Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
12 Nov 2025 | Profession, Récents
 

C’est vendredi soir, le 7 novembre, lors de la discussion du Projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS pour 2026), qu’Amélie de Montchalin (ministre des Comptes publics) a annoncé son souhait de rabaisser la quantité maximale de tabac pouvant être ramenée par un particulier d’un autre pays de l’Union européenne (voir le 8 novembre).
Voici ses propos :

« Vu les quantités de tabac en circulation sur notre sol, les usines clandestines de cigarettes et le travail que tout cela représente pour les douaniers, nous voulons revenir à la règle d’une seule cartouche de cigarettes par personne franchissant une frontière intra-européenne. »
« Son assouplissement à quatre cartouches a entraîné des conséquences assez massives sur les volumes de vente des départements transfrontaliers, notamment ceux qui sont proches de l’Allemagne, du Luxembourg, de l’Espagne ou de la Belgique. »
« Il s’agit d’une mesure essentielle. »

Rappelons que c’est sur injonction du Conseil d’État (s’appuyant sur la réglementation de l’Union européenne) – il y a un an et demi – que les quantités maximales de tabac ramenées par un particulier venant d’un autre pays de l’Union européenne sont passées de 1 à 4 cartouches (voir le 29 mars 2024).

La limite à une seule cartouche pour les cigarettes européennes (notamment frontalières) avait été une grande victoire de la Confédération des buralistes, remportée juste après la période Covid (voir le 9 juillet 2020).

Alors que le passage de 1 à 4 cartouches, largement repris par les médias, a constitué un véritable appel d’air pour une recrudescence des achats frontaliers.

10 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Livreur logista

Logista vient de présenter ses résultats globaux pour « l’exercice 2025 » (celui-ci allant du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025).

Globalement, le groupe a réalisé 1,8 milliard d’euros de « ventes économiques » / chiffre d’affaires (+ 3 % par rapport à 2024). Mais cela correspond à des performances différentes selon les marchés.

  • Espagne / Portugal : les ventes économiques atteignent 1,1 milliard d’euros (+ 3,2 %), ce qui est dû aux bons résultats des activités de distribution de produits pharmaceutiques ainsi que du tabac / nouveaux produits.
  • Italie : les ventes économiques connaissent une croissance de + 7,9 %, à 434 millions d’euros, portées par les nouveaux produits à nicotine et aussi l’activité de logistique pharmaceutique.
  • France : 200 millions d’euros de ventes économiques (– 7,4 %), affectées par la réduction des volumes de tabac à distribuer.

Rappelons que Logista dessert près de 200 000 points de vente en Espagne, France, Italie, Portugal, Pays-Bas, Belgique et Pologne.

Avec une gamme de plus en plus large de produits distribués : de l’approvisionnement des convenience stores aux produits pharmaceutiques, en passant par la connectique, la librairie, la presse, le tabac, les jeux et les services-colis.

Le groupe comprend 8 000 collaborateurs.

Il est aussi très engagé en matière de développement durable, en collectionnant les certifications (voir aussi le 22 juillet 2025).

8 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Les Douanes viennent de publier les chiffres des ventes officielles, en volume, dans le réseau des buralistes, des produits du tabac pour le mois d’octobre, par rapport à octobre 2024 (voir le 15 octobre).

Avec une répartition entre toutes les catégories. Sachant qu’il s’agit plus précisément des livraisons aux buralistes de la France continentale.

Précisons que le nombre de jours de livraison en octobre de cette année a été de 23, comme en octobre 2024.

  • Cigarettes : – 11,52 %
  • Tabac à rouler : – 5,19 %
  • Cigares / Cigarillos : – 7,57 %
  • Autres tabacs à fumer : + 6,56 %
  • Tabac à mâcher : – 10,11 %
  • Tabac à priser : + 0,94 %
  • Autres tabacs à chauffer : – 27,40 %
 

On sait que, sur le long terme, les autorités britanniques ont toujours toléré, voire clairement encouragé, le vapotage (voir le 12 avril 2023).

Tout en établissant une fiscalité ad hoc (voir le 8 octobre 2025).

