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23 Fév 2026 | Pression normative, Récents
 

Xavier Puech, Président de Philip Morris France

« La loi Évin a 35 ans (voir 8 janvier 2016 et 11 janvier 2021). Pionnière à l’époque, n’a-t-elle pas atteint ses limites ? »
C’est ainsi que débute un message de Xavier Puech (Président de Philip Morris France) sur Linkedin, le 20 février, que nous reprenons.

Adoptée le 10 janvier 1991, la loi Évin a incontestablement marqué un tournant.

Elle a contribué à la dénormalisation de la cigarette dans l’espace public : interdiction de la publicité, de consommer dans beaucoup d’espaces publics, protection contre le tabagisme passif. Elle a eu un impact durable sur les mentalités.

Mais 35 ans plus tard,

une question mérite d’être posée sans tabou : ce cadre, pensé pour son époque, est-il encore adapté aux enjeux d’aujourd’hui ?
Malgré l’une des législations les plus dures, la France compte toujours près de 12 millions de fumeurs. La prévalence tabagique y est une des plus élevées d’Europe. Un paradoxe.

Pourquoi ?

Parce que les fumeurs n’ont pas arrêté de fumer, ils ont simplement été effacés de l’espace public : relégués aux espaces privés, aux pieds d’immeuble ou à des fumoirs cachés. La loi Évin a invisibilisé les fumeurs mais n’a pas fait disparaître leur consommation de cigarettes. C’est là son échec.

Pourtant, en 35 ans, il s’en est passé des choses !
La science, grâce aux alternatives, permet aujourd’hui de consommer la nicotine de manière moins nocive qu’avant.
Mais les mentalités, héritées de la loi Évin, empêchent leur adoption par les fumeurs adultes.

Il est temps de faire l’inventaire de cette loi.

Elle doit être revue à la lumière de la science et des innovations du marché.
J’en appelle à un « Grenelle de la nicotine », c’est-à-dire une remise à plat de tous nos réflexes, savoirs et clichés hérités du passé, pour enfin nous doter des bons cadres.

Ce n’est qu’à ce prix que nous pourrons vraiment faire disparaître rapidement la cigarette.
Le vrai débat commence maintenant. »

17 Fév 2026 | Pression normative
 

sante publique france

Santé publique France a publié, ce 17 février, ses nouvelles estimations de la mortalité attribuable au tabagisme en France en 2023. Le tabac est responsable de plus de 68 000 décès prématurés, soit 11 % de la mortalité totale. Ces données, issues d’une méthodologie révisée et actualisée, confirment que le tabac demeure la première cause de mortalité évitable dans le pays, malgré une légère diminution par rapport à 2015. C’est ainsi que débute un communiqué de Santé publique France que nous reprenons.

Alors que 55 % des fumeurs quotidiens souhaitent arrêter de fumer, Santé publique France et le ministère en charge de la santé lancent du 16 février au 15 mars 2026, la campagne « Devenir ex-fumeur ». Conçue comme un relais entre l’élan collectif du Mois sans tabac et l’accompagnement personnalisé et gratuit de Tabac info service tout au long de l’année, elle incite les fumeurs à s’engager dans une tentative d’arrêt. Lire la suite »

 

La nouvelle majorité gouvernementale (libéraux-démocrates, conservateurs, démocrates-chrétiens) vient de confirmer le projet de porter à 21 ans l’âge minimum pour acheter tous produits à nicotine.

En fait, la mesure concerne les cigarettes, le tabac à rouler, les cigares/cigarillos et le tabac chauffé.

Les sachets de nicotine ayant été interdits (voir 25 avril 2023).

Le groupe anti-tabac Smoke Free Partnership a déclaré à Euractiv que le projet était « une bonne nouvelle pour la santé publique » et une étape clé dans la dénormalisation de la consommation de nicotine chez les jeunes, ajoutant que des initiatives similaires ailleurs pourraient annoncer un changement plus large à travers l’Europe.

D’autres rappelleront que l’âge légal pour être adulte, aux Pays-Bas, reste à 18 ans.

