Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
24 Août 2024 | Profession
 

Avec les rocades et autres aménagements, les bars-tabacs en bord de route se font de plus en plus rares. À La Croix – en Haut-Corlay (30 kilomètres de Guingamp, Côtes-dArmor) –  « Chez Paulette » est le premier depuis Saint-Brieuc, lorsque lon se rend vers Quimper … Ou le dernier, avant Saint-Brieuc, lorsque lon revient du Finistère …

Depuis le 1er avril 1989, Paulette Le Bigot accueille touristes, routiers et gens du coin. Et derrière son bar, la buraliste fait bien plus que servir quotidiennement cafés et autres boissons :  Il y a aussi le tabac, les journaux et le gaz, depuis toujours, et la Française des Jeux, depuis 2018. Elle se charge également de prestations annexes, comme « la délivrance des cartes de pêche. Cest aussi ici quon vient chercher les clefs pour la salle de sport, ou pour la location des tables du comité des fêtes » précise-t-elle dans Ouest France.  Lire la suite »

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23 Août 2024 | Profession
 

Nouvelle épisode de la série du quotidien régional LUnion, sur les commerces de proximité faisant vivre leur commune (voir 16 août). Cette fois-ci, zoom sur le bar-tabac de Saint-Martin-sur-le Pré (771 habitants, près de Châlons-en-Champagne).

« Monsieur bonjour, quest-ce quil vous fallait ? ». Cette phrase, Stéphane Swierczynski la répète de nombreuses fois durant près de 12 heures par jour, plus précisément de 6 heures 30 à 13 heures 30, et de 15 heures à 20 heures. « Beaucoup dartisans viennent chez moi, ils commencent généralement assez tôt. Et des autres personnes préfèrent venir après le travail, alors jouvre jusqu’à 20 heures » soutient buraliste. Lire la suite »

16 Août 2024 | Profession
 

Le quotidien régional LUnion lance, ce mois d’août, une série sur les commerces de proximité faisant vivre leur commune. En épisode 3, zoom sur le tabac-presse de Mourmelon-le-Petit (804 habitants, 28 kilomètres de Reims).

Ce magasin n’est pas qu’un simple tabac-presse pour les habitants du village et ceux des alentours.

•• Marc Prévost offre divers services qui n’étaient plus présents dans Mourmelon-le-Petit. Son enseigne est un incontournable du village et un bon coup de pouce pour les habitants. Les anciens viennent notamment y chercher leur journal, dans la matinée. Éric, lui, repart avec un journal et un jeu à gratter, c’est sa petite habitude de la matinée Il est, comme une partie de la clientèle, originaire du village. Lire la suite »

27 Juil 2024 | Profession
 

« 5,8 millions d’habitants de petites communes sont privés de commerce de proximité et doivent parcourir plusieurs kilomètres pour s’approvisionner notamment en nourriture. 82 % des habitants de villages de moins de 1 000 habitants aiment y vivre. » 

C’est sur cet apparent paradoxe que débute un article du Journal du Dimanche (JDD / 21 juillet) signé Stanislas du Guerny.

•• L’occasion de mettre en valeur la démarche d’un couple venant de la région parisienne qui a relancé un commerce multi-service au titre de gérants d’un commerce multi-service – épicerie, bar, restaurant, dépôt de pain, La Poste, Loto … à Le Grais (Orne). Les murs et le fonds appartenant à la commune de 200 habitants : « la partie restauration fonctionne correctement car nous disposons d’un grand parking utilisé par les chauffeurs routiers (…) En revanche le secteur épicerie n’est pas rentable. Il faudrait que les habitants du coin jouent mieux le jeu. » Lire la suite »

6 Juil 2024 | Observatoire
 

L’enseigne de supérettes en libre-service Api vise l’ouverture de 100 nouveaux points de vente en 2024 sur une diagonale des Landes à la Normandie. Soutenue par la forte demande des communes rurales, la marque charentaise détaille, étude à l’appui, les raisons du succès de son modèle. Portrait de La Tribune.

