Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
28 Oct 2026 | Pression normative
 

Deux frères mineurs domiciliés à La Rochelle ont été interpellés après qu’un important stock de tabac et de drogue a été retrouvé chez eux le 4 octobre dernier. Nous reprenons un article du Figaro.

Selon la Police nationale de Charente-Maritime, c’est leur père qui a d’abord découvert des cartons remplis de tabac dans la chambre de l’un de ses deux fils et qui a prévenu les autorités… car ce dernier l’aurait menacé de mort.

« Ce père invite nos policiers à pénétrer dans son logement où sont découverts 17 cartons scotchés contenant respectivement 50 cartouches de cigarettes, mais aussi 30 grammes de cocaïne, 700 grammes de résine de cannabis et 475 € en numéraire », rapporte la Police nationale de Charente-Maritime dans un message publié sur Facebook ce 21 octobre. Placés sous surveillance discrète, les deux frères ont été interpellés peu de temps après.

En garde à vue, ils ont finalement admis aux enquêteurs du Service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) leur participation mutuelle à un trafic de stupéfiants et de tabac… depuis une semaine, tout en refusant de communiquer l’identité du fournisseur. Les deux individus ont été placés sous contrôle judiciaire en attendant leur passage devant le juge des enfants en décembre 2026.

(Voir les 23 novembre 2025 et 15 octobre 2025.)

26 Oct 2026 | Pression normative
 

Assemblée nationale HémicycleComme nous l’avons déjà annoncé (voir le 23 octobre), l’amendement pour une « interdiction générationnelle de la vente du tabac » du député écologiste Nicolas Thierry a été rejeté lors de l’examen en séance publique du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, ce 22 octobre en fin de soirée.

Par 67 voix contre et 38 pour.

Rappelons que l’amendement proposait l’interdiction, pour les buralistes, de vendre du tabac, à jamais, à toute personne née après le 1er janvier 2009. Avec application dès janvier prochain.

Reste qu’il faut s’attendre à ce que le sujet soit relancé. Au moins par les écologistes. D’autant que, lors du débat, le gouvernement n’a pas pris position (la ministre de la Santé, Nathalie Rist, étant pour l’amendement à titre personnel / voir le 4 juillet).

Nous reprenons deux extraits significatifs du débat :

Philippe Lottiaux (RN) : « C’est brillant ! Alors, franchement, 40 % des cigarettes consommées sont achetées ailleurs ; demain, ce sera 100 %, c’est magnifique. Un siècle plus tard, vous recréez un truc qui a super bien marché : la prohibition.

« Cela a vachement bien fonctionné aux États-Unis et on aura les mêmes effets : on va voir se développer la contrebande, la contrefaçon, les gangs et les mafias. Et puis, cela va poser un problème à certains de vos copains, parce que comment rouler des joints sans tabac ?

« En tout cas, la mesure est quand même complètement excessive. On est dans un pays de liberté : on a le droit de fumer ou de ne pas fumer.

« Elle est inapplicable : on va demander la carte de tout le monde ? C’est inutile, parce que, de toute façon, il y aura des trafics et chacun trouvera les cigarettes qu’il a envie de trouver. C’est dangereux. » Lire la suite »

15 Oct 2026 | Pression normative
 

La commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a voté en faveur du projet de « génération sans tabac », présenté par le groupe écologiste et déjà demandé l’année dernière par le député Nicolas Thierry.

« Génération sans tabac » : c’est-à-dire l’interdiction de vendre du tabac à vie à toute personne née après le 1er janvier 2014 (voir le 4 novembre 2025).

Cette mesure prohibitive devant être mise en œuvre dès le 1er janvier prochain au Royaume-Uni (voir le 22 avril 2026), elle s’appliquera à toute personne née après le 1er janvier 2009.

En juillet dernier, six anciens ministres français de la Santé — de Claude Evin à Yannick Neuder, en passant par Marisol Touraine — avaient pris position en faveur d’une telle mesure de prohibition générationnelle (voir le 11 juillet 2026).

4 Oct 2026 | Pression normative
 

Si la pratique n’est pas conseillée, le fait de fumer au volant n’est pas expressément interdit par le droit français. Un état de fait auquel veut remédier la députée Josiane Corneloup, qui siège avec la Droite républicaine et qui défend un texte en ce sens. Nous reprenons le sujet de Quitterie Desjobert sur CNEWS le 3 octobre.

