Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
3 Jan 2026 | Profession
 

Cambriolage Gap 2025Telle est l’introduction d’un message, sur LinkedIn, d’Yves Puget (directeur de la rédaction de LSA et Néo Restauration ; intervenant, en son temps, au congrès des buralistes), publié le 29 décembre. Extraits.

« Ce n’est plus un signal faible. C’est une alerte urbaine.

À l’approche des élections municipales de 2026, le commerce s’impose comme l’un des angles morts les plus lourds de conséquences des politiques locales. Non pas parce que les rideaux baissent mais parce que leur fermeture raconte désormais une défaillance plus large : celle de la ville dans son fonctionnement quotidien.

« Avec plus de 10 % de vacance commerciale dans les centres-villes des grandes métropoles,

ce ne sont pas seulement des mètres carrés qui se vident, mais des usages qui disparaissent. Moins d’habitants dans les centres-villes (ils sont partis en périphérie), moins de passages, moins de mixité, moins de services, moins de sécurité perçue. Le commerce n’est pas la cause du déclin urbain : il en est le thermomètre. Et il indique clairement une fièvre persistante.

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5 Nov 2025 | Associations
 

La Confédération des Commerçants de France (CDF) dénonce avec la plus grande fermeté la mise en vente, sur le site Shein, de poupées à l’apparence enfantine à caractère sexuel. Ce scandale dépasse l’entendement et franchit un seuil moral et juridique inacceptable. La CDF demande la fermeture immédiate de Shein en France.

C’est ainsi que débute un communiqué de la Confédération des Commerçants de France (voir le 8 avril 2020) que nous reprenons.


Un scandale révélateur d’un modèle irresponsable

Cet épisode ne relève pas d’une « erreur isolée » : il est le symbole d’un système défaillant, qui s’affranchit sciemment de toutes les règles de sécurité, d’éthique et de loyauté commerciale. Depuis plusieurs années, les contrôles menés par la DGCCRF et les Douanes françaises ont mis en lumière de graves manquements répétés :

  • Produits non conformes et dangereux : jouets sans marquage CE, textiles contenant des substances interdites, taux record de non-conformité à la réglementation européenne.
  • Pratiques commerciales trompeuses : faux rabais permanents, prix fictifs, absence de transparence sur l’origine des produits.
  • Fraudes douanières et fiscales : sous-évaluation systématique des colis pour contourner la TVA et les droits d’importation.
  • Atteintes à la dignité humaine : exploitation de la misère sociale dans les chaînes de production, et désormais, vente de produits relevant de la pédopornographie.

Shein a déjà été sanctionné à plusieurs reprises par les autorités françaises et européennes pour non-conformité, manquements à la transparence et pratiques trompeuses. Ce nouvel épisode révèle que l’entreprise n’a tiré aucune leçon de ces sanctions.


Un cas emblématique d’un modèle en dérive

Le scandale Shein révèle le vrai visage du commerce ultra-low cost : un modèle économique basé sur la vitesse, l’opacité et l’absence de responsabilité. Et Shein n’est pas seul. Temu, AliExpress, Vova et d’autres plateformes reproduisent les mêmes dérives : inondation du marché européen de produits illégaux, non conformes ou dangereux, sous couvert de prix cassés et d’une logistique éclatée pour échapper aux contrôles.

« Quand une plateforme franchit le seuil de l’horreur, il ne s’agit plus de régulation économique mais de dignité humaine. Jusqu’à quel point faudra-t-il aller pour que les autorités ferment Shein ? » s’indigne Pierre Bosche, président de la Confédération des Commerçants de France.


La CDF exige des mesures immédiates

La CDF appelle le Gouvernement français et la Commission européenne à agir sans délai :

  • Fermeture immédiate du site SHEIN en France, le temps d’un audit complet et indépendant.
  • Blocage temporaire de toute plateforme récidiviste jusqu’à mise en conformité totale de leurs produits et procédures.
  • Création d’un mécanisme européen de suspension administrative pour les sites diffusant des produits dangereux ou contraires à la dignité humaine.
  • Renforcement des contrôles douaniers et de la responsabilité juridique des marketplaces étrangères.

Pour un commerce éthique et loyal

Le commerce français, attaché à la sécurité, à la transparence et à la confiance des consommateurs, ne peut accepter que des plateformes digitales étrangères violent impunément les règles élémentaires de sécurité et de morale publique.

La CDF demande un sursaut politique et moral : fermer SHEIN et engager une riposte coordonnée contre l’ensemble des plateformes hors-la-loi.

