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14 Mar 2016 | Vapotage
 

E-cig TaxeLe conseil des ministres des finances de l’Union européenne – Ecofin – a mis à profit son passage en revue de la fiscalité tabac, ce mardi 8 mars, pour inviter la Commission européenne à se pencher sur le sujet d’une taxation spéciale de la cigarette électronique (hors la TVA).

De sorte à prendre une décision dès l’année prochaine. Sur un taux d’accises qui serait inférieur à ceux des produits tabac traditionnels.

Cette recommandation porte également sur « les autres nouveaux produits du tabac ».

12 Mar 2016 | International
 

OlafL’Office européen de lutte antifraude (Olaf) a indiqué, ce vendredi 11 mars, qu’il envisageait de poursuivre devant la Cour de justice de l’UE la Commission européenne qui a levé l’immunité diplomatique de son patron, l’Italien Giovanni Kessler. 

L’Olaf envisage de poursuivre la Commission européenne devant la Cour de justice de l’UE « si son indépendance était mise en danger », a déclaré à l’AFP une porte-parole de cet Office. Elle réagissait ainsi à la confirmation par le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, de la levée de cette immunité voir Lmdt du 11 mars).

« La Commission européenne a décidé le 2 mars dernier de lever l’immunité d’un haut fonctionnaire de la Commission », a annoncé M. Schinas, questionné lors d’un point presse sur M. Kessler. « Ceci a été fait à la demande du parquet belge », a-t-il précisé. « La décision de la commission permet aux autorités judiciaires belges de faire leur travail (…) cela ne remet pas en cause la présomption d’innocence du haut fonctionnaire européen », a-t-il dit. Et d’ajouter que « la Commission européenne offrait tous les soutiens juridiques nécessaires et tous les conseils qu’elle pouvait apporter au haut fonctionnaire ».

La levée de l’immunité diplomatique de M. Kessler ouvre la voie à son audition par la justice belge dans une affaire de trafic d’influence.

En octobre 2012, le Maltais John Dalli, commissaire européen à la Santé, avait été poussé à la démission par le président de la Commission de l’époque, José Manuel Barroso, après sa mise en cause par l’Olaf pour trafic d’influence présumé lié à l’industrie du tabac (voir Lmdt des 16 et 20 octobre 2012 ; 10 janvier et 12 mai 2013).

L’affaire rattrape aujourd’hui M. Kessler, ancien procureur antimafia en Sicile, directeur général de l’Olaf depuis 2011, car dans son enquête visant M. Dalli il est soupçonné d’avoir usé de méthodes illégales au regard du droit belge, selon le parquet fédéral belge.

Depuis sa démission forcée, John Dalli avait clamé son innocence, affirmant avoir été victime d’un « complot fomenté par la Commission et l’industrie du tabac », qui l’auraient piégé alors qu’il s’apprêtait à durcir la législation antitabac. Mais depuis, il a été débouté (voir Lmdt du 12 mai 2015).

Au départ de cette enquête, l’Office européen antifraude avait été saisi d’une plainte d’un producteur de tabac suédois, Swedish Match. Ce dernier dénonçait le fait qu’un entrepreneur maltais faisait valoir ses contacts avec M. Dalli pour obtenir la commercialisation du snus, fabriqué et autorisée en Suède mais interdit de vente dans les autres pays de l’UE.

11 Mar 2016 | International
 

Olaf Giovanni KesslerLa Commission européenne a levé début mars l’immunité diplomatique du patron de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf), l’Italien Giovanni Kessler, ce qui ouvre la voie à son audition par la justice belge dans une affaire de trafic d’influence, annonce une dépêche AFP de ce jeudi 10 mars, citant le parquet fédéral belge.

