Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
5 Déc 2025 | International, Récents
 

Avec le recul, quels sont les enseignements à tirer de la dernière COP 11 qui s’est tenue du 17 au 23 novembre ? Ce sommet, organisé par l’OMS, qui doit donner le « la » de la politique anti-tabac dans le monde (160 pays y représentés / voir les 23, 19 et 17 novembre).
…Et particulièrement pour l’Europe, la réunion ayant eu lieu à Genève.

Il en ressort qu’il n’y a pas eu de consensus sur une mesure-phare qui s’imposerait ensuite inéluctablement à l’ensemble des pays participants.
Sachant que les nouveaux produits délivrant de la nicotine (du vapotage aux sachets) ont forcément été au cœur des discussions.

À cette occasion, il s’est confirmé des divergences sensibles entre pays européens.
La Grèce, l’Italie, l’Espagne et la Pologne se montrant plutôt favorables à une réglementation équilibrée des produits alternatifs à nicotine. De sorte à leur permettre de jouer un rôle de substitution au tabac pour les fumeurs.
Cela concerne notamment les sachets de nicotine dont la France a décrété unilatéralement l’interdiction.

Et cette absence de consensus européen a entravé toute velléité d’aller plus loin.
Pour le moment, cela va sans dire. La COP 12 est prévue dans deux ans.
Et le débat de repartir entre approches pragmatiques et d’autres plus idéologiques…

 

 

Logo mois sans tabac

Le Mois sans Tabac : ce dimanche dernier a mis un point final au « Mois sans Tabac », cette grande opération nationale de prévention et d’aide personnelle à l’abandon du tabac – à l’initiative du ministère de la Santé par le biais de Santé publique France – et dont personne ne conteste la pertinence ni l’utilité.

Nous avons évoqué – ici-même (les 16 et 26 novembre) – des exemples d’action sur le terrain ou d’initiatives promotionnelles plus ou moins pertinentes.

Mais force est de constater que les résultats sont très décevants au niveau de l’indicateur – fondamental pour l’opération – du nombre de personnes inscrites sur le site dédié pour être suivies de façon personnalisée dans leur démarche d’arrêt. Au niveau national.

  • L’indicateur indiquait, le 30 novembre au soir : 117 561 personnes inscrites.
  • À comparer avec les 133 837 de novembre 2024,
  • ou les 157 576 de 2023,
  • les 162 012 de 2022,
  • ou encore les 241 000 si l’on remonte à 2018.

De deux choses l’une :
il y a de moins en moins de personnes qui souhaitent arrêter de fumer ;
ou l’argent public engagé dans le Mois sans Tabac est bien mal utilisé.

1 Déc 2025 | International, Récents
 

Campagne anti trafic que Royaumes-Unis, présentant les achats de trafic comme détruisant des emplois

Le propre d’une fiscalité tabac, c’est qu’elle n’arrête jamais d’augmenter d’une façon ou d’une autre. Trajectoire officielle du tabac ou pas. C’est du moins la leçon que nous pouvons tirer de ce qui se passe au Royaume-Uni.
La Chancelière de l’Échiquier (en charge du budget) Rachel Reeves a annoncé, ce 26 novembre lors de la présentation du budget fin 2025 – fin 2026, une nouvelle hausse de la fiscalité de tous les produits du tabac.
Soit + 4,5 % (inflation) + 2 %.
Soit 60 pences par paquet de cigarettes en moyenne.
L’objectif étant de recueillir 8,1 milliards de livres en fiscalité tabac, l’équivalent de 9,2 milliards d’euros.

La caractéristique du fonctionnement des finances britanniques, c’est que toute décision budgétaire concernant la fiscalité sur la consommation s’applique le jour même de son annonce…
C’est ainsi qu’à Londres, ce week-end, le prix des principaux paquets de cigarettes oscillait, déjà, entre l’équivalent de 18 et 22 euros.

Il va falloir continuer à informer les consommateurs sur les dangers du marché parallèle (voir photo).

Autre sujet : lors de cette présentation budgétaire, il a été confirmé le projet d’une taxe sur tous les e-liquides de 2,20 livres (2,50 euros) pour 10 millilitres.

26 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Le média professionnel l’Echommerces vient de publier son dernier baromètre du commerce indépendant – réalisé en partenariat avec la Confédération des Commerçants de France – sur le 3e trimestre.
Nous en avons extrait les données suivantes.

En globalité, tous secteurs confondus, l’activité des commerçants indépendants affiche un recul de – 2,40 %. Une réalité à nuancer en fonction des secteurs.

En termes de chiffre d’affaires global, le segment « Buraliste-Presse-Tabac » enregistre un recul de – 0,30 % (par rapport au 3e trimestre 2024).

