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La recommandation par l’Assurance maladie d’une « interdiction d’acheter des cigarettes pour toute personne née après 2009 » – l’interdiction générationnelle – soulève d’importantes questions (voir les 2 et 3 juillet).

Cette recommandation va-t-elle se transformer officiellement en projet gouvernemental ?

Il faut retenir que la proposition vient de l’Assurance maladie, dont on connaît le poids dans l’écosystème sanitaire.
Elle bénéficie déjà de l’avis favorable de la ministre de la Santé (voir le 4 juillet).

Maintenant… tout peut arriver dans une période où le contexte électoral va laisser éclore et prospérer quelques excentricités démagogiques.

Cette recommandation est-elle crédible ?

Le « Generational ban » va s’appliquer au Royaume-Uni dès janvier prochain. Là-bas, le sujet ne soulève guère de polémique, l’opinion publique n’y prêtant guère attention, accoutumée qu’elle est, déjà, à un tas de stratégies de comportements.
En revanche, les derniers gouvernements se sont engagés à long terme en faveur du vapotage.

Sinon, l’histoire et l’actualité nous enseignent suffisamment que la prohibition, cela ne marche jamais.

Cette recommandation va-t-elle impacter immédiatement les buralistes ?

On ne peut pas dire que ce soit une annonce positive pour le réseau.
Même s’ils savent que leur avenir ne repose plus sur le tabac, les buralistes sont, plus que jamais, curieux de savoir ce que les gouvernements – l’actuel et les suivants – attendent d’eux… Or, le dialogue sur l’avenir du réseau semble se situer au niveau zéro.

Et, pour les buralistes, rien de plus décourageant que d’entendre que cette mesure d’interdiction générationnelle ne changerait rien… tant le consommateur est déjà habitué à s’approvisionner sur les marchés de la contrebande et de la contrefaçon.

23 Juin 2026 | L'essentiel, Profession, Récents
 

La fin du semestre arrive à grands pas.
Où en sommes-nous des ventes officielles de tabac depuis le début de l’année ? C’est-à-dire ce qui est livré par Logista aux buralistes et donc vendu ensuite par le réseau officiel.

Baisses en volume sur 5 mois :

• – 7,4 % toutes catégories de tabac confondues (nous en étions à – 9,7 % sur la même période en 2025).
• – 8,3 % pour les cigarettes.
• – 6,9 % pour le tabac à rouler.
• – 5,4 % pour les cigares / cigarillos.

Baisses en valeur sur 5 mois :

• – 5,9 % toutes catégories de tabac confondues.
• – 6,4 % pour les cigarettes.
• – 5,3 % pour le tabac à rouler.

(Voir aussi le 28 avril 2026.)

11 Juin 2026 | Récents, Trafic
 

La dernière édition de l’Empty Pack Survey, étude de référence sur le marché illicite du tabac réalisée chaque année par Imperial Brands Seita dans 126 villes de France métropolitaine (voir 18 juin 2025), révèle que la part de la contrefaçon dans la consommation de tabac atteint 18,8 % en France, contre 1,4 % fin 2018 (soit une hausse de +1 243 % en sept ans). Un niveau qui confirme l’ancrage territorial d’un phénomène désormais structuré, criminalisé et présent dans chacune des régions métropolitaines.
C’est ainsi que débute un communiqué d’Imperial Brands Seita que nous reprenons.

L’industrialisation du trafic : des usines clandestines à la vente en ligne

Il est désormais établi que la France est confrontée à une explosion du trafic de tabac. Longtemps considéré comme marginal, ce phénomène a changé d’échelle et constitue aujourd’hui un enjeu majeur de sécurité économique et d’ordre public.

La mutation la plus inquiétante est sa criminalisation accélérée. Le trafic de tabac est désormais porté par des filières structurées, capables d’organiser la production, l’acheminement et la distribution à grande échelle.

La contrefaçon, en particulier, connaît un essor spectaculaire. Des usines clandestines implantées en Europe et désormais en France produisent massivement des marques authentiques, ensuite écoulées via les réseaux sociaux, les commerces de proximité ou la vente à la sauvette.

