Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
27 Déc 2016 | Trafic
 

Ce mercredi 21 décembre, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a reçu un courrier de quatre députés français – tous socialistes – relatif à la mise en œuvre des articles de la directive Tabac européenne qui ont trait à la mise en place d’un système de traçabilité des produits du tabac.

Ce courrier a été signé par Michèle Delaunay (députée de Gironde / voir Lmdt du 22 novembre et 19 octobre 2016) Philip Cordery (Français établis hors de France / voir Lmdt des 10 novembre et 9 juin 2015), Jean-Louis Touraine (Rhône / voir Lmdt du 10 septembre 2015) et Gérard Bapt (Haute-Garonne / voir Lmdt des 29 novembre 2016). Nous reproduisons ce courrier intégralement. Lire la suite »

16 Nov 2016 | Profession
 

François de RugyEntre signature du Contrat d’avenir 2017-2021 (voir Lmdt du 15 novembre) et examen par le Sénat des nouvelles taxes sur le tabac (voir Lmdt du 15 novembre), le député ex-écologiste et désormais socialiste de Loire-Atlantique, François de Rugy, interpelle le ministère de de l’Économie et des Finances sur la situation des buralistes en France, via une question écrite déposée ce mardi 15 novembre. Une question qui mêle plusieurs sujets, de façon un peu brouillonne mais non sans pertinence. 

•• « Dans le cadre de la lutte contre le tabagisme, la hausse des taxes sur le tabac est tout à fait légitime. Cela ne doit pas se faire au détriment des buralistes qui sont des commerçants de proximité assurant la distribution d’autres produits et services (dont la presse, également en baisse).

La hausse des prix du tabac entraîne un développement des importations illicites et de la contrebande, ce qui contribue au tabagisme et à la baisse de perception de taxes. Il apparaît nécessaire que soient encore renforcés les dispositifs de traçabilité des produits. Lire la suite »

8 Nov 2016 | Trafic
 

F BarbierCe lundi 7 novembre, avec Jean-Jacques Bourdin sur RMC , le député PS Frédéric Barbier, auteur du fameux rapport sur les  buralistes (voir Lmdt du 20 octobre 2015), est revenu sur l’une ses propositions : la mise en place d’une traçabilité indépendante des produits du tabac.

Dans son style direct, l’animateur lui demande si les fabricants organisent la contrebande du tabac en Europe. Frédéric Barbier lui répond qu’en tout cas les fabricants assurent disposer d’une traçabilité « sans faille » et qu’il en doute … en rapportant une anecdote que certains trouveront révélatrice et d’autres passablement tirée par les cheveux. Lire la suite »

18 Oct 2016 | Profession, Trafic
 

La Lettre de l'ExpansionDans son édition du 17 octobre, La Lettre de L’Expansion (voir Lmdt des 27 septembre et 7 octobre) annonce : « Le Contrat d’avenir État-buralistes, qui doit être signé en novembre, outre la hausse de rémunération de ces derniers, devrait instaurer une traçabilité des quelque 3 milliards de contenants du tabac (cartouches, paquets, poches de tabac à rouler) commercialisés en France chaque année grâce à l’apposition d’un timbre sécurisé.

« Un marché de plusieurs millions d’euros annuels, qui intéresse notamment les imprimeurs de sécurité français La Poste, l’Imprimerie nationale et Oberthur ».

7 Oct 2016 | International, Trafic
 

SICPA-logoC’est La Lettre de l’Expansion qui nous apprend que « l’Équateur est le premier pays à lancer un appel d’offres pour mettre en place la traçabilité des produits du tabac, sans lien avec les cigarettiers (…) C’est l’entreprise suisse Sicpa (voir Lmdt du 5 avril 2016) qui a remporté ce marché ».

•• Dans une note explicative, diffusée dans les milieux au fait des thématiques tabac, Sicpa rappelle que « l’Équateur est l’une des 23 Parties (dont l’UE / voir Lmdt du 18 juin 2016 / et la France / voir Lmdt du 28 octobre 2015) à avoir ratifié le Protocole de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour éliminer le commerce illicite du tabac (…) Lire la suite »

26 Juin 2016 | Trafic
 

TraçabilitéDéveloppé initialement par Philip Morris International, Codentify est un système numérique de marquage et de traçabilité visant à renforcer la sécurisation des flux logistiques de produits du tabac.

