Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
16 Jan 2026 | Pression normative
 

Dans le cadre du baromètre national « Les Français et les déchets abandonnés » (Groupe Ifop – Gestes Propres) – auquel l’éco-organisme Alcome (voir le 22 mai 2025 et 28 janvier 2025) a participé –, plusieurs résultats mettent en lumière un point clé : la place du mégot abandonné dans l’espace public… et les leviers pour renforcer le bon geste.

Ce que montre l’étude d’après les perceptions exprimées par les Français interrogés :

  • 92 % estiment que l’abandon de mégots est très/assez fréquent dans les villes (89 % aux abords des routes/autoroutes, 80 % dans les espaces naturels, 66 % dans son quartier/sa commune).
  • Lorsqu’un mégot est abandonné, la probabilité perçue qu’il soit ramassé reste faible : 66 % pensent qu’il a peu/aucune chance d’être ramassé même à côté d’une poubelle (jusqu’à 87 % sur un chemin de campagne).
  • Côté pratiques, l’étude met en évidence un écart entre le mégot et les autres petits déchets.

Chez les fumeurs interrogés, 30 % reconnaissent adopter au moins une « mauvaise pratique » pour se débarrasser d’un mégot, contre 13 % pour les autres petits déchets.
Parmi ces pratiques, le fait de laisser le mégot sur place reste plus fréquent (16 %, contre 4 % pour les autres déchets).

Ces enseignements confirment l’importance d’un objectif simple : rendre le geste évident, partout, en combinant solutions de proximité et accompagnement des territoires, conclut Alcome dans une communication.

12 Jan 2026 | Pression normative
 

Une étude originale, publiée ce 7 janvier par l’institut Terram (groupe de réflexion sur l’étude des territoires), s’intéresse au sort des mégots de cigarettes jetés dans l’espace public.

Ce geste banal dessine, selon son auteur, l’essayiste Jean-Laurent Cassely (voir 2 mars 2025), une géographie des usages plus que des habitants. La propreté serait ainsi un révélateur politique du « faire commun » local. Elle ne se réduit ainsi ni à un problème technique de nettoyage, ni à une simple question de discipline individuelle, mais traduit un rapport collectif à l’espace partagé, à la règle, à l’autre et à l’institution municipale.

Nous reprenons la présentation de l’étude par Terram.

À l’approche des élections municipales de 2026, la propreté de l’espace public apparaît comme un enjeu central du cadre de vie.

Cette enquête propose de l’aborder par un angle inattendu : la géographie des mégots de cigarette. Déchet minuscule mais omniprésent, le mégot devient un révélateur des usages quotidiens de l’espace public et des transformations sociales et territoriales.
Observer où les mégots s’accumulent permet de lire une France vécue au quotidien, rythmée par les mobilités, les temps de travail, de loisirs et de consommation. Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé.
Les « hotspots » – lieux de vie qui subissent de manière récurrente une forte concentration de mégots – se concentrent ainsi dans les espaces de transit et d’attente (gares, abribus), de consommation (rues commerçantes, terrasses), aux seuils d’établissements (écoles, bureaux, hôpitaux) et dans les lieux festifs.
Un paradoxe s’impose : les villes rendues plus agréables, piétonnes et végétalisées paraissent souvent plus sales, car l’espace public s’étend, attire davantage d’usagers et met les services de propreté sous pression.

L’enquête déconstruit les idées reçues : tous les fumeurs ne jettent pas leurs mégots.

Le mauvais geste dépend d’un contexte précis (attente, stress, alcool, relâchement), d’automatismes hérités, d’une connaissance imparfaite des impacts environnementaux et, surtout, de l’absence d’alternatives visibles.
Une minorité de contrevenants suffit cependant à dégrader durablement un lieu. Trois études de cas illustrent ces mécanismes : Grenoble met en évidence les tensions d’une métropole entre renaturation et incivilités ; Ambérieu-en-Bugey montre l’efficacité d’actions locales fondées sur la proximité et le lien social ; Banyuls-sur-Mer révèle l’effet amplificateur du tourisme et des usages festifs.

En conclusion, l’enquête plaide pour une approche combinant équipements adaptés, sensibilisation humaine, mobilisation citoyenne et sanction mesurée, afin de faire de la propreté un levier fédérateur des politiques municipales. Lire la suite »

28 Déc 2025 | Pression normative
 

Depuis le 1er juillet 2025, l’interdiction de fumer s’est élargie à de nouveaux lieux publics, dont les domaines skiables. En pleine période de vacances de Noël, cette nouvelle règle est plutôt bien acceptée par les skieurs, fumeurs ou non, comme à Chamrousse, en Isère (voir les 3 décembre et 27 novembre).
Et ce changement semble plutôt bien accueilli par les skieurs rencontrés par RMC, ce 26 décembre. Direction Chamrousse, station iséroise à quelques kilomètres de Grenoble, perchée à 1 700 mètres d’altitude.

