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21 Avr 2024 | Profession
 

La commune de Folligny (1 000 habitants, 18 kilomètres dAvranches) a investi dans la création de cellules adaptées et totalement RSE pour ses commerces de proximité. Le conseil départemental de la Manche lui a même accordée une aide de 120 000 euros. Un exemple qui devrait en entraîner d’autres.

Dès le début de son mandat, l’actuelle équipe municipale de Folligny (Manche) a souhaité travailler sur la création de cellules commerciales communales. La boulangerie et le bar-tabac étant implantées dans un cadre désormais inadapté.

Un terrain en face de la mairie s’est avéré être une belle opportunité. Ainsi, quand le bar-tabac sest trouvé à vendre, la commune a accéléré son projet, selon La Gazette de La Manche. Avec une démarche RSE complète. Lire la suite »

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28 Mar 2024 | Profession
 

Ce samedi 23 mars, à Flavigny – où se tenait lassemblée générale des buralistes de Meurthe-et-Moselle (voir 25 et 26 mars) – le réseau s’est rapproché des maires des petites communes, via la signature dune convention. Compte-rendu de LEst Républicain.

« On va organiser des réunions pour recenser les endroits du département où il manque des services » commence Florence Picard, présidente de l’association des maires ruraux de Meurthe-et-Moselle. Pour « répondre aux besoins de la population », élus et buralistes vont localiser des communes pour rouvrir d’éventuels commerces.

« Ou, au moins, faire en sorte quils améliorent leur offre de service », ajoute la maire de Coyviller. Elle pense à des villages, pauvres en service public, où les usagers seraient intéressés à l’idée de payer leurs factures de cantine, de crèche, d’hôpital, leurs amendes ou leurs impôts, dans les bureaux tabac. Lire la suite »

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14 Mar 2024 | Profession
 

« Cest important de se diversifier car cest comme ça que lon parvient à rester, surtout en milieu rural » souligne, dans LAngérien Libre, Marlène Martineau, buraliste à Beauvais-sur-Matha (637 habitants, 29 kilomètres de Saint-Jean-dAngély, Charente-Maritime). Depuis le 16 avril dernier, elle a ainsi transformé le débit de tabac en commerce multiservice (voir 5 mars).

Ce jeudi 22 février, son établissement a accueilli le renouvellement de la convention entre la chambre de commerce d’industrie et la fédération départementale des buralistes qui vise à accompagner les buralistes dans leur diversification. « Nous devons sortir de notre image austère et nous moderniser », a plaidé José Savariégo, président de la fédération des buralistes. « Nous sommes là pour délivrer des conseils pratiques », illustre Thierry Hautier, président de la CCI départementale.

•• En effet, aller au-delà de la simple vente de produits du tabac lui permet de s’assurer un revenu. « Sur le tabac, la marge est réduite alors que sur l’épicerie, elle est plus importante », explique Marlène Martineau. Reste qu’il ne faut pas s’éparpiller. « Pour quun commerce marche, il doit répondre à la demande des clients », confirme la commerçante.

Avant de se lancer, elle a sondé les habitants pour déterminer leurs besoins. « Je me suis ainsi mis à vendre des bouteilles de gaz. Aussi, il y a une demande pour des produits frais. Ça ma guidé pour créer la partie épicerie », raconte celle qui a « pensé son magasin au fur et à mesure. »

De plus, la municipalité beauvaisienne l’a accompagnée dans sa mise en place en achetant le bâtiment et effectuant les travaux Avec son mari, la commerçante a acquis le fonds de commerce. « Jai juste pris en charge lagencement », complète-t-elle

•• Depuis dix mois, son magasin donnant sur la grande place est ainsi devenu l’épicentre du village et ne désemplit pas, selon elle. « Les petites journées, j’ai jusqu’à 120 clients. Ça monte jusqu’à 200 les grosses journées », précise-t-elle.

Cela implique un emploi du temps chargé. « Jarrive à 7 heures 15, pour installer et ouvrir à 7 heures 30. Comme ça, jaccueille les salariés qui achètent leur paquet de cigarettes avant d’embaucher », raconte-t-elle. Puis, sa journée s’enchaîne, entrecoupée de deux heures de pause. « Je ferme à 19 heures car je reçois les travailleurs qui débauchent et peuvent venir chercher un colis », enchaîne-t-elle. Dans un grand sourire amusé, elle résume : « Au final, je travaille 80 heures par semaine. »

12 Mar 2024 | Profession
 

En plein cœur de la commune de Domblans (960 habitants, 15 kilomètres de Lons-le-Saulnier, Jura), le tabac-multiservices « Shop presse » est un commerce incontournable. Pas seulement parce quil est implanté au cœur du village. Aussi, et surtout, parce quil est le lieu où lon trouve de très nombreux services essentiels aux habitants de ce territoire rural. Reportage du Progrès.

