Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
22 Jan 2026 | Profession, Récents
 

La Confédération des buralistes exprime sa plus vive incompréhension face à la suppression de l’article 23 du Projet de loi de finances, en vue de l’adoption du texte par l’article 49.3 (voir le 21 janvier).
C’est ainsi que débute un communiqué de la Confédération des buralistes que nous reprenons.

Cette décision constitue une énième déception pour un réseau qui demande depuis des années un cadre sécurisant la distribution des produits sensibles que sont le CBD et les produits du vapotage.

Il s’agissait de permettre à des commerces professionnels de commercialiser ces produits, alors que la vente est à ce jour possible via des distributeurs automatiques, dans les fêtes foraines et dans les épiceries de nuit. En renonçant à cet encadrement, l’État prend le risque de laisser se développer des pratiques non maîtrisées, au détriment de la santé publique, des consommateurs et des réseaux de proximité responsables (voir le 16 octobre 2025).

Cette suppression de l’article 23 est d’autant plus incompréhensible qu’un consensus transpartisan avait été trouvé à l’Assemblée nationale, qui a refusé la suppression de l’article, adopté des amendements de compromis puis l’article.
Quel est donc la leçon de tout cela ? Le choix du Gouvernement vient une nouvelle fois confirmer que le travail minutieux et raisonnable pèse finalement peu face à l’hystérisation du débat et les fausses informations. Lire la suite »

19 Jan 2026 | Profession, Récents
 

Commerçants d’utilité locale… les buralistes ne sauraient être indifférents aux élections municipales (les 15 et 22 mars) dont plusieurs enjeux les concernent directement : des possibilités de stationnement pour la clientèle à la sécurité du point de vente et de ceux qui y travaillent… en passant par la propreté, la qualité de l’environnement, l’animation du centre-ville, sans oublier les services que peuvent leur déléguer les communes (Point Paiement de Proximité).

Les commerces de proximité aiment les élus de proximité.
D’ailleurs, ils sont un certain nombre de buralistes à être entrés dans un conseil municipal.

Et maintenant que la campagne de ces élections municipales a démarré, il n’est pas étonnant de constater comment certains candidats montrent d’emblée leur intérêt pour ce réseau au cœur de la vie locale que représentent les buralistes.

À Paris, c’est Sarah Knafo (en flèche dans les médias) qui a été la plus rapide à agir en sollicitant une rencontre sur le terrain à Philippe Alauze (président des buralistes de Paris-Île-de-France) la semaine dernière.

Double sujet pour Sarah Knafo : comment faire pour que Paris ne soit plus la capitale européenne où l’on vend le plus de cigarettes dans la rue ?
Comment les buralistes peuvent-ils contribuer à l’attractivité touristique de Paris ?

Après un passage de ses collaborateurs par les points de trafic de tabac de La Chapelle et de Marx Dormoy, Sarah Knafo a été accueillie par Philippe Alauze et les présidents des délégations de buralistes de Paris, ce vendredi 16 janvier, au bar-tabac-brasserie Clignancourt où les trafiquants trafiquent à 10 mètres de la terrasse.
Scène de la vie parisienne… Le buraliste, M. Zamag, a vu son CA tabac s’écrouler et supporte – avec son frère et un courage incroyable – une concurrence sauvage et indifférente à la présence, aussi intermittente que figée, de quelques policiers à quelques dizaines de mètres de là.

À l’issue d’un tour d’horizon complet de la situation, Sarah Knafo a mis en avant deux propositions choc :

  • « Donner un objectif clair de lutte contre les trafics de tabac – dans la rue et dans certains commerces – à une police municipale renforcée et armée (ce qui n’est pas le cas actuellement sur Paris) » ;
  • « Mettre en place un plan d’interpellations massives et régulières des vendeurs de tabac à la sauvette car le harcèlement, c’est du côté des forces de l’ordre qu’il doit venir. »

Philippe Alauze et ses collègues ont rendez-vous avec Rachida Dati, ce mardi 20 janvier.
Des rencontres avec Emmanuel Grégoire et Pierre-Yves Bournazel se profilent aussi sur le planning.

L’essentiel est que les politiques ne considèrent pas le trafic de tabac comme une banalité.
Une banalité qui signifierait, à court terme, l’effacement du réseau officiel.

15 Jan 2026 | Profession, Récents
 

Tous segments des produits du tabac confondus, les buralistes auront vendu – 8,2 % de volume en moins, en 2025 par rapport à 2024. Ceci selon les statistiques Logista.

De fait, l’année 2025 aura été caractérisée par une longue succession de reculs mensuels :

  • – 4,1 % en décembre (voir 8 janvier) ;
  • – 12 % en novembre ;
  • – 9,8 % en octobre ;
  • – 4,2 % en septembre ;
  • – 13 % en août ;
  • – 6,5 % en juillet ;
  • – 0,4 % en juin ;
  • – 6,3 % en mai ;
  • – 4,8 % en avril ;
  • – 9,3 % en mars ;
  • – 16,3 % en février ;
  • – 12,3 % en janvier.

