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4 Sep 2025 | Profession
 

Alors que plane la menace d’une remise en cause de l’exonération fiscale et sociale des pourboires dans le cadre du budget 2026, l’UMIH (Union des Métiers de l’Hôtellerie Restauration) a réalisé, cet été, deux enquêtes complémentaires.

La première avec l’institut IPSOS BVA auprès d’un échantillon représentatif de salariés de la branche (1 004 salariés – du 10 au 21 juillet 2025).
La seconde auprès d’employeurs/chefs d’entreprise, adhérents UMIH ou non (1 023 – du 22 juillet au 5 août 2025).
Des résultats sans appel : un rejet unanime de la part des salariés et des employeurs de cette nouvelle taxe

Les résultats croisés révèlent une inquiétude partagée : salariés comme employeurs rejettent unanimement la possible création d’une « taxe sourire » et l’accueil qui mettrait en péril la motivation, le pouvoir d’achat et l’attractivité des métiers de l’ensemble des CHRDT (cafés, hôtels, restaurants, discothèques, traiteurs), secteur déjà fragilisé par la crise sanitaire et l’augmentation des coûts de production.

Côté salariés

81 % des salariés s’opposent à l’idée de payer des impôts et cotisations sur ces pourboires, 76 % se disent inquiets ;
41 % envisageraient de quitter le secteur si cela devait être le cas ;
71 % perçoivent des pourboires en plus de leur salaire ;
83 % les voient comme un avantage incontournable.

Côté employeurs

86 % estiment que les pourboires sont une gratification indispensable pour leurs équipes ;
92 % des employeurs rejettent frontalement la fiscalisation et la socialisation ;
91 % se disent inquiets, dont 70 % « très inquiets ».

Quatre inquiétudes majeures relevées

  1. Un refus massif et généralisé face à la possibilité de taxer le pourboire (81 % des salariés, 92 % des employeurs).
  2. Une perte d’attractivité du métier (66 % des salariés, 88 % des employeurs).
  3. Une érosion du pouvoir d’achat (64 % des salariés, 85 % des employeurs).
  4. Une démotivation généralisée et un turnover accru (62 % des salariés, 90 % des employeurs).

Rappel : Les pourboires remis volontairement par les clients aux salariés en contact avec la clientèle et rémunérés jusqu’à 1,6 SMIC sont exonérés de cotisations et contributions sociales ainsi que d’impôt sur le revenu. Instaurée en 2022, cette mesure a été prolongée à deux reprises jusqu’au 31 décembre 2025.

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30 Juin 2025 | Profession
 

Suite à l’annonce par le Gouvernement de la pérennisation de l’utilisation des titres-restaurant dans les grandes surfaces (avec un seuil quotidien de 25 euros / voir 16 janvier et 31 mars), l’UMIH (Union des Métiers de l’Hôtellerie-Restauration) a publié un communiqué que nous reprenons.

L’UMIH dénonce une trahison de la restauration et annonce par la voix de Thierry Marx, président confédéral, et celle de Franck Chaumes, président national de la branche restauration, le boycott, par le 1er syndicat de la profession, des Assises de la Restauration et des Métiers de Bouche qui se tiendront le 1er juillet prochain. Ils appellent l’ensemble des organisations professionnelles à les rejoindre dans ce boycott.

Suite aux annonces de la réforme du titre-restaurant par Véronique Louwagie, ministre déléguée aux commerces, à l’artisanat, aux TPE/PME et à l’ESS et… dorénavant de la grande distribution, l’UMIH dénonce des annonces en trompe-l’œil et un détournement pur et simple de l’objet social du titre-restaurant.

Sous couvert de modernisation, la réforme du titre-restaurant menace directement des dizaines de milliers d’établissements de restauration commerciale.

Tout alimentaire : un cadeau pour la grande distribution, un poison pour les restaurateurs

La pérennisation de l’utilisation du titre-restaurant au « tout alimentaire » signifie un abandon pur et simple des restaurateurs au profit de la grande distribution.

En effet, ce qui devait être une mesure transitoire devient un dispositif permanent, totalement déconnecté de la vocation initiale : permettre au salarié de financer son repas à l’extérieur quand l’entreprise ne propose pas de restaurant d’entreprise.

