Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Ainsi, le service public de la communication audiovisuelle nous a produit une nouvelle enquête à charge contre la présence, légale et réglementée, des cigarettiers sur le marché du vapotage : « Vapoteuses : l’empire de la clope contre-attaque » sur France 2 / Complément d’enquête (voir 21 mars).

Avec un traitement caricatural et trompeur, sur le mode complotiste, visant à laisser dans l’esprit des téléspectateurs un seul et simpliste message : les fabricants (et accessoirement les buralistes) n’ont d’autre objet que manipuler, tromper, empoisonner…
En évitant de revenir sur les milliards de dollars investis dans le monde par ces mêmes fabricants pour concevoir, produire et commercialiser des produits effectivement à moindre nocivité.
Façon de rejoindre le raisonnement de ces écolos furieux dénonçant les pétroliers qui investissent dans les nouvelles énergies.

La dénonciation facile empêche l’investigation difficile sur les vrais sujets se posant dans l’actualité de la vape et des nouveaux produits :

  • Le ravage des ventes de produits hors normes en ligne : en ciblant les adolescents.
  • La multiplication des ventes illégales au sein d’épiceries et autres bazars : en ciblant les adolescents.
  • L’apparition fulgurante sur le marché de produits exotiques plus que « border-line » avec la réglementation : en ciblant les adolescents.

Là où il y a urgence sanitaire, il n’y a pas toujours urgence médiatique.

23 Mar 2026 | Pression normative
 

Sur la route des vacances : pourquoi nos comportements changent au volant ?
Ou dit autrement, pourquoi jette-t-on plus facilement un déchet depuis sa voiture que dans sa rue ? Nous reprenons le message d’Aude Guiomar (directrice générale de Gestes Propres / voir les 2 février et 21 janvier 2026) publié récemment sur LinkedIn.

Un groupe d’étudiants a travaillé avec l’équipe Gestes Propres sur les freins psychosociaux spécifiques au milieu routier. Leurs conclusions sont éclairantes : être au volant change profondément notre rapport à l’espace… et à la responsabilité.

La route, un « non-lieu »

Contrairement à un quartier ou un parc, la route n’appartient à personne.
Pas d’attachement, pas d’ancrage = moins de responsabilité ressentie.

L’effet bulle de l’habitacle

La voiture isole, on ne se sent pas observé.
Moins de contrôle social = plus de désinhibition. Lire la suite »

21 Mar 2026 | Pression normative
 

« La Guerre de l’Info », c’est sous cette signature que les équipes de Complément d’Enquête – sur France 2, ce 19 mars au soir – ont présenté un sujet en phase avec une réalité de la vie quotidienne dans notre pays : le développement du vapotage.
Sujet qui peut prêter à la controverse, certes, mais qui n’exclut pas une approche sérieuse, non-partiale et documentée.
C’est raté.

On aurait pu y entendre des témoignages concrets de vapoteurs, de professionnels issus du très large éventail représenté par les acteurs de la vape, de tabacologues, voire de médecins sur le terrain… et même des agents de la DGCCRF appelés à suivre le secteur.

On aurait pu espérer une synthèse entre toutes les études (les plus importantes du moins) existantes sur le sujet de par le monde… et non la mise en avant polémique d’un seul chiffre.

On aurait pu y explorer les causes pour lesquelles – dans beaucoup de pays, notamment en France – la baisse de la prévalence tabagique coïncide avec le développement du vapotage…

On aurait pu en savoir plus sur les graves défis représentés par l’arrivée massive de produits du vapotage non conformes, illégaux sur la plupart des marchés occidentaux…

Au lieu de cela… une émission totalement à charge contre « le big tobacco ». C’est tout.
Dans une atmosphère polémique, voire complotiste.
Un seul exemple ? : ces photos de professionnels de l’industrie (en audition officielle à l’Assemblée nationale) présentées en mode « photos grises de mafieux ».

Comme si le fait d’investir des moyens considérables sur des solutions à moindre risque pour le fumeur représentait le scandale absolu.

À suivre.

18 Mar 2026 | Pression normative
 

Une analyse de Truth Initiative – une ONG américaine dédiée à la santé publique et engagée contre la dépendance à la nicotine – alerte sur la forte présence d’images de tabac et de produits nicotiniques dans les contenus audiovisuels populaires, y compris parmi les films nommés à l’Academy Award for Best Picture.

Selon l’ONG, cette exposition fréquente, notamment chez les jeunes spectateurs, pourrait favoriser l’initiation au vapotage et compliquer l’arrêt de la nicotine, ce qui conduit Truth Initiative à appeler l’industrie du divertissement à renforcer les mesures de prévention.

