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2 Fév 2026 | L'Info
 

Lors d’une table ronde organisée récemment à Paris (le 20 janvier) par l’éco-organisme Alcome avec l’institut Terram – en présence notamment de Jean-Laurent Cassely, auteur d’une étude (« Quand la géographie des mégots révèle la mutation des territoires », voir les 21 et 26 janvier) – on a pu suivre une intervention de Aude Guiomar (directrice générale de Gestes Propres).
Nous en reprenons la synthèse.

Les déchets abandonnés ne racontent pas seulement des comportements individuels. Ils racontent aussi des contextes, des usages et des situations.

Le civisme joue un rôle… mais il ne suffit pas à tout expliquer.

98 % des Français déclarent jeter correctement leurs déchets.
Pourtant, 35 % reconnaît avoir abandonné au moins un déchet au cours des 12 derniers mois.
Cela montre un décalage très net entre les valeurs affichées et les pratiques réelles.

Le contexte pèse fortement sur les comportements

Le lieu, le moment, la visibilité d’une solution font la différence.
Un chiffre parlant : parmi les personnes qui ramassent parfois les déchets des autres, 15 % reconnaissent aussi en jeter eux-mêmes au sol.
Les comportements ne sont pas figés. Ils varient selon les usages, les contraintes, les situations du quotidien.

La norme sociale reste un levier majeur

61 % des répondants disent renoncer à jeter un déchet lorsqu’ils se savent observés. Ce chiffre monte à 86 % en présence d’agents de propreté.
Le regard des autres est souvent plus dissuasif qu’une sanction perçue comme peu probable.

Le mégot et plus largement les déchets abandonnés sont un révélateur des usages, des situations, du rapport aux espaces et au collectif.