Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
 

Six buralistes sur dix enfreignent l’interdiction de vente de tabac aux mineurs, et même « près de huit sur dix » dans les villes de plus de 15 000 habitants, « facilitant ainsi leur entrée dans le tabagisme », a indiqué ce jeudi 10 mars une association antitabac selon une dépêche AFP que nous reproduisons pour l’essentiel.

Le Comité national contre le Tabagisme (CNCT) a mené, du 2 au 21 novembre 2021, une étude « clients mystères » avec « des mineurs de 17 ans, accompagnés d’un adulte en retrait », auprès de 403 débits de tabac, selon un communiqué.

•• Il en ressort que « 64 % des buralistes ont continué de vendre du tabac à des mineurs de 17 ans, contre 65,1 % lors de la précédente enquête menée en 2019 » (voir 3 octobre 2019 et 4 mars 2021). Lire la suite »

16 Fév 2022 | Associations
 

Il y a cinq ans, DNF (Demain sera non-fumeur) avait lancé l’opération « Ma terrasse sans tabac » et séduit seulement une centaine de patrons de bars, cafés, restaurants et hôtels (voir 23 et 24 mars 2017).

Après deux ans de confinements, de fermetures et de contraintes pour les bars et restaurants, l’association a estimé opportun de relancer la démarche (voir 29 mai 2021), rapporte France Inter.

•• Un cas a été trouvé à Paris, où le patron de trois crêperies en région parisienne, a franchi le pas.

Ce restaurateur a décidé de scinder ses terrasses en deux, voire, dans le plus petit de ses établissements, d’interdire la cigarette sur son espace extérieur. « Aujourd’hui, il me semble logique pour un non-fumeur de pouvoir être en terrasse sans être embêté par un fumeur », explique-t-il.

« La terrasse non-fumeur est toujours la première pleine. On voit même des fumeurs s’installer et quitter la terrasse le temps de fumer puis revenir à table » souligne le restaurateur.

•• Prochaine cible pour Gérard Audureau, président de DNF et vice-président de l’Alliance contre le tabac : les terrasses des grandes chaînes de restauration. « La spécialité de ces établissements est d’accueillir des familles, donc ils seront plus faciles à convaincre de la nécessité de terrasses sans fumée de cigarette » estime-t-il.

Quarante-cinq franchises ont déjà été démarchées, parmi elles : Flunch, Les Trois Brasseurs ou encore Mac Donald’s. Pour l’instant, aucune de ces enseignes n’a donné suite.

4 Fév 2022 | Associations
 

À l’occasion de la Journée mondiale contre le Cancer, ce 4 février, 19 associations demandent aux candidats à l’élection présidentielle à assurer aux générations futures un avenir « loin des cancers et des décès liés au tabac ».

Leurs propositions :

Dès 2030 : interdiction de vente de produits du tabac à toute personne née après 2012. Pour cela « renforcer les sanctions pour non-respect de l’interdiction de vente des produits du tabac par les buralistes aux mineurs puis aux générations nées après 2012 ». Lire la suite »

23 Jan 2022 | Associations
 

 

 

 

 

C’est le 13 mai prochain que la Confrérie Jean Nicot fêtera ses 60 ans (voir 24 octobre 2021).

Il n’est pas inutile, en ces temps de mille et une controverses, de rappeler les valeurs de la confrérie.

Tolérance vis-à-vis de l’usage du tabac
Respect de la liberté de chacun
Défense d’un certain art de vivre et de la convivialité 

18 Jan 2022 | Associations
 

« C’est le pot de tabac contre le pot de terre ». franceinfo a poussé la porte du Comité national contre le Tabagisme suite à la condamnation fin 2021 de trois industriels du tabac pour publicité illégale (voir 15 et 4 décembre, 8 octobre 2021).