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9 Sep 2025 | Profession
 

Début septembre, plusieurs bureaux de tabac de Dordogne ont remarqué la circulation de faux billets de 50 euros. Les personnes qui souhaitaient payer avec ces billets prétextent s’être fait avoir elles-mêmes. Aucune plainte n’a été déposée. C’est ainsi que débute un sujet de Gabin Grulet (Ici Dordogne) que nous reprenons.

Un billet de 50 euros vieilli, très épais, trop rose, et même plastifié. La responsable du bureau de tabac « L’Embuscade » n’a pas été dupe ce jeudi 4 septembre en fin d’après-midi.

Un homme assez âgé qu’elle présente comme un « marginal » entre alors dans son commerce à Chancelade (Dordogne). Comme elle, d’autres buralistes, notamment à Bergerac, ont signalé ces derniers jours des tentatives d’arnaques avec des faux billets. À chaque fois, des billets de 50 euros.


Le président de la fédération des buralistes du département appelle à la vigilance.

« Ils essayent de jouer sur un manque d’attention à un moment donné de certains commerçants, il faut être en permanence vigilant, car on peut se faire avoir », déclare Stéphan Picaglia. Le risque : une perte de chiffre d’affaires. Même si tous les buralistes concernés ces derniers jours ont remarqué que les billets étaient des faux et déjoué les tentatives d’arnaques.


À Chancelade, il était même mentionné « spécimen réservé au cinéma » sur le billet de 50 euros plastifié. La buraliste a donc évidemment refusé ce paiement en billet pour cinéma, le client est reparti sans ses cigarettes. La gérante dit ne pas savoir si cette personne s’est fait elle-même avoir, comme elle l’a assuré, ou s’il s’agissait bien d’une tentative d’escroquerie. Mais elle lui a proposé de prendre le billet pour le retirer de la circulation, l’homme a refusé.

Du côté de Bergerac, deux bureaux de tabac confirment à ICI Périgord avoir été victimes de ces tentatives d’arnaque. C’est arrivé à un buraliste qui souhaite rester anonyme. Il explique que le phénomène est pourtant assez rare.
En quatre ans et demi, il a eu affaire à environ sept faux billets.
Mais, le même jour, le bureau de tabac « Le Naillac » remarque aussi un billet de 50 euros qui semble trop rouge, mais cette fois pas plastifié. Après avoir eu un doute, la personne à la caisse met le billet dans une machine. Le « bip » confirme qu’il s’agit bien d’un faux billet.


« Toucher, regarder, incliner »

« Bien sûr que ça m’inquiète, on a l’habitude de manipuler l’argent liquide donc on arrive souvent à déjouer ces tentatives mais des collaborateurs peuvent avoir moins d’expérience », confie le président de la fédération, Stéphan Picaglia.
Il souhaite donc mettre en garde les buralistes, mais aussi tous les commerçants : « avoir une attention particulière, toucher le billet, le regarder, l’incliner pour vérifier la texture, la couleur, les pictogrammes, le relief ». C’est la méthode « TRI » : toucher, regarder, incliner.

Le président envisage la possibilité qu’il y ait eu un « arrivage de faux billets » pour expliquer ce phénomène en quelques jours. Les buralistes s’en sont rendu compte et n’ont donc pas déposé plainte. D’après nos informations, la police de Bergerac n’a pas eu vent de ces tentatives d’arnaque.

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29 Avr 2025 | Observatoire
 

C’est un rapport d’Ipsos – « Les Francais et l’argent » publié ce vendredi 25 avril – qui le mesure : 86 % des Français estiment que la « situation économique est mauvaise ».

88 % pensent aussi que le pays va « dans la mauvaise direction ».

77 % jugent que les hausses de prix sont dues « aux choix politiques ».

34 % veulent moins d’impôts.

• 13 % des Français réalisent leurs courses au quotidien à l’euro près.  Lire la suite »

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28 Avr 2025 | Profession, Récents
 

Des poursuites contre un boulanger qui avait ouvert un 1er mai créent un émoi et un sentiment de ras-le-bol chez les commerçants de proximité. Qu’en est-il exactement ?

