C’est vendredi soir, le 7 novembre, lors de la discussion du Projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS pour 2026), qu’Amélie de Montchalin (ministre des Comptes publics) a annoncé son souhait de rabaisser la quantité maximale de tabac pouvant être ramenée par un particulier d’un autre pays de l’Union européenne (voir le 8 novembre).
Voici ses propos :
« Vu les quantités de tabac en circulation sur notre sol, les usines clandestines de cigarettes et le travail que tout cela représente pour les douaniers, nous voulons revenir à la règle d’une seule cartouche de cigarettes par personne franchissant une frontière intra-européenne. »
« Son assouplissement à quatre cartouches a entraîné des conséquences assez massives sur les volumes de vente des départements transfrontaliers, notamment ceux qui sont proches de l’Allemagne, du Luxembourg, de l’Espagne ou de la Belgique. »
« Il s’agit d’une mesure essentielle. »
Rappelons que c’est sur injonction du Conseil d’État (s’appuyant sur la réglementation de l’Union européenne) – il y a un an et demi – que les quantités maximales de tabac ramenées par un particulier venant d’un autre pays de l’Union européenne sont passées de 1 à 4 cartouches (voir le 29 mars 2024).
La limite à une seule cartouche pour les cigarettes européennes (notamment frontalières) avait été une grande victoire de la Confédération des buralistes, remportée juste après la période Covid (voir le 9 juillet 2020).
Alors que le passage de 1 à 4 cartouches, largement repris par les médias, a constitué un véritable appel d’air pour une recrudescence des achats frontaliers.