Extraits du reportage sur le « combat d’une petite association d’une trentaine de personnes » …

Les bureaux du CNCT sont situés à Paris, au quatrième étage d’un immeuble industriel. Dans le hall d’entrée, il faut bien chercher pour les trouver car l’association évite la publicité. En effet, ses locaux ont déjà été cambriolés. Tout tient en quatre bureaux : deux sont attribués à l’Alliance contre le Tabac, qui regroupe une vingtaine d’associations dont le CNCT, un pour le Droit des non-Fumeurs (DNF), une association fondée en 1973, et le dernier pour le CNCT. Lire la suite »

 

La France peut-elle marcher dans les pas de la Nouvelle-Zélande en matière de lutte contre le tabac (voir 12 et 13 décembre 2021) ? C’est ce que laisse entendre un récent sondage réalisé par BVA pour l’Alliance contre le tabac.

•• Près de neuf Français sur dix (86 %) se disent favorables à une génération sans tabac à compter de 2030, dont 47 % qui se disent même très favorables à cette initiative. Il s’agirait pour la génération Alpha et les suivantes – à savoir les plus jeunes nés dès le début des années 2010 – de ne pas avoir la possibilité de succomber aux méfaits du tabac, et ce sous toutes ses formes. Lire la suite »

16 Déc 2021 | Associations
 

En partenariat avec le Comité national contre le tabagisme, Snapchat lance en France un portail éducatif et préventif autour de la drogue et autres risques d’addiction, nommé « Heads Up ».

Cette initiative se présente comme un portail d’information mettant à disposition des Snapchatters des ressources et des conseils relatifs au tabac, lorsque des recherches incluant des mots-clés liés aux substances illicites et au tabac sont effectuées dans l’application. Snapchat et le CNCT ont choisi de concentrer l’information autour de deux thèmes principaux : l’impact du tabagisme sur la santé et les conséquences de l’activité de l’industrie du tabac sur l’environnement.

•• Informer les jeunes sur les risques sur la santé

Le Comité national contre le tabagisme s’est associé à Snapchat pour fournir à la plateforme une information fiable sur les risques du tabagisme sur la santé. Si l’impact sanitaire du tabagisme tend à être de plus en plus connu, les conséquences pour les jeunes consommateurs sont parfois ignorées. Or, la consommation de tabac, même récente, entraîne des risques réels, notamment d’ordre cardiovasculaire, en particulier chez les jeunes femmes prenant parallèlement la pilule.

•• Informer les jeunes sur l’impact de l’industrie du tabac sur l’environnement

Le CNCT a également souhaité aborder la question des dégâts environnementaux générés par l’industrie du tabac. L’environnement et le développement durables étant deux grandes préoccupations des jeunes générations, ce partenariat a pour objectif d’aborder le tabagisme sous un angle différent et largement méconnu.

Le CNCT étant engagé en faveur de la dénormalisation de l’industrie du tabac, directement responsable de la mort de huit millions de morts dans le monde, dont 75 000 en France, il apparaît nécessaire de faire connaître la part de responsabilité des fabricants dans le réchauffement climatique, la déforestation, ou dans la pollution des sols, des cours d’eau et des océans.

•• Le tabagisme, une épidémie industrielle et pédiatrique

Pour le Professeur Yves Martinet, Président du CNCT, « les adolescents et les jeunes adultes étant les premières cibles de l’industrie du tabac, la lutte contre le tabagisme, et l’atteinte de la première génération sans tabac, annoncée par le président de la République Emmanuel Macron pour 2030, ne peut se faire sans des mesures de prévention et de protection spécifiques pour les jeunes adultes. Le CNCT se félicite du partenariat avec la plateforme Snapchat, qui participe à montrer le tabagisme tel qu’il est : une épidémie industrielle et pédiatrique ».

15 Déc 2021 | Associations
 

Le tribunal de Paris a condamné Japan Tobacco International France (JTI), poursuivi en justice par le Comité national contre le tabac (CNCT), à payer une amende de 75 000 euros dont 25 000 euros ferme, pour avoir fait une publicité illicite de ses produits de vapotage de marque Logic sur internet et les réseaux sociaux, annonce une dépêche AFP dont nous reprenons des extraits.