Pascal Pernot a tenu ce commerce pendant 25 ans. Depuis qu’il l’a remis à Antoine Casoli (il y a un an et demi), il y travaille à temps partiel en qualité de salarié.

•• « Pour ma part, jai développé un rayon librairie. Et au fil du temps, il ma semblé important de rendre des services à la population locale. Cest le but » estime l’ancien patron.

Pascal Pernot a eu à cœur d’élargir la palette de son offre à chaque fois que l’opportunité s’est présentée. « Quand ils ont enlevé lautomate à la gare, la SNCF est allée voir la mairie qui les a envoyés vers moi compte tenu de mon amplitude douverture. Je me suis dit que, sils devaient un jour fermer la gare, nous ne pourrions pas nous reprocher de ne rien avoir fait … ».

•• Si bien que depuis 2019, les usagers peuvent acheter leur billet de train au bureau de tabac.  Avant cela, les buralistes étaient devenus banquiers (avec la création du compte Nickel en 2014), receveurs des impôts (depuis 2020), guichets pour le paiement des factures d’eau, d’électricité ou de gaz ou encore agences postales. Le Shop presse de Domblans fait aussi dépôt de pain, confiserie, papeterie, relais colis.  Il est possible de faire réaliser ici un double de ses clés, de faire imprimer ses documents et d’acheter sa carte de pêche.

Pour tous ces services, les buralistes sont évidemment rémunérés. « Ce sont de toutes petites commissions, mais qui génèrent du passage », souligne Antoine Casoli. Néanmoins, « sans le tabac, la presse et les jeux, il ny a plus de commerce. On tient avec lensemble, mais la diversification seule ne pourrait pas nous maintenir en vie », estime Pascal Pernot.

•• Commentaire de Jean-Noël Berthod, président de la fédération des buralistes du Jura : « On se trouve dans une situation comparable à celle des agriculteurs : l’État nous propose des aides pour nous moderniser et nous diversifier. Nous, ce que lon veut surtout, cest vivre de nos métiers, avec des marges correctes ». Et d’ajouter : « on nous impose de plus en plus de règles et de contraintes. On a toujours peur de mal faire ».

17 Déc 2023 | Profession
 

Après avoir démissionné de leur job et vendu leur maison, Elodie et Jonathan Lecoeur ont repris le bar-tabac-épicerie de Corneville-sur-Risle (1 334 habitants, 8 kilomètres de Pont-Audemer, Eure).

Situé le long de la – très passagère – route départementale 675, l’établissement était tenu depuis neuf ans par un couple qui a décidé de passer le relais pour partir à la retraite.

Les nouveaux propriétaires résidaient à Saint-Symphorien (à 14 kilomètres). Elle exerçait la profession de convoyeuse de véhicules accidentés et lui travaillait comme salarié dans une unité de méthanisation. L’envie de travailler en couple et un coup de cœur pour l’établissement ont tout changé. Lire la suite »

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21 Août 2023 | Profession
 

Le Télégramme a entamé une série … « La Famille Bistrot ». Rendez-vous à Tréflez (975 habitants, sur le littoral de La Manche, Finistère) pour le deuxième épisode où la famille Abgrall gère le bar-tabac « Ar Menez » depuis plus dun siècle.

« Ma grand-mère, Catherine Charlès, est née en 1877. Je sais quelle tenait le bar seule. Son mari, Jean, était cantonnier. » En 1939, l’un de leurs quatre fils, Victor Charlès, reprend le commerce et, dès 1952, Alice, sa fille, alors âgée de 15 ans, lui donne déjà un coup de main.

•• Plus qu’un simple bar de centre-bourg, le lieu a alors déjà vocation à rendre service aux habitants du village. « Les lundis, mon père conduisait les personnes qui le souhaitaient à Lesneven, pour le marché » illustre Alice, la doyenne de la famille Abgrall, « il ny avait pas beaucoup de voitures à l’époque, ça aidait. » Le bar a aussi accueilli l’un des premiers téléphones de la commune, « même la mairie nen avait pas », plaisante-t-elle. Lire la suite »

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5 Août 2023 | Profession
 

LAssociation des maires de la Loire  et la Fédération des buralistes du département – représentés respectivement par Hervé Reynaud et Gilles Grangier – ont officialisé, le 17 juillet, la signature d’un partenariat, déclinaison dune convention nationale (voir 19 octobre 2018 et 26 avril 2023). `

Cette collaboration a pour objectif de promouvoir les commerces de proximité et de favoriser leurs développements économiques par un renforcement des relations entre les commerces et les maires des collectivités locales, explique L’Essor Loire.

