de livraison en mars dernier a été de 22 contre 21 en mars 2025.

  • Cigarettes : + 1,60 %
  • Tabac à rouler : + 2,85 %
  • Cigares / cigarillos : + 4,55 %
  • Autres tabacs à fumer : + 13,58 %
  • Tabac à mâcher : – 2,12 %
  • Tabac à priser : – 2,56 %
  • Autres tabacs à chauffer : – 13,48 %
9 Avr 2026 | L'essentiel, Récents, Trafic
 

Une enquête ramasse-paquets, c’est simple. Une société spécialisée recueille des paquets de cigarettes vides (jetés dans des poubelles ou abandonnés dans l’espace public) puis on examine les paquets un à un : de quoi identifier ceux qui ont manifestement été achetés en France chez un buraliste (un paquet neutre avec les mentions réglementaires) et ceux qui viennent d’ailleurs, de l’étranger, d’une épicerie, d’un duty-free, d’un trafic quelconque.
Rien de plus simple, rien de plus vrai.

Une méthode de bon sens donc, éprouvée dans le temps… pour des résultats affolants.
C’est du moins ce qui ressort des résultats de la dernière vague Empty Pack Survey (EPS) que nous avons publiée hier (voir 8 avril 2026) : 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du réseau des buralistes.
Une étude reposant sur plus de 11 000 paquets vides.

Nous publions les résultats les plus saillants, par régions, pour un certain nombre de grandes villes.

Île-de-France

Montreuil : 60,4 %
Boulogne-Billancourt : 56,4 %
Saint-Denis : 56,0 %
Versailles : 56,0 %

Provence-Alpes-Côte d’Azur

Avignon : 63,9 %
Toulon : 63,6 %
Aix-en-Provence : 62,9 %
Nice : 59,6 %

Grand Est

Thionville : 67,6 %
Metz : 61,5 %
Troyes : 61,2 %
Reims : 60,8 %
Nancy : 55,6 % Lire la suite »

8 Avr 2026 | L'essentiel, Récents, Trafic
 

Paquets videsLes résultats de la deuxième vague de l’Empty Pack Survey (EPS) – France 2025 (voir 24 octobre 2025) sur la consommation de cigarettes non-domestiques en France viennent d’être publiés.
Elle confirme que plus de la moitié des cigarettes consommées en France ne sont pas issues du marché domestique (environ 80 % contrebande-achats transfrontaliers et 20 % contrefaçon).
Ce phénomène implique un manque à gagner pour l’État estimé entre 5 et 8 milliards d’euros.

Cette étude réalisée pour Japan Tobacco International (JTI) par le cabinet indépendant WSPM Group, est la deuxième édition pour 2025 et repose sur la collecte et l’analyse de plus de 11 000 paquets vides de cigarettes dans plus de 120 villes françaises. Nous reprenons leur communiqué.

Menée au second semestre 2025, elle couvre environ 22 % de la population et offre ainsi un panorama représentatif de la consommation réelle en France.
Cette étude constitue un outil de référence utilisé régulièrement à l’échelle européenne pour mesurer la part des cigarettes provenant de l’étranger ou issues de la contrefaçon, par opposition aux ventes légales sur le marché domestique.

Ses principaux enseignements

En moyenne, 55,4 % des cigarettes consommées en France ne proviennent pas du marché domestique, contre 53,9 % lors de la précédente vague et 44,7 % un an plus tôt.

L’étude WSPM, publiée chaque année depuis plus de dix ans, présente un phénomène en croissance quasi constante depuis 2013. Une ampleur et une tendance confirmées par d’autres études (EY : 38 % en 2023 ; KPMG : 49 % en 2024 / voir 12 juin 2025).

La contrefaçon atteint 18,8 %, soit près d’un paquet sur cinq.
Ce marché parallèle correspond à un manque à gagner pour l’Etat estimé entre 5 et 8 milliards d’euros.

