Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
29 Oct 2024 | Profession
 

« Ce à quoi on a échappé … pour le moment », c’est le titre de l’une de nos, toute récente, brèves (voir 28 octobre). Le moment, lui aussi, aura été bref …

En effet, si la Commission des Affaires sociales a fini par rejeter l’ensemble du Projet de loi de Financement de la Sécurité sociale présenté par le Gouvernement, le texte est désormais examiné en séance publique ce qui permettra aux autres députés de donner leur avis.

L’examen commence ce 28 octobre après-midi.

Et Yannick Neuder (DR), le rapporteur, a décidé de persévérer – malgré le désaveu de sa Commission – et de redéposer son amendement sur une nouvelle trajectoire de la fiscalité tabac. Avec le soutien des élus socialistes et écologistes.

À suivre.

 Commentaires fermés sur Fiscalité Tabac : Yannick Neuder redépose son amendement pour une nouvelle trajectoire fiscale du tabac  , ,
28 Oct 2024 | Profession
 

C’est la newsletter hebdomadaire de la Revue des Tabacs qui nous apprend que « la Commission des Comptes de la Sécurité sociale a publié les rentrées fiscales définitives concernant le tabac de 2023 et une estimation pour 2024 et 2025 ».

« Sur 2021, 2022 et 2023, l’État a perdu au total 1,225 milliard d’euros sur les Droits de consommation du tabac et prévoit de perdre encore plus de 400 millions d’euros en 2024 (voir 30 juillet). »

Nos lecteurs auront compris que cela est essentiellement dû au recul hors-normes d’un marché officiel du tabac sous l’effet de la montée en puissance de la contrebande sous toutes ses formes (réalité qui n’est pas citée en tant que telle par la Commission …). Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Fiscalité tabac : que cela est délicatement dit …  
28 Oct 2024 | Profession
 

Dans le contexte confus des débats budgétaires à l’Assemblée nationale, revenons sur la séance du mercredi 23 octobre de la Commission des Affaires sociales où un amendement du rapporteur Yannick Nauder (DR, Isère) proposant une nouvelle hausse de la fiscalité tabac (une nouvelle trajectoire fiscale amenant carrément au paquet à 17 euros) a été examiné et a fini par être rejeté (voir 24 octobre).

Cet amendement a été débattu dans le cadre de l’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2025. Au cours du débat, des parlementaires ont appelé à voter contre cette nouvelle trajectoire fiscale : ils sont membres des groupes Modem, DR et RN. À noter que les députés LFI se sont abstenus, en souhaitant officiellement qu’un amendement plus complet soit examiné en séance publique après ce passage en commission.

Comme on l’imagine, la publication de cet amendement n’avait pas laissé les élus des buralistes indifférents. 

Extraits des débats :

• Yannick Nauder (DR, Isère), rapporteur : « Cet amendement vise globalement à rehausser les taux, les tarifs et les minima de perception, y compris en Corse, des cigares, des cigarillos, des cigarettes, des tabacs, des tabacs à rouler, des tabacs à chauffer et autres tabacs à fumer ou à inhaler, des tabacs à priser ainsi que des tabacs à mâcher (…) Pour parler simplement, en 2025, 2026, 2027, le prix d’un paquet passerait à 16 euros au lieu de 13 euros, alors qu’il est actuellement à environ 11 euros » (… sic).

• Philippe Vigier (Modem / Eure-et-Loir) : « Je vois bien lintention du rapporteur général, c’est celle à laquelle on assiste depuis de longues années, avec une augmentation sans fin du prix du tabac mais les courbes sont édifiantes : c’est le décrochage complet. Le tabac de contrebande arrive en volumes, de plus en plus nombreux. Partout, même à 300 kilomètres d’une frontière dans ma propre région, on sait qu’il y a des réseaux parallèles. Je vous mets en garde : c’est un mauvais coup porté aux buralistes et cela ne diminuera pas la consommation. »

• Thomas Ménagé (RN / Loiret) : « L’enfer est pavé de bonnes intentions, et je pense que cet amendement n’atteindra pas son objectif. La prévalence tabagique est stable depuis 5 ans, alors même que le prix du paquet a augmenté de 3 euros. On voit les usines de contrefaçon se multiplier partout. De plus, depuis mars 2024, il est possible d’importer 4 fois plus de tabac dans l’Union européenne, ce qui constitue une concurrence déloyale pour nos buralistes. C’est la raison pour laquelle, pour finir, nous nous opposerons à cet amendement. » Lire la suite »

27 Oct 2024 | Vapotage
 

« Mes patients sont énormément aidés par la vapoteuse ou cigarette électronique pour arrêter de fumer ».

Marion Adler, médecin tabacologue à l’hôpital Antoine Béclère de Clamart. (voir 24 octobre)

25 Oct 2024 | Profession
 

Alors que se discutent actuellement les amendements susceptibles d’être adoptés dans le cadre du Projet de Loi de Finances  et du Projet  de Loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2025 (voir 22 et 24 octobre), lACT-Alliance contre le Tabac rappelle, dans un communiqué du 24 octobre, les priorités – à ses yeux – pour faire avancer la lutte contre le tabagisme : ladoption dune trajectoire fiscale forte et continue sur les produits du tabac et linterdiction des sachets de nicotine.

Nous le reproduisons intégralement.

•• Imposer une trajectoire fiscale de minimum 10 % des prix des produits du tabac chaque année jusquen 2027, hors inflation, est lurgence absolue. Reconnue par l’OMS comme étant le levier le plus efficace dans cette lutte, la hausse de la fiscalité des produits du tabac permet notamment de prévenir l’entrée des jeunes dans le tabagisme. Lire la suite »

25 Oct 2024 | Profession
 

Le projet de mettre une taxe supplémentaire sur les paris hippiques scandalise et inquiète vivement les professionnels de la filière (voir 4 octobre et 22 octobre). C’est la sauvegarde de la filière équine Française qui est en jeu, régit dans un interview à France Bleu Normandie, le secrétaire général de la Fédération Nationale des Courses Hippiques.