Une interdiction à triple enjeu. La députée de la Droite républicaine, Josiane Corneloup, défend une proposition de loi visant à interdire aux conducteurs de fumer au volant.
L’élue de Saône-et-Loire s’est confiée sur les raisons de ce texte.

« Nous avons une législation qui n’est pas très efficace puisqu’il est seulement interdit de fumer en voiture lorsqu’un mineur est présent dans l’habitacle », a rappelé Josiane Corneloup, ajoutant dans l’exposé des motifs de son texte que la loi prévoit aussi une amende lorsque la cigarette empêche le conducteur « d’exécuter commodément et sans délai les manœuvres ».

Toutefois, la reconnaissance de l’infraction se fait à l’appréciation de l’agent des forces de l’ordre qui l’établit. Et dans les faits, « on voit bien que les poursuites sont souvent classées sans suite », a regretté l’élue. Lire la suite »

23 Sep 2026 | Pression normative
 

Nous publions une tribune de Norbert Neuvy, cofondateur de Nicotine World (voir 18 février 2026 et 15 novembre 2025).
La lutte contre le tabagisme devrait poursuivre un objectif simple : réduire le nombre de fumeurs et éviter les rechutes. Pourtant, certaines décisions publiques produisent parfois l’effet inverse de celui recherché. C’est le cas de l’interdiction des sachets de nicotine en France (voir le 1er avril 2026). Un signal d’alerte remonte du terrain : des consommateurs adultes qui s’étaient éloignés de la cigarette grâce à ces alternatives se retrouvent aujourd’hui sans solution. Certains renoncent à toute consommation, mais d’autres cherchent à se fournir autrement ou retournent au tabac fumé.

C’est précisément ce que toute politique de santé publique devrait éviter.

Le retour à la cigarette : un échec sanitaire évitable

La cigarette reste le produit nicotinique le plus dangereux en raison de la combustion, responsable de l’essentiel des maladies liées au tabac. Pour certains fumeurs adultes, les alternatives sans combustion constituent un outil de réduction des risques et d’aide à la sortie du tabac. Les supprimer sans solution de remplacement ni accompagnement comporte un risque : favoriser le retour à la cigarette.

Plusieurs consommateurs nous l’ont déjà exprimé. Chili témoigne : « Depuis que j’ai découvert les sachets, ça m’a beaucoup aidé, mais depuis l’interdiction j’ai repris la cigarette. » Fouad, lui, explique avoir essayé d’autres substituts sans succès : « Il me reste très peu de sachets et je ne sais pas comment poursuivre mon sevrage. »

Ces témoignages doivent être entendus non comme des anecdotes isolées, mais comme des signaux faibles. Et en santé publique, les signaux faibles doivent être pris au sérieux avant qu’ils ne deviennent des tendances lourdes. Lire la suite »

 

La Turquie annonce un nouveau plan anti-tabac qui doit amener à une mesure radicale à l’échéance du 1er janvier 2040 : l’interdiction totale de vendre du tabac à quiconque.
(ce qui laissera rêveur ceux qui ont l’occasion de visiter la Turquie ces jours-ci).

Le projet va être présenté au Parlement.
Il passe par une loi « intermédiaire » qui interdira totalement la consommation de tabac sur les terrasses de cafés-restaurants, les plages, les enceintes sportives, les environnements des établissements scolaires et sanitaires.
Les bars et restaurants pourront aménager des zones fumeurs mais sans service.

Pour éviter toute dérive vers le marché parallèle, tout achat de tabac devra passer par un moyen de contrôle digital (téléphone portable).
Ces mesures – y compris l’interdiction de vente à partir du 1er janvier 2040 – s’appliquent aux produits du vapotage, au tabac chauffé et au tabac à chicha.

(Voir les 15 août 2024, 30 juillet 2023, 8 juin 2020).

 

Un rapport parlementaire commandé par Sébastien Lecornu, rendu public ce mercredi 16 septembre, vient formuler des propositions concrètes pour enfin « mieux organiser et structurer un système de prévention primaire en santé ».

Nous reprenons un article du Figaro de ce jeudi 17 septembre.