La BBC rapporte que l’Office for National Statistics vient d’évaluer que 5,4 millions d’adultes vapotent (quotidiennement ou occasionnellement), alors que 4,9 millions d’adultes fument (quotidiennement ou occasionnellement) des cigarettes.

Autrement dit, 10 % des adultes britanniques sont vapoteurs, alors que 9,1 % sont fumeurs de cigarettes. Pour mémoire, nous en sommes à 25 % de fumeurs de cigarettes en France…

La même enquête fait ressortir que les vapoteurs quotidiens se recrutent essentiellement parmi la tranche d’âge des 25-49 ans.

 

L’idée d’un « generational ban » – soit l’interdiction définitive d’acheter du tabac à toute personne née après une certaine date – adoptée récemment aux Maldives (interdiction définitive à toute personne née après le 1er janvier 2007 ; voir le 3 novembre) fait des petits en France…

En effet, le député Nicolas Thierry (écologiste / Gironde) a déposé, ce 4 novembre, un texte « transpartisan » pour interdire la vente de tabac à toute personne née après le 1er janvier 2014. Son leitmotiv : « L’objectif est très clair : stopper l’entrée des jeunes dans le tabagisme en cessant de leur offrir l’accès au produit. »

À noter que son exposé des motifs évoque une « stabilité de la prévalence tabagique », en contradiction totale avec les dernières statistiques officielles (voir le 16 octobre).

Mais il s’agit d’interdire la possibilité d’acheter « aux clients de l’industrie du tabac », comme l’énonce une journaliste de France Info… qui n’a jamais entendu parler du marché parallèle.

Rappelons qu’un projet de « generational ban » est toujours en cours d’adoption au Royaume-Uni.
Le texte est actuellement au niveau de la Chambre des Lords (voir le 31 Mars 2025).

30 Oct 2025 | Observatoire, Récents
 

Une nouvelle étude d’opinion publique — réalisée par l’institut Povaddo (voir 26 mai 2025 et 17 avril 2024) pour le compte de Philip Morris International dans neuf pays — met en évidence que l’opinion publique internationale se reconnaît de plus en plus dans deux constats :

  • les nouvelles alternatives à la cigarette traditionnelle (tabac à chauffer, vapotage, sachets de nicotine) doivent être soutenues ;
  • les politiques anti-tabac relèvent souvent davantage d’une approche idéologique que d’une démarche scientifique.

(Enquête réalisée du 11 au 17 septembre 2025 auprès d’un échantillon de 9 040 adultes répartis entre l’Argentine, le Brésil, l’Allemagne, l’Inde, l’Italie, le Japon, la Suède, le Royaume-Uni et les États-Unis).

  • 78 % des sondés estiment que les fumeurs doivent avoir un accès facile aux produits d’alternatives à la cigarette ;
  • 76 % regrettent que les politiques anti-tabac soient plus influencées par des convictions idéologiques que par des preuves concrètes ;
  • 87 % déclarent que les autorités gouvernementales devraient avant tout s’appuyer sur des éléments scientifiques dans l’élaboration de leur politique de santé ;
  • dans les pays où certains produits d’alternatives à la cigarette sont interdits, plus de 94 % des sondés demandent une évolution de la réglementation ;
  • 80 % estiment que les associations anti-tabac devraient prendre en compte l’ensemble des données disponibles sur les alternatives ;
  • 77 % de l’échantillon (à l’exception des ressortissants suédois) pensent que leur pays devrait s’inspirer de l’approche suédoise en matière de produits alternatifs.

« Tous les pays qui adoptent des produits alternatifs à la cigarette ont constaté une baisse de la vente de cigarettes et de leur prévalence tabagique », commente à cette occasion Jacek Olczak, CEO de Philip Morris International.

« Il existe une forte demande dans le monde pour des politiques basées sur des éléments prouvés, en phase avec l’innovation, et qui procurent de meilleurs résultats à la société. »

 

Cette recherche s’attache à estimer la part du tabac consommé en France échappant à la fiscalité nationale (« TAFE »). L’analyse vise à quantifier le manque à gagner pour les finances publiques et à identifier les profils des consommateurs concernés.
En s’appuyant sur des données de livraison des produits du tabac, des enquêtes représentatives et des panels cibles, nous mettons au jour une réalité complexe, influencée par la géographie, les dynamiques économiques et les comportements sociaux.