En ce mardi de décembre, un grand soleil fait le bonheur des skieurs. Fumeurs ou non, ils voient souvent d’un bon œil cette nouvelle interdiction.

« C’est quelque chose de plutôt bien, notamment sur les télésièges ou pendant une descente en ski, je ne vois pas vraiment l’utilité de fumer sa cigarette », réagit Nicolas, étudiant.
« Pour les pistes, pour l’écologie, et au moins on garde les pistes propres. Donc je trouve ça vraiment important et je trouve que c’est une bonne décision d’avoir fait ça », poursuit Léa, étudiante. Lire la suite »

26 Déc 2025 | Pression normative
 

Le Conseil d’État a déclaré illégal l’article 76 de la loi tabac votée le 29 août à Tahiti. Un texte qui venait interdire purement et simplement l’importation puis la vente de produits du vapotage entre 2026 et 2027 (voir 13 septembre 2025).
La loi peut tout de même être promulguée en ce qui concerne l’interdiction des puffs et de la vente aux mineurs.
Nous reprenons l’information des Nouvelles Calédoniennes du 24 décembre.

C’était un des coups de théâtre

d’une session extraordinaire marathon qui avait eu lieu, fin août. Alors que le gouvernement défendait, dans sa « loi Tabac 2 », un resserrement du cadre réglementaire des produits du vapotage, entre autres pour limiter leur succès auprès des jeunes, la sénatrice Lana Tetuanui avait proposé une interdiction pure et simple de l’importation et la vente au fenua de ces e-cigarettes, des liquides et autres produits qui y sont associés.

À suivre

23 Déc 2025 | Pression normative, Récents
 

Ce lundi 22 décembre, le Conseil d’État a annoncé la suspension d’un décret gouvernemental qui devait aboutir à l’interdiction de vente et de fabrication de sachets de nicotine à partir d’avril 2026 (voir le 6 septembre).
« L’exécution du décret (…) est suspendue en tant qu’il interdit la fabrication, la production et l’exportation des produits à usage oral contenant de la nicotine », écrit le Conseil.
Nous reprenons l’essentiel de la communication de l’AFP.

Ce décret, pris par le gouvernement début septembre dernier, avait pour objectif de bannir les sachets, billes et gommes de nicotine, aussi appelées « pouches ».

Son entrée en vigueur était prévue pour le 1er avril 2026.

Mais une entreprise avait saisi le Conseil d’État pour annuler ce décret,

qui interdit non seulement la vente des sachets de nicotine, mais aussi leur fabrication en France et leur exportation. Le groupe, qui fabrique des produits à base de nicotine, attaquait à la fois le décret sur le fond, estimant qu’il enfreint les règles de libre-échange en vigueur dans l’Union européenne, et sur son calendrier (…).

Le Conseil d’État, qui ne se prononce pas pour l’heure sur le fond, lui donne raison sur le second plan,

estimant qu’il aurait fallu donner jusqu’à fin juin à l’entreprise pour délocaliser sa production. La décision, prise en référé, suspend donc l’application du décret dans son ensemble ; le Conseil d’État assure qu’il se prononcera sur le fond du dossier d’ici à juin 2026.

Interrogé par l’AFP, le ministère de la Santé a indiqué qu’il « prend acte de la suspension partielle et attend l’avis du CE au fond ».

« Quoi qu’il arrive, cette décision ne remet pour l’instant pas en cause l’interdiction de commercialisation/détention pour le moment », ajoute la déclaration écrite du ministère.

De son côté, Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes, a estimé que « c’est une bonne chose que le Conseil d’État prenne le temps d’étudier le sachet de nicotine avec méthode et sous un angle scientifique à l’inverse du gouvernement, qui a fait le choix d’une décision irréfléchie et précipitée ».

3 Déc 2025 | Pression normative
 

Après les plages, ce sont à présent les pistes de ski qui sont concernées par l’interdiction de fumer. En cas de non-respect, l’amende s’élève à 135 euros. Une mesure de santé publique mais aussi écologique, car chaque année, ce sont près de 60 000 mégots qui sont ramassés en montagne.
C’est ainsi que France Info revient sur l’interdiction de fumer dans les domaines skiables (voir le 27 novembre).