Il a été développé, mis en œuvre et déployé, sous des conditions techniques et financières apparemment satisfaisantes, ces dernières années, par les quatre grands de l’industrie du tabac (British American Tobacco, Imperial Brands, Japan Tobacco International, Philip Morris International) dans le cadre de l’association « Digital Coding & Tracking Association » (voir Lmdt des 2 avril 2014 et 10 juin 2013). Car tout système de traçabilité suppose un investissement conséquent et une évidente cohérence.

Cette association s’inscrivant dans le cadre de plusieurs accords de coopération avec l’Union européenne.

Seulement, tout est dit. La solution Codentify est entachée de ses liens avec l’industrie. Ce qui a été vivement contesté par tous ceux mettant en avant l’impératif d’une traçabilité strictement indépendante (voir Lmdt des 27 mai, 2 novembre et 17 décembre 2015).

Dans ce contexte, la solution « Codentify » a été cédée, ces dernières semaines, à la société française Inexto, filiale du groupe Impala.

• Inexto se présente comme un spécialiste de solutions de sécurisation des flux logistiques et de lutte contre le commerce illicite. Et dispose d’une expérience de plus de 10 ans dans le domaine de la traçabilité, ses solutions ayant déjà été mises en œuvre dans des secteurs comme le luxe et l’industrie pharmaceutique.

• Inexto est filiale du groupe diversifié Impala, créé en 2011 par Jacques Veyrat, ancien Pdg du groupe Louis-Dreyfus. Sa diversification passe par l’énergie (Direct Énergie), la gestion d’actifs, la confection (Maison Lejaby) mais aussi une base industrielle importante. Dont l’ensemble Arjo Systems/ Arjo Solutions / Inexto qui affiche 80 millions de chiffre d’affaires, 250 collaborateurs et 15 % de croissance l’année dernière.

Voir aussi Lmdt du 5 avril 2016.

 

Bruno Le Roux PSQuand il arrive à Bruno Le Roux (président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale / voir Lmdt des 23, 13 et 11 novembre ainsi que du 20 octobre 2015) de croiser des buralistes, ces jours-ci, il leur fait passer des « messages forts » :

• il n’y aura pas de délais sur la mise en œuvre du paquet neutre ;

• l’urgence est de mettre en place un système indépendant de traçabilité du tabac ;

• il faut s’attendre à une nouvelle et sensible hausse des prix du tabac ;

• à terme, la Française des Jeux va délaisser son réseau physique de détaillants, au nom de la révolution du numérique.

De quoi mettre de l’ambiance dans le réseau. A confirmer. Mais c’est du moins ce qu’ont entendu ces buralistes.

18 Juin 2016 | Trafic
 

Kristalina GeorgievaSuite à la décision du Conseil de donner son feu vert à la ratification par l’Union européenne du Protocole de l’OMS pour l’élimination du commerce illicite du tabac (voir Lmdt du 17 juin), la 3ème vice-présidente de la Commission européenne, chargée du Budget et des Ressources humaines, la bulgare Kristalina Georgieva (photo) a fait la déclaration suivante :

« Le commerce illicite du tabac menace la santé de nos concitoyens et assèche nos budgets, je me félicite donc de cette décision historique en matière de lutte contre la contrebande.

« L’Union européenne va maintenant procéder à la ratification et j’appelle les pays partenaires de par le monde à adhérer au Protocole pour l’élimination du commerce illicite – protocole à la Convention cadre de l’OMS pour la Lutte antitabac (FCTC) – et à rejoindre l’Union européenne dans cette bataille ».

Cette décision arrive moins de 10 jours après le vote favorable (à une très large majorité) du Parlement européen (voir Lmdt du 7 juin). Les instruments de ratification de l’Union européenne peuvent être maintenant déposés au siège des Nations Unies à New-York. Les États-membres étant invités à se joindre au protocole, en parallèle, au niveau national.

28 Avr 2016 | Observatoire
 

Yves TrevillySept pages de L’Obs de cette semaine. Yves Trévilly – ancien directeur des relations institutionnelles de BAT France jusqu’ en 2012 et actuel directeur général de Sicpa France (voir Lmdt des 5 avril 2016 et du 2 octobre 2012) – fait l’objet d’un portrait que l’on aurait pu croire à charge. Mais pas tant que cela.