C’est ainsi que débute la synthèse du rapport établi pour le compte de la Direction générale des Douanes et la Mildeca (voir 22 octobre 2025 et 12 novembre 2024). Nous la reproduisons.

Cette recherche a été financée par la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI) et la Mission interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites addictives (MILDECA) à partir d’un appel à projets dont les résultats ont été publiés en mars 2024. Elle a été conduite par Christian Ben Lakhdar et Sophie Massin de l’Université de Lille.

Évolution des livraisons départementales (2016-2023)

L’évolution des livraisons de tabac aux buralistes sur la période 2016-2023 fait apparaître des disparités marquées entre départements frontaliers et non frontaliers.
Les analyses montrent des baisses significatives de livraisons dans les départements limitrophes de pays où le tabac est moins cher : Moselle, Pyrénées-Atlantiques, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Territoire de Belfort… Ces départements ont vu les volumes de tabac livrés chuter de plus de 45 %, alors que des territoires non frontaliers comme la Vendée ou les Côtes-d’Armor n’ont connu qu’une baisse inférieure à 25 %.
En valeur, la tendance est similaire : une baisse de plus de 13 % dans les départements frontaliers contre des hausses dépassant 27 % dans certains départements non frontaliers.
L’analyse graphique montre également que la baisse des livraisons s’est accélérée après 2018 et s’est poursuivie jusqu’en 2023, renforçant l’hypothèse selon laquelle la proximité des frontières facilite l’achat transfrontalier de tabac.

Le confinement du printemps 2020, lié à la pandémie de Covid-19, a permis une observation « expérimentale » de ce phénomène. Durant cette période de fermeture des frontières, les livraisons de tabac aux buralistes ont augmenté, notamment dans les départements frontaliers, suggérant un report des achats transfrontaliers sur le réseau légal français.

À travers des simulations, nous avons estimé que si tous les départements avaient connu la même dynamique que la Vendée (département ayant connu la baisse la plus faible des livraisons de tabac), les livraisons de tabac à l’échelle nationale en 2023 auraient été supérieures de près de 7 000 tonnes.
Inversement, si tous les départements s’étaient comportés comme la Moselle, les livraisons auraient été inférieures de 12 000 tonnes. Cette méthode permet d’estimer le TAFE entre 11 et 16 % des volumes livrés, représentant de 1,5 à 3,9 milliards d’euros de pertes fiscales annuelles selon les années. Lire la suite »

16 Oct 2025 | Profession, Récents
 

Si tout se passe bien pour le gouvernement Lecornu, le Parlement va désormais attaquer la discussion budgétaire. Sachant que notre attention est retenue par l’un des articles fiscaux du Projet de Loi de Finances gouvernemental pour 2026 : l’article 23.

Il traite de la fiscalisation de l’ensemble des produits à fumer, comme cela est présenté dans l’exposé des motifs.

Extrait de cet exposé des motifs : « …Sachant que cette mesure a pour objet, dans le cadre du plan national anti-Tabac 2023-2027, de préciser le régime fiscal pour les produits à fumer, entendus comme les substances à inhaler, qu’elles comprennent ou non du tabac ou de la nicotine et que l’action de fumer implique ou non une combustion ou l’emploi d’un dispositif dédié comme la cigarette électronique ».

Toujours dans l’exposé des motifs, il est précisé que ces évolutions « visent à répondre à deux enjeux de santé publique » :

– le développement du vapotage, c’est-à-dire de liquides, contenant ou non de la nicotine, chauffés au moyen d’une cigarette électronique (…)

– la discordance entre le cadre juridique en matière de santé publique qui appréhende aujourd’hui les produits du tabac, les autres plantes à fumer et le vapotage (…)

Il ressort de cet article que la fiscalité des produits du tabac ne change pas, en dehors de l’indexation sur l’inflation.

Alors que la fiscalité du tabac à chauffer évolue à la hausse.

