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14 Jan 2017 | Pression normative
 

Sur aucun autre marché du tabac de l’Union européenne on n’aura vu une interprétation de l’article 13 de la directive Tabac aussi radicale (voir Lmdt des 10 octobre et 27 juin 2016).

Il semble bien que dans sa mise à l’index de marques et dénominations commerciales « qui seraient potentiellement interdites » – parce que leur évocation serait en soi une promotion du tabac – la Direction générale de la Santé (DGS) veuille aller loin (voir Lmdt du 26 décembre 2016).

Certes, il y a des discussions et des arbitrages. Des évaluations juridiques contradictoires. Et il y aura un délai d’application d’un an.

« Mais, c’est surtout l’arbitraire qui règne » lâche un proche du dossier. « Après cela, il ne reste plus que l’interdiction totale du tabac » s’alarme un autre.

Quoi qu’il en soit, seize « catégories principales d’interdiction » sont concernées : « alimentaire » (au sens où le nom évoquerait quelque chose d’alimentaire) ; « amaigrissant » ; « avantage économique » ; « bio » ; « économique » ; « élégance » ; « féminité » ; « goût-odeur-arôme » ; « laudatif » ; « masculinité » ; « mode de vie » ; « moindre nocivité » ; « pouvoir d’attraction sexuelle » ; « statut social » ; « vitalisant »; « vie sociale ».

Au-delà, ce sont 200 mots familiers aux fumeurs qui seraient potentiellement interdits sur les paquets. Raison de plus pour avoir envie de les retrouver ailleurs.

9 Jan 2017 | Profession
 

Le propre des grandes transitions … Les délais sur les « basculements » des produits et les obligations s’imposant aux buralistes ont beau avoir été explicités, précisés et répétés (voir Lmdt des 28 novembre et 11 mai 2016), il y a toujours comme une ambiance de confusion dans plusieurs secteurs du réseau.

Surtout quand certains fournisseurs entretiennent eux-mêmes les incertitudes (voir Lmdt du 4 janvier 2017).

• Pour les cigarettes et le tabac à rouler : c’est clair dans l’esprit de tout le monde. On ne vend que des paquets neutres depuis le 1er janvier.

Et les modalités de la reprise des anciens paquets qui restent chez les buralistes ont été fixées et seront très bientôt appliquées (voir Lmdt du 22 décembre 2016).

• Pour les cigarillos : seuls les produits avec les conditionnements « directive Tabac européenne » peuvent être vendus depuis le 1er janvier. C’est-à-dire des conditionnements avec des photos-chocs et des avertissements sanitaires placés en haut sur 65 % des faces avant et arrière.

Les modalités de reprise des anciens paquets – ou paquets non-conformes – sont aussi connues (voir plus haut).

• Pour les cigares (plus de 3 grammes l’unité), il existe un délai supplémentaire pour vendre avec les anciens conditionnements : jusqu’au 20 mai 2017.

• Pour les tabacs à chicha, tabacs à pipe, tabacs à priser et tabacs à mâcher : ils sont concernés aussi. Seuls les produits avec les conditionnements « directive Tabac européenne » (65 %, etc.) peuvent être vendus depuis le 1er janvier.

Les modalités de reprise sont également connues (voir Lmdt du 22 décembre 2016).

4 Jan 2017 | Profession
 

Nous avons déjà abordé le sujet (voir Lmdt du 30 novembre). Mais les rumeurs persistent sur le marché.

D’autant que l’on nous rapporte qu’un fournisseur continuerait à livrer des produits non conformes en assurant qu’ils peuvent être vendus jusqu’à fin janvier.

Mais seul le tabac à chicha avec un conditionnement « directive Tabac européenne » – avertissements sanitaires et photos-choc placés en haut sur 65 % des faces avant et arrière du paquet – peut être vendu depuis le 1er janvier.

3 Jan 2017 | Profession
 

• Alors que les clients voyaient le paquet neutre – validé par le Conseil d’État – s’installer totalement dans les linéaires des buralistes qui s’escrimaient à s’organiser au mieux, les procédures de reprise des produits non-conformes étaient enfin précisées (voir Lmdt du 22 décembre), suite à un courrier ministériel (voir Lmdt du 20 décembre).

• Autre confirmation : l’augmentation de la remise tabac pour les buralistes au 1er janvier et l’intégration de l’armoire automatique à tabac dans la subvention sécurité (voir Lmdt du 23 décembre), conformément au Protocole d’Accord signé entre la Confédération et Bercy.

