Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
16 Mai 2024 | Observatoire
 

Le métier de pompiste était tombé en désuétude à la fin des années 80 … TotalEnergies réembauche des pompistes, en chair et en os, dans 300 de ses stations-service.

La firme propose donc ce nouveau service dans les stations à forte affluence et fréquentés par des clients réguliers, selon le JDD / Journal du Dimanche du 28 avril. Lequel a pu constater que des retours très positifs de la part de ces mêmes clients : « c’est un argument pour revenir, d’autant que les stations ne distribuent plus de gants jetables ! » Lire la suite »

28 Avr 2024 | Observatoire
 

Cela commence ces jours-ci. Cinq « camions-bureaux de poste itinérants » vont arpenter les coins reculés de nos campagnes à raison d’une demi-journée de service par commune et par semaine.

Les départements concernés ? L’Orne, le Gers, la Haute-Marne, la Creuse et le Jura. Il s’agit d’une expérimentation d’un an menée sous l’égide de la Banque des Territoires. Budget : 1 million d’euros. Ceci d’après Nathalie Collin, directrice générale adjointe grand public et numérique de la Poste dans Ouest-France.

Toujours d’après cette annonce, ces camions proposeront la gamme « la plus complète » de services postaux et de téléphonie, de services bancaires de la Banque Postale ainsi que certaines prestations de France Services. (Voir aussi 22 octobre et 3 août 2022).

24 Mar 2024 | L'Info, Observatoire
 

L’Observatoire « Marque préférée des Français » (voir 30 mars 2023) vient de publier son dernier baromètre 2024. Certaines marques ne sont pas inconnues des buralistes. À commencer par Andros, doublement mis à l’honneur

•• Top 30 des marques préférées : la première est Bonne Maman (groupe Andros) et la seconde Samsung … mais on notera qu’Andros ressort en 7ème position (juste avant Côte d’Or), Bic en 12ème et Amazon en 27ème.

•• Il n’est pas inintéressant, non plus, de noter les « marques » qui incarnent le plus la « proximité » dans la tête de nos concitoyens. Lire la suite »

21 Sep 2023 | Observatoire
 

La course au dernier kilomètre n’est pas aussi simple qu’espérée. Les investissements massifs ne semblent pas suffire.

Via sa filiale Géopost, La Poste avait acheté Stuart en 2017, plate-forme spécialisée dans le dernier kilomètre et la livraison à la demande (voir 2 mars 2022).

Mais sur ce marché hyperconcurrentiel, la rentabilité n’est pas toujours au rdv. Stuart se développant dans la livraison de repas avec des livreurs indépendants sous pression. Cet été, La Poste a passé une provision de de 134 millions d’euros dans ses comptes. Et elle vient d’annoncer avoir cédé Stuart à l’allemand Mutares.

24 Juil 2023 | Observatoire
 

Le « Quick-commerce » – la livraison express de courses, essentiellement alimentaires – est au plus mal dans notre pays (voir 8 et 15 septembre, 5 mai 2022).

•• Ce 19 juillet, le tribunal judiciaire de Paris a prononcé la liquidation judiciaire de Getir France et de de Gorillas, filiales françaises du groupe turc Getir. Une 3ème filiale, Frichti (produits frais et plats préparés) voit sa procédure de redressement prolongée jusqu’en octobre.

Fin mars, Getir accumulait déjà 200 millions d’euros de dettes. Pour un chiffre d’affaires global 2022, en France, ne dépassant pas les 50 millions d’euros. Début juin, c’était l’allemand Flink qui était placé en redressement judiciaire.

•• Outre des problèmes de gestion, le sort de ces entreprises a basculé quand le gouvernement a décidé que les « dark stores » (locaux de stockage des produits et d’organisation de la production) devaient être considérés juridiquement comme des entrepôts et non des commerces comme les autres.

Ce qui a permis aux mairies de réguler la prolifération – crainte par nombre de commerces alimentaires de proximité – de « dark-stores » dans les centres-villes

5 Mai 2023 | Observatoire
 

Il y a deux ans à peine, s’implantaient dans l’Hexagone une douzaine de start-up de toutes nationalités, promettant aux consommateurs une livraison de courses à domicile en moins de 15 minutes (voir 15 et 8 septembre, 7 mai 2022). 

Sur la quinzaine de start-up sur la ligne de départ en 2021, il n’en reste que deux, qui ont avalé leurs concurrents : l’allemand Flink et le turc Getir, propriétaire de Gorillas et de Frichti.

Getir a demandé le 20 avril son placement en redressement judiciaire. Décryptage du Figaro.

