Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
27 Sep 2016 | International
 

Belgique ColruytCOLRUYT CIGARETTESLes prix minimum imposés au tabac en Belgique ne sont pas en contradiction avec les règles européennes, a jugé la semaine dernière la Cour de justice européenne à propos d’un litige entre l’État belge et une enseigne de grande distribution. La chaîne de supermarchés Colruyt était poursuivie pour avoir vendu du tabac à un prix inférieur à celui figurant sur le timbre fiscal ad hoc, ce qui s’apparente à de la promotion/publicité.

La Cour a suivi l’avis de l’avocat général qui, en avril, avait estimé qu’un État membre avait le droit de fixer un prix minimum sur le tabac et d’obliger les vendeurs de tabac à l’appliquer (voir Lmdt du 25 avril).

L’enseigne de grande distribution considérait que le prix d’un produit est lié à la vente et ne peut être considéré comme de la publicité. Elle invoquait également une directive de 2011 établissant que les fabricants et importateurs fixent le prix maximum, qui figure sur les timbres fiscaux, mais qu’ils ne peuvent pas établir de prix minimum.

19 Sep 2016 | Trafic
 

Douane Fret Roissy ICSCe mardi 20 septembre, en début de matinée, les services douaniers de Roissy reçoivent la visite de Christian Eckert, Secrétaire d’État chargé du Budget, et de Pierre Moscovici, Commissaire européen pour les Affaires économiques et financières.

Seront présentées les Cellules douanières de Ciblage du Fret (CCF) et de levée de doute. Lesquelles mettent en œuvre le système communautaire ICS (Import Control System) dont l’objectif est de faire face aux menaces criminelles et terroristes dans le fret commercial aérien ou maritime.

Le dispositif de contrôle douanier du fret express sur le site de Chronopost sera également visité.

À la clé, le résultat de certaines saisies sera exposé : de faux passeports syriens, par exemple.

Sachant que parmi beaucoup de saisies effectuées à Roissy, il y a beaucoup de tabac (voir Lmdt des 2 septembre 2015 et 3 décembre 2013).

11 Août 2016 | Pression normative
 

Bruxelles commission europeenneL’information est encore passée inaperçue.

Mais la Commission européenne a lancé – le 26 juillet exactement – une procédure d’infraction contre plusieurs états-membres pour défauts dans la transposition de la Directive tabac (voir Lmdt des 11 juillet, 24 et 23 mai ainsi que du 12 avril).

Est concernée la France. Mais aussi de nombreux états-membres comme la Hongrie, le Luxembourg, le Danemark, la Lituanie, la Suède, l’Autriche, la Slovénie, la République Tchèque, Chypre, la Bulgarie, l’Espagne, la Roumanie, la Pologne, la Croatie, le Danemark, la Finlande, la Grèce, la Lettonie et la Belgique. Lire la suite »

8 Juil 2016 | Trafic
 

Bruxelles Kristalina GeorgievaLa Commission européenne a décidé de mettre fin à un programme de coopération controversé avec le cigarettier américain Philip Morris, dont les financements devaient contribuer à la lutte européenne contre la contrebande de tabac, a confirmé l’AFP dans une dépêche du jeudi 7 juillet (voir Lmdt du 6 juillet)

« La Commission a conclu qu’il n’est pas nécessaire de prolonger l’accord contre la contrebande et la contrefaçon conclu entre Philip Morris International (PMI), la Commission et les Etats membres de l’UE, après son expiration le 9 juillet », a indiqué l’exécutif européen dans un communiqué. Lire la suite »

5 Juil 2016 | Pression normative
 

Jean-ClaudeJunckerC’est le samedi 9 juillet prochain qu’expire l’accord signé, pour douze ans, entre Philip Morris International et la Communauté européenne portant sur la lutte contre la contrebande du tabac.

On sait que le Parlement européen s’est récemment opposé à son renouvellement (voir Lmdt du 9 mars).

La Commission européenne, présidée par Jean-Claude Juncker, devrait se prononcer, à son tour, avant la date limite. Or, la dernière réunion des Commissaires européens doit se tenir aujourd’hui à Strasbourg. Mais on en ignore l’ordre du jour précis.

Hier soir, Michèle Delaunay a pris les devants dans un communiqué : « Exit les accords de coopération Philip Morris ! ». Et elle annonce qu’elle s’apprête à rencontrer le Commissaire Pierre Moscovici, le 12 juillet. Avec une délégation de députés français et européens.

Rappelons que l’accord portait sur un investissement de Philip Morris International d’1 milliard d’euros, sur douze ans, en aides à l’Union et aux États membres afin de lutter contre la contrebande.

1 Juil 2016 | Trafic
 

Bruno Le RouxAu nom du groupe des députés socialistes qu’il préside, Bruno Le Roux (voir Lmdt des 22 juin 2016 ainsi que des 23 novembre et 20 octobre 2015) a publié un communiqué, ce vendredi 1er juillet, que nous reproduisons intégralement.

« L’Union européenne a ratifié, vendredi 17 juin 2016, le Protocole de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) « pour éliminer le commerce illicite ». L’Union européenne rejoint ainsi la France qui a été pionnière en ratifiant ce Protocole de l’OMS le 30 novembre dernier.