Le résultat est sans appel : près de 900 millions d’euros de chiffre d’affaires annuels siphonnés au profit de la grande distribution.
En deux ans, celle-ci a gagné 10 points de parts de marché sur le dos des restaurateurs, qui en ont perdu plus de 9.

De plus, la mesure représente un manque à gagner considérable pour les finances publiques, compte tenu de la différence de taux de TVA entre les achats en GMS (5,5 %) et en restauration (10 %).

Double plafond abandonné : un revirement incompréhensible

Pour l’UMIH, l’abandon du double plafond, pourtant testé et approuvé après la crise COVID, est un revirement incompréhensible de la part du Gouvernement.
Cette mesure était la seule véritablement protectrice de l’objet social du titre-restaurant et des commerces de proximité.
Son rejet renforce la concurrence déloyale entre un repas préparé et un panier de courses.
Pourquoi ce revirement de la ministre Louwagie, qui jugeait récemment la mesure « très sérieuse », pour désormais la qualifier « d’usine à gaz » ? Ce retournement de position est inadmissible pour des dizaines de milliers de TPE / PME.

Une réforme qui perd son cap

Sur les autres mesures annoncées, l’UMIH salue la fin du format papier et l’interdiction des pratiques commerciales opaques des émetteurs (RFA).

Mais ces avancées sont balayées par l’essentiel : la dénaturation complète du dispositif.

Pire, le Gouvernement envisage désormais de supprimer la CNTR et de confier aux émetteurs eux-mêmes le contrôle des usages. Peut-on confier à un opérateur économique le soin de sanctionner ses propres clients ?

L’UMIH exige un sursaut

Un projet de loi est annoncé pour le 4e trimestre 2025, l’UMIH poursuit sa mobilisation pour un sursaut général pour préserver ce qui fait la force du titre-restaurant : sa mission sociale et économique au service du déjeuner des salariés et de la vitalité de la restauration française, et pas un énième levier de croissance pour la grande distribution.

Pour Franck Chaumes et Thierry Marx : « Le titre-restaurant ne peut devenir un outil de consommation indistinct, vidé de son sens et instrumentalisé pour des objectifs éloignés de sa vocation d’origine » et de poursuivre : « Si le gouvernement maintient sa position, on s’achemine vers l’un des plus grands plans sociaux de l’histoire de la restauration. En effet, chaque jour, ce sont 23 entreprises de notre secteur qui sont déclarées en défaillance, souvent les plus petites et en ruralité. Cette réforme va aggraver et amplifier cette situation. »

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4 Mar 2025 | Profession
 

Le Gouvernement a soumis, le 22 février, un projet de liste des métiers en tension à lavis des organisations patronales interprofessionnelles. LUnion des Métiers de lHôtellerie Restauration (Umih) remarque que cette liste constitue une avancée importante pour le secteur, mais insiste sur plusieurs points dajustement indispensables.

À l’instar du secteur agricole, l’Umih demande un arrêté ministériel spécifique pour les HCR, pour que tous les métiers essentiels de l’hôtellerie et de la restauration soient systématiquement reconnus partout en France métropolitaine.

En effet, il manque l’inscription des métiers de :
• serveurs en Bretagne, en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur
• chefs cuisiniers en Bretagne, en Corse et en Provence-Alpes-Côte d’Azur premiers niveaux en cuisine et serveurs en Île-de-France
• maître d’hôtel dans toutes les régions saisonnières d’été.

Thierry Marx, président confédéral de l’Umih déclare : « Cette reconnaissance est indispensable pour simplifier les démarches administratives et garantir une politique de recrutement et de formation plus cohérente et efficace dans notre secteur ».

Laurent Barthélémy, président de la commission Formation-Emploi et président Umih Saisonniers : « dans nos métiers, la diversité des activités permet à chacun de construire son parcours personnel et professionnel. Linsertion sociale et l’ascenseur social existent encore dans notre secteur, et c’est un atout majeur que nous devons préserver. Nous sommes prêts à embaucher et à former, il est donc essentiel de créer les conditions favorables à lembauche et à la formation pour tous. »

L’UMIH reste pleinement mobilisée et espère que les ajustements nécessaires seront apportés rapidement pour une reconnaissance juste et équitable des métiers en tension sur l’ensemble du territoire national. (Voir aussi 25 juin 2024)

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16 Jan 2025 | Profession
 

Au moins, le nouveau Gouvernement Bayrou aura vite trouvé une majorité sur une disposition particulièrement pénalisante pour les professionnels de la restauration …Notamment, les bars-tabac-brasseries. 

