
On constate toujours le même phénomène à la sortie de chaque rapport KPMG (voir le 11 juin). Un grand silence gêné… de la part des autorités comme des associations anti-tabac. À moins que celles-ci ne vouent le rapport aux gémonies pour cause de financement par l’industrie du tabac (voir 11 juin).
Il n’empêche que la réalité de ce que nous observons quotidiennement sur le terrain, année après année, corrobore les grandes tendances dégagées par le rapport…
Retenons donc les chiffres-clés du rapport établis à partir des données recueillies en 2024. Pour regarder la réalité en face :
- 49,4 % : pourcentage des cigarettes consommées en France n’ayant pas été achetées dans le réseau officiel des buralistes. Le « marché parallèle » a augmenté de +60 % depuis 2020.
- 15,6 % : pourcentage des cigarettes de contrefaçon consommées en France ; c’est-à-dire venant d’usines clandestines (implantées en France, en Belgique, en Espagne ou dans des pays de l’Est).
- 8 milliards de cigarettes / 400 millions de paquets : tels sont les chiffres-clés (hallucinants) de ce marché de la contrefaçon.
- 9,5 milliards de taxes non perçues : c’est le coût fiscal de la contrebande et de la contrefaçon.





En 1995, Maya Selva se lançait dans son incroyable pari : une jeune entrepreneuse qui propose un cigare venant du Honduras (terre encore inconnue des aficionados) à des civettes installées dans le confort et à des débitants ne jurant que par les cigares de la Seita.
On est loin du fait divers anecdotique … De récentes informations nous rappellent l’importance croissante que représentent les usines clandestines de fabrication de cigarettes de contrefaçon sur le marché européen.
Une nouvelle étude confirme que la vente de tabac sur le Net, pourtant interdite, explose. Des cigarettes de contrebandes ou de contrefaçons sont revendues sur des réseaux sociaux comme Facebook et Snapchat (voir