Le département de la Loire compte 300 buralistes, « symboles du commerce local », particulièrement dans les quartiers défavorisés et les zones rurales.

Ce partenariat permettra « d’améliorer le soutien à ces commerces souvent en difficulté malgré leur importance majeure pour les habitants ».

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16 Juil 2023 | Profession
 

En cette période de difficulté pour le petit commerce en milieu rural, le travail quont mené Christian Bertellier (maire de Tréon) et Michel Philippe (président des buralistes dEure-et-Loir), pour accompagner un nouveau commerçant est exemplaire selon L’Écho Républicain dont nous reprenons l’article.

L’élu souhaitait redonner du dynamisme au bar-tabac-restaurant de sa commune (1 400 habitants, 10 kilomètres de Dreux) situé à la croisée de trois départementales. Le commerce est célèbre et stratégiquement situé, mais le dernier repreneur n’a pas laissé une bonne impression au maire du village.

•• « Si ça continue, la ruralité va finir par devenir une réserve indienne. Jai rencontré, par hasard, cet homme qui cherche un commerce. Nous avons parlé et je lui ai dit que je veux quelquun dhonnête et de travailleur. Mais, pour sen sortir, il fallait avoir quelquun qui connaît les méandres de ladministration et des procédures » explique-t-il à L’Écho Républicain.

Là, intervient Michel Philippe … Le buraliste drouais, fervent défenseur des très petites entreprises dans les secteurs urbains difficiles et ruraux, ne ménage pas ses efforts pour faire descendre les dispositifs de l’État vers les commerçants et trouver des professionnels capables de reprendre des établissements fermés ou à reprendre pour revitaliser les communes du département.

•• Et, le personnage central de l’histoire s’appelle Bedri Yildiz, âgé de 51 ans. Arrivé en 1988, à l’âge de 17 ans, de sa Turquie natale, Bedri Yildiz est devenu un Drouais d’adoption.

« Jai toujours fait du commerce. Au début, je me suis lancé dans les sandwicheries avant de me réorienter vers le bar-tabac-restaurant (…) Je suis vraiment content d’être à Tréon et de laide du maire qui répond toujours présent à mes sollicitations et qui maide, ainsi que mes trois salariés, en cas de problèmes », explique le patron dont le zinc, le tabac et le restaurant ne désemplissent point. Anciennement relais routier, l’endroit attire une clientèle plus large, constituée des gens du village, des Parisiens qui arrivent le week-end, d’artisans habitués, etc.

•• Christian Bertellier, le maire est un chef d’entreprise : il a toujours mis l’économie au centre de ses décisions communales : « aujourdhui, le développement économique est un rêve, une étoile filante dans nos territoires ruraux. La réalité est que tous les villages de France, en dessous de 1 000 habitants, vont mourir. Nos petites communes du Drouais nont pas assez de sang neuf pour alimenter la ville centre. Nos jeunes quittent nos territoires. Il faut écouter les maires des petits territoires. »

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21 Juin 2023 | Profession
 

Revenons encore sur les résultats de l’enquête réalisée par l’agence d’innovation sociale Archipel&Co visant à l’évaluation de la contribution sociale et économique de Nickel en France (voir 31 mai et 7 juin).

• 80 % des buralistes ont le sentiment de jouer un rôle clé pour le dynamisme de leur territoire au quotidien.

• 68 % des buralistes trouvent que ce rôle est renforcé du fait d’être partenaire Nickel.

• 81 % des buralistes ont le sentiment de contribuer aux rencontres et au lien social sur leur territoire.

4 Juin 2023 | Profession
 

Assemblée générale, ce 25 mai, sous le signe des projets et des ambitions pour préparer la Transformation des buralistes des Alpes-de-Haute-Provence.

« Nous nous sommes engagés avec le soutien de l’État dans le Fond de Transformation, 5 000 des nôtres se sont modernisés depuis 2018 et nous visons les 10 000 en 2027, le but est de stopper l’hémorragie en s’adaptant aux besoins modernes et en apportant de nouveaux services » a déclaré Alain Clouet (secrétaire général de la Confédération) présent à la réunion. Lire la suite »