Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
30 Oct 2025 | Observatoire, Récents
 

Une nouvelle étude d’opinion publique — réalisée par l’institut Povaddo (voir 26 mai 2025 et 17 avril 2024) pour le compte de Philip Morris International dans neuf pays — met en évidence que l’opinion publique internationale se reconnaît de plus en plus dans deux constats :

  • les nouvelles alternatives à la cigarette traditionnelle (tabac à chauffer, vapotage, sachets de nicotine) doivent être soutenues ;
  • les politiques anti-tabac relèvent souvent davantage d’une approche idéologique que d’une démarche scientifique.

(Enquête réalisée du 11 au 17 septembre 2025 auprès d’un échantillon de 9 040 adultes répartis entre l’Argentine, le Brésil, l’Allemagne, l’Inde, l’Italie, le Japon, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis).

  • 78 % des sondés estiment que les fumeurs doivent avoir un accès facile aux produits d’alternatives à la cigarette ;
  • 76 % regrettent que les politiques anti-tabac soient plus influencées par des convictions idéologiques que par des preuves concrètes ;
  • 87 % déclarent que les autorités gouvernementales devraient avant tout s’appuyer sur des éléments scientifiques dans l’élaboration de leur politique de santé ;
  • dans les pays où certains produits d’alternatives à la cigarette sont interdits, plus de 94 % des sondés demandent une évolution de la réglementation ;
  • 80 % estiment que les associations anti-tabac devraient prendre en compte l’ensemble des données disponibles sur les alternatives ;
  • 77 % de l’échantillon (à l’exception des ressortissants suédois) pensent que leur pays devrait s’inspirer de l’approche suédoise en matière de produits alternatifs.

« Tous les pays qui adoptent des produits alternatifs à la cigarette ont constaté une baisse de la vente de cigarettes et de leur prévalence tabagique », commente à cette occasion Jacek Olczak, CEO de Philip Morris International.

« Il existe une forte demande dans le monde pour des politiques basées sur des éléments prouvés, en phase avec l’innovation, et qui procurent de meilleurs résultats à la société. »

19 Août 2025 | Profession
 

BAT France note la présentation par la Commission européenne, le 16 juillet dernier, de sa proposition de révision de la Directive sur les accises du tabac (TED), qui intègre pour la première fois les sachets de nicotine dans le champ de la fiscalité européenne (voir les 21 juillet et 18 juillet / produits de nouvelle génération).

C’est ainsi que débute un communiqué de BAT France (daté du 18 août) que nous reproduisons.


Cette inclusion constitue une reconnaissance institutionnelle bienvenue de ces alternatives sans tabac, utilisées par un nombre croissant de fumeurs adultes désireux de se détourner des produits du tabac.

BAT France alerte dans le même temps sur deux risques majeurs : d’une part, une fiscalité disproportionnée qui compromettrait l’accessibilité de ces produits ; d’autre part, la tentation de certains États membres, dont la France, d’esquiver le processus européen en tentant d’interdire ces produits de façon unilatérale.

Sébastien Charbonneau, Directeur des Affaires Publiques BAT France (photo), déclare :
« Il est important que les sachets de nicotine soient reconnus dans le droit européen. Mais il est essentiel d’adopter une approche fiscale différenciée qui reflète leur rôle potentiel dans la réduction des risques pour les fumeurs. »

Construire une politique de réduction des risques à l’échelle européenne

Dans plusieurs pays, les sachets de nicotine ont montré qu’ils pouvaient contribuer à une baisse significative du tabagisme. En Suède, leur usage a permis d’atteindre un taux parmi les plus faibles d’Europe (5,4 %).

Leur intégration dans le cadre de la Directive TED permet de les réguler, de les encadrer, et de les fiscaliser, mais ne doit pas devenir un prétexte pour les rendre inaccessibles par le biais d’une fiscalité punitive.

Une fiscalité alignée sur le niveau de risque

La proposition actuelle de la Commission envisage des niveaux d’accises très élevés sur les sachets de nicotine, sans distinction claire avec les produits du tabac combustibles. Cette approche va à l’encontre du principe de proportionnalité et des objectifs de santé publique portés par l’Union elle-même.

Les alternatives à risque réduit doivent être fiscalement différenciées. Lire la suite »

4 Août 2025 | International, Profession
 

British American Tobacco a présenté, ce 31 juillet, ses résultats pour le premier semestre
(voir les 22 avril et 18 février).

Il en ressort un chiffre d’affaires « nouvelles catégories de produits » – en ligne avec les objectifs – de 1 milliard 651 millions de livres (1 milliard 898 millions d’euros).
Soit une hausse de + 2,4 %. Ceci dans un contexte où le chiffre d’affaires global recule de – 2,2 %.

Ces « nouvelles catégories » représentent désormais 18,2 % du chiffre d’affaires du groupe.

À noter aussi que BAT note avec satisfaction un retour à la croissance de ses produits sur le marché américain (notamment les sachets de nicotine Velo Plus).

« 2025 est une année de déploiement (…) Nous avons recruté 1,4 million de nouveaux consommateurs (aux 30,5 millions existants) pour nos marques sans fumée » se félicite Tadeu Marroco, CEO de BAT.
« Notre porte-feuille de produits sans fumée représente 18,2 % des ventes du groupe. »

3 Août 2025 | Profession, Récents
 

Alors que la France a notifié à la Commission européenne son intention de bannir les sachets de nicotine, les États-Unis ont adopté, de leur côté, une approche promouvant cette alternative. Qu’en disent les acteurs et experts du marché américain ? Pourquoi les « pouches » font débat ? Reportage outre-Atlantique.

