Près de 5 millions de Français ont accès au titre restaurant via leur entreprise selon une source du ministère de l’Économie datant de 2021. Le SNARR, le principal syndicat de la restauration rapide, a demandé au Gouvernement la généralisation pour tous les salariés qui en bénéficient de son utilisation pour les dimanches et les jours fériés dans le cadre de la prochaine Loi de modernisation des titres-restaurant actuellement en cours de concertation (voir 16 janvier 2025).
En effet, aujourd’hui, seuls les salariés qui ne chôment pas ces jours-là sont autorisés à les utiliser après que leur entreprise ait fait une demande de dérogation, rapporte Le Parisien. Afin d’appuyer sa demande dans ce sens, le syndicat a commandé une étude auprès de l’institut de sondage Odoxa. Ainsi, parmi les sondés, 67 % se disent favorables à l’utilisation des tickets-restaurant les dimanches et jours fériés. « Si on isole les seuls salariés qui disposent de titres-restaurant, on est à 85 % d’opinion favorable », explique Esther Kalonji, déléguée générale du SNARR.
Interrogé, le ministère de l’Économie ne ferme pas les portes à cette modification et se dit même « ouvert » sur le sujet.
Il faut dire qu’aujourd’hui, l’idée est loin de faire consensus. « L’idée est intéressante. Elle simplifierait la vie des salariés et apporterait du chiffre d’affaires », explique de son côté Romain Vidal (restaurant le Sully à Paris) qui siège au sein de la commission nationale des titres-restaurant (CNTR) qui tient à nuancer son propos. « Il faudrait que nous soyons libres d’accepter ou non les titres-restaurant les dimanches et jours fériés. Certains ont leur établissement rempli ces jours-là. Avec le niveau des taux de commission, ils n’ont pas forcément envie d’être payés avec ça », fait-il savoir.
« Puisque l’utilisation des titres-restaurant a été étendue aux produits alimentaires non consommables immédiatement comme les pâtes, ce qui avantage la grande et moyenne distribution, il faudrait que le double plafond et l’utilisation des titres tous les jours soient accordés aux restaurateurs », estime Esther Kalonji.
Les premiers arbitrages de Bercy devraient être rendus avant l’été.