• En revanche, le suspense et la confusion restent complets concernant les marques menacées par la ministre et la DGS dans le cadre de l’application de l’article 13 de la directive Tabac européenne. Il semblerait que des noms significatifs soient menacés (voir Lmdt du 26 décembre).

• Quant au Conseil constitutionnel, il a retoqué une partie (déclarée non-conforme à la Constitution) de la taxe sur le chiffre d’affaires des fournisseurs, adoptée par le Parlement lors du PLFSS 2017 (voir Lmdt du 23 décembre).

 Enfin, la litanie des braquages de buralistes et aussi de camions de livraisons tabac, y compris aux derniers jours de l’année (voir Lmdt du 30 décembre).

27 Déc 2016 | Pression normative
 

LA FÉDÉRATION DES FABRICANTS DE CIGARES DEMANDE DES EXPLICATIONS

Au cœur de l’offensive actuelle – même si elle est menée dans une certaine confusion – de Marisol Touraine et de son administration contre certaines marques et appellations commerciales (voir Lmdt du 26 décembre), la Fédération des Fabricants de Cigares a adressé un courrier à Benoit Vallet (Directeur général de la Santé).

• La FFC demande simplement qu’on puisse lui fournir les définitions juridiques de certains termes qui seraient supposés incarner la promotion du tabac : « laudatif », « moindre nocivité », « mode de vie », « amaigrissant » ; « économique » ; « avantage économique » ; « goût/odeur/arôme » ; « statut social » ; « bio » ; « élégance » ; « féminité » ; « pouvoir d’attraction sexuelle ».

• La Fédération insiste en revenant sur le décret du 14 août visant à permettre l’application de l’article 13 de la directive Tabac européenne (voir Lmdt du 16 août) : sa rédaction peut prêter à interprétation sur les notions et concepts aussi larges et subjectifs que les effets sur « le mode de vie en termes de perte de poids, de pouvoir d’attraction sexuelle, de statut social, de vie sociale ou de qualités telles que la féminité, la masculinité ou l’élégance » qui n’ont pas de définition juridique.

• Et de rappeler que cette même fédération a adressé un recours gracieux sur ce sujet à la ministre (voir Lmdt du 24 octobre). Sans réponse.

D’autant plus dommage que le courrier adressé aux fabricants, la semaine dernière, fait ressortir une certaine confusion entre marques, dénominations commerciales et formats des cigares (entre le mini et le short, par exemple).

 

LA DGS AVANCE DANS LA PRÉCIPITATION ET LA CONFUSION

Pas de trêve des confiseurs pour Marisol Touraine et son administration. Il s’agit d’aller jusqu’au bout de leur acharnement contre le secteur du tabac. Du moins, pendant le laps de temps que leur accorde le calendrier politique.

• Le paquet neutre se met en place, non sans difficultés pour les buralistes ni incompréhension de la part des fumeurs mais aussi dans l’indifférence relative de l’opinion publique. Ce paquet neutre qui vient d’être validé par le Conseil d’État (voir Lmdt du 23 décembre).

Mais cela ne saurait suffire.

• Donc, la DGS (Direction générale de la Santé) cherche désormais à boucler le dossier de l’application dans notre pays de ce désormais fameux article 13 de la directive Tabac européenne concernant les marques ou appellations commerciales susceptibles, de par leur simple énoncé, de promouvoir le tabac (voir Lmdt des 10 octobre et 27 juin).

Car jusqu’à maintenant, les fabricants ignoraient encore les noms qui étaient menacés. Ils n’avaient aucune idée de ce que la ministre et ses services entendaient par propriétés « vitalisantes » ainsi que « naturelles », ce qu’ils interprétaient par effets bénéfiques « sur le mode de vie », ou quels étaient les mots à bannir parce qu’évoquant la « féminité, la masculinité, l’élégance … ».

Autant de termes apparaissant dans un décret paru au cœur de l’été dernier (voir Lmdt du 16 août).

• Et c’est seulement ce mercredi 21 décembre que tous les fabricants ont reçu un courrier de la DGS leur indiquant, sur une ancienne liste d’homologation de prix, quelles étant les marques et appellations commerciales concernées par une éventuelle interdiction. Ceci dans le cadre d’une procédure « contradictoire » invitant les entreprises à répondre et donner leurs arguments pour … le samedi 24 décembre.

Certains noms significatifs étant visés. « Tout le monde en prend pour son grade » nous a confirmé un proche du dossier. Le comble : c’est à partir d’une liste de références obsolète que semble avoir travaillé la DGS. Certains noms qui y apparaissent ont été enlevés ou changés depuis par les fabricants (dans la perspective de l’article 13, justement).