1• Les faits

La semaine dernière, un boulanger parisien est convoqué par la police pour avoir ouvert sa boulangerie le 1er mai 2021. Il encourt 80 000 euros d’amende (voir plus bas). Étonnement dans les médias…

En fait, nombre de commerces de proximité sont ouverts le 1er mai. Il est « toléré « qu’ils fassent travailler leur personnel ce jour-là. Avec une rémunération revalorisée. Mais une décision de la Cour de Cassation de 2006 remet en cause cette « tolérance ». Depuis, certains contrevenants sont convoqués par la police comme ce boulanger (voir plus bas). Lire la suite »

26 Avr 2025 | Observatoire
 

Confrontés à une hausse inédite de ce phénomène qui met en péril leur activité, certains commerçants nhésitent pas à afficher les portraits des présumés délinquants. Une méthode illégale quils assument, tout en espérant un changement de la loi. Enquête du Figaro (extraits) …

« Ras-le-vol », c’est le nom d’un collectif qui rassemble aujourd’hui quelque 15 000 commerçants minés par le vol à l’étalage. Entre 2023 et 2024, ils ont connu une hausse, inédite, de 15,5 % des larcins.

Leurs plaintes ? Elles sont classées sans suite. L’assurance ? Elle ne couvre pas ce type de risques. Les salariés ? Ils sont rongés par le stress. Alors, « afin que la peur change de camp », de plus en plus de commerçants n’hésitent pas à afficher les photos des voleurs. Quitte à se mettre hors-la-loi.

•• Vêtements et accessoires de marque, cosmétiques, parfums, les articles les plus volés sont « ceux qui se revendent facilement », indique Jérôme Jean, fondateur du collectif Ras-le-vol, qui observe également « une hausse dans les pharmacies ». L’alimentaire, en revanche, ne représenterait qu’« environ 20 % » des vols. Lire la suite »

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29 Nov 2024 | Observatoire
 

En 2024, quand le sentiment d’inflation reste ancré dans l’esprit des clients, quand l’incertitude économique règne dans un pays qui prépare de nouvelles hausses d’impôts, quand l’inquiétude domine sur le plan géopolitique, la température du « vendredi noir » – qui tombe cette année ce 9 novembre – en dira long sur la conjoncture du commerce en général, selon une analyse des Échos (voir aussi 24 novembre 2023 et 10 décembre 2022)

Les chiffres du troisième trimestre n’ont pas été bons. Les ventes de FNAC Darty ont fléchi de 1,2 % en France et en données comparables. Carrefour a publié un chiffre d’affaires en recul de 3 %, avec un creux de plus de 6 % pour les produits non alimentaires. Le champion de l’ameublement Ikea a conclu son exercice 2024 le 31 août, pour la France, avec des revenus en baisse de 3,7 %. Kingfisher, la maison mère de Castorama et Brico Dépôt, dans le bricolage, s’enfonce dans le rouge avec des ventes en chute de 6,4 % dans l’Hexagone pour les trois mois s’achevant le 31 octobre. Le marché de l’habillement vit de son côté une crise depuis plusieurs années. Lire la suite »

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22 Oct 2024 | Observatoire
 

Même si la consommation de viande a reculé de 5,8 % en France depuis vingt ans, les boucheries de détail tirent leur épingle du jeu face aux grandes surfaces avec des artisans plus ambitieux et en phase avec les nouvelles habitudes alimentaires.

Enquête des Échos signée Léa Delpont.

La vague d’attaques de militants vegan s’étant tassée (voir 3 juillet 2018), le secteur – qui compte 15 000 entreprises pour 18 000 boutiques – reprend progressivement des parts de marché (40 % environ) aux grandes surfaces : +4,3 points entre 2018 et 2022, selon le cabinet d’études Xerfi.

•• Après une année de tassement liée à la baisse du pouvoir d’achat, la dynamique repart en 2024 : Xerfi anticipe une hausse de 3 % du chiffre d’affaires des boucheries, porté par une hausse de la demande et une augmentation modérée des prix.

Le recul de la consommation de viande en France (de 5,8 % en vingt ans, selon FranceAgriMer), sous l’effet de régimes alimentaires moins carnés et plus récemment de l’inflation, « ne se ressent pas sur les boucheries artisanales : de plus en plus de gens préfèrent acheter une fois en boutique que deux fois au supermarché », explique Jean-François Guihard, président de la Confédération française de la boucherie.

« Le métier change beaucoup », dit-il. Les clients veulent moins de pièces brutes et plus de brochettes, paupiettes, rôtis, qui nécessitent de la préparation. Tout comme l’activité traiteur, qui prend de plus en plus de place sur les étals et dans la caisse : un tiers des revenus. En conséquence, la masse salariale augmente (+2 % par an) au sein d’un nombre stable de commerces.

