Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
5 Jan 2025 | Vapotage
 

Alors que la France a obtenu le feu vert de la Commission européenne pour interdire les cigarettes électroniques jetables / puffs (voir 26 septembre 2024), Catherine Vautrin – ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles du gouvernement Bayrou (Yannick Neuder n’est que ministre « chargé » de la Santé / voir 29 décembre 2024) – insiste pour qu’une adoption définitive du texte au Parlement intervienne rapidement. 

Sachant que c’est un processus législatif qui remonte à plus de deux ans … Catherine Vautrin a donc plaidé, ce 3 janvier sur RTL, pour une inscription rapide à l’Assemblée nationale du texte consistant à interdire en France les « puffs ». Lire la suite »

3 Jan 2025 | Observatoire
 

Le nouveau ministre de la Santé, Yannick Neuder – dont on connait les positions radicales en matière de fiscalité tabac (voir 29 décembre) – vient de confirmer son opposition à une légalisation du cannabis récréatif. 

Il est vrai que dans le contexte actuel de mobilisation gouvernementale contre la drogue cela aurait fait désordre.

•• Yannick Neuder a fait cette déclaration lors d’un déplacement à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, ce mercredi 1er janvier, alors que les médias l’interrogeaient concernant les suites de l’expérimentation sur le cannabis thérapeutique lancée en France, courant 2021, en s’appuyant sur 215 structures médicales (services hospitaliers, services médicaux) et certaines pharmacies (voir 27 mars et 13 mai 2021). Lire la suite »

29 Déc 2024 | Profession
 

On sait que le ministre de la Santé et de l’Accès aux Soins du Gouvernement Bayrou est Yannick Neuder (voir 24 décembre). Ce cardiologue de 55 ans était député de l’Isère. Il appartient au groupe de la Droite Républicaine, présidé par Laurent Wauquiez.

Il n’est pas inutile de rappeler que Yannick Neuder est un partisan – à tout prix, si l’on ose dire – d’une nouvelle trajectoire fiscale des produits du tabac. Ceci, en dépit du simple bon sens.

Au niveau des prix actuels, toute nouvelle hausse ne peut qu’ouvrir, encore plus, les vannes du marché parallèle du tabac. Et donc rendre le tabac de contrebande, nettement moins cher, encore plus accessible à tous les fumeurs. Quand on sait, déjà, qu’un fumeur sur trois déclare ne jamais aller s’approvisionner chez un buraliste (voir 27 décembre). Lire la suite »

16 Déc 2024 | Observatoire
 

Dans son édition du 6 décembre, La Lettre des Libertés (de l’IREF / Institut de Recherches économiques et financières / voir 6 décembre) a publié un article de Patrick Coquard sur l’évolution des politiques des risques tabagiques dans quatre pays.

Nous le reprenons.

Le haut niveau de prévalence tabagique en France -24,5% des adultes en 2022 – fait de notre pays une exception au sein de l’OCDE.

•• Comme nous l’avons mis en lumière dans notre précédent rapport, « État des lieux du tabagisme en France et comparaisons internationales » de février 2024 (voir 11 mars), la France est le pays qui a le moins réduit le tabagisme ces dernières années malgré ses plans successifs de santé publique. En 20 ans, les fumeurs ont diminué de -68% en Nouvelle-Zélande et de … -18% en France.  Lire la suite »

12 Déc 2024 | Observatoire
 

« En Suède, les taxes sur le tabac et la nicotine sont structurées de manière à ce que les produits soient taxés en fonction du risque. Tous les produits alternatifs à la cigarette sont moins taxés afin que le prix ne soit pas dissuasif pour les fumeurs qui voudraient changer de produit » souligne Patrick Coquart (journaliste indépendant et essayiste / voir 10 juin et 11 mars) dans une tribune publiée dans LOpinion contre la position officielle française d’interdiction des sachets de nicotine (voir 30 octobre).

Nous en reprenons le texte.

Cette interdiction est, selon la Ministre, justifiée par le fait que de plus en plus de jeunes se retrouvent à l’hôpital parce que la consommation de ces « pouches » a généré « des vomissements, des convulsions, des hypotensions, voire des troubles de la conscience ». Bref, ces adolescents sont victimes d’une sorte d’overdose de nicotine, sans doute parce qu’ils ont trop consommé de « pouches » et/ou qu’ils ont pris des produits trop fortement dosés. La ministre estimait que « son devoir » était d’interdire la commercialisation de ces sachets de nicotine.

En réalité, la ministre voulait interdire la commercialisation des « pouches » parce quelle est incapable den interdire lutilisation par les mineurs. Ces sachets, comme les autres produits du tabac et de la nicotine, sont interdits de vente aux personnes de moins de 18 ans. Le gouvernement ayant manifestement du mal à faire appliquer la loi, il préfère interdire le produit pour tous les Français. 

•• Pourtant, les sachets de nicotine présentent un grand intérêt dans la lutte contre le tabagisme comme le montre l’exemple de la Suède détaillé dans une nouvelle étude de l’IREF / Institut de Recherches économiques et fiscales (« Efficacité des politiques de réduction des risques tabagiques dans quatre pays de l’OCDE et comparaison avec l’approche française » / voir 6 décembre et 7 juillet). Le pays a eu longtemps une particularité étonnante : les femmes y fumaient plus que les hommes. En 2000, 21 % des Suédoises fumaient contre 16,8 % des Suédois. Ceux-ci, en effet, s’étaient remis à consommer du snus.

