
Depuis le 1er juillet 2025, l’interdiction de fumer s’est élargie à de nouveaux lieux publics, dont les domaines skiables. En pleine période de vacances de Noël, cette nouvelle règle est plutôt bien acceptée par les skieurs, fumeurs ou non, comme à Chamrousse, en Isère (voir les 3 décembre et 27 novembre).
Et ce changement semble plutôt bien accueilli par les skieurs rencontrés par RMC, ce 26 décembre. Direction Chamrousse, station iséroise à quelques kilomètres de Grenoble, perchée à 1 700 mètres d’altitude.
En ce mardi de décembre, un grand soleil fait le bonheur des skieurs. Fumeurs ou non, ils voient souvent d’un bon œil cette nouvelle interdiction.
« C’est quelque chose de plutôt bien, notamment sur les télésièges ou pendant une descente en ski, je ne vois pas vraiment l’utilité de fumer sa cigarette », réagit Nicolas, étudiant.
« Pour les pistes, pour l’écologie, et au moins on garde les pistes propres. Donc je trouve ça vraiment important et je trouve que c’est une bonne décision d’avoir fait ça », poursuit Léa, étudiante.
Mais tous ne sont pas ravis.
Florian, par exemple, avait l’habitude de faire une « pause clope » au milieu des pistes.
« C’est quand même abusé, on atteint un peu à une liberté. On est sur un domaine, on est en plein air, on n’a plus le droit de fumer, c’est quand même dommage », répond Florian, chef de cuisine.
Il faut donc revoir ses habitudes, sous peine d’amende.
135 euros en cas d’infraction et 250 euros si récidive. Un peu abusé, selon Guillaume : « il ne faut pas non plus que ce soit la chasse à l’amende. »
« Après à voir comment c’est appliqué aussi, est-ce que ce sont les pisteurs qui mettent les amendes, les gens de la station ? », interroge l’ingénieur. Ce sont bien les gendarmes en montagne qui sont chargés de vérifier la bonne application de la loi.
Et avant cette loi, la cigarette n’était déjà pas forcément la bienvenue dans les stations de ski.
Effectivement, fumer était interdit à certains endroits.
Christopher Hardy, le directeur de l’Office de tourisme de Chamrousse, nous détaille les changements. « Ce n’était déjà pas toléré dans les remontées mécaniques, dans les télécabines par exemple, et dans les queues des remontées mécaniques », explique-t-il.
Quelques précisions tout de même,
le vapotage reste autorisé sauf dans les lieux clos. Et pour la cigarette, elle est toujours tolérée soit sur les terrasses des restaurants d’altitude, soit en dehors du domaine de ski, comme sur les parkings par exemple.
Une bonne nouvelle pour la santé publique, mais aussi pour l’environnement,
selon Christopher Hardy : « on retrouvait beaucoup trop de mégots de cigarette. »
« On a retrouvé jusqu’à 1,6 kilo de mégots l’année dernière en ramassant à la fin de la saison, sous les télésièges ou autres », déplore le directeur de l’Office de tourisme de Chamrousse à RMC.
Charge désormais aux stations de rappeler l’interdiction de fumer.
Et pour ça, l’association France Montagnes leur met à disposition une campagne de communication. « Allongez votre espérance de ski », « clope de fin », « on vous tend des perches pour arrêter »… L’association mise sur l’humour, avec des petites phrases chocs.
Vincent Jay, médaillé olympique de biathlon et désormais directeur général de France Montagnes : « le sujet est important, à double titre. » D’abord, parce que « ça s’intègre dans un plan Génération sans tabac » mais aussi « parce qu’on le sait qu’en bas des remontées mécaniques, ces mégots restent plus de 10 ans dans la nature quand ils ne sont pas ramassés. »