Une exposition aux produits du tabac et de la nicotine fréquente et en hausse dans l’audiovisuel

Alors que l’industrie du cinéma célèbre les films les plus remarqués de l’année, une analyse de Truth Initiative met en lumière une tendance préoccupante : huit des dix films nommés cette année pour l’Academy Award for Best Picture contiennent des images de tabagisme ou d’utilisateurs de cigarettes électroniques ou autres produits à la nicotine, soit une absence de progrès par rapport aux constats réalisés aux Oscars 2025. Selon l’organisation, la présence récurrente de tous ces produits dans des films populaires et primés contribue à banaliser un comportement addictif, notamment auprès des jeunes spectateurs.

Par ailleurs, une étude récente menée par le NORC à l’Université de Chicago, un institut de recherche indépendant, en collaboration avec Truth Initiative, indique également que plus de la moitié (51 %) des 152 films les plus populaires de 2024 comportaient des scènes de consommation de tabac, en hausse de 10 points de pourcentage par rapport à l’année précédente (41 %). Lire la suite »

17 Mar 2026 | Pression normative
 

Installés fin août dans le centre-ville de Sélestat (19 000 habitants, Bas-Rhin) 11 cendriers nouvelle génération ont fait l’objet d’un premier bilan.
Un bilan des quatre premiers mois a été dressé par la municipalité. Nous reprenons l’article de DNA (du 13 mars).

Afin de lutter contre les mégots jetés au sol, la municipalité sélestadienne a décidé d’installer des cendriers nouvelle génération au centre-ville. Depuis fin août 2025, cet équipement permet de collecter les mégots qui sont ensuite recyclés et transformés en matériau permettant de fabriquer du mobilier urbain.

Entre fin août et fin décembre, quelque 24 800 mégots ont été collectés, soit un poids de 6,2 kilos.
« Si on avait mis bout à bout ces près de 25 000 mégots, ils auraient fait la taille de deux tours Eiffel », indique Marylène Cacaud, responsable du service environnement.

« On voit un peu moins de mégots sur le sol, reconnaît Marcel Bauer (le maire sortant qui ne se représentait pas ce dimanche). Mais s’il y en a encore deux, c’est deux de trop. » L’objectif de la municipalité reste donc de poursuivre l’effort.

La campagne de communication va également se poursuivre, couplée à une campagne de prévention des fumeurs.
« En lien avec la police municipale, nous allons distribuer des cendriers de poche », avance Marylène Cacaud. Quelque 1 000 cendriers de poche ont été fournis par Alcome, éco-organisme œuvrant pour la réduction des mégots jetés dans l’espace public (voir 28 janvier 2026).

La Ville insiste sur la prévention, mais ne s’interdit pas la répression : un arrêté municipal a été pris afin de pouvoir verbaliser toute personne jetant sa cigarette dans la rue. Il en coûtera un maximum de 135 euros au contrevenant. « L’idée n’est pas de matraquer les gens », précise encore Marcel Bauer.

Enfin, on rappelle qu’il s’agit d’une « opération blanche » pour la ville : « Ce que nous recevons en subvention sert à l’achat de cendriers et aux campagnes de communication. »

 

Au Royaume-Uni, les deux chambres du Parlement ont approuvé ces derniers jours le projet de loi visant à interdire la vente de produits du tabac à toute personne née à partir de 2009 (voir les 6 mars et 2 mars 2026). S’il reste d’autres étapes avant l’adoption définitive de la loi, le Royaume-Uni devrait être l’un des premiers pays du monde à mettre cette mesure en place.
C’est ainsi que débute une communication de Generation sans Tabac que nous reprenons.

La vente de tabac interdite pour toute personne née à partir de 2009

Le projet de loi vise à interdire la vente de produits contenant du tabac ou à base d’herbe à fumer, ainsi que la vente de papier à cigarettes à toute personne née à partir du 1er janvier 2009.
A travers une interdiction générationnelle, cette mesure permettrait de facto au Royaume-Uni de sortir progressivement du tabagisme. Les produits de la nicotine, comme les cigarettes électroniques, ne sont toutefois pas compris dans la mesure.
Approuvé en troisième lecture par la Chambre des Lords et la Chambre des communes, le texte doit désormais faire l’objet d’un accord final entre les deux chambres pour recevoir la « sanction royale » (Royal assent), et ainsi être définitivement adopté comme loi.
Après les Maldives, le Royaume-Uni serait l’un des premiers pays au monde à mettre en œuvre cette mesure de santé publique. En Nouvelle-Zélande, l’interdiction générationnelle avait été adoptée en 2022, avant d’être abrogée en 2024, à la suite d’un changement de majorité plus perméable à l’influence de l’industrie du tabac (voir 28 novembre 2023). Lire la suite »

