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21 Jan 2026 | L'Info
 

Cendrier de poche

La chasse aux mégots jetés au sol est-elle un sujet politique pour les élus des communes ayant contractualisé avec Alcome ?

« On retrouve toutes les tendances politiques dans les 2 008 communes, représentant 30 millions d’habitants, qui ont déjà contractualisé avec Alcome », répond Pierre-Étienne Delfly (responsable de la communication de l’éco-organisme).
« Nous travaillons sur un sujet fédérateur qui relève tout à la fois de l’écologie, de la propreté et du bien-vivre ensemble. Tout cela est trans-partisan. »

« Généralement, le thème est fédérateur et les démarches menées ensemble sont bénéfiques pour l’image des collectivités », a confirmé Jean-Laurent Cassely, pour lequel les mégots jetés au sol « racontent la vie des Français et leurs déplacements ».

C’est ce que l’on a notamment pu entendre ce 20 janvier, lors d’une table ronde organisée à Paris par Alcome et l’institut Terram (spécialisé dans l’étude des territoires), à l’occasion de la sortie de l’étude « La France vue du sol. Quand la géographie des mégots révèle la mutation des territoires », signée par Jean-Laurent Cassely (voir 12 janvier 2026).

Étaient présents Victor Delage (fondateur et directeur général de l’institut Terram), Aude Guiomar (directrice générale de Gestes Propres), Stéphanie Foucard (experte en changement de comportement et engagement sociétal) ainsi que Dorian Maillard, géographe spécialiste en transition territoriale, aux côtés d’une cinquantaine de participants impliqués dans ces sujets environnementaux.

Pour les spécialistes présents, l’engagement d’Alcome se perçoit de plus en plus sur le terrain.
« …Et c’est dans ce contexte que nous avons distribué, notamment avec le concours des buralistes, 4 millions de cendriers de poche et contribué, avec les communes, à la mise en place de 20 000 éteignoirs / cendriers de rue », rappelle Pierre-Étienne Delfly.

À noter également deux phrases-clés : « Le manque de civisme ne suffit pas pour expliquer le mauvais geste ; le contexte dans lequel se trouve le fumeur prime sur son intention (de jeter au sol ou non) » (Aude Guiomar).
« Le mégot, c’était une pollution visuelle, c’est devenu une pollution environnementale » (Dorian Maillard).