Il s’agit de prolonger la possibilité d’utiliser les titres-restaurants pour acheter des produits alimentaires non directement consommables (pâtes, riz, etc.) dans des commerces … et surtout la grande distribution. 

Il s’agit d’une mesure exceptionnelle, adoptée en 2022 dans le cadre de mesures sur le pouvoir d’achat. Un provisoire qui a duré. À tel point qu’on en est vite arrivé à la situation où moins d’un titre-restaurant sur deux (moins de 45 % en fait) est dépensé dans les restaurants et les bars-brasseries (voir 17 novembre 2023). Lire la suite »

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31 Déc 2024 | Profession
 

À partir de ce mercredi 1er janvier, la remise nette sur la vente au détail de tout produit du tabac – correspondant à la rémunération du débitant de tabac – passe de 8,25 % à 8,35 %.

 Rappelons que cette revalorisation correspond à l’application du Protocole d’Accord sur l’Accompagnement du réseau des buralistes 2023-2027 qui a été négocié puis signé entre Philippe Coy, président de la Confédération, et Gabriel Attal, ministre des Comptes publics de l’époque.

Il s’agit de la 8ème réévaluation – négociée par la Confédération des buralistes – depuis le 1er janvier 2018 : 7,70 % à l’époque. Rappelons aussi qu’il y a 13 ans, au 1er janvier 2012, la remise nette tabac était à 6,50 %.

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23 Oct 2024 | Profession
 

La discussion qui souvre à partir de ce lundi 21 octobre en commission à lAssemblée Nationale sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2025, sera déterminante. Elle actera ou non la poursuite de la politique conduite depuis plusieurs années pour remettre la France dans le jeu de la performance économique, atteindre le plein emploi et contribuer à la cohésion de la société.

C’est ainsi que débute un communiqué de la CPME (dont la Confédération des buralistes est adhérente). Extraits.

Dans une logique de bouclage budgétaire, ce texte prévoit une diminution sans précédent du niveau des exonérations de cotisations patronales dont bénéficient aujourdhui les entreprises pour les rémunérations allant jusqu’à 3,5 SMIC. Cest une charge supplémentaire de plus de 5 milliards d’euros que devraient supporter nos entreprises, quelles que soient leur taille, secteur dactivité ou statut. Cela sajouterait aux autres transferts de charges, notamment via les complémentaires santé, les indemnités journalières, ou à la réduction du soutien au régime des apprentis.

•• Nous rappelons que les exonérations de cotisations sociales ne sont pas un « cadeau » aux entreprises ; elles contribuent à garantir un niveau de salaire minimum parmi les plus élevés de lOCDE en pourcentage du salaire médian et dun niveau de protection sociale élevé, financé pour une large part par le travail.

Ce choix de société a conduit dans les années 90 à mettre en place ce système dallègement du coût du travail. Il préserve lemploi, en particulier des populations faiblement qualifiées, plus particulièrement exposées au risque de chômage. Cette politique a produit des résultats incontestables, comme le confirme le rapport public remis par MM. Bozio et Wasmer au Gouvernement.

La réduction de ces exonérations se traduirait par une hausse immédiate du coût du travail, qui rognerait mécaniquement les marges des entreprises.

Cette hausse du coût du travail, en particulier au niveau du SMIC, constitue un risque majeur en termes de destruction demploi, affectant des secteurs qui jouent un rôle déterminant en matière dinsertion professionnelle et daccompagnement des personnes les plus fragilisées.  Lire la suite »

21 Sep 2024 | Profession
 

Le Crédit Agricole réduit sa voilure et particulièrement en zones rurales.  En Aveyron pas moins de 5 agences vont être supprimées. Illustration à Salles-Curan (1 000 habitants, 34 kilomètres de Millau) où habitants, commerçants et municipalité regrettent cette situation, sur France 3.

Dès le 1er janvier 2025, les personnes qui passeront la porte de ce Crédit Agricole ne pourront plus échanger avec un conseiller, ni déposer un chèque. Il ne leur restera plus qu’une seule possibilité : le retrait d’argent à un distributeur. « C’est vraiment problématique pour les personnes âgées », réagit un riverain, « je regrette qu’on ne prenne plus en compte la relation humaine, surtout quand il s’agit de finances et que c’est un peu sensible ».