• Épilogue provisoire : vendredi dernier, la DGS accorde aux fabricants un nouveau délai jusqu’au samedi 31 décembre …

Ce qui reste un délai encore très court pour que ces derniers présentent leurs arguments par rapport à ce que la même source qualifie de « grande liste d’interdictions potentielles ».

À suivre.

Mais on ne manquera pas d’être surpris par cette façon de faire où une violente envie de déstabiliser un secteur le dispute à un simulacre de procédure.

8 Déc 2016 | International
 

Après le Conseil des États en juin, le Conseil National suisse a rejeté, ce jeudi 8 décembre, par 101 voix contre 75, les propositions du ministre de la Santé Alain Berset (voir Lmdt de ce jour).

« Rien ne prouve qu’une interdiction renforcée de la publicité permette de réduire la consommation de tabac », ont argumenté les opposants, qui estiment également que la loi donne trop de compétences au gouvernement par rapport aux cantons.

Le ministre va devoir revoir à nouveau sa copie.

8 Déc 2016 | International
 

C’est ce jeudi 8 décembre que le Conseil National suisse (l’équivalent de l’Assemblée nationale) doit se pencher sur le projet de loi du ministre de la Santé, Alain Berset. Un projet qui a été purement et simplement renvoyé par les sénateurs lors de la session d’été, ces derniers ne voulant pas restreindre la publicité pour le tabac (voir Lmdt du 16 juin). 

Or le Parlement a jusqu’en 2020 pour mettre sur pied un projet. Et à l’inverse des sénateurs, la commission de la santé publique du Conseil National a demandé – à une courte majorité (12 voix contre dix) – au plénum de ne pas renvoyer le texte.

Selon un sondage réalisé par l’Office fédéral de la Santé et publié à point nommé (le 5 décembre), les Suisses seraient encore plus sévères que le projet de loi d’Alain Berset. Lire la suite »

7 Déc 2016 | Observatoire
 

didier-raoultCela faisait longtemps que Didier Raoult (chercheur biologiste, professeur de microbiologie français) et chroniqueur médical du Point n’avait pas pris position pour la cigarette électronique (voir Lmdt des 23 février et 18 mai 2014, 4 mai 2015). La tenue en congrès du club d’experts à La Rochelle (voir Lmdt des 2 et 1er décembre) a réveillé sa plume … sociale fustigeant « le tabac, c’est l’impôt du pauvre » et défendant la voie de la cigarette électronique comme alternative.

« L’augmentation du prix du tabac a longtemps été considérée comme une panacée pour limiter la consommation. Ceci est bien réconfortant pour les États, qui engrangent ainsi un supplément d’impôt indirect considérable puisqu’il atteint 80 % du prix du tabac, y compris le tabac à rouler des plus pauvres. Seule exception, les cigares, qui bénéficient d’une mansuétude assez inexplicable… Les États et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) répètent qu’augmenter le prix va faire baisser la consommation, ce qui, en France au moins, apparaît entièrement faux. Lire la suite »

8 Nov 2016 | Vapotage
 

Sovape consultation-publiqueAprès le retrait de leurs recours devant le Conseil d’État contre les restrictions à la publicité de la cigarette électronique (voir Lmdt du 29 octobre), les quatre associations (Sovape, Fédération Addiction, SOS Addictions, Tabac & Liberté et RESPADD) sont censées participer à l’actualisation de la circulaire selon une feuille de route proposée par la  Direction Générale de la Santé (DGS).

La Sovape (voir Lmdt du 28 mai) lance, dans ce cadre, une consultation publique en ligne jusqu’au 11 novembre. Les détails dans un communiqué que nous reprenons.  Lire la suite »

24 Oct 2016 | Pression normative
 

Conseil d'EtatSelon La Lettre de l’Expansion de ce lundi 24 octobre, la Fédération des Fabricants de Cigares aurait décidé de déposer un recours gracieux, devant le Conseil d’État, sur les articles visant à prohiber la commercialisation de certaines marques de produits du tabac (voir Lmdt des 10 octobre, 16 août et 25 juillet). 

C’est le second recours intenté contre ces dispositions (voir Lmdt du 17 octobre). 

Extrait de La Lettre de l’Expansion :

« Plusieurs marques de cigares et de cigarillos s’inquiètent de la rédaction très extensive du décret du 14 août 2016, qui restreint les conditions de vente et de promotion d’un produit de tabac en pointant « le mode de vie en termes de statut social, de vie sociale ». Lire la suite »