En 2025, la douane française a démantelé 99 organisations criminelles, dont 28,6 % liées au trafic de tabac, plaçant ce dernier désormais au premier rang, devant même le trafic de stupéfiants (27,6 %).

Sur le terrain, la progression est tout aussi vertigineuse : la part de la contrefaçon dans la consommation est passée de 1,4 % fin 2018 à 18,8 % fin 2025, soit une hausse de +1 243 % en sept ans.

Les saisies le confirment : 7 usines clandestines sur le territoire national depuis 2021 et 13 sur le territoire belge sur la seule année 2025.

Un phénomène désormais installé dans tous les territoires

Ce basculement n’est plus un signal faible. Depuis 2022, le phénomène s’est généralisé et s’observe aussi bien dans les grandes métropoles que dans les territoires ruraux, dans chacune des régions métropolitaines.

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L’Assemblée de l’État de New York (19,7 millions d’habitants) va prochainement examiner la proposition de l’une de ses membres, la démocrate Amy Paulin, demandant à ce qu’il soit définitivement interdit de vendre du tabac, des produits du vapotage, des sachets de nicotine… et du papier à rouler à toute personne née après le 31 décembre 2007.

La proposition va être examinée, dans un premier temps, par la commission Santé de l’Assemblée.

Les premiers à réagir ont été les membres de The Premium Cigar Association, qui ont déjà lancé une pétition contre cette « version moderne de la prohibition ».

Rappelons que le Royaume-Uni vient de voter une mesure de ce type (voir 22 avril 2026).

Les Maldives ont déjà adopté ce dispositif (voir 3 novembre 2025).

Et que la Thaïlande travaille aussi sur un projet de même nature (voir 3 juin 2026).

5 Juin 2026 | International, Récents
 

L’Australie a toujours fasciné les milieux anti-tabac en France.

C’est le premier pays à avoir adopté le paquet neutre pour les produits du tabac en 2012.
La fiscalité de ces mêmes produits y bat tous les records. Y compris pour les sachets de nicotine.
Le prix moyen du paquet de cigarettes correspond à l’équivalent de 30 euros.
La vente des produits du vapotage a été confiée en exclusivité aux pharmacies (voir le 2 octobre 2024).

Résultat : l’Agence australienne des statistiques (Australian Bureau of Statistics) estime à 80 % le marché parallèle des produits du tabac et du vapotage en 2025.
C’est ce que nous apprend Nicotine Insider.
C’est plus que les dernières estimations (voir le 17 avril 2026).
Les douanes australiennes sont débordées et ont saisi, dans les ports, 2 milliards 660 millions de cigarettes en 2024 (contre 480 millions en 2016).

Mais il y a encore plus grave : la croissance de ce marché parallèle correspond à une hausse globale de la consommation de tous les produits de nicotine : + 40 % depuis 2017. Toujours d’après Nicotine Insider.

Et nous savons, par ailleurs, que le réseau officiel de vente du tabac est l’objet de graves agressions de la part des réseaux mafieux qui cherchent à en prendre le contrôle (voir le 18 novembre 2025 et le 14 mai 2025).

Veut-on vraiment en arriver là ?

 

La 20e édition du rapport KPMG sur les marchés de contrebande et de contrefaçon en Europe, pour 2025, vient d’être publiée (voir ci-dessous).
En voici les chiffres-clés.

53,6 % des cigarettes consommées en France proviennent du marché parallèle (elles n’ont pas été achetées dans le réseau officiel des buralistes). Soit plus de 4 points par rapport à 2024 (voir 11 juin 2025).

41,4 % des cigarettes consommées en France sont clairement identifiées comme des cigarettes de contrebande et de contrefaçon (37,6 % en 2024). Le restant du marché parallèle correspondant à du duty-free ou des achats frontaliers.

Sur l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, 10,3 % de la consommation des cigarettes proviennent de la contrebande et de la contrefaçon.