De 15 à 65 lieux de vente en à peine un an. Dans neuf départements de la façade Ouest, des mobil-homes convertis en supérettes libre-service essaiment dans les villages dépourvus de commerce. À l’intérieur, des clients autonomes naviguent dans 700 références de produits, principalement issus du distributeur Carrefour. Lire la suite »

21 Avr 2024 | Profession
 

La commune de Folligny (1 000 habitants, 18 kilomètres dAvranches) a investi dans la création de cellules adaptées et totalement RSE pour ses commerces de proximité. Le conseil départemental de la Manche lui a même accordée une aide de 120 000 euros. Un exemple qui devrait en entraîner d’autres.

Dès le début de son mandat, l’actuelle équipe municipale de Folligny (Manche) a souhaité travailler sur la création de cellules commerciales communales. La boulangerie et le bar-tabac étant implantées dans un cadre désormais inadapté.

Un terrain en face de la mairie s’est avéré être une belle opportunité. Ainsi, quand le bar-tabac sest trouvé à vendre, la commune a accéléré son projet, selon La Gazette de La Manche. Avec une démarche RSE complète. Lire la suite »

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28 Mar 2024 | Profession
 

Ce samedi 23 mars, à Flavigny – où se tenait lassemblée générale des buralistes de Meurthe-et-Moselle (voir 25 et 26 mars) – le réseau s’est rapproché des maires des petites communes, via la signature dune convention. Compte-rendu de LEst Républicain.

« On va organiser des réunions pour recenser les endroits du département où il manque des services » commence Florence Picard, présidente de l’association des maires ruraux de Meurthe-et-Moselle. Pour « répondre aux besoins de la population », élus et buralistes vont localiser des communes pour rouvrir d’éventuels commerces.

« Ou, au moins, faire en sorte quils améliorent leur offre de service », ajoute la maire de Coyviller. Elle pense à des villages, pauvres en service public, où les usagers seraient intéressés à l’idée de payer leurs factures de cantine, de crèche, d’hôpital, leurs amendes ou leurs impôts, dans les bureaux tabac. Lire la suite »

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14 Mar 2024 | Profession
 

« Cest important de se diversifier car cest comme ça que lon parvient à rester, surtout en milieu rural » souligne, dans LAngérien Libre, Marlène Martineau, buraliste à Beauvais-sur-Matha (637 habitants, 29 kilomètres de Saint-Jean-dAngély, Charente-Maritime). Depuis le 16 avril dernier, elle a ainsi transformé le débit de tabac en commerce multiservice (voir 5 mars).

Ce jeudi 22 février, son établissement a accueilli le renouvellement de la convention entre la chambre de commerce d’industrie et la fédération départementale des buralistes qui vise à accompagner les buralistes dans leur diversification. « Nous devons sortir de notre image austère et nous moderniser », a plaidé José Savariégo, président de la fédération des buralistes. « Nous sommes là pour délivrer des conseils pratiques », illustre Thierry Hautier, président de la CCI départementale.

•• En effet, aller au-delà de la simple vente de produits du tabac lui permet de s’assurer un revenu. « Sur le tabac, la marge est réduite alors que sur l’épicerie, elle est plus importante », explique Marlène Martineau. Reste qu’il ne faut pas s’éparpiller. « Pour quun commerce marche, il doit répondre à la demande des clients », confirme la commerçante.

Avant de se lancer, elle a sondé les habitants pour déterminer leurs besoins. « Je me suis ainsi mis à vendre des bouteilles de gaz. Aussi, il y a une demande pour des produits frais. Ça ma guidé pour créer la partie épicerie », raconte celle qui a « pensé son magasin au fur et à mesure. »

De plus, la municipalité beauvaisienne l’a accompagnée dans sa mise en place en achetant le bâtiment et effectuant les travaux Avec son mari, la commerçante a acquis le fonds de commerce. « Jai juste pris en charge lagencement », complète-t-elle

•• Depuis dix mois, son magasin donnant sur la grande place est ainsi devenu l’épicentre du village et ne désemplit pas, selon elle. « Les petites journées, j’ai jusqu’à 120 clients. Ça monte jusqu’à 200 les grosses journées », précise-t-elle.