On est plutôt dans le roman à suspens, sur fond d’intrigues politico-commerciales, avec ses capitaines au long cours et ses corsaires insaisissables. Il suffit de se rapporter au « chapeau » de l’enquête : « longtemps, Yves Trevilly a défendu les intérêts de l’industrie du tabac. Il les combat aujourd’hui. Ce lobbyiste a mis son important réseau politique au service d’une multinationale suisse qui rêve de décrocher un marché prometteur : la traçabilité des cigarettes. L’histoire d’une revanche personnelle, mais aussi d’une guerre industrielle aux enjeux colossaux ». Lire la suite »

16 Avr 2016 | Trafic
 

L'OpinionLa proposition de loi du sénateur socialiste Luc Carvounas, visant à imposer des quotas d’approvisionnement de tabac à chaque pays (voir Lmdt du 14 avril), fait l’objet d’un long article dans le quotidien économique L’Opinion de ce vendredi 15 avril.

Ce qui permet au parlementaire de revenir sur son argumentation. Et de la mettre dans son contexte. L’essentiel du texte :

Luc-Carvounas« Une charge à l’arme lourde contre l’industrie du tabac se profile pour la rentrée parlementaire du 26 avril. Luc Carvounas, sénateur PS du Val-de-Marne, déposera ce jour-là sur le bureau du groupe socialiste une proposition de loi « visant à encadrer les livraisons de tabac pour mettre fin au commerce parallèle ». L’idée de ce proche de l’aile socio-libérale du PS consiste, ni plus ni moins, à mettre en place un système de quotas, par pays, pour la livraison de paquets de cigarettes. « Cette quantité pourra évoluer chaque année en fonction des priorités de santé publique et fiscales, sans jamais dépasser 10 % de la quantité de tabac théorique nécessaire » explique l’élu.

Comment l’État pourra-t-il fixer « arbitrairement » la quantité de cigarettes que les Français seront autorisés à fumer pendant 365 jours ? « On pourra laisser à l’OMS le soin de calculer ces quotas », estime Luc Carvounas, « le plus difficile n’est pas de fixer l’évolution des stocks dans un pays, c’est d’opérer un lissage au niveau de l’ensemble de l’Europe ». C’est justement le cœur du problème. Car derrière son aspect très autoritaire et un peu utopique économiquement, cette proposition de loi vise surtout à provoquer deux niveaux de réaction.

•• D’abord forcer l’État français à enfin avancer sur la question. Le Sénat comme l’Assemblée nationale ont en effet ratifié à l’automne dernier (à l’unanimité droite-gauche) le protocole de l’OMS du 12 novembre 2012 visant à éliminer le commerce illégal de cigarettes (voir Lmdt du 28 octobre 2015), en poussant les États à contrôler la distribution, avec la mise en place d’une traçabilité des paquets. « Or le gouvernement n’a toujours pas pris les décrets d’application » s’emporte Luc Carvounas, « ma proposition de loi vise à l’obliger de le faire ! ».

« Outre l’enjeu de santé publique, il s’agit aussi d’une urgence économique. Mettre fin au commerce parallèle, c’est redonner chaque année 250 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaire aux buralistes, durement touchés ces dernières années (voir Lmdt du 8 avril), et récupérer 3 milliards d’euros de recettes fiscales pour l’État » calcule le sénateur.

•• Seconde ambition de la PPL (proposition de loi / ndlr) : mettre la pression sur les fabricants de tabac en les rendant davantage comptables de leur production. « Le commerce parallèle, ce ne sont pas des cigarettes de contrebande, mais pour l’essentiel de vraies cigarettes fabriquées par les groupes eux-mêmes », assure le sénateur. Créer des quotas et tracer les cigarettes vendues mettra donc les fabricants face à leurs responsabilités en les obligeant à ne produire que ce qui est effectivement consommé sur place (…)

Signe que ces propositions ne sont pas lancées à la légère, Luc Carvounas a une mesure toute prête pour le cas spécifique d’Andorre. N’étant pas membre de l’UE, la principauté ne pourra se faire imposer de quotas. « Il faudrait diviser par dix les quantités de tabac qu’une personne de plus de 17 ans pourrait être autorisée à ramener d’Andorre ». Ce qui équivaudrait à … 40 cigarettes (deux paquets), 15 cigarillos ou 7 cigares maximum !

Pas spécialement réputé pour être liberticide au sein de son camp, Luc Carvounas assume ces propositions-choc, car « lutter contre le commerce parallèle du tabac, c’est autrement plus important que le débat sur le cannabis ».