À Bourges (Cher), le tabac-presse de la Chancellerie vient de rouvrir ses portes début décembre. Le commerce avait été mis à sac par les émeutiers à la fin du mois de juin (voir 2 octobre).
Le commerce parait encore bien vide avec ses rayons « presse » même pas remplis à moitié, mais beaucoup de clients du quartier ont retrouvé leurs habitudes en venant acheter ici leurs cigarettes, rapporte France Bleu Berry dans un reportage.
•• Le buraliste, Thierry Auberger, se dit encore très marqué par la destruction de son commerce dans la nuit du 29 au 30 juin : « nerveusement, je ne suis pas bien. Ils ont débarqué à une quinzaine ici, et ils ont tout cassé pour emporter tout le tabac qu’ils pouvaient. J’étais catastrophé quand je suis arrivé pour constater les dégâts, avec mon fils et mon employé. » Bilan : Plus de soixante mille euros de dommages et trente-cinq mille euros de tabac volé.
Peu à peu les rayonnages magazine vont se remplir à nouveau, mais Thierry attend toujours le remboursement de sa perte d’activité : environ 35 000 euros.
•• Sa trésorerie est tendue pour payer sa prochaine commande de tabac : « pour l’instant, les assurances m’ont remboursé le tabac volé, les confiseries manquantes, le e-liquide. J’ai fait réparer le rideau en fer et la porte coulissante, mais ils ne m’ont remboursé qu’une partie et il faut que je leur envoie les factures pour le reste. » Il estime avoir été remboursé pour l’instant d’un peu plus de la moitié de son préjudice (voir 8 août).
Lui qui ne compte pas ses heures est assez amer aujourd’hui : « y’en a un qui a été condamné à des heures d’intérêt général, l’autre à six mois de prison avec sursis. Un mineur doit comparaître bientôt, mais il n’aura rien puisque c’est un mineur. Ça me met en colère. Moi, à 5 heures 10 le matin, je suis debout et je rentre à 20 heures chez moi. Je bosse douze heures par jour. Ils n’ont qu’à bosser pour gagner leur argent au lieu de tout casser. » Photo : © Radio France





Trois hommes étaient jugés, le 7 novembre, pour avoir pris part à la nuit d’émeutes du 30 juin dernier, à Cluses (15 kilomètres de Sallanches, Haute-Savoie). Deux des prévenus devaient répondre de vol dans un tabac-presse, le troisième était quant à lui accusé du recel d’une sacoche provenant du commerce pillé.
Un homme d’une trentaine d’années a reçu, ce 14 novembre, une balle de 9 millimètres dans le ventre avant que ses agresseurs ne dérobent son véhicule et ne prennent la fuite avec … un chargement de tabac de contrebande.
Les procédures judiciaires enclenchées au moment des violences urbaines commises fin juin se poursuivent …
Ce lundi 6 novembre dans la soirée, un policier a fait feu sur un vendeur de cigarettes à la sauvette l’atteignant à la hanche. Les forces de l’ordre étaient intervenues pour une altercation entre des vendeurs proposant des cigarettes de contrebande au carrefour des Quatre-Chemins, entre Pantin et Aubervilliers (Seine-Saint-Denis / voir
Ce vendredi 3 novembre, c’est le troisième vendredi que l’employée d’un tabac-presse de Saint-Quentin (Aisne) vient au marché hebdomadaire du quartier Europe de la ville pour tenir une cagnotte, son fils à ses côtés.
Devant les sorties de la station Belleville (20ème arrondissement de Paris), les vendeurs de cigarettes de contrebande sont toujours une demi-douzaine.
Situé dans le quartier du Val de l’Aurence à Limoges (Haute-Vienne), un tabac-presse avait subi d’importants dégâts dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 juin durant les émeutes qui ont touché la France.
Après plusieurs dizaines de milliers d’euros de travaux concernant les vitrines, la caisse, le meuble de la Française des Jeux, le reste du mobilier ainsi que le rideau de fer, le tabac des « Provinces » dans le quartier d’Étouvie à Amiens a enfin rouvert … presque en catimini, trois mois après les émeutes urbaines (voir
Les policiers du commissariat d’agglomération de Melun Val de Seine multiplient encore les arrestations après les émeutes de fin juin dernier.