•• La profession, qui emploie 45 000 salariés pour 11 milliards d’euros de chiffre d’affaires, attire 5 000 nouveaux apprentis par an, deux fois plus qu’il y a dix ans.

Sans oublier 1 500 à 2 000 adultes en reconversion, Simon Bricard, ancien concierge privé et propriétaire de Viande & Chef à Paris, illustre parfaitement la nouvelle génération de patrons-bouchers communicants, présents sur les réseaux sociaux et proches de petits éleveurs de races locales : « On achète les bêtes en direct, on les prend entières et on se débrouille pour travailler aussi les bas morceaux dans des plats du jour cuisinés, hachis, blanquettes, bourguignons … » Ses clients « ne viennent plus tous les jours comme il y a dix ans, mais deux ou trois fois par semaine ». Lire la suite »

6 Oct 2024 | Observatoire
 

Le commerce dans les aéroports n’est plus la martingale d’autrefois, estime une étude de Kearney, reprise dans Les Échos. Les chiffres d’affaires ne suivent pas la courbe de croissance du nombre de voyageurs, en attente d’offres plus personnalisées. 

Le nombre de voyageurs aériens est revenu à 95 % du niveau d’il y a cinq ans. Le chiffre d’affaires des boutiques – qui vendent hors taxes sur les lignes internationales – plafonne, lui, à 84 %. Le marché ne dépassant pas les 72 milliards de dollars.

Autre indicateur : le panier moyen des voyageurs, qui atteignait 19 dollars en 2019 et était monté à 22 dollars en 2021, est redescendu à 18 dollars en 2022, puis 16 dollars en 2023.  Lire la suite »

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28 Juil 2024 | Observatoire
 

Dans l’alimentaire comme dans l’optique, les groupements de commerçants indépendants affichent des performances spectaculaires en France. Le modèle des coopératives de commerçants est efficace et plus performant, dans bien des cas, que le modèle intégré des enseignes qui possèdent leurs magasins, selon Les Échos (du 24 juin) dont nous reprenons l’article.

Le dernier bilan de la Fédération du Commerce coopératif et associé (FCA) pointe les bons résultats du système où chaque point de vente appartient à un exploitant différent (même si, dans les faits, un adhérent peut posséder plusieurs unités du réseau).

En 2023, les groupements du commerce coopératif et associé ont enregistré un chiffre d’affaires de près de 200 milliards d’euros, en hausse de 13,5 %. Une progression à comparer avec celle de l’ensemble du commerce de détail en France, qui a affiché une baisse de 2,9 %, d’après les données de la Banque de France.

•• La FCA, qui regroupe 180 enseignes et 36 000 entrepreneurs, pour 600 000 salariés, soit un tiers du commerce français, a vu arriver l’an passé de nouveaux adhérents. Elle précise donc qu’à périmètre constant, le chiffre d’affaires du secteur qu’elle recouvre a été de 189,6 milliards d’euros et sa croissance, de 7,4 %.

Dans le détail des principaux secteurs, l’alimentaire a représenté la plus grande part du volume d’activité avec 135,16 milliards d’euros de chiffre d’affaires (en hausse de 6,9 %), suivi par la santé (18,44 milliards d’euros, +8,3 %), la construction et le bricolage (10,31 milliards d’euros, +2,9 %), le sport et les loisirs (4,5 milliards d’euros, +6,2 %), le tourisme et l’hôtellerie (3,6 milliards d’euros, +9,3 %), l’optique (2,85 milliards d’euros, +6,5 %), les services (2,6 milliards d’euros, +7,1 %), l’équipement de la maison (911 millions d’euros, +2,4 %), et enfin le jouet et la puériculture (470 millions d’euros, +5,5 %). Dans l’optique, Krys et Optic 2000 dominent leurs concurrents.

Toutes les progressions incluent une grande part d’inflation, notamment dans l’alimentaire, qui a connu une hausse des prix d’environ 10 % en 2023. Dans plusieurs secteurs, l’alimentaire un peu, beaucoup le bricolage, les volumes baissent.

Il n’en reste pas moins qu’avec plus d’un point gagné en douze mois et près de 24 % de part de marché, Leclerc a écrasé ses concurrents et s’est installé comme le solide numéro un du commerce du quotidien, loin devant Carrefour (20 %). Intermarché et La Coopérative U ont été les autres gagnants de 2023. Il s’agit là encore de coopératives.  Lire la suite »

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