Cela implique un emploi du temps chargé. « Jarrive à 7 heures 15, pour installer et ouvrir à 7 heures 30. Comme ça, jaccueille les salariés qui achètent leur paquet de cigarettes avant d’embaucher », raconte-t-elle. Puis, sa journée s’enchaîne, entrecoupée de deux heures de pause. « Je ferme à 19 heures car je reçois les travailleurs qui débauchent et peuvent venir chercher un colis », enchaîne-t-elle. Dans un grand sourire amusé, elle résume : « Au final, je travaille 80 heures par semaine. »

12 Mar 2024 | Profession
 

En plein cœur de la commune de Domblans (960 habitants, 15 kilomètres de Lons-le-Saulnier, Jura), le tabac-multiservices « Shop presse » est un commerce incontournable. Pas seulement parce quil est implanté au cœur du village. Aussi, et surtout, parce quil est le lieu où lon trouve de très nombreux services essentiels aux habitants de ce territoire rural. Reportage du Progrès.

Pascal Pernot a tenu ce commerce pendant 25 ans. Depuis qu’il l’a remis à Antoine Casoli (il y a un an et demi), il y travaille à temps partiel en qualité de salarié.

•• « Pour ma part, jai développé un rayon librairie. Et au fil du temps, il ma semblé important de rendre des services à la population locale. Cest le but » estime l’ancien patron.

Pascal Pernot a eu à cœur d’élargir la palette de son offre à chaque fois que l’opportunité s’est présentée. « Quand ils ont enlevé lautomate à la gare, la SNCF est allée voir la mairie qui les a envoyés vers moi compte tenu de mon amplitude douverture. Je me suis dit que, sils devaient un jour fermer la gare, nous ne pourrions pas nous reprocher de ne rien avoir fait … ».

•• Si bien que depuis 2019, les usagers peuvent acheter leur billet de train au bureau de tabac.  Avant cela, les buralistes étaient devenus banquiers (avec la création du compte Nickel en 2014), receveurs des impôts (depuis 2020), guichets pour le paiement des factures d’eau, d’électricité ou de gaz ou encore agences postales. Le Shop presse de Domblans fait aussi dépôt de pain, confiserie, papeterie, relais colis.  Il est possible de faire réaliser ici un double de ses clés, de faire imprimer ses documents et d’acheter sa carte de pêche.

Pour tous ces services, les buralistes sont évidemment rémunérés. « Ce sont de toutes petites commissions, mais qui génèrent du passage », souligne Antoine Casoli. Néanmoins, « sans le tabac, la presse et les jeux, il ny a plus de commerce. On tient avec lensemble, mais la diversification seule ne pourrait pas nous maintenir en vie », estime Pascal Pernot.

•• Commentaire de Jean-Noël Berthod, président de la fédération des buralistes du Jura : « On se trouve dans une situation comparable à celle des agriculteurs : l’État nous propose des aides pour nous moderniser et nous diversifier. Nous, ce que lon veut surtout, cest vivre de nos métiers, avec des marges correctes ». Et d’ajouter : « on nous impose de plus en plus de règles et de contraintes. On a toujours peur de mal faire ».

17 Déc 2023 | Profession
 

Après avoir démissionné de leur job et vendu leur maison, Elodie et Jonathan Lecoeur ont repris le bar-tabac-épicerie de Corneville-sur-Risle (1 334 habitants, 8 kilomètres de Pont-Audemer, Eure).

Situé le long de la – très passagère – route départementale 675, l’établissement était tenu depuis neuf ans par un couple qui a décidé de passer le relais pour partir à la retraite.

Les nouveaux propriétaires résidaient à Saint-Symphorien (à 14 kilomètres). Elle exerçait la profession de convoyeuse de véhicules accidentés et lui travaillait comme salarié dans une unité de méthanisation. L’envie de travailler en couple et un coup de cœur pour l’établissement ont tout changé. Lire la suite »

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