1 Mar 2026 | L'Info, Pression normative
 

« Pourtant, en 35 ans, il s’en est passé des choses !
La science, grâce aux alternatives, permet aujourd’hui de consommer la nicotine de manière moins nocive qu’avant.
Mais les mentalités, héritées de la loi Évin, empêchent leur adoption par les fumeurs adultes.
Il est temps de faire l’inventaire de cette loi.
Elle doit être revue à la lumière de la science et des innovations du marché. »

Xavier Puech (Président de Philip Morris France) à propos des 35 ans de la loi Évin (voir 23 février)

27 Fév 2026 | Pression normative
 

Jusqu’à dimanche 15 mars, Santé publique France lance une campagne anti-tabac pour aider les fumeurs souhaitant écraser leur dernière cigarette.
C’est ainsi que débute un article du Courrier Picard, de Cécile Latinovic, que nous reprenons.

Le mois sans tabac, c’était en novembre. Mais vous, c’est maintenant que vous voulez arrêter de fumer ? Vous faites donc partie des 55 % de « fumeurs quotidiens souhaitant arrêter de fumer » selon Santé publique France. Celle-ci a lancé mi-février 2026 son opération « Devenir ex-fumeur ».

Cette opération est surtout une campagne vidéo d’informations pour inciter et donner des outils gratuits de Tabac info service. Ces outils sont :

  • un numéro de téléphone : 3989 (service gratuit + prix d’un appel)
  • le site tabac-info-service.fr
  • l’application Tabac info service.

L’Assurance maladie rappelle aussi qu’il est possible de se faire aider par son médecin traitant qui pourrait ensuite vous orienter vers un tabacologue, un addictologue ou encore un psychologue.
Il existe aussi des produits permettant de réduire progressivement la nicotine consommée jusqu’à l’arrêt complet de ce besoin. Là aussi, n’hésitez pas à demander conseil auprès d’un professionnel de santé. Enfin, la cigarette électronique peut vous aider à arrêter la cigarette. Mais attention : le vapotage représente un risque pour la santé. Considérez votre e-cigarette comme un patch : une aide temporaire à l’arrêt du tabac.

(voir aussi 2 février 2026)

 

Royaume uni big ben tamise

Depuis hier – le 24 février – et jusqu’au 3 ou 5 mars, la Chambre des lords examine en séance plénière « the Tobacco and Vapes Bill » (la nouvelle loi sur le tabac et le vapotage) qui contient notamment le dispositif de « generational ban » interdisant formellement l’achat de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2009.

Soit l’interdiction, à vie, de se procurer légalement du tabac aux personnes ayant 15 ans cette année (voir les 31 mars 2025 et 17 avril 2024).

Concernant les personnes nées avant 2009, le même texte porte le relèvement de l’âge minimum -, pour acheter du tabac ou des produits du vapotage (18 ans actuellement) – d’un an…tous les ans (ex : 19 ans en 2027, 20 ans en 2028…).

Le texte prévoit aussi un renforcement des mesures de contrôle dans les points de vente.

24 Fév 2026 | Pression normative
 

Est-ce qu’il faut interdire le vapotage dans les restaurants ? C’est aujourd’hui à la charge du gérant ou de la gérante d’interdire ou non l’e-cigarette dans son établissement, et de le faire savoir. Un non-sens pour certains gérants meurthe-et-mosellans.
C’est ce que rapporte Ici France Bleu Lorraine.

Faut-il interdire le vapotage dans tous les restaurants ?
C’est aujourd’hui à la discrétion du patron ou de la patronne d’un établissement d’interdire ou non cette pratique, et de le faire savoir.
Une législation insatisfaisante pour certains professionnels, à commencer par Emma Petri, gérante de la brasserie Le Strasbourg, à Nancy. Elle a affiché un peu partout dans son restaurant une e-cigarette encerclée et barrée dans un rond rouge. Malgré ce logo d’interdiction, certains clients indélicats continuent de vapoter.

Les fumées et les odeurs sucrées qui s’en dégagent « sont gênantes » pour tout le monde, selon Emma Petri, pour les clients, comme pour le personnel. Quand une situation comme celle-ci se présente, Emma Petri n’hésite pas à rappeler aux contrevenants la réglementation qui s’applique dans son établissement. « Ils ne sont pas contents, ils pensent qu’ils ne dérangent personne. »

Pourquoi le vapotage ne fait pas l’objet d’une interdiction claire et nette, comme le tabac avec la loi Évin de 1991 ? Nadia Savonnières, propriétaire du restaurant O’Carré d’Art à Méréville, en Meurthe-et-Moselle, a du mal à comprendre. Lire la suite »