• France Bleu Normandie : Le gouvernement cherche de l’argent pour financer son Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale en 2025. Cette taxe supplémentaire sur les paris hippiques vous dites c’est une très mauvaise idée, pourquoi ?

•• Pierre Préaud : Parce qu’elle correspondrait à environ 80 millions d’euros d’augmentation de la fiscalité sur les paris hippiques et que, aujourd’hui, la filière des courses hippiques ne serait pas en mesure d’absorber cette surcharge de fiscalité, ni en la reportant sur le consommateur qui est le client, c’est à dire en baissant le taux de retour joueur, ce qui pour nous serait une très mauvaise dynamique.  Lire la suite »

24 Oct 2024 | Profession
 

Plusieurs amendements – inscrits dans le Projet de Loi de Finances pour 2025 – envisagent daugmenter les taxes sur les produits consommés par les fumeurs. De quoi rapporter des centaines de millions deuros (voir 22 octobre). C’est ainsi que débute un article du Figaro de ce jour que nous reprenons.

NDLR : sachant que déjà, hier soir, en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, un amendement du rapporteur général Yannick Nauder (DR) rehaussant toutes les taxes tabac (paquet à 16 euros en 2027) a été rejeté. Notamment après les interventions des députés Thibault Bazin (LR) et Thomas Ménagé (RN) rappelant aux réalités actuelles du marché parallèle du tabac et de la nécessité de préserver l’équilibre du réseau des buralistes.

(Mais reprenons l’article du Figaro) Les amateurs de nicotine vont-ils devoir mettre la main à la poche pour renflouer les caisses de l’État ? Lire la suite »

24 Oct 2024 | Vapotage
 

Plusieurs amendements pour « une fiscalité dédiée aux produits de vapotage », ont été déposés par des députés dans le cadre du budget 2025. Lhypothèse est portée notamment par le député/ rapporteur général du budget Charles de Courson dont lamendement sera examiné ce jeudi ou vendredi (voir 23, 22 et 18 octobre 2024).

Dans les grandes lignes, il est proposé de taxer le vapotage de près de 40 %, soit une accise à hauteur de 0,15 euro par millilitre de e-liquide. Cette taxe pourrait rapporter entre 150 et 200 millions d’euros. Réactions de tabacologues.

Une « bêtise sur le plan sanitaire », comme sest agacé Bertrand Dautzenberg qui dénonce une « mesure pour favoriser le tabagisme » (voir 15 mai 2023). Lire la suite »

23 Oct 2024 | Vapotage
 

Dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2025, un amendement porté par le député centriste Charles de Courson (rapporteur général du Budget) propose de créer une fiscalité sur les produits du vapotage (comme nous en avons déjà parlé / voir 22 et 18 octobre). Une taxe de 15 centimes par millilitre, que les liquides à vaper soient nicotinés ou non, ceci, « afin d’éviter la consommation par les mineurs ».

La Fivape (voir 23 mai et 15 mars) a publié un communiqué pour dénoncer les 38 % d’augmentation du prix de la vape que cette mesure engendrerait. Et surtout s’en prendre aux cigarettiers …

(…) En France, la vape a fait perdre au moins 4 millions de « clients » à l’industrie du tabac. Face à cette hémorragie, les cigarettiers font feu de tout bois avec leurs centaines de lobbyistes et leurs méthodes dinfluence très sophistiquées pour freiner lessor du vapotage.  Lire la suite »

23 Oct 2024 | Profession
 

La discussion qui souvre à partir de ce lundi 21 octobre en commission à lAssemblée Nationale sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale pour 2025, sera déterminante. Elle actera ou non la poursuite de la politique conduite depuis plusieurs années pour remettre la France dans le jeu de la performance économique, atteindre le plein emploi et contribuer à la cohésion de la société.

C’est ainsi que débute un communiqué de la CPME (dont la Confédération des buralistes est adhérente). Extraits.

Dans une logique de bouclage budgétaire, ce texte prévoit une diminution sans précédent du niveau des exonérations de cotisations patronales dont bénéficient aujourdhui les entreprises pour les rémunérations allant jusqu’à 3,5 SMIC. Cest une charge supplémentaire de plus de 5 milliards d’euros que devraient supporter nos entreprises, quelles que soient leur taille, secteur dactivité ou statut. Cela sajouterait aux autres transferts de charges, notamment via les complémentaires santé, les indemnités journalières, ou à la réduction du soutien au régime des apprentis.

•• Nous rappelons que les exonérations de cotisations sociales ne sont pas un « cadeau » aux entreprises ; elles contribuent à garantir un niveau de salaire minimum parmi les plus élevés de lOCDE en pourcentage du salaire médian et dun niveau de protection sociale élevé, financé pour une large part par le travail.

Ce choix de société a conduit dans les années 90 à mettre en place ce système dallègement du coût du travail. Il préserve lemploi, en particulier des populations faiblement qualifiées, plus particulièrement exposées au risque de chômage. Cette politique a produit des résultats incontestables, comme le confirme le rapport public remis par MM. Bozio et Wasmer au Gouvernement.

La réduction de ces exonérations se traduirait par une hausse immédiate du coût du travail, qui rognerait mécaniquement les marges des entreprises.

Cette hausse du coût du travail, en particulier au niveau du SMIC, constitue un risque majeur en termes de destruction demploi, affectant des secteurs qui jouent un rôle déterminant en matière dinsertion professionnelle et daccompagnement des personnes les plus fragilisées.  Lire la suite »