•• Publicités géantes dans le métro, recrutement de salariés à prix d’or, remises généreuses pour conquérir les clients : les start-up n’ont pas lésiné sur les moyens pour développer le marché de la livraison de courses express en France. L’argent ? Il coule à flots des poches des investisseurs, séduits par les perspectives de développement du commerce en ligne post-Covid. Rien qu’en 2021, quelque 6 milliards d’euros …

Mais, le marché s’est contracté après cette période faste post-Covid. Le quick commerce représentait 12 % des ventes de la livraison à domicile en 2022 selon NielsenIQ, et même 25 % en Île-de-France. C’est aujourd’hui 8 %, en incluant les courses livrées par Uber Eats ou Deliveroo.

« Les ventes baissent fortement depuis six mois » constate Daniel Ducrocq, directeur du service distribution chez NielsenIQ.« Les quick commerçants avaient une stratégie d’acquisition de clients très agressive. Ils pouvaient proposer 10 euros de bon d’achat pour une commande », poursuit-il. De telles dépenses plombent encore aujourd’hui les comptes de Gorillas alors même que la faiblesse du panier moyen rend leur activité difficilement rentable.

•• En 2021, les quick commerçants venus d’Allemagne, de Turquie ou des États-Unis balayaient par ailleurs d’un revers de la main les spécificités du marché français. À tort.  Lire la suite »

15 Nov 2022 | Observatoire
 

Travel Retail poursuit la transformation de son offre de commerces et de services sur le réseau du métro et du RER parisien en attribuant à Lagardère Travel Retail France (voir 25 juillet) un premier lot des boutiques du quotidien, un « convenience store » taillé sur mesure pour répondre aux attentes des voyageurs.

C’est ce qu’annonce un communiqué commun dont nous reprenons l’essentiel.

Avec une offre alimentaire pour toutes les envies de la journée et une offre de dépannage accessible, la boutique du quotidien – développée avec les enseignes de proximité Relay, monop’ et monop’Daily – permet de faciliter la vie des voyageurs et citadins pressés en quête d’un peu (plus) de sérénité.

•• Les boutiques du quotidien : un commerce qui sadapte au tempo des urbains

Ce concept a été créé spécifiquement pour les transports en commun franciliens afin de proposer un commerce malin et inventif qui sait adapter son offre de produits et services au tempo des urbains. Il privilégie des achats plus spontanés et transforme la routine du quotidien en un rituel plaisir.

Un concept testé par RATP Travel Retail et validé auprès de plus de 1 000 voyageurs et qui répond à la fois :
. à des besoins fonctionnels : le croissant chaud du matin, que l’on déguste sur le quai du RER ou les courses du dîner pour sauver la soirée ;
. à une dimension émotionnelle avec des achats spontanés pour faire ou se faire plaisir : fleurs, beauté, cadeaux, etc.
. sans oublier une dimension plus servicielle : recharger son téléphone, récupérer ses courses ou ses colis dans des consignes Click N’Collect, etc.

•• L’implantation sur le parcours quotidien

Face à la fragmentation des parcours d’achat, le métro représente une nouvelle opportunité pour les enseignes de proximité : celle d’être au plus près des voyageurs, de leurs envies et de leurs besoins, en s’insérant sur leurs parcours quotidiens. Autant d’occasions de susciter des achats spontanés. Lire la suite »

8 Sep 2022 | Observatoire
 

À l’issue d’une dernière journée de concertation avec les associations d’élus et les représentants des métropoles, ce mardi 6 septembre – au ministère chargé de la Ville et du Logement – la ministre déléguée chargée des PME, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme Olivia Grégoire, et le ministre délégué à la Ville et au Logement Olivier Klein, ont mis les points sur les « i ». 

Les dark stores sont considérés comme des entrepôts, et « il n’y a plus de sauf » a précisé Olivia Grégoire, selon L’Usine digitale.

•• Dans le cadre des consultations menées depuis le 6 juillet pour réglementer l’implantation de ces dark stores dans les villes et éviter les nuisances qu’ils causent aux riverains et aux commerces, il avait été envisagé un temps de créer une exception à la « sous-destination » de ces locaux utilisés par les entreprises du quick commerce en centre-ville …

En créant une nouvelle catégorie ou en les assimilant à des commerces dans la mesure où ils disposeraient d’un point de collecte accessible au public (voir 25 août). Eh bien, cette option n’a pas été retenue.

•• Les dark stores ne peuvent donc être que des entrepôts. Un texte réglementaire l’écrira noir sur blanc dans les prochaines semaines, ce qui devrait, espèrent les élus, mettre fin aux ambiguïtés sur lesquelles surfaient Gorillas (voir 7 mai 2022, 8 novembre 2021), Getir ou Flink (voir 4 novembre 2021).