Les principales origines non-domestiques (hors contrefaçon) sont : Algérie (9,1 %), duty free (7,4 %) et Luxembourg (4,4 %).
Ces flux traduisent l’importance des achats transfrontaliers et le rôle croissant de certains pays tiers dans l’approvisionnement parallèle.

Les marques les plus présentes dans le non-domestique sont :

  • Marlboro (Philip Morris International) : 36,9 % des paquets collectés
  • Philip Morris (PMI) : 5,7 %
  • American Eagle (METCO) : 2,6 %
  • Winston (JTI) : 2,5 %.

Les villes les plus touchées en France sont La Roche-sur-Yon (71,7 %), La Rochelle (69,2 %) et Blois (68,9 %).
Dans ces territoires, plus de deux cigarettes sur trois consommées proviennent de circuits parallèles.

Réaction de Benoît Bas, Directeur des Affaires Publiques de JTI France

« Le constat est sans appel : le marché parallèle du tabac explose et atteint un niveau inédit en France. Chaque euro dépensé pour le marché parallèle, ce sont des milliards en moins pour l’Etat – entre 5 et 8 milliards – et autant qui alimentent directement le crime organisé. »

 

salon bural'date

La formule est hyper-originale et unique : un « speed dating » professionnel à grande échelle permettant aux buralistes d’enchaîner de courts rendez-vous avec les partenaires / fournisseurs de leurs choix.

C’est Bural’ Date – le rendez-vous incontournable des buralistes de Paris-Ile-de-France (mais aussi avec des collègues de Seine-Maritime, de l’Eure et des Hauts-de-France) – qui se tiendra le dimanche 14 juin.
Qui plus est… dans le cadre enchanteur et verdoyant de La Felicità, lieu inédit au cœur du 13ème arrondissement de Paris.

Nous en sommes à la 6ème édition de Bural’ Date où ce sont les buralistes qui choisissent à l’avance les thèmes et les sujets sur lesquels ils souhaitent discuter avec les partenaires du réseau.
Un dialogue forcément privilégié. Tous les secteurs d’activités et de services du réseau des buralistes sont sur place.
Il y a des dates à ne pas rater.

 

L’idée d’un « generational ban » – soit l’interdiction définitive d’acheter du tabac à toute personne née après une certaine date – adoptée récemment aux Maldives (interdiction définitive à toute personne née après le 1er janvier 2007 ; voir le 3 novembre) fait des petits en France…

En effet, le député Nicolas Thierry (écologiste / Gironde) a déposé, ce 4 novembre, un texte « transpartisan » pour interdire la vente de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2014. Son leitmotiv : « L’objectif est très clair : stopper l’entrée des jeunes dans le tabagisme en cessant de leur offrir l’accès au produit. »

À noter que son exposé des motifs évoque une « stabilité de la prévalence tabagique », en contradiction totale avec les dernières statistiques officielles (voir le 16 octobre).

Mais il s’agit d’interdire la possibilité d’acheter « aux clients de l’industrie du tabac », comme l’énonce une journaliste de France Info… qui n’a jamais entendu parler du marché parallèle.

Rappelons qu’un projet de « generational ban » est toujours en cours d’adoption au Royaume-Uni.
Le texte est actuellement au niveau de la Chambre des Lords (voir le 31 Mars 2025).

 

Cette recherche s’attache à estimer la part du tabac consommé en France échappant à la fiscalité nationale (« TAFE »). L’analyse vise à quantifier le manque à gagner pour les finances publiques et à identifier les profils des consommateurs concernés.
En s’appuyant sur des données de livraison des produits du tabac, des enquêtes représentatives et des panels cibles, nous mettons au jour une réalité complexe, influencée par la géographie, les dynamiques économiques et les comportements sociaux.

C’est ainsi que débute la synthèse du rapport établi pour le compte de la Direction générale des Douanes et la Mildeca (voir 22 octobre 2025 et 12 novembre 2024). Nous la reproduisons.