À comparer avec les activités suivantes issues du même baromètre :

Alimentation générale : + 1,80 %
Boulangerie-pâtisserie : + 1,10 %
Cafés-bars-restaurants : – 5,70 %
Caviste : + 0,80 %
Cigarette électronique (vape shops) : + 2,10 %
Pharmacie / Parapharmacie : + 1,20 %
Snacks / pizzeria : – 1,80 %
Prêt-à-porter : – 5,90 %

24 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Affiche "Trophées des buralistes" au théâtre du Lido

Sur la plus belle avenue du monde, en cette période de fêtes, les buralistes ont été à l’affiche, ce dimanche 23 novembre, de la célèbre salle du Lido à Paris pour les « Trophées 2025 de la fédération Île-de-France des buralistes avec les fédérations Seine-Maritime (Rouen et Le Havre) et de l’Eure ».
Nous en sommes à la 16e édition.
Avec 700 personnes.
Et 12 partenaires attachés au développement du réseau.

Avec aussi la présence de nombreux élus accueillis par Philippe Alauze (président de la fédération Île-de-France) dont Serdar Kaya (président de la Confédération nationale des buralistes), Jean-Michel Detchart (président de Culture Presse), Gérald Barbier (président de la CCI de Paris).

Mais surtout, il s’est agi de la mise en valeur de 32 entreprises sélectionnées dont une douzaine ont reçu leurs trophées sous les applaudissements de leurs collègues et partenaires.

Du trophée « Accueil et services » à celui du « Digital » en passant par ceux de la « Transformation » et du « Commerce d’Utilité locale », à chaque fois ce sont de vrais entrepreneurs qui sont montés sur scène – certains avec leurs équipes – pour témoigner de leur foi dans une profession responsable et plébiscitée par un flux de clientèle toujours présent malgré la conjoncture.

Enfin, on y aura connu aussi des séquences émotions. Notamment quand deux buralistes ont évoqué comment ils étaient repartis de zéro après la destruction totale de leurs établissements lors des émeutes de l’été 2023.

Résilience d’un métier ancré dans la France telle qu’elle est.

24 Nov 2025 | Récents, Trafic
 

« Narco-trafic et trafic de tabac, même combat » avons-nous publié hier (voir le 23 novembre)… et s’il fallait quelques preuves, en voici.
Elles sont au nombre de 7.
Elles sont particulièrement significatives.

/ Ce 21 novembre, deux hommes passent au tribunal correctionnel de Saintes (Charente-Maritime).
Pendant deux ans, ils ont approvisionné Saintes et ses environs en stups et tabac de contrebande par l’intermédiaire de Snapchat.
Lors d’une perquisition dans un box leur servant de réserve, les policiers ont retrouvé un stock de cannabis, de cocaïne et 1 700 cartouches de cigarettes de contrefaçon.

/ Ce 7 novembre, interpellation de cinq personnes à Angers (Maine-et-Loire).
Ils trafiquaient à partir de la plateforme Telegram.
Résultat de la perquisition : 24 kilos de cannabis, 1,3 kilo de drogues de synthèse, 231 cartouches de cigarettes et 11,5 kilos de tabac à rouler.

/ Ce 5 novembre, interpellation de quatre individus dans l’Aube, des « petits dealers » avec un stock de 87 grammes de cannabis, 4 grammes de résine de cannabis. Mais aussi l’habitude de 4 voyages par mois pour s’approvisionner en tabac au Luxembourg : 64 pots de tabac retrouvés lors de la perquisition.

/ Ce 4 novembre, interpellation de neuf suspects à Barcarès (Pyrénées-Orientales) : ils disposaient de stupéfiants, de tabac de contrebande et d’armes cachés dans une épicerie placée sous leur contrôle.

/ On apprend le 13 août que la police venait de démanteler un vaste trafic stups-armes-motos-tabac de contrebande sur la zone Trouville-Deauville de la côte normande. Le principal suspect a écopé de 4 ans de prison (voir le 13 août).

/ Le 31 mars, les gendarmes du Finistère démantèlent un réseau (voir 6 avril). Avec la saisie de 660 grammes de cocaïne, 1,6 kilo de cannabis, 162 paquets de cigarettes. Voir photo.

/ Le 11 mars, démantèlement effectif d’un « point de deal » de stups du centre de Clermont-Ferrand. Avec saisie de 5 kilos de cannabis, 11 kilos de résine de cannabis, 1,8 kilo de cocaïne… et 70 cartouches de cigarettes de contrebande (voir 16 mars).