// Une bouffée de nicotine en altitude. Ce geste est désormais proscrit sur les pistes de ski.
Dans le massif de Belledonne en Isère, la station des 7 Laux vient d’ouvrir.
Pour les skieurs, c’est le premier hiver sans tabac et la décision semble plutôt bien reçue :
« On voit encore trop souvent des touristes, malheureusement, qui balancent leurs mégots et on est pas mal sensibilisés sur ça. On sait que ça pollue pas mal, ça pollue jusqu’à un mètre cube de neige », souligne un jeune homme.
« Les mégots restent après la fonte des neiges et donc, l’été aussi, ça peut causer des problèmes sur les plantes, la nature, les animaux », souligne son voisin. Lire la suite »

 

Logo mois sans tabac

Le Mois sans Tabac : ce dimanche dernier a mis un point final au « Mois sans Tabac », cette grande opération nationale de prévention et d’aide personnelle à l’abandon du tabac – à l’initiative du ministère de la Santé par le biais de Santé publique France – et dont personne ne conteste la pertinence ni l’utilité.

Nous avons évoqué – ici-même (les 16 et 26 novembre) – des exemples d’action sur le terrain ou d’initiatives promotionnelles plus ou moins pertinentes.

Mais force est de constater que les résultats sont très décevants au niveau de l’indicateur – fondamental pour l’opération – du nombre de personnes inscrites sur le site dédié pour être suivies de façon personnalisée dans leur démarche d’arrêt. Au niveau national.

  • L’indicateur indiquait, le 30 novembre au soir : 117 561 personnes inscrites.
  • À comparer avec les 133 837 de novembre 2024,
  • ou les 157 576 de 2023,
  • les 162 012 de 2022,
  • ou encore les 241 000 si l’on remonte à 2018.

De deux choses l’une :
il y a de moins en moins de personnes qui souhaitent arrêter de fumer ;
ou l’argent public engagé dans le Mois sans Tabac est bien mal utilisé.

 

On sait que la vente des produits du vapotage est interdite au Mexique (voir le 1er juin).

Le dispositif actuel doit probablement être débordé puisqu’une initiative parlementaire vise à renforcer les peines pour les contrevenants qui importeraient et vendraient frauduleusement des vapoteuses ou des recharges. Mais aussi pour les acheteurs…

/ l’équivalent de 12 000 dollars US d’amende (contre l’équivalent de 500 dollars actuellement) ;

/ 8 ans de prison pour les vendeurs récidivistes (contre 1 an actuellement) ;

La commission chargée d’étudier le problème vient d’opter en faveur de ces nouvelles sanctions par 27 voix pour, 8 contre et 1 abstention.

Parmi les opposants à cette initiative, un parlementaire a fait remarquer que ces sanctions sont supérieures à celles qu’encourent actuellement les dealers de cocaïne. Sans commentaires.

La morale de cette histoire : mieux vaut une réglementation contraignante que la prohibition.

27 Nov 2025 | Pression normative
 

Fumer sur les domaines skiables sera interdit à partir de cet hiver. L’interdiction va s’appliquer sur les pistes, les remontées mécaniques et dans les files d’attente. La mesure entrerait en vigueur cette saison selon La Dépêche du Midi dont nous reprenons l’information.

Vous fumez, vous skiez et vous aimez sortir une cigarette sur le télésiège ? Oubliez ce geste cet hiver. Le tabac devient interdit sur tous les domaines skiables de France cette saison. L’interdiction concerne les pistes de ski, les remontées mécaniques et leurs files d’attente.

La mesure qui est entrée en vigueur sur les plages (et les parcs) cet été serait élargie aux domaines skiables.

L’interdiction est « presque passée inaperçue », explique le directeur de France Montagnes, Vincent Jay, dans Le Dauphiné Libéré. En cas de non-respect, les contrevenants risquent une amende de 135 euros.

Précision du Monde du Tabac : le décret initial ne cite pas explicitement les domaines skiables (voir le 28 juin 2025). Mais dans ce cas, on peut imaginer que les domaines skiables soient assimilés aux parcs et jardins ou aux plages. Et que les files d’attente des remontées mécaniques soient associées aux abribus…

Reste que pour sensibiliser les clients, les stations de ski vont jouer la carte de la communication décalée.
France Montagnes va proposer une campagne de communication à l’ensemble des stations. Parmi les slogans : « Clope de fin », « Allongez votre espérance de ski » ou « La vue vous coupe assez le souffle comme ça ».

La station des Gets en Haute-Savoie n’a pas attendu le décret et interdit la cigarette sur son domaine skiable depuis décembre 2022, suivie par Crest-Voland en Savoie un an plus tard (voir le 15 décembre 2022).