« La France doit désormais reprendre l’initiative en mettant en œuvre ce Protocole, et en le publiant au Journal officiel. L’arrivée des paquets neutres, le risque d’un accroissement du commerce parallèle qu’elle génère auprès des buralistes, et la renégociation du Contrat d’Avenir en novembre prochain, nécessitent d’adopter des mesures nouvelles et ambitieuses. Lire la suite »

18 Juin 2016 | Trafic
 

Kristalina GeorgievaSuite à la décision du Conseil de donner son feu vert à la ratification par l’Union européenne du Protocole de l’OMS pour l’élimination du commerce illicite du tabac (voir Lmdt du 17 juin), la 3ème vice-présidente de la Commission européenne, chargée du Budget et des Ressources humaines, la bulgare Kristalina Georgieva (photo) a fait la déclaration suivante :

« Le commerce illicite du tabac menace la santé de nos concitoyens et assèche nos budgets, je me félicite donc de cette décision historique en matière de lutte contre la contrebande.

« L’Union européenne va maintenant procéder à la ratification et j’appelle les pays partenaires de par le monde à adhérer au Protocole pour l’élimination du commerce illicite – protocole à la Convention cadre de l’OMS pour la Lutte antitabac (FCTC) – et à rejoindre l’Union européenne dans cette bataille ».

Cette décision arrive moins de 10 jours après le vote favorable (à une très large majorité) du Parlement européen (voir Lmdt du 7 juin). Les instruments de ratification de l’Union européenne peuvent être maintenant déposés au siège des Nations Unies à New-York. Les États-membres étant invités à se joindre au protocole, en parallèle, au niveau national.

1 Juin 2016 | International
 

Olaf KesslerLe directeur général de l’Office européen de Lutte contre la Fraude (Olaf), Giovanni Kessler, a annoncé, ce mardi 31 mai, avoir engagé une action devant la justice européenne pour faire annuler la décision de la Commission européenne de lever son immunité diplomatique (voir Lmdt des 11 et 12 mars), annonce l’AFP.

Cette levée était consécutive à une enquête de l’Olaf ayant conduit à la démission en octobre 2012 du commissaire européen à la Santé John Dalli et au cours de laquelle M. Kessler est soupçonné de s’être appuyé sur des écoutes téléphoniques illégales au regard du droit belge.

« J’ai décidé de porter l’affaire devant la Cour européenne de justice. Maintenant, c’est dans les mains des juges européens », a dit M. Kessler, au cours d’une conférence de presse à Bruxelles. Il a estimé que la décision de la Commission de lever son immunité « mettait en danger son indépendance et celle de l’Olaf » et que cela risquait de « créer un précédent qui pourrait affecter la capacité d’investigation de l’Olaf ».

La levée de l’immunité diplomatique de M. Kessler, ancien procureur antimafia en Sicile et directeur général de l’Olaf depuis 2011, a ouvert la voie à son audition par la justice belge.

En octobre 2012, le Maltais John Dalli avait été poussé à la démission par le président de la Commission européenne de l’époque, José Manuel Barroso, après sa mise en cause par l’Olaf pour trafic d’influence présumé lié à l’industrie du tabac (voir Lmdt des 12 mai 2015, 10 janvier 2013 ainsi que des 16 et 20 octobre 2012).

Depuis, John Dalli avait clamé son innocence, affirmant avoir été victime d’un « complot fomenté par la Commission et l’industrie du tabac » au moment où il s’apprêtait à renforcer la législation antitabac, et porté plainte contre X pour éclaircir les conditions de sa mise en cause par l’Olaf. Ce qui a poussé la justice belge à demander la levée de l’immunité diplomatique de Giovanni Kessler afin de pouvoir l’entendre.

2 Mai 2016 | International
 

Transparence ou exclusion ? 

O'Reilly Tobacco-lobbyism-1Suite à sa vive réaction après le refus par la Commission européenne de publier en ligne chaque rencontre d’un responsable européen avec l’industrie du tabac (voir Lmdt du 9 février), Emily O’Reilly (médiatrice de l’Union européenne ) en a remis une couche en organisant une réunion, ce mercredi 27 avril, pour demander aux Directions générales  de la Commission et autres institutions européennes de suivre l’exemple du commissaire à la Santé, Vytenis Andriukaitis, et son interprétation particulière des « pratiques de transparence ».

••• « La DG Santé fait preuve de beaucoup de dynamisme pour expliquer les règles et les procédures à différents niveaux intersectoriels, pour soulever des questions et encourager les collègues à suivre ces procédures », a déclaré le commissaire à cette occasion, « selon moi, nous devons absolument montrer notre engagement dans la lutte contre le lobbying de l’industrie du tabac. Sinon, les citoyens n’auront plus confiance dans les institutions européennes ».

En fait, derrière ce discours langue de bois, se profile l’interdiction pour tout élu ou fonctionnaire européen de recevoir, à Bruxelles, le moindre représentant de l’industrie du tabac.