 

 

La proposition de loi pour une génération sans tabac – l’interdiction définitive de la vente du tabac à toute personne née à compter du 1er janvier 2014 – proposée par le député écologiste de Gironde, Nicolas Thierry, soit un « generational ban » à la française (voir 4 et 17 novembre), a été déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale.

En voici les co-signataires :

Pouria Amirshahi (écologiste, Paris) ; Léa Balage El Mariky (écologiste, Paris) ; Lisa Bellucq (écologiste, Vienne) ; Benoit Biteau (écologiste, Charente-Maritime) ; Arnaud Bonnet (écologiste, Seine-et-Marne) ; Mickael Bouloux (socialiste, Ille-et-Vilaine) ; Colette Capdevielle (socialiste, Pyrénées-Atlantiques) ; Hendrik Davi (écologiste, Bouches-du-Rhône) ; Sylvie Ferrer (LFI, Hautes-Pyrénées) ; Charles Fournier (écologiste, Indre-et-Loire) ; Marie-Charlotte Garin (écologiste, Rhône) ; Damien Girard (écologiste, Morbihan) ; Catherine Hervieu (écologiste, Côte-d’Or) ; Julie Laernoes (écologiste, Loire-Atlantique) ; Michel Lauzzana (Ensemble pour la République, Lot-et-Garonne) ; Laure Miller (Ensemble pour la République, Marne) ; Jimmy Pahun (Les Démocrates, Morbihan) ; Sébastien Peytavie (écologiste, Dordogne) ; Loïc Prud’homme (LFI, Gironde) ; Jean-Claude Raux (écologiste, Loire-Atlantique) ; Mereana Reid Arbelot (communiste, Polynésie) ; Sandrine Rousseau (écologiste, Paris) ; Céline Thiébault-Martinez (socialiste, Seine-et-Marne) ; Nicolas Turquois (Les Démocrates, Vienne) ; Anne-Cécile Violland (Horizons, Haute-Loire) ; Dominique Voynet (écologiste, Doubs).

Soit une proposition de loi pas si « transpartisane » que cela.

20 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Le principal logisticien du tabac en France, Logista, a confirmé une chute brutale du tonnage tabac (tous segments confondus) à -9,8 % en octobre (dont -11,5 % pour les cigarettes / voir 8 novembre) selon la Revue des Tabacs.

Ceci, après les -4,2 % de septembre, -13 % d’août, -6,5 % de juillet, -0,4 % de juin, -6,3 % de mai, -4,8 % d’avril, -9,3 % de mars, -16,3 % de février et -12,3 % de janvier 2025 (source : Revue des Tabacs).

Ce qui fait -8,2 %, pour l’ensemble des produits, sur les 10 premiers mois de l’année.

Rappelons le total du tonnage tabac livré par Logista des quatre années précédentes : -11,5 % en 2024, -7,9 % en 2023, -6,7 % en 2022 et -6,2 % en 2021.

13 Nov 2025 | Récents, Vapotage
 

Au cœur du Mois sans tabac, et comme chaque année depuis 2019, France Vapotage publie la nouvelle édition de son baromètre exclusif « Regard des Français sur les enjeux liés au vapotage » (voir 8 janvier 2025).
Nous reprenons le communiqué que France Vapotage a publié à cette occasion.

Les résultats de cette édition 2025 confirment les risques considérables que l’article 23 du projet de loi de finances 2026 (qui ne s’appuie sur aucune analyse d’impact et sans rendement attendu / voir 16 octobre 2025) fait peser sur l’outil le plus utilisé et le plus efficace pour sortir du tabagisme, adopté par 4 millions de Français.

Une potentielle erreur historique, alors que plus de la moitié des fumeurs (56 %) pourraient envisager d’arrêter en passant au vapotage.


Surfiscalisation = retour vers le tabac

L’écart significatif de prix entre le tabac et le vapotage est le premier facteur de motivation des fumeurs adultes pour entamer un sevrage tabagique, et adopter ainsi une alternative moins risquée pour la santé et celle de son entourage.

Dans un contexte de crise du pouvoir d’achat, préoccupation majeure des Français, l’attractivité-prix du vapotage est fondamentale, en particulier dans les catégories sociales les plus modestes, où la prévalence tabagique demeure plus forte.

Notre baromètre confirme d’ailleurs le gain de pouvoir d’achat pour les anciens fumeurs qui se sont tournés vers le vapotage.

Les deux tiers des répondants déclarent avoir réalisé des économies de plus de 50 euros par mois. Pour la moitié d’entre eux, ces économies dépassent même les 100 euros mensuels !