 

11 Fév 2026 | Pression normative
 

Allumer une cigarette sur les pistes de ski est désormais passible d’une amende de 135 euros. Cette nouvelle règle passe essentiellement par la prévention, selon Le Parisien / Aujourd’hui en France (voir les 3 et 28 décembre 2025).

Top départ pour les vacances d’hiver de la zone A. Alors que les stations de ski vont se remplir pendant plus d’un mois, une nouvelle règle, parfois méconnue, s’impose.

Depuis le 5 décembre et l’ouverture de nombreux domaines, il est désormais interdit de fumer sur les pistes de ski françaises, dans les files d’attente ou sur les remontées mécaniques.

Dans les faits, le fumeur qui allume sa cigarette sur une piste de ski s’expose à une amende forfaitaire de 135 euros, pouvant être majorée à 375 euros, voire 750 euros en cas de récidive. Mais en pratique, les agents d’exploitation des domaines skiables ne disposent d’aucun pouvoir de verbalisation.

« Nous faisons uniquement de l’information au client en passant régulièrement des messages sur des panneaux aux abords des téléphériques, explique Pascal de Thiersant, président du directoire de la Société des Trois Vallées (S3V) au site Mon séjour à la montagne. Il n’y a que la collectivité, la police municipale ou la gendarmerie qui peuvent verbaliser. »

À ce stade, aucune patrouille dédiée n’a été déployée sur les pistes pour verbaliser les contrevenants.

9 Fév 2026 | Pression normative
 

Stéphanie Rist

Le 4 février dernier – à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au Gouvernement –, le député Michel Lauzzana (Ensemble pour la République, Lot-et-Garonne / voir 22 mars 2024) s’est adressé à la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, dans les termes suivants :

Après avoir dressé le bilan de la stratégie décennale de lutte contre les cancers 2021-2030, qui « montre une mobilisation réelle et ambitieuse », selon lui, il a nuancé : « pour autant, des défis persistent.
La première des priorités, c’est la prévention primaire, en particulier la lutte contre le tabac et l’alcool, […]. Malgré toutes les avancées votées ici, elle reste insuffisante. »
Le député a ainsi demandé les orientations du Gouvernement dans la deuxième phase de cette stratégie, de 2026 à 2030, pour relever ces défis.

Réponse de la ministre : « […] Nous avons annoncé ce matin la seconde feuille de route de la stratégie décennale de lutte contre les cancers pour les années 2026 à 2030. […]
Notre priorité est de bâtir une génération prévention. La lutte contre le tabac va s’intensifier […].
La lutte contre l’alcool va également être renforcée, chez les jeunes et les personnes fragiles […]. »

 

La nouvelle loi espagnole « anti-tabac et nouveaux produits » suit toujours son long processus d’élaboration (voir 11 septembre 2025). Il s’agit notamment de rapprocher le cadre réglementaire pour les produits du vapotage de celui existant pour le tabac.

Mais un point nouveau vient d’être divulgué, par divers sites d’information, sur la responsabilité des parents de jeunes mineurs qui fument ou qui vapotent.

Le principe : faire retomber la responsabilité économique sur les parents ou les tuteurs de ces jeunes mineurs. Ils sont considérés comme « responsables subsidiaires ».

Ils seront donc appelés à régler les amendes de leurs progénitures surprises en train de fumer ou de vapoter. Celles-ci iraient de 100 à 600 euros, ce dernier montant en cas de multi-récidives.

C’est ce que dirait le projet de loi.
À suivre.

2 Fév 2026 | Pression normative
 

Assemblée nationale HémicycleL’article (23) créant (notamment) une taxe sur les produits de vapotage a été retiré in extremis du budget 2026 sur le point d’être adopté (voir 21 janvier 2026).
Le projet ne peut que resurgir ces prochains mois, notamment sous la pression de l’Union européenne.
C’est ainsi que débute un article de Denis Cosnard, dans Le Monde (du 31 décembre) que nous reprenons.

Le bruit ne trompe pas.