Roberto Bertollini, représentant de l’OMS auprès de l’Union européenne, a d’ailleurs justifié, toujours lors de la réunion, le fait que l’exécutif européen ne devait pas discuter avec l’industrie du tabac : « nous avons une industrie qui tue la moitié de ses consommateurs. Ses produits n’ont aucune valeur ajoutée. Nous aimerions donc que ce lobby disparaisse ».

Confederation europeenne fabricants••• La tenue et la teneur de cette réunion ont suscité une réaction de la CECCM (Confederation of European Community Cigarette Manufacturers), constituée par BAT, JTI et Imperial Brands. 

« Nous appelons à une règle du jeu claire qui devrait s’appliquer à toute organisation faisant du lobbying à Bruxelles » a affirmé, au nom de la CECCM, Ronan Barry.

« En tant qu’industrie, la CECCM et ses membres soutiennent le principe de transparence » a- t-il repris. « Nous respectons déjà strictement les codes de conduite et les critères de transparence qui sont recommandés par la Commission. 

« En revanche, nous sommes opposés à ces tentatives, se prévalant quelquefois de la transparence, et qui visent à empêcher des entreprises, vendant un produit légal, de participer par ses contributions (opinion, arguments, faits) à un processus législatif.

« C’est aux responsables politiques d’opter pour tel ou tel argument. Et nous sommes contre le fait de les entraver dans leur accès à l’information provenant de n’importe quelle partie. 

« C’est en excluant, de la sorte, l’industrie de tout débat parlementaire la concernant directement, que l’on arrive à de mauvaises lois ».

11 Avr 2016 | Associations
 

Michele Delaunay BruxellesL’activisme anti-tabac de la députée socialiste l’amène à être présente sur tous les fronts. Avec des succès relatifs. Mais on peut compter sur Michèle Delaunay pour chauffer l’ambiance et cliver le débat. 

•• Le mardi 5 avril dernier, elle a participé à Bruxelles à la conférence de l’ENSP Tobacco Control – réseau européen de lutte anti-tabac – sur le thème de la « Recherche, de la Prévention et du Traitement » organisée jusqu’à jeudi dernier, avec une participation du commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis (à droite).

Dans un communiqué, la présidente d’Alliance contre le Tabac (membre du réseau) a détaillé les messages qu’elle y a porté :
• « l’urgence de mettre en place une traçabilité libre et indépendante des produits du tabac, comme cela a été voté par le Parlement Européen le 9 mars 2016, et mettre fin aux accords avec le cigarettier Philip Morris (voir Lmdt du 9 mars) ;
• « l’urgence de contrôler strictement les lobbies du tabac au niveau européen, sur le modèle de la commission d’enquête parlementaire que je demande au niveau du Parlement français (voir Lmdt du 22 mars) ;
• « l’urgence de mettre à l’ordre du jour le dossier de la convergence fiscale des produits du tabac au niveau européen. Le troisième point est sans doute, de tous, le plus décisif. Il s’agit d’œuvrer pour une mise en œuvre en cohérence fiscale des différents pays européens sur les produits du tabac afin d’harmoniser au plus près et (de porter ? / ndlr) à la hausse les prix de vente aux consommateurs».

Tout cela ayant un rapport étroit avec la « recherche, la prévention et le traitement » …

•• Effectivement, Michèle Delaunay a engagé le groupe des députés socialistes sur sa proposition de résolution pour la création d’une commission d’enquête sur « les lobbies du tabac ». Mais le texte n’a pas encore été publié, ni déposé.

De toute façon, le sujet devra faire l’objet d’un débat plus large. Puisque la proposition de résolution doit être déclarée recevable, puis adoptée en séance publique. Etant donnée l’actualité politique et le calendrier parlementaire, cela ne débouchera peut-être que sur une simple mission d’information.

•• Le lundi 4 avril, dans l’après-midi, la députée a reçu, à sa permanence bordelaise, une délégation d’élus des chambres syndicales de buralistes de la région Sud Ouest. 

Comme on pouvait s’en douter, le débat, qui est resté courtois, a vite pris la forme d’un dialogue de sourds. Chacun restant ferme sur ses argumentations et ses positions.

Michèle Delaunay y a exposé sa proposition d’une rémunération tabac à plusieurs niveaux en fonction des chiffres d’affaires réalisés dans les débits : « les gros » devant accepter un taux de remise (à partir d’un certain seuil de CA) plus faible pour aider les « petits ».

Tout en rappelant sa préoccupation sur la contrebande (notamment par Internet), elle y a réitéré sa demande d’une certaine augmentation rapide des prix du tabac (« même si le paquet neutre à 10 euros, c’est pas pour tout de suite »). Par le biais de la fiscalité et ceci, lors d’un éventuel collectif budgétaire, dés ce mois de juin (voir Lmdt du 23 février).

Mais en fait, il semblerait que les arbitrages gouvernementaux sur l’opportunité d’ un collectif budgétaire avant l’été ne soient encore pris.

Il faudra alors attendre l’automne. Au moment où les buralistes recevront dans leurs livraisons tabac de grosses vagues de paquets neutres.