Ce texte sera « un outil mis à disposition des maires pour réguler » l’activité de ces opérateurs, explique le Gouvernement, qui estime qu’un « entrepôt n’a rien à faire en ville ».

••« Aujourd’hui, le gouvernement confirme l’illégalité de dizaines de dark stores, et donc la nécessité de fermeture administrative ou judiciaire » » se félicite Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris. « Notre interprétation va être traduite en droit ».  Lire la suite »

25 Août 2022 | Observatoire
 

Les choses vont-elles se clarifier enfin ? Les ministères de l’Économie et du Logement veulent déterminer une fois pour toutes le statut juridique des « darkstores », ces magasins fermés au public qui servent d’entrepôt aux acteurs de la livraison ultrarapide (voir 11 mars et 15 février). 

Une concertation a été ouverte entre les parties prenantes. En attendant, le Gouvernement les considèrerait comme des entrepôts, selon Les Échos.

•• À Paris comme à Nantes ou Bordeaux – le sujet se limite aux métropoles – les élus souhaitent la fermeture des « darkstores ». Ils sont réputés abîmer l’animation des centres-villes. Ces locaux sans public et souvent sans vitrine constituent des trous noirs dans les rues commerçantes.

Les commerçants voisins ne bénéficient pas du trafic de la clientèle. Les livreurs quand ils utilisent des deux roues motorisées, créent des nuisances, d’autant que le pic d’activité se situe entre 19 heures et 23 heures.

Selon l’Atelier parisien d’urbanisme, en février 2022, la capitale compterait 60 « darkstores » dont la moitié était installée dans d’anciens commerces et l’autre dans d’anciens bureaux et parkings ou d’entrepôts. On en dénombrerait officiellement 10 à Lyon, 2 à Nice et un à Nantes.

•• « Nous découvrons avec beaucoup d’inquiétude un projet d’arrêté qui légalise de fait les darkstores » s’est exclamé ce 17 août sur Twitter Emmanuel Grégoire, le premier adjoint de la Ville de Paris.

Le texte prévoit que si les entrepôts sont équipés d’un point de retrait des commandes accessibles au public, ils seraient considérés comme des commerces. Le Gouvernement a précisé ce 18 août que ce texte n’était qu’un document de travail et qu’il fallait attendre la fin de la consultation en cours. Lire la suite »

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18 Juin 2022 | Observatoire
 

Il y a dix ans, ces cantines ambulantes avaient envahi les espaces publics des grandes villes, notamment à Paris. Aujourd’hui, ils sont beaucoup moins nombreux et se sont repliés sur les sites privés, l’événementiel ou l’activité traiteur. Le concept de food truck à l’anglo-saxonne, au coin de la rue, n’a pas pris en France.

Pourquoi ? Une enquête des Échos.

« C’est un échec cuisant. En 2014, on était monté à 750 food trucks en France, pour tomber aujourd’hui à une soixantaine » recense Bernard Boutboul, à la tête de Gira Conseil, cabinet spécialisé dans la consommation alimentaire.

Ce n’est pas la faute des clients. Pour le spécialiste, trois éléments les ont plombés : les restaurants qui ont brandi l’argument de la concurrence déloyale, les municipalités qui ne veulent pas de camions dans les villes … et une réglementation très contraignante.

•• Au fur et à mesure des appels à projets tous les deux ans de la Ville de Paris pour occuper les 20 emplacements dédiés, le nombre de candidatures a chuté. En 2015, 158 créateurs avaient postulé (et 56 retenus), contre 53 candidats en 2017.

« En réalité, à Paris, ils se sont déplacés du centre-ville pour aller en banlieue francilienne, où les règles sont moins compliquées ; on les retrouve dans les festivals ou sur les sites privés » décrypte Olivier Lignon, à la tête de Street food en mouvement, association qui rassemble 120 food trucks.

« La sauce n’a pas pris dans la capitale, ni sur les parvis des gares, car les gens sont trop pressés, et le télétravail n’a pas arrangé les choses dans les quartiers de bureaux », décrit-il, lui-même se repliant dans le Val-de-Marne avec ses deux camions Mobile Burger.

Pour sa part, Lyon n’a jamais sauté sur le phénomène. Les food trucks se limitent à huit camions pizzas historiques et à une poignée de camions cantine. Mais la nouvelle municipalité écologiste a l’intention de faire le ménage. Les places sont désormais attribuées pour six ans, à 41 euros la journée, et 453 euros le mois. Lire la suite »

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