Ce produit ancestral – une poudre de tabac humide généralement consommée sous forme de petits sachets placés entre la gencive et la lèvre supérieure – était tombé en désuétude au profit du tabac fumé. L’intensification de la lutte contre la cigarette l’a remis au goût du jour. Grâce au snus, la prévalence tabagique masculine a fortement baissé puisqu’elle n’était plus que de 8,8 % en 2022.

Le snus, s’il reste un produit du tabac, est impliqué dans moins de maladies que la cigarette, selon les différentes études compilées par Ramboll. Il a ainsi été constaté que la mortalité due au cancer n’est pas augmentée chez les utilisateurs de snus. Le snus entraînerait également un risque beaucoup plus faible de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux que la cigarette.

De son côté, la Food and Drug Administration (FDA) américaine, après examen de la littérature scientifique disponible, a autorisé la vente dune marque de snus en tant que produit du tabac à risque modifié et permis la communication suivante aux consommateurs : « Lutilisation du snus au lieu de la cigarette réduit le risque de cancer de la bouche, de maladie cardiaque, de cancer du poumon, daccident vasculaire cérébral, demphysème et de bronchite chronique ». Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Sachets de nicotine : « la Ministre veut interdire leur commercialisation parce qu’elle est incapable d’en interdire l’utilisation par les mineurs » (Patrick Coquart)  ,
2 Déc 2024 | Institutions
 

Le Mois sans Tabac 2024 vient d’arriver à son terme (voir 24 et 9 octobre).

Cette grande opération de prévention – que personne ne conteste et qui bénéficie d’un important soutien financier des pouvoirs publics, notamment en moyens médiatiques – ne s’avère pas à la hauteur de ses légitimes ambitions.

Cette année, le nombre de personnes inscrites sur le site dédié pour être suivies dans leur souhait d’arrêter et « pour mettre toutes les chances de leur côté » (suite à la campagne de communication et de sensibilisation du ministère de la Santé) aura été de … 133 837.

À comparer avec les 157 576 de l’année dernière qualifiée déjà de médiocre. Et avec les 203 175 de 2019 ou les 241 000 de 2018 … (voir 9 octobre 2024). Il faut se poser des questions.

19 Nov 2024 | Observatoire
 

Le tabagisme, qui avait interrompu en France sa baisse au moment de la crise du Covid, est resté globalement stable en 2023 avec près d’un Français fumeur sur trois, même si la part des consommateurs quotidiens baisse, montre une étude publiée ce 19 novembre.

C’est ainsi que débute une dépêche AFP de ce matin. Ndlr : on notera que cette information tombe juste au moment où le budget de la Sécurité sociale /PLFSS 2025 est examiné au Sénat et que les milieux anti-tabac militent, à cette occasion, pour une nouvelle hausse des taxes et des prix dès l’année prochaine (voir 15 novembre).

Ce qui est bien paradoxal au moment où il se confirme, une nouvelle fois, que les prix trop élevés alimentent le marché parallèle et ne contribuent plus à faire baisser significativement le tabagisme. Lire la suite »

15 Nov 2024 | International, Observatoire
 

La varénicline va être distribuée gratuitement à des dizaines de milliers de Britanniques. Ce principe actif, qui remplace la nicotine, doit permettre au fumeur de se débarrasser de son addiction. Nous reprenons l’information de France Info.

C’est le NHS, le service de santé public britannique, qui organisera cette distribution. Ce médicament était déjà disponible depuis plusieurs années mais avait été retiré du marché en raison d’impuretés. La nouvelle version sera délivrée gratuitement au Royaume-Uni, sur ordonnance, mais ne sera pas en vente libre dans les pharmacies. Lire la suite »

13 Nov 2024 | Institutions
 

Selon une étude de Santé publique France – dévoilée ce 12 novembre par plusieurs médias dont BFMTV et France info – lopération Mois sans tabac, lancée en 2016, pourrait éviter 28 000 cas de cancers … dici 2050 si elle se poursuit chaque année.

Une étude arrivant à point alors que se posent des questions sur l’impact réel chez les fumeurs d’une opération dont tout le monde partage les louables objectifs (voir 24 et 3 octobre).

•• Les arrêts de la cigarette qui seront engendrés … par le Mois sans tabac au cours des prochaines années pourraient aussi permettre d’éviter 210 000 cas de troubles musculosquelettiques, 44 000 cas de bronchopneumopathies chroniques obstructives, 18 000 cas de maladies cardiovasculaires, 8 000 cas de démences ou encore 4 000 cas de diabète sur la période … 2023-2050.

Sur le même thème, une étude de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement économiques) montre que si l’opération Mois sans tabac se maintient, elle engendrerait aussi des économies sur les dépenses de Santé, à hauteur de 94 millions deuros par an.

Au vu du coût de l’opération, cela représente un retour sur investissement « largement favorable, de l’ordre de 14 euros pour 1 euro investi », selon Santé publique France.

•• Le principe de Mois sans tabac – mis en place par Santé publique France, le ministère de la Santé et en partenariat avec la Sécurité sociale – est d’aider les fumeurs à arrêter le tabac tout au long du mois de novembre, grâce à des consultations et des programmes personnalisés.

Or, 30 jours d’arrêt correspondent « à une durée après laquelle les symptômes de sevrage tabagique sont considérablement réduits, multipliant par cinq les chances de succès définitif », précise Santé publique France. (Voir aussi 1er novembre)