La France représente 49,1 % de ce marché parallèle des cigarettes au sein de l’Union européenne (et 52,7 % du seul marché de la contrefaçon).

Toujours pour la France, ces chiffres de non-approvisionnement dans le réseau des buralistes génèrent une perte fiscale de 10,4 milliards d’euros.

28 Mai 2026 | Observatoire, Récents
 

Les volumes de tabac vendus dans le réseau des buralistes ont diminué de 8,2 % par rapport à 2024. C’est ainsi que l’OFDT / Observatoire français des drogues et des tendances addictives (voir 26 février 2026 et 18 juillet 2025) débute un communiqué-bilan sur le tabagisme en 2025 (voir 27 mai 2026).

Certains départements frontaliers (Nord, Pas-de-Calais, Ardennes) sont moins concernés par cette baisse. La hausse des taxes en Belgique et au Luxembourg ayant entraîné un report sur le territoire français des acheteurs qui allaient auparavant se fournir à l’étranger témoigne de l’utilité de politiques publiques mises en œuvre au niveau européen (ndlr : il y aurait des choses à dire sur le sujet… on y reviendra / LMDT).

Malgré la diminution des volumes, le chiffre d’affaires global du tabac atteint 18,4 milliards d’euros en 2025 : il s’avère quasi stable depuis 2017, avec une croissance moyenne de 0,2 % par an. En effet, après l’augmentation des prix en 2024, la hausse des prix des cigarettes demeure modérée en 2025 (le prix moyen du paquet de cigarettes de la marque la plus vendue passant de 12,54 euros à 13 euros, tandis que le prix moyen du paquet de tabac à rouler de la marque la plus vendue reste inchangé à 23,90 euros)… (ndlr : là encore… on reviendra sur le sujet / LMDT).

La diversification du marché du tabac se confirme

À noter que si les ventes de cigarettes et de tabac à rouler baissent toutes deux en 2025 comparativement à 2024 (-8,7 % et -9,6 % respectivement, un peu moins que sur l’année précédente), celles des autres produits du tabac restent assez stables, avec une progression de 0,3 %.
Les évolutions sont cependant contrastées : entre la baisse de 22,9 % pour le tabac à chauffer et de 2,4 % pour les cigares, mais la hausse de 5,8 % des autres tabacs à fumer (narguilé, tabac à pipe, à tuber, blunts, etc.). Ces autres produits du tabac représentent 8 % de parts de marché en 2025, contre 3 % en 2017.

Le tabagisme à des niveaux toujours plus bas

En 2024, moins d’un cinquième des adultes de 18 à 75 ans déclaraient fumer quotidiennement – un niveau toujours plus bas. Chez les adolescents, le tabagisme a fortement régressé ces 15 dernières années avec 5,6 % de fumeurs quotidiens chez les lycéens en 2024 contre 30,8 % en 2010. En parallèle, le vapotage progresse, notamment chez les jeunes : 4 % des lycéens vapotaient exclusivement quotidiennement en 2024, contre 0,8 % en 2022.

L’intérêt pour sortir du tabagisme se poursuit

Entre 2024 et 2025, l’utilisation de l’aide au sevrage augmente toujours. Cela se reflète dans l’augmentation des ventes et des remboursements des traitements de substitution nicotinique (+7 % de ventes de traitements), portés principalement par les substituts sous forme orale, puis par les timbres transdermiques (patchs).
On note aussi l’augmentation de la fréquentation des dispositifs d’aide à l’arrêt tels que les lignes d’écoute (environ 61 000 appels traités par les tabacologues de Tabac Info Service en 2025, une hausse de 5,2 % par rapport à 2024).
Enfin, au cours de la période 2016-2019, environ 1,8 million de tentatives d’arrêt ont été attribuées à l’opération #MoisSansTabac, qui fêtait en novembre 2025 sa dixième édition.

26 Mai 2026 | International, Récents
 

Nous le savons. La plupart de nos lois et textes réglementaires doivent être en conformité avec les règles et principes de l’Union européenne.
Quoiqu’on en pense. C’est toujours l’Europe qui, à un titre ou à un autre, valide nos réglementations.