En toute logique, une augmentation des prix via une hausse des taxes aurait un double effet négatif :

  • Le retour de nombreux vapoteurs vers le tabac : 60 % estiment qu’il serait probable qu’ils reprennent ou intensifient leur consommation de tabac.
  • De nombreux fumeurs renonceraient à passer au vapotage : 65 % estiment qu’une augmentation des prix représenterait un frein important pour se mettre au vapotage. Le risque d’enfermer les fumeurs dans le tabagisme est plus grand si les freins sont multiples. Or, la restriction des circuits de distribution (suppression de la vente en ligne) serait aussi un frein important pour 61 % des fumeurs.

L’ombre du marché noir

Alors qu’un vapoteur sur cinq (19 %) préfère déjà acheter des e-liquides via le marché noir, près de la moitié (49 %) indiquent qu’il serait probable qu’ils y aient recours pour acheter des produits du vapotage si la réglementation se durcissait (prix, taux de nicotine, interdiction d’arômes…).

Le marché noir, c’est moins d’emplois en France et moins de recettes pour les pouvoirs publics. C’est aussi plus de risques pour les consommateurs, avec la circulation de produits contrefaits non contrôlés. Son développement rapide est nourri par des décisions prises sans aucune concertation avec les acteurs concernés, et sans tenir compte des réalités du terrain.


Danger sur les entreprises françaises

La filière française est composée majoritairement de commerces de proximité et de TPE/PME innovantes qui produisent 70 % des e-liquides consommés dans notre pays. Les mesures envisagées la fragiliseraient considérablement : réduction des marges, difficultés à absorber les coûts administratifs et financiers des changements de réglementation envisagés, contrairement aux multinationales extra-européennes.

Des faillites et des plans sociaux insupportables, alors que les Français reconnaissent largement les avantages du vapotage « made in France » en matière de respect des normes de sécurité et de sûreté sanitaire (74 %) ou d’impact positif sur l’économie française (75 %).

Ces résultats démontrent deux choses :

  • Fragiliser la vape, c’est renforcer le tabac. Le Gouvernement et les parlementaires doivent retirer les produits du vapotage de l’article 23 du projet de loi de finances pour 2026. France Vapotage demande une nouvelle fois l’engagement d’une réflexion en concertation avec tous les acteurs concernés, afin de préserver la cohérence de notre politique de santé publique, protéger une filière française créatrice de valeur et d’emplois, et donner enfin à cette dernière un cadre réglementaire spécifique, décorrélé du tabac comme des autres produits nicotinés.
  • Nous devons collectivement promouvoir l’origine des e-liquides commercialisés sur le territoire national : seuls 37 % des Français savent que ces produits sont très majoritairement fabriqués par des entreprises françaises. Face à ce résultat, et compte tenu des risques désormais avérés sur la filière, France Vapotage a fait le choix cette année de se recentrer autour des PME françaises. C’est le sens de son adhésion à la CPME, de la sortie de deux multinationales et de l’arrivée ce mois-ci de deux nouveaux adhérents, Savourea (94) et E-CG/SoGood (66), soit déjà huit depuis le début de l’année.

(Enquête réalisée par Toluna Harris Interactive en ligne du 3 au 7 octobre 2025. Échantillon de 3 096 personnes, représentatif de la population française.)

12 Nov 2025 | Profession, Récents
 

Selon une enquête du Comité national contre le tabagisme (CNCT), la pratique recule nettement depuis 2021, mais reste « préoccupante » en France. Nous reprenons la dépêche AFP sur le sujet (extraits).

Un buraliste sur trois vend encore du tabac aux mineurs en toute illégalité, soit deux fois moins qu’il y a quatre ans, a constaté une association antitabac, qui se réjouit de cette « baisse significative » mais juge la situation « encore préoccupante » (voir le 3 octobre 2019).

L’institut d’enquêtes Audirep a mené, pendant l’été 2025 sur le territoire national, pour le Comité national contre le tabagisme (CNCT), un millier de « visites mystère » en binôme, lors desquelles un mineur de 17 ans tentait d’acheter du tabac et un adulte contrôlait le respect, par le buraliste, du refus de vente aux mineurs.

Il en est ressorti que près d’un tiers des buralistes accepte de vendre aux mineurs du tabac (31 %) ou un e-liquide de vapotage (32 %), malgré l’interdiction remontant à 2009 pour le premier et à 2015 pour le second, selon des résultats transmis à l’AFP.

Pour les enseignes de vapotage, le résultat est similaire, avec une proportion de 34 %. Ces ventes aux mineurs sont plus fréquentes en Île-de-France, dans le Grand Est et dans les communes de plus de 15 000 habitants, « l’anonymat propre aux grandes villes favorisant le non-respect de la réglementation », selon le CNCT.