« J’économise 2 000 euros par an », précise satisfaite Fanny Billot, venue acheter des cigarettes à moindre prix en Espagne, à Les, village du Val d’Aran proche de la frontière (voir 9 avril), la réglementation permettant désormais de rapporter une plus grande quantité de tabac depuis un pays de l’UE.
C’est ainsi que débute une dépêche AFP du 23 avril, signée Sarah Khouchi, que nous reprenons.
•• Cette mère de famille de 31 ans et son compagnon ont fait une heure trente de route depuis les alentours de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, et repartent les bras chargés : cartouches de cigarettes, pots de tabac à rouler et stock de briquets. « En France les paquets sont à 12 euros, ici à cinq », argue Fanny Billot qui, en s’approvisionnant du côté espagnol, compte parvenir économiser « assez pour payer une semaine de vacances en famille à l’année ».« Hors de question » donc pour elle d’aller chez les buralistes français.
Jusqu’au 29 mars, les particuliers majeurs qui voyageaient vers un pays de l’Union européenne (UE) étaient autorisés à en rapporter 200 cigarettes (une cartouche), 100 cigarillos, 50 cigares et 250 grammes de tabac à fumer (voir 29 mars).
Se conformant au droit européen, la France a, depuis le 29 mars, supprimé cette limite. Désormais, les douanes peuvent considérer qu’il ne s’agit plus d’une consommation personnelle si la quantité dépasse 800 cigarettes (quatre cartouches), 400 cigarillos, 200 cigares et un kg de tabac à fumer (mais les Douaniers peuvent utiliser aussi d’autres critères pour évaluer les fraudes / ndlr / voir 11 avril).
•• Des économies, sans la peur
Pour le patron d’un bureau de tabac de Les, ces nouvelles règles ont changé le comportement des clients venus de France. « Les gens n’ont plus peur. Avant, certains dépassaient les limites imposées et étaient inquiets par les contrôles. Maintenant ils sont plus sereins », explique cet homme sous couvert d’anonymat. « Certains clients venaient plusieurs fois et n’achetaient qu’une cartouche. Maintenant ils achètent en volume », poursuit-il.
Un carton de cartouches de cigarettes dans les bras, Aurélie, originaire de Tarbes, sort d’un autre bureau de tabac de Les, sourire aux lèvres. Elle se dit « très contente que ce soit passé à quatre cartouches » car cela lui permet « d’économiser les allers-retours ». « Je n’irai plus du tout dans les bureaux de tabac français, sauf si je n’ai pas d’autre choix », tranche la jeune femme. Lire la suite »





Le décret modifiant le seuil de cigarettes qu’un particulier peut rapporter en France de l’Union européenne (voir
Ce dimanche 21 avril, Philippe Coy – en route pour l’assemblée générale de l’Aude – était l’invité du « Grand Matin » de Sud Radio. L’occasion de revenir sur le récent décret concernant l’importation de tabac par les particuliers (voir
Ce vendredi 19 avril, la Direction régionale des Douanes et Droits indirects de Perpignan a annoncé que les contrôles sont renforcés à la frontière.
Pour Frédéric Pailhé (président de la fédération de la Haute-Garonne / voir
On attend les rectificatifs, ou du moins des précisions, de la part de tous ces médias / réseaux sociaux qui – il y a 15 jours – ont rivalisé en titres et annonces alarmistes pour les buralistes et attrayantes pour les fumeurs familiers des achats frontaliers : « open bar », « fin des quotas », « portes ouvertes » … (voir
Les ventes sont en baisse chez les buralistes depuis plusieurs années. La diminution du nombre de fumeurs n’est pas la seule explication. Dans un long entretien avec Ouest France, Philippe Coy explique comment la profession se transforme.
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« Il y a un flou qui pèse autour de cette annonce … » regrette Hervé Natali (responsable des relations territoriales à la Seita) au sujet du décret du 29 mars sur le nouveau cadre de quantités tabac importées d’un autre pays de l’Union européenne de tabac par les particuliers.
Le Républicain Lorrain a suivi le déplacement de Thomas Cazenave, ministre des Comptes publics, en Moselle ce jeudi (voir