
L’absence de vote du budget de l’État pour 2026 pourrait avoir des conséquences immédiates sur la défiscalisation des pourboires.
C’est ainsi que débute une communication (du 29 décembre) de l’Umih (Union des métiers de l’hôtellerie-restauration) que nous reprenons.
Pour ne pas revivre les situations ubuesques de l’année dernière, l’Umih demande une action immédiate de l’État.
Dans un courrier adressé le 24 décembre au ministre de l’Économie Roland Lescure, l’UMIH tire la sonnette d’alarme sur l’arrêt imminent de la défiscalisation et de la désocialisation des pourboires.
Sans adoption d’un budget avant le 31 décembre 2025, la mesure s’arrêterait brutalement dès le 1er janvier 2026, alors même que les députés et sénateurs ont voté en faveur du prolongement de la défiscalisation des pourboires et que le Président de la République avait également défendu la défiscalisation lors d’une réunion le 30 septembre 2025.
Face à cette urgence, l’Umih demande
- La prolongation réglementaire : proroger le dispositif par voie réglementaire ou par décret, afin d’assurer sa continuité dans l’attente d’une clarification législative.
- L’instruction administrative pour ne pas procéder à des redressements concernant les pourboires versés au cours du premier trimestre 2026, instaurant ainsi une période de tolérance.
L’UMIH insiste sur la nécessité de ne pas sanctionner des acteurs économiques qui seraient victimes de l’instabilité institutionnelle actuelle. Pour le secteur, la défiscalisation des pourboires représente une mesure d’efficacité économique qui doit perdurer au-delà des aléas parlementaires.
(voir aussi le 4 septembre 2025)