Et les années précédentes ? Nous en étions à :

  • – 11,5 % en 2024 ;
  • – 7,9 % en 2023 ;
  • – 6,7 % en 2022 ;
  • – 6,2 % en 2021 ;
  • – 0,5 % en 2020 (année Covid).
14 Jan 2026 | Profession, Récents
 

Le portail de la Direction générale des Douanes a publié, ce 13 janvier, l’arrêté du 5 janvier portant homologation des prix de vente au détail des tabacs manufacturés en France continentale qui seront en vigueur à partir du dimanche 1er février.

À première vue, il apparaît les grandes évolutions suivantes par rapport à l’actuel :

  • BAT : des augmentations entre + 20 et + 30 centimes selon les références ;
  • JTI : quelques baisses de – 10 centimes dans la gamme Winston ;
  • PMI : pas de changements ;
  • Imperial Brands Seita : quelques augmentations, notamment pour les News&Co (+ 40 centimes) et les Gauloises (+ 40 centimes) ;
  • Coprova : des augmentations pour les cigares cubains.

(Voir le 15 décembre 2025).

10 Jan 2026 | Profession, Récents
 

La frontière entre Rodange et Longlaville (Meurthe-et-Moselle) ne compte vraiment pas parmi les plus beaux endroits du Grand-Duché. Une douzaine de stations-service jalonnent la route de Longwy, de la sortie de Rodange à la frontière française, sur une distance d’environ 600 mètres.
C’est ainsi que débute un hallucinant reportage du site luxembourgeois Virgule, sous la plume de Mike Stebens, que nous reprenons (extraits).

Pour beaucoup de gens qui ne font que passer ici, il y a trois priorités : l’essence, les cigarettes et l’alcool.

Les stations-service sont conçues pour cela, avec une offre conséquente. Certaines ont une entrée de chaque côté des pompes à essence. À l’intérieur, l’offre est énorme et correspond aux nombreuses stations-service.

Il n’y a pas que des stations-service, mais aussi des magasins spécialisés dans l’alcool et le tabac. En cette fin de samedi matin, Pascal et Josiane, qui ont fait un trajet d’environ 30 minutes depuis leur ville française, sortent du deuxième magasin situé après la frontière française. Lire la suite »

1 Jan 2026 | L'Info, Récents
 

Sans tabou et en liberté.

Le 23 janvier prochain, Le Monde du Tabac connaîtra son 12e anniversaire.
Depuis 12 ans, nous n’avons jamais cessé d’informer tous les jours nos lecteurs.
Oui, tous les jours de la semaine. Dimanche compris.

En mettant en avant des chiffres, des faits, des déclarations et des décryptages sur l’actualité compliquée et controversée de tout ce qui concerne le tabac et les produits nicotinés.
En France et dans le monde.

Dans un contexte où les enjeux de santé publique et sociétaux sont majeurs, bien sûr.
Mais ils ne sauraient en occulter d’autres sur les plans fiscaux, commerciaux, économiques et sécuritaires.

Car sur ces sujets-là aussi, il y a bataille de l’information.

– Jean-Paul Vaslin

23 Déc 2025 | Pression normative, Récents
 

Ce lundi 22 décembre, le Conseil d’État a annoncé la suspension d’un décret gouvernemental qui devait aboutir à l’interdiction de vente et de fabrication de sachets de nicotine à partir d’avril 2026 (voir le 6 septembre).
« L’exécution du décret (…) est suspendue en tant qu’il interdit la fabrication, la production et l’exportation des produits à usage oral contenant de la nicotine », écrit le Conseil.
Nous reprenons l’essentiel de la communication de l’AFP.

Ce décret, pris par le gouvernement début septembre dernier, avait pour objectif de bannir les sachets, billes et gommes de nicotine, aussi appelées « pouches ».

Son entrée en vigueur était prévue pour le 1er avril 2026.

Mais une entreprise avait saisi le Conseil d’État pour annuler ce décret,

qui interdit non seulement la vente des sachets de nicotine, mais aussi leur fabrication en France et leur exportation. Le groupe, qui fabrique des produits à base de nicotine, attaquait à la fois le décret sur le fond, estimant qu’il enfreint les règles de libre-échange en vigueur dans l’Union européenne, et sur son calendrier (…).

Le Conseil d’État, qui ne se prononce pas pour l’heure sur le fond, lui donne raison sur le second plan,

estimant qu’il aurait fallu donner jusqu’à fin juin à l’entreprise pour délocaliser sa production. La décision, prise en référé, suspend donc l’application du décret dans son ensemble ; le Conseil d’État assure qu’il se prononcera sur le fond du dossier d’ici à juin 2026.