Et que les produits du vapotage vont désormais être soumis à une fiscalité sur la base suivante :

– Pour les produits du vapotage faiblement nicotinés (moins de 15 mg de nicotine) :
30 euros pour 1 000 millilitres.
Ce qui revient à 30 centimes pour un flacon de 10 millilitres.

– Pour les produits du vapotage fortement nicotinés (plus de 15 mg de nicotine) :
50 euros pour 1 000 millilitres.
Ce qui revient à 50 centimes pour un flacon de 10 millilitres.

La vente à distance de ces produits étant interdite, ils sont appelés à être commercialisés dans des établissements agréés par l’administration.

Cette mesure serait appelée à entrer en vigueur au second semestre 2026.

Si l’article est adopté en l’état.

 

Santé publique France a publié le baromètre 2024 de la prévalence tabagique en France comme nous l’avons annoncé hier soir (voir le 15 octobre).

Avec une baisse spectaculaire de cette même prévalence tabagique – en une seule année (de 2023 à 2024) – puisque l’on passe de 31,3 % à 25 % (pour les « fumeurs quotidiens et occasionnels ») et de 23,1 % à 18,1 % (pour les fumeurs « quotidiens »).

Autres chiffres-clés publiés par Santé publique France :

  • Le nombre des fumeurs quotidiens a diminué de 4 millions entre 2014 et 2024.
  • La part de personnes qui n’ont jamais fumé de leur vie est de 44 % désormais.
  • 55 % de fumeurs quotidiens souhaitent arrêter.
  • 17,3 % des fumeurs quotidiens de 18-79 ans déclarent avoir fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours des 12 derniers mois.
  • 25 % des ouvriers sont fumeurs quotidiens.
  • 12 % des cadres sont fumeurs quotidiens.
  • 30 % des chômeurs sont fumeurs quotidiens.
  • 20,9 % de fumeurs quotidiens en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • 14,6 % de fumeurs quotidiens en région Île-de-France.
14 Oct 2025 | Associations, Récents
 

confédération buralistes

Après les huit années d’engagement exemplaire de Philippe Coy, la Confédération des buralistes aborde un nouveau cours sachant que le Président Serdar Kaya (voir 10 et 12 octobre) et toute son équipe d’élus – avec notamment Pierre Roméro (futur secrétaire général) et Hervé Garnier (futur trésorier) – viennent de réaliser un « sans faute » lors du congrès et de Losangexpo : présence, dialogue ouvert avec les collègues, détermination partagée.

Reste que les mêmes questions revenaient dans les couloirs du congrès et du salon.


Comment répondre aux inquiétudes des collègues dont les actuels chiffres de ventes attestent de la gravité déstabilisante d’un marché parallèle du tabac dont tout le monde se demande jusqu’où il va aller ?

La forte implication des Douanes, tant au congrès qu’à Losangexpo, ne peut répondre à toutes les interrogations et complaintes. Il ressort d’ailleurs que le sujet des épiceries écoulant sans vergogne du tabac est une source d’irritations largement partagée.


Comment gérer des dossiers compliqués :

  • la confirmation d’un moratoire fiscal tabac,
  • la mise en place d’un encadrement concernant les nouveaux produits contenant de la nicotine,
    • voire la fiscalisation de l’ensemble des produits à fumer ?

Qu’en est-il, également, d’une fiscalité de la vape, évoquée vendredi dernier (voir 11 octobre / congrès des buralistes) ?

Est-il possible de relancer un débat sur les sachets de nicotine en cours d’interdiction ?

Dans le contexte d’incertitudes politique et budgétaire que connaît le pays, la tâche s’annonce ardue.


Comment maintenir et renforcer le positionnement territorial du réseau des buralistes en commerces d’utilité locale pour répondre aux nouveaux usages et à des modes de consommation qui changent à vue d’œil.
Cela en sachant convaincre les collègues d’utiliser les précieux moyens – négociés par Philippe Coy – du Protocole d’Accord sur la Transformation des buralistes qui court jusqu’en 2027.

L’agenda des élus et des équipes confédérales s’annonce chargé.