Cette recherche a été financée par la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) et la Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives (MILDECA) à partir d’un appel à projets dont les résultats ont été publiés en mars 2024. Elle a été conduite par Christian Ben Lakhdar et Sophie Massin de l’Université de Lille.

Évolution des livraisons départementales (2016-2023)

L’évolution des livraisons de tabac aux buralistes sur la période 2016-2023 fait apparaître des disparités marquées entre départements frontaliers et non frontaliers.
Les analyses montrent des baisses significatives de livraisons dans les départements limitrophes de pays où le tabac est moins cher : Moselle, Pyrénées-Atlantiques, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Territoire de Belfort… Ces départements ont vu les volumes de tabac livrés chuter de plus de 45 %, alors que des territoires non frontaliers comme la Vendée ou les Côtes-d’Armor n’ont connu qu’une baisse inférieure à 25 %.
En valeur, la tendance est similaire : une baisse de plus de 13 % dans les départements frontaliers contre des hausses dépassant 27 % dans certains départements non frontaliers.
L’analyse graphique montre également que la baisse des livraisons s’est accélérée après 2018 et s’est poursuivie jusqu’en 2023, renforçant l’hypothèse selon laquelle la proximité des frontières facilite l’achat transfrontalier de tabac.

Le confinement du printemps 2020, lié à la pandémie de Covid-19, a permis une observation « expérimentale » de ce phénomène. Durant cette période de fermeture des frontières, les livraisons de tabac aux buralistes ont augmenté, notamment dans les départements frontaliers, suggérant un report des achats transfrontaliers sur le réseau légal français.

À travers des simulations, nous avons estimé que si tous les départements avaient connu la même dynamique que la Vendée (département ayant connu la baisse la plus faible des livraisons de tabac), les livraisons de tabac à l’échelle nationale en 2023 auraient été supérieures de près de 7 000 tonnes.
Inversement, si tous les départements s’étaient comportés comme la Moselle, les livraisons auraient été inférieures de 12 000 tonnes. Cette méthode permet d’estimer le TAFE entre 11 et 16 % des volumes livrés, représentant de 1,5 à 3,9 milliards d’euros de pertes fiscales annuelles selon les années. Lire la suite »

 

Santé publique France a publié le baromètre 2024 de la prévalence tabagique en France comme nous l’avons annoncé hier soir (voir le 15 octobre).

Avec une baisse spectaculaire de cette même prévalence tabagique – en une seule année (de 2023 à 2024) – puisque l’on passe de 31,3 % à 25 % (pour les « fumeurs quotidiens et occasionnels ») et de 23,1 % à 18,1 % (pour les fumeurs « quotidiens »).

Autres chiffres-clés publiés par Santé publique France :

  • Le nombre des fumeurs quotidiens a diminué de 4 millions entre 2014 et 2024.
  • La part de personnes qui n’ont jamais fumé de leur vie est de 44 % désormais.
  • 55 % de fumeurs quotidiens souhaitent arrêter.
  • 17,3 % des fumeurs quotidiens de 18-79 ans déclarent avoir fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours des 12 derniers mois.
  • 25 % des ouvriers sont fumeurs quotidiens.
  • 12 % des cadres sont fumeurs quotidiens.
  • 30 % des chômeurs sont fumeurs quotidiens.
  • 20,9 % de fumeurs quotidiens en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • 14,6 % de fumeurs quotidiens en région Île-de-France.
 

Panneau "Espace sans tabac" avec des arbres en fondLa mise en place de nouveaux espaces sans tabac – annoncée par la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, et mise en place fin juin (voir les 28 et 29 juin) – ne s’annonçait pas si simple que cela.

Si le décret correspondant, appliqué donc depuis le 29 juin, est clair concernant les plages en période de baignade, les parcs, les jardins publics et les zones affectées à l’attente des usagers des transports collectifs… il l’était moins concernant un périmètre déterminé « autour des établissements scolaires, des bibliothèques et des équipements sportifs. »

Un arrêté a été publié le 22 juillet (il n’est jamais trop tard) pour préciser en quoi consiste ce périmètre : « 10 mètres à partir des accès publics des lieux concernés. »

C’est plus précis… dans la mesure où tout le monde est d’accord sur la notion d’accès public.