C’est ainsi que débute un article du Journal du Dimanche (JDD) de ce 3 août, sous la signature de Jean-Christophe Taillefer.

Fumer tue. La cigarette demeure une des toutes premières causes de mortalité en France, avec environ 59 000 décès par an. Malgré des taxes de plus en plus élevées sur le tabac, et des campagnes de sensibilisation, on dénombre encore 14 millions de fumeurs, dont 11 millions à usage quotidien dans le pays. Face au tabagisme, certains pays, dont les États-Unis, ont adopté une approche alternative basée sur la promotion des produits à base de nicotine, sans fumée. Lire la suite »

28 Juil 2025 | Profession, Récents
 

On ne connaît pas encore la réaction des autres pays membres de la Communauté à la notification, par la France, à la Commission européenne de son intention d’interdire les sachets de nicotine. Mais cela ne saurait tarder.

Tous les autres États membres sont en effet appelés à réagir sur cette interdiction, notamment par rapport à la conformité des textes proposés avec les règles du Marché unique (voir 6 mai et 3 mars).

Mais l’on sait aussi que l’Espagne est confrontée au même processus, pour son projet d’interdiction des sachets de nicotine de plus de 0,99 mg (il ne s’agit pas d’une interdiction totale comme en France).

Il se trouve que pas moins de six États membres ont émis un avis négatif, à la date du 22 juillet : la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la République tchèque, la Roumanie et la Suède.

17 Juin 2025 | Associations
 

Tandis que l’industrie du tabac redouble de manœuvres pour légaliser les sachets de nicotine, DNF – Demain sera Non-Fumeur – et ses partenaires alertent sur une proposition de loi écrite sous influence qui menace directement l’avenir des jeunes et les ambitions de santé publique.
C’est ainsi que démarre une communication de DNF – Demain sera Non-Fumeur (voir 11 avril 2025) que nous reprenons.

Alors que la France a officiellement notifié à la Commission européenne son intention d’interdire les sachets de nicotine, deux propositions de loi identiques ont été déposées à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Probablement inspirées par la Confédération des buralistes et soutenues par l’industrie du tabac, elles visent à légaliser ces produits et à en confier la distribution exclusive aux buralistes, et vont même jusqu’à proclamer vouloir « protéger plus efficacement la santé publique ». DNF et ses partenaires de l’Alliance contre le tabac et Addictions France dénoncent une offensive politique orchestrée à rebours de toute logique de santé publique. Lire la suite »

28 Mai 2025 | Profession
 

Imperial Brands – dont on vient d’annoncer le prochain départ de son CEO, Stefan Bomhard (voir le 15 mai 2025) – annonce un chiffre d’affaires semestriel tabac et « produits de nouvelle génération » en hausse de +3,2 % (son année fiscale commence en octobre – voir 19 novembre 2024).

Dans le domaine des cigarettes combustibles, la part de marché des produits Imperial Brands a augmenté de +6 points sur ses 5 « marchés prioritaires » (dont l’Espagne et l’Allemagne).

En matière de nouveaux produits, l’heure est à la double « croissance des parts de marché et des chiffres d’affaires ».

Particulièrement dans le domaine des sachets de nicotine. Le lancement des sachets Zone aux États-Unis s’avérant un succès.

15 Mai 2025 | L'Info, Profession
 

Le CEO d’Imperial Brands, Stefan Bomhard (58 ans), a fait annoncer qu’il allait quitter ses fonctions.

Cette annonce était inattendue. L’action a reculé de plus de 7 % dès l’annonce de ce départ le 14 mai.

Il va être remplacé par Lukas Paravicini qui sera officiellement en place le 1er octobre.
Ce dernier est actuellement CFO (Chief Financial Officer). Il est responsable depuis 4 ans de la transformation du groupe, notamment en ce qui concerne ses capacités technologiques.

D’après les premiers commentaires d’analystes financiers, c’est Stefan Bomhard qui a rétabli les parts de marché d’Imperial Brands (Imperial Brands Seita en France) concernant l’activité traditionnelle tabac avec le ciblage prioritaire de certains pays.

Tout en engageant, de façon plus résolue, son groupe dans les nouvelles activités (vapotage, tabac chauffé, sachets de nicotine) qui connaissent désormais des croissances significatives (voir le 19 novembre 2024).

Stefan Bomhard était issu des groupes Unilever et Bacardi.

12 Mai 2025 | International, Profession
 

 

L’Iqos de Philip Morris International (tabac à chauffer) s’implante, ville par ville, aux États-Unis.
Après Austin, au Texas (voir le 3 mai), c’est Fort Lauderdale — ville côtière au nord de Miami de 165 000 personnes, « la Venise de l’Amérique » — qui a été retenue.

À cette occasion, PMI a annoncé que son objectif consiste à voir l’Iqos prendre 10 % du marché total du tabac en volume (tabac traditionnel et à chauffer), aux États-Unis, pour 2030.

Il s’agit toujours de la première version de l’Iqos qui fait l’objet de ces lancements. PMI attend l’agrément de sa nouvelle version — l’Iluma — par la FDA (Food and Drug Administration) avant un grand lancement national.

Les associations anti-tabac font actuellement campagne contre cet agrément.

Les États-Unis sont considérés comme représentant, potentiellement, le premier marché mondial des alternatives moins nocives à la cigarette. Le vapotage et les sachets de nicotine y sont déjà bien implantés.

Le dernier sondage Gallup sur le pourcentage des Américains « ayant fumé une ou plusieurs cigarettes (traditionnelles) depuis une semaine » donne 11 % (voir 20 août 2024).
Plus de deux fois moins qu’en France.