Le 29 avril 2023, des inspecteurs du travail assistés de policiers, avaient découvert dans le sous-sol d’un bar-PMU des Ulis (Essonne) les conditions indignes de logement d’un « employé » (voir 17 mai 2023).
Suite à cette perquisition, le parquet d’Évry-Courcouronnes avait ouvert une enquête pour « traite d’êtres humains commise en échange d’une rémunération ou d’un autre avantage ».
•• Plus d’un an après, et à l’issue des nombreuses investigations menées par le commissariat de Palaiseau, le couple présenté comme gérants du commerce a fini par être interpellé par la police, selon Le Parisien.
L’homme de 56 ans et sa compagne de 45 ans se savaient-ils recherchés ? Pendant des mois, le premier est resté insaisissable, séjournant la plupart du temps à l’étranger. Il a fini par être localisé et arrêté avec son épouse chez leur fille dans le 19ème arrondissement de Paris. La jeune femme de 28 ans figure, elle aussi, comme cogérante du Relais des Ulis.
Lors de leurs auditions, tous les deux ont nié en bloc. L’hébergement au sous-sol du bar ? C’était pour « aider un ami », ont-ils assuré devant les policiers.
•• Les policiers de Palaiseau avaient toutefois cumulé des éléments contre le couple. Il y a cette cave indigne, d’une part. Puis l’absence de déclaration de l’homme de 63 ans aux services de l’État.
L’homme aurait travaillé entre 2011 et 2023 au service des tenanciers, 7 jours sur 7, 50 heures par semaine, tout en étant « très largement sous-payé », selon une source proche du dossier. Pour l’Urssaf, le préjudice total dépasserait 150 000 euros. L’enquête de police a ainsi permis de démontrer que « le couple profitait de la faiblesse de personnes, notamment d’origine étrangère, sans titre de séjour, pour les faire travailler », selon la même source. Lire la suite »