À suivre.

21 Juil 2025 | International, L'essentiel
 

Photographie du parlement européen à Bruxelles

La semaine dernière, la Commission européenne a annoncé comment elle entend agir en termes de fiscalité tabac (et produits de nouvelle génération) dans les temps à venir.
Nous n’en sommes qu’au début du processus… mais de nouvelles inflexions sont données et elles méritent d’être comprises et anticipées.

1 // Vers une nouvelle Directive fiscalité

Le projet était attendu. Il sort avec deux grandes nouveautés.

  • Les « nouveaux produits », dits de « nouvelle génération », sont formellement reconnus puisqu’ils apparaissent dans le projet de Directive en tant que tels (voir 18 juillet). Des taux minimums de fiscalité leur sont appliqués :
    • Sachets de nicotine : 143 euros par kilo ;
    • Tabac à chauffer : 108 euros par 1 000 sticks ou 155 euros par kilo ;
    • E-liquides avec plus de 15 milligrammes de nicotine : 0,36 euro par millilitre ;
    • E-liquides jusqu’à 15 milligrammes de nicotine : 0,12 euro par millilitre.
  • Une forte augmentation des minimums de perception pour les autres produits du tabac :
    • Cigarettes : 215 euros les 1 000 contre 90 euros actuellement, soit +139 % ;
    • Tabac à rouler : 215 euros le kilo contre 60 euros actuellement, soit +258 % ;
    • Cigares / Cigarillos : 143 euros les 1 000 (ou par kilo) contre 12 euros les 1 000 (ou par kilo), soit +1 092 %
      ou 40 % du prix de vente au détail contre 5 % actuellement, soit +700 %.

Déjà, il convient de préciser que les minimums de perception ne sont pas les seuls éléments constitutifs de la fiscalité tabac de chaque pays.

Et cette augmentation des minimums de perception n’impactera pas la France… avec la fiscalité tabac de tous les records qui nous caractérisent.
En France, le minimum de perception est à 378 euros pour les 1 000 cigarettes (l’Europe demande 215), à 355,80 euros pour le kilo de tabac à rouler et à 302,60 euros pour les 1 000 cigares / cigarillos.
Mais elle impactera d’autres pays européens. À commencer par nos voisins.
Pour mémoire, au Luxembourg, les minimums de perception sont les suivants : 144,50 euros pour 1 000 cigarettes, 73 euros pour le kilo de tabac à rouler.
Et en Espagne, nous en sommes à 150 euros pour 1 000 cigarettes, 112,50 euros pour le kilo de tabac à rouler.

2 // Une super-ponction dans la fiscalité tabac (droits d’accises) perçue par les différents États

(Voir le 18 juillet).

Cette ponction servirait à financer (avec d’autres) le budget « en ressources propres » européen 2028-2034, dans le cadre d’un projet de loi de finances au niveau de la Communauté : pour contribuer au financement, par exemple, de l’effort de défense européen.
C’est la grande nouveauté et elle pose de nombreuses questions.

Ce nouveau prélèvement s’intitule TEDOR : The Tobacco Excise Duty Own Resource.
Il correspondrait à un taux fixe de 15 % des recettes tabac de chaque pays-membre, quel que soit le niveau des taxes du pays.
Ce TEDOR devrait ramener 11,2 milliards d’euros par an pour les ressources propres européennes : soit 78,4 milliards d’euros sur 7 ans.

On imagine mal comment les pays-membres ne chercheraient pas à compenser ce prélèvement par de nouvelles hausses de leur propre fiscalité tabac…
On n’y est pas encore. Il y aura débat. Mais c’est un nouveau sujet à prendre en compte.