•• Le buraliste voit, lui aussi, cette fermeture d’un très mauvais œil. La banque était située à proximité de son établissement. Un véritable atout, qui lui apportait de la clientèle et une certaine sécurité pour son commerce. Le buraliste craint pour ses futurs dépôts d’argent liquide.

« Jusqu’à présent, je n’avais qu’à traverser la route pour déposer l’argent liquide », témoigne le buraliste, « il n’y a jamais eu aucun problème de sécurité. Maintenant ça va changer, car je vais devoir faire 30 kilomètres pour déposer ma caisse à la banque ».

•• Pour sauver l’intégralité des services proposés par l’agence de la commune, un groupe d’habitants a lancé une pétition. 1300 signatures ont été recueillies, mais sans résultat. Pour justifier sa décision, la banque évoque « un manque de fréquentation physique ».

Pour la mairie, cet argument n’est pas recevable : « il y a du monde toute l’année, et il y a même de longues files d’attente. Et encore plus pendant l’été en pleine saison touristique ».

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28 Juin 2024 | Observatoire
 

Le paiement sans contact sest généralisé en France à la faveur de la crise sanitaire. Et il pourrait faire un nouveau bond en avant grâce à larrivée prochaine dune nouvelle fonctionnalité, le « sans contact plus ».

En raison des risques de fraude, le plafond des paiements sans contact est relativement bas. Longtemps limité à 30 euros, il a été rehaussé à 50 euros en mai 2020.

Ce nouveau plafond s’est accompagné d’une adoption massive du sans contact. « Désormais plus de six paiements par carte de proximité sur dix sont réalisés en mode sans contact, pour des montants moyens inférieurs à 20 euros », indiquait la Banque de France, dans un rapport publié fin 2023. Lire la suite »

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9 Juin 2024 | Profession
 

Depuis le 1er janvier 2022, les gratifications par carte bancaire – versées aux salariés par les clients de lhôtellerie-restauration – sont exonérés de cotisations sociales et dimpôt sur le revenu. Le gouvernement va devoir trancher sur la pérennisation de ce dispositif.

Initialement prévue jusqu’au 31 décembre 2023, la mesure, qui concerne les salariés des hôtels, cafés, restaurants, bars, discothèques ou encore casinos, a été prolongée un an de plus. Mais qu’en sera-t-il en 2025 et au-delà ?

Le Gouvernement a prévu de produire un rapport d’évaluation de la mesure avant le mois doctobre en vue des débats budgétaires de lautomne.

Pour rappel, la défiscalisation et la désocialisation de ces pourboires s’appliquent toutefois à deux conditions. D’abord, les gratifications reçues des clients par le serveur ou le barman concerné ne doivent pas représenter plus de 20 % du salaire total. Et, surtout, la défiscalisation n’est possible que si le salaire (heures supplémentaires incluses) est inférieur à 1,6 smic (2 333 euros net).

Du côté de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (Umih), on plaide pour la prolongation de la mesure, vue comme un gage d’attractivité pour le secteur qui manque de bras, en supprimant les conditions de salaires qui y sont rattachés. « Cest un sujet sur lequel nous travaillons et nous allons monter au créneau auprès du Gouvernement » précise, dans Le Parisien, Franck Chaumes, président de la branche restauration de lUmih. « Pour nos employés, les pourboires sont un complément de revenus quils dépensent dans l’économie locale. »

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26 Mar 2024 | Profession
 

EDF et les « grands producteurs d’énergies » devront renégocier les contrats d’électricité conclus avec certaines entreprises à des prix élevés pendant la crise énergétique, a indiqué ce 25 mars le ministre de l’Èconomie Bruno Le Maire, en réponse à celles qui dénoncent des tarifs « injustement élevés ».

C’est ce qu’annonce une dépêche AFP que nous reprenons.

« EDF sest engagé à renégocier les contrats des TPE, PME, et ETI qui ont été signés au moment où les prix étaient au plus haut. Cest vital pour ces entreprises. EDF le met en œuvre », a indiqué Bruno Le Maire à l’issue de sa participation au comité exécutif d’EDF, une première pour un ministre depuis la nationalisation complète du groupe en juin 2023. Lire la suite »

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