Interrogé par l’AFP, le ministère de la Santé a indiqué qu’il « prend acte de la suspension partielle et attend l’avis du CE au fond ».

« Quoi qu’il arrive, cette décision ne remet pour l’instant pas en cause l’interdiction de commercialisation/détention pour le moment », ajoute la déclaration écrite du ministère.

De son côté, Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes, a estimé que « c’est une bonne chose que le Conseil d’État prenne le temps d’étudier le sachet de nicotine avec méthode et sous un angle scientifique à l’inverse du gouvernement, qui a fait le choix d’une décision irréfléchie et précipitée ».

17 Déc 2025 | Récents, Trafic
 

Emmanuel Macron a annoncé, ce 16 décembre à Marseille, que l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour usage de drogue « va passer à 500 euros », contre 200 euros aujourd’hui.

« 500 euros, parce qu’il faut taper au portefeuille ! » s’est exclamé le chef de l’État, lors d’un échange avec des lecteurs de La Provence.

On peut regretter que ceux qui ont conseillé cette mesure au Président de la République ne lui aient pas suggéré de doubler aussi le montant de l’amende pour achat de tabac de contrebande…
Alors qu’il n’a jamais autant établi que trafics de stups et de tabac sont étroitement liés. Logistiquement et commercialement.

On s’en est encore rendu compte, pas plus tard que la semaine dernière, à la lecture du bilan d’une spectaculaire opération « coup de poing » lancée par le nouveau préfet de Marseille contre 15 points de deal de stups : 7 kilos de cannabis et… 118 kilos de cigarettes de contrebande saisis (voir le 11 décembre).

Rappelons que l’achat à la sauvette de cigarettes de contrebande est sanctionné, en principe, par une amende de 135 euros quand on est verbalisé sur le fait.
Une mesure obtenue de haute lutte par la Confédération des buralistes, présidée par Philippe Coy, à l’époque (26 décembre 2019).
Il n’y avait pas officiellement de sanctions auparavant.

12 Déc 2025 | Profession, Récents
 

Le portail de la Direction générale des Douanes publie, ce 12 décembre, l’arrêté du 3 décembre portant homologation des prix de vente au détail des tabacs manufacturés en France continentale qui seront en vigueur à partir du jeudi 1er janvier 2026.

Voir : douane.gouv.fr / Open Data / Tabacs manufacturés / Homologation des prix.

On y constate des changements. Par exemple pour les cigarettes :

  • PMI : + 50 centimes par paquet sur beaucoup de références (la gamme Marlboro Crafted reste à 11,50 euros).
    (aucun changement sur les Heets).
  • JTI : des augmentations entre + 30 et + 50 centimes le paquet.
  • BAT : peu de changements de prix.
  • Imperial Brands / Seita : des augmentations de 10 centimes par paquet.

Commentaire : il n’est pas exclu que des réajustements s’opèrent avec les prochaines homologations de début d’année 2026.
Autre commentaire : selon les premières explications des fabricants, les nouveaux prix intègrent la prise en compte de l’inflation (+ 0,8 %), une hausse des coûts de production et de logistique ainsi que de la REP mégots.

8 Déc 2025 | Récents, Trafic, Vapotage
 

« Six mois après leur interdiction en France, les cigarettes électroniques jetables, appelées puffs, continuent d’inonder le marché.
Malgré des sanctions sévères, elles restent facilement accessibles, notamment dans les épiceries de nuit.
Ce phénomène soulève des questions de santé publique, d’environnement et de contrôle réglementaire. »

Telle est l’introduction d’une communication d’Imperial Brands Seita dont nous reprenons les points essentiels.

// Contexte réglementaire
Depuis ce 25 février, la vente des puffs est strictement interdite en France (Code de la santé publique, art. L.3513-5-1).

// Une interdiction peu respectée
Malgré la loi, les puffs restent faciles à trouver :
· Épiceries de nuit : prix entre 10 et 15 euros, arômes attractifs (fraise, cola, bubble gum, etc.) ;
· Réseaux sociaux : Snapchat et Instagram servent de vitrines pour la livraison à domicile.

Un épicier confie : « Ça ne change rien. On en vendait déjà avant, il y a juste plus de risques. »

// Chiffres-clés
· En 2023, 15 % des 13-16 ans avaient déjà utilisé une puff (Alliance contre le tabac)
· Seulement 130 à 160 contrôles en 2024-2025, jugés insuffisants.

// Conclusion
Le marché clandestin des puffs illustre les limites des contrôles face à une demande forte et des circuits de distribution bien organisés. Une vigilance accrue et des sanctions renforcées semblent indispensables pour enrayer ce phénomène.