Si le paquet neutre pour les cigarettes et le tabac à rouler existe dans notre pays, c’est bien parce que l’Europe l’a autorisé à surtransposer sa propre directive tabac définissant un cadre général pour les emballages (dans sa dernière édition, celle de 2014).

Si la limite au transport du tabac par les particuliers, lors du passage aux frontières, a été reconfirmée jusqu’à 4 cartouches, c’est parce que telle est la règle européenne.

Les exemples abondent.

Bonne raison pour s’intéresser au processus, lancé par l’Union européenne, de révision des règles concernant les produits du tabac et la publicité en faveur du tabac.

Ceci dans le cadre de la TPD3 (Tobacco Products Directive 3) en cours d’élaboration (voir les 13 mai 2026).
Et dans laquelle nous savons que les produits du vapotage y sont en ligne de mire : paquet neutre ? Suppression des arômes ?
L’enjeu est donc lourd pour les professionnels du secteur ainsi que les consommateurs.

Dans ce processus est prévue une consultation publique officielle de tous les citoyens européens.

Eh bien, répondons à la consultation puisque la parole nous est donnée !
La date limite de réponse est fixée au 15 juin.
C’est la seule occasion de faire entendre directement sa voix auprès des législateurs européens.
Quoiqu’on pense du fonctionnement des institutions de Bruxelles, cela vaut la peine de s’y intéresser et d’y répondre.
Au nom de votre expérience de la vie de tous les jours.

Ci-joint, le lien pour s’enregistrer et participer à cette consultation ouverte à tout citoyen européen. Il est possible d’y répondre en français.

https://ec.europa.eu/info/law/better-regulation/have-your-say/initiatives/17612-Produits-du-tabac-et-publicite-en-faveur-du-tabac-revision-des-regles-de-lUE_fr

26 Mai 2026 | International, Récents
 

La Suède a atteint son objectif en vue de devenir un pays sans tabac en 2025, avec moins de 5 % de la population fumant quotidiennement des cigarettes. Le nombre de fumeurs quotidiens est ainsi passé de 16 % à 4,8 % entre 2003 et 2025, selon le rapport publié par le Conseil suédois d’information sur l’alcool et les autres drogues (CAN). En 2025, 10 % de la population adulte déclare avoir fumé au moins une fois dans le mois précédent. Les femmes âgées de 50 à 84 ans constituent le groupe le plus important de fumeurs quotidiens de cigarettes, avec 6 %.
Nous reprenons une communication de l’AFP (le 25 mai).

En revanche, tous modes de consommation confondus, la nicotine continue à avoir le vent en poupe, avec un quart de la population en consommant quotidiennement, notamment sous forme de cigarette électronique ou de snus, ou tabac à usage oral, que l’on place sous la lèvre supérieure, soit en sachets, soit en vrac. Lire la suite »

20 Mai 2026 | Récents, Trafic
 

L’interdiction arbitraire des sachets de nicotine, en France (voir le 1er avril 2026 et 6 septembre 2025), a été largement commentée par les médias qui n’ont pas hésité à en rajouter dans la caricature (« il faut sauver notre jeunesse »…) tout en oubliant de demander aux professionnels de terrain ce qu’ils en pensaient.

Le week-end dernier, un communiqué va-t’en-guerre dont l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a le secret – toujours sur les sachets – a fait le tour de ces mêmes médias, avec force propos alarmistes (voir 16 mai 2026), sans que personne ne s’enquière de ce qui se passe dans la vie réelle.

C’est-à-dire… le déferlement de sachets de nicotine, hors-la-loi, sans limites de grammages, de taux ou d’accès, sans contrôles, sans frontières.
Comme cette page FB que nous reproduisons ci-dessous.
« Introuvable chez ton buraliste ! On les a. » Évidemment…

Le surgissement, en quelques semaines, d’un foisonnant marché parallèle des sachets de nicotine sur les réseaux sociaux… c’est là qu’est l’événement.
À suivre.