S’y ajoutent 25 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros en remboursement des frais de justice du CNCT, précise la décision du 10 décembre consultée par l’AFP. La société JTI France a été reconnue « coupable du délit de publicité directe ou propagande en faveur des produits de vapotage, de 2019 au 23 octobre 2020 ».

•• La justice donne ainsi raison au CNCT qui dénonçait la « stratégie marketing agressive » du fabricant pour faire connaître les produits de sa marque Logic, se réjouit l’association dans un communiqué.

Selon le tribunal, JTI France « inscrivait d’évidence sa prétendue démarche purement informative dans une action s’avérant en réalité promotionnelle », son site internet et ses pages Facebook et Instagram « incitant à la consommation du produit », ce que prohibe le Code de santé publique, qui interdit toute propagande ou publicité en faveur des produits du vapotage.

La communication de JTI « tendait à concilier la conversion de consommateurs de tabac, en les rassurant sur l’aide prétendument apportée au sevrage tabagique par ses produits aux propriétés encore contestées, et la séduction de nouveaux usagers, en les attirant par divers plaisirs récréatifs », est-il argumenté.

•• Sollicité par l’AFP, JTI France a indiqué « évaluer les suites à donner à ce jugement afin de démontrer (avoir) agi en conformité avec la réglementation ».

En octobre, la Cour d’appel de Versailles avait alourdi la condamnation, aussi obtenue par le CNCT, du cigarettier British American Tobacco pour avoir vanté sur internet ses produits de vapotage « Vype ».

 

Une déferlante dans les médias. La récente annonce d’un projet d’interdiction définitive de vendre du tabac à toutes les personnes nées après 2004, en Nouvelle-Zélande, a suscité bien des reprises et commentaires ici ou là (voir 9 décembre et 19 avril).

On reviendra sur le sujet.

Mais hier soir, lors du 20 heures de France 2, Loïc Josserand (président d’Alliance contre le Tabac) en a profité pour déclarer que le tabac devait constituer un « thème de la campagne présidentielle ». Lire la suite »

30 Nov 2021 | Associations, Trafic
 

Après l’adoption de la Proposition de Loi des députés Christophe Blanchet et Pierre-Yves Bournazel visant à moderniser la lutte contre la contrefaçon (dont celle de tabac / voir 26 novembre), l’Unifab (voir 13 novembre) a publié un communiqué que nous reproduisons.

L’Union des Fabricants (Unifab), association française de promotion et de défense du droit de la propriété intellectuelle qui regroupe plus de 200 entreprises membres issues de tous les secteurs d’activités, et son Président Christian Peugeot, se réjouissent de l’adoption à l’unanimité de la proposition de loi « Moderniser la lutte contre la contrefaçon », déposée par les députés Christophe Blanchet et Pierre-Yves Bournazel, examinée en séance publique à l’Assemblée Nationale ce 25 novembre.

•• Le fléau de la contrefaçon, qui représente 3,3 % du commerce mondial – 6,7 milliards d’euros de pertes de ventes directes et 38 000 emplois supprimés en France – est en passe d’obtenir un cadre législatif plus adapté aux pratiques actuelles des contrefacteurs comme l’atteste le résultat des discussions sur cette proposition de loi. Cette adoption à l’unanimité est le signal fort d’une prise de conscience urgente et nécessaire pour protéger l’économie, l’environnement ainsi que la santé et la sécurité des consommateurs.

•• Ce texte législatif, qui représente une avancée majeure dans l’univers de lutte contre les faux produits et pour lequel l’Unifab et ses membres se sont engagés avec détermination, est composé de 5 articles et prévoit :

• une collecte, par l’INPI, de l’ensemble des données utiles à la quantification de la contrefaçon afin de réaliser une analyse objective de ses diverses conséquences ;

• la mise en place d’une amende forfaitaire de 200 euros pour tout délit de détention de marchandises contrefaisantes et la possibilité pour la Douane de réaliser des coûts d’achats pour les marchandises contrefaisantes et les médicaments falsifiés ;

• la possibilité pour les agents assermentés de prouver la matérialité de toute infraction aux dispositions du Code de la Propriété Intellectuelle ;  Lire la suite »