Le cliquetis sec des machines, les flacons de verre qui s’entrechoquent, la respiration des presseurs pneumatiques utilisés pour coller les étiquettes : schlik, ouhhh, schlik, ouhhh… Une petite usine est bien nichée là, au deuxième étage d’un vaste immeuble, dans le 19e arrondissement de Paris.
« Chaque machine a son rythme, donc dès qu’il y a un problème les opérateurs et opératrices le repèrent rien qu’à l’oreille », explique Jean Moiroud, le patron de Fuu, un fabricant de liquide pour le vapotage, en traversant le plateau, sourire aux lèvres.
C’est qu’un problème, il vient d’en éviter un, et un gros. À la mi-octobre 2025, le projet de Budget pour 2026 préparé par le premier ministre, Sébastien Lecornu, a mis en émoi les professionnels des cigarettes électroniques et du cannabidiol (CBD), un dérivé du chanvre présent dans certains liquides de vapotage.
L’article 23 du projet prévoyait de créer une taxe sur les produits de vapotage, d’interdire leur vente en ligne et d’obliger tous les magasins spécialisés à obtenir un agrément administratif, sur le modèle des bureaux de tabac (voir 16 octobre 2025).
En séance, certains députés avaient même proposé d’accorder aux buralistes un monopole sur ces produits.

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28 Jan 2026 | Pression normative
 

Ce 27 janvier, Draguignan, dans le Var, a accueilli une rencontre de communes de la région dans le cadre de son partenariat avec l’éco-organisme Alcome. Des ateliers ont été menés autour de la lutte contre les mégots.
C’est ainsi que débute une communication de la ville de Draguignan (sur Linkedin) dont nous reprenons des extraits.

Pour lutter contre ce fléau, il est essentiel d’adopter les bons comportements, tels que jeter les mégots à la poubelle, dans un cendrier de poche ou de rue.

Pour rappel, huit cendriers ont été installés en centre-ville en octobre dernier, toujours dans le cadre du partenariat entre la ville et Alcome.
En outre, la ville distribue également des cendriers gratuits sur des évènements qu’elle organise : prochainement au salon Animal en Ville ou lors des festivités d’été. Lire la suite »

26 Jan 2026 | Pression normative
 

Dans une étude publiée il y a quelques jours, l’institut Terram – en liaison avec l’éco-organisme Alcome – propose une analyse originale de notre façon de faire société à travers le prisme de la propreté et en particulier des mégots de cigarette jetés au sol (voir les 21 et 12 janvier).

C’est ainsi que débute un article du Progrès que nous reprenons.

Tout visiteur ayant mis les pieds au Japon s’est heurté à un paradoxe :

l’absence de poubelles dans les rues et des trottoirs d’une propreté à faire pâlir un bloc opératoire. Autre pays, autre culture : les municipalités françaises peinent à réduire les incivilités du genre, au premier lieu desquelles le jet de mégots de cigarette sur le sol. Comment expliquer ce différentiel ? L’institut Terram a enquêté, essayant de trouver des solutions accessibles aux municipalités et testées par certaines. Lire la suite »

19 Jan 2026 | Pression normative
 

Les municipalités portugaises devraient recevoir environ 1,1 million d’euros par an de l’industrie du tabac pour les aider à couvrir le coût du nettoyage des mégots et des filtres de cigarettes jetés dans les espaces publics, en vertu d’un nouveau décret gouvernemental qui entrera en vigueur en 2026 et 2027.
(Soit un système de contribution comme cela se passe en France avec Alcome / voir les 22 et 14 mai 2025).
Nous reprenons les informations de The Portugal News.

Lisbonne sera le plus grand bénéficiaire, avec 41 153,02 euros, tandis qu’Alvito recevra le plus petit montant, soit 325 euros.
Selon le Jornal de Negócios, le décret établit pour la première fois les contributions financières que les producteurs de tabac doivent verser aux autorités locales. Ces sommes sont calculées en fonction de quatre types de territoires : urbain, semi-urbain, rural et de plage. Lire la suite »