Parmi ses propositions, le rapport parlementaire préconise de « viser une génération sans tabac pour les personnes nées après 2009 », reprenant une proposition faite par l’Assurance-maladie cet été (voir le 2 juillet 2026).
En avril, le Royaume-Uni a déjà adopté une telle mesure, ce qui signifie que tous les Britanniques nés après le 1er janvier 2009 – et qui ont donc actuellement 17 ans ou moins – ne pourront jamais acheter légalement de cigarettes (voir 22 avril 2026). Lire la suite »

4 Sep 2026 | Pression normative
 

Le sénateur socialiste de l’Aude, Sébastien Pla, veut créer un délit de jet de mégot en période de risque d’incendie, passible d’un an de prison et de 15 000 euros d’amende. Invité d’ICI Provence le 3 septembre, il veut « faire bouger les consciences ».
Nous reprenons l’information.

Le constat est inquiétant : selon une enquête publiée cet été par la Fondation Vinci Autoroutes (voir le 1er août), 17 % des automobilistes fumeurs reconnaissent jeter leur mégot par la fenêtre de leur voiture. Et plus d’un tiers de ceux qui le font pensent que ce geste n’est pas vraiment dangereux.

Pour Sébastien Pla, sénateur socialiste de l’Aude, les sanctions actuelles ne sont plus à la hauteur du risque. Jeter un mégot est aujourd’hui passible d’une amende de 135 euros. Sa proposition de loi veut faire de ce geste un véritable délit lorsqu’il est commis dans une situation de risque d’incendie, avec une peine pouvant aller jusqu’à un an de prison et 15 000 euros d’amende.

« On ne va pas mettre tous les fumeurs en prison »

Face à une peine qui peut sembler particulièrement sévère, Sébastien Pla insiste : il s’agit de la peine maximale encourue et elle ne doit pas s’appliquer à n’importe quel jet de mégot. « On ne va pas mettre tous les fumeurs en prison, ce n’est pas l’objectif ».
Le sénateur vise les périodes où les conditions sont particulièrement propices aux départs de feu : vent fort, végétation sèche, fortes chaleurs et restrictions décidées par les préfectures. Il veut surtout changer la perception d’un geste encore trop souvent considéré comme banal. « Ce que je veux vraiment, c’est faire bouger les consciences du danger que peut provoquer un geste tout simple », dit-il. Lire la suite »

29 Août 2026 | Pression normative, Vapotage
 

Depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction des cigarettes électroniques jetables (puffs) en France (voir le 14 février 2025), le constat de terrain reste préoccupant : les adolescents continuent de vapoter, souvent avec les mêmes produits colorés et aromatisés qui avaient motivé la mesure. Nous reprenons un sujet de vapoteurs.net, signé de Jeremy Haley.

Des circuits d’approvisionnement qui contournent la loi

Les puffs interdites à la vente en France ne ont pas disparu des mains des collégiens et lycéens. Elles transitent par plusieurs canaux : ventes entre pairs, achats en ligne sur des plateformes peu regardantes, passages en Belgique ou en Espagne où les règles diffèrent, ou encore approvisionnement via des commerces qui ne respectent pas l’interdiction. Le contrôle de l’âge reste le maillon faible de toute la chaîne.

Les forces de l’ordre et les services de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) disposent de moyens limités pour surveiller l’ensemble des points de vente, notamment les petits commerces de proximité, les épiceries de nuit et les marchés informels. Les sanctions existent mais leur application reste sporadique.

La puff, porte d’entrée vers la dépendance à la nicotine ?

Au-delà de la question de l’accès, c’est la nature même du produit qui inquiète les professionnels de santé. Les puffs sont conçues pour être attractives — couleurs vives, arômes sucrés, format discret — et leur teneur en nicotine peut être élevée, parfois supérieure aux seuils autorisés par la réglementation européenne sur les produits du tabac (TPD).

Plusieurs études récentes, dont une méta-analyse portant sur 56 travaux scientifiques publiée début août 2026, ont mis en évidence que le vapotage chez les adolescents pourrait présenter des risques plus importants qu’estimé jusqu’ici, notamment sur le développement neurologique et la dépendance. Ces données renforcent l’urgence d’une application effective des interdictions existantes. Lire la suite »