En octobre 2012, le Maltais John Dalli, commissaire européen à la Santé, avait été poussé à la démission par le président de la Commission de l’époque, José Manuel Barroso, après sa mise en cause par l’Olaf pour trafic d’influence présumé lié à l’industrie du tabac (voir Lmdt des 16 et 20 octobre 2012 ; 10 janvier et 12 mai 2013). Lire la suite »

9 Mar 2016 | International
 

AFP LogoLa lutte contre le trafic de cigarettes ne doit plus être confiée aux industriels du tabac, a estimé le Parlement européen, qui a demandé à la Commission de mettre un terme à un accord en ce sens conclu en 2004 avec le cigarettier Philip Morris (voir Lmdt de ce jour). Dans une résolution non contraignante, les députés demandent à l’exécutif européen de ne pas renouveler ou prolonger cet accord, appliqué depuis 12 ans mais qui expire le 9 juillet prochain, précise la dépêche AFP.

En 2004, Philip Morris s’était engagé à collaborer avec les autorités européennes pour lutter contre la contrebande de cigarettes. Dans le même temps, l’industriel avait accepté de verser 1,25 milliard de dollars sur douze ans à l’Union européenne et à ses Etats membres. En échange, l’UE avait mis fin aux procédures judiciaires qu’elle avait engagées contre le cigarettier pour récupérer les droits de douane et autres taxes perdus à cause de la contrebande – c’est-à-dire la vente en dehors des circuits légaux de « vraies » cigarettes, à ne pas confondre avec la contrefaçon, qui ne profite pas aux fabricants. L’UE avait ensuite conclu des accords similaires avec trois autres géants mondiaux du tabac : Japan Tobacco en 2007, puis British American Tobacco et Imperial Tobacco en 2010. Lire la suite »

9 Mar 2016 | International
 

S&D_logo Parlement européenSuite à l’opposition du Parlement européen au renouvellement de l’accord anti-trafic avec Philip Morris International (voir Lmdt du 9 mars), la délégation socialiste française a diffusé le communiqué suivant :

« Le vote intervenu aujourd’hui sur l’accord de « coopération » avec Philip Morris constitue une grande victoire pour les eurodéputés socialistes et radicaux, fer de lance dans la lutte contre le lobby du tabac en Europe.

De quoi s’agit-il ? Depuis 2004, la Commission européenne, ainsi que les États membres, perçoivent de Philip Morris 1,25 milliard de dollars sur une période de 12 ans. En échange, ils ont renoncé à poursuivre Philip Morris pour sa « stratégie délibérée et constante pour alimenter le trafic de cigarettes, pour empêcher tout contrôle gouvernemental, pour corrompre des fonctionnaires et mener des activités illégales avec des groupes et Etats sponsors du terrorisme ».

Cet accord arrivant à échéance en juillet 2016, la question d’un renouvellement se posait. A notre initiative, le Parlement européen s’est positionné contre un tel renouvellement de l’accord.

En effet, ce dernier contrevient à l’article 5.3 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte anti-tabac entrée en vigueur en 2005 et dont l’Union européenne est signataire. Cet article appelle à limiter au strict minimum les interactions avec les industriels du tabac et à en assurer une totale transparence.

De plus, il ne correspond plus aux nouvelles réalités du commerce illicite de cigarettes. Ces dernières années, il y a eu une augmentation conséquente des cigarettes dites « cheap whites », c’est-à-dire des cigarettes authentiques dont la marque n’est pas identifiée. Ces cigarettes sont fabriquées légalement dans des pays hors UE (Biélorussie, Ukraine mais également Chine et Émirats arabes unis) et ensuite vendues sur le marché illicite sans que les États membres de l’UE n’en perçoivent les taxes. L’accord de coopération, reposant notamment sur l’échange d’informations, ne couvre pas ces flux mais seulement les cigarettes estampillées PMI.

Les eurodéputés socialistes et radicaux proposent d’autres outils afin de lutter efficacement contre le commerce illicite de tabac, comme la traçabilité. Par ailleurs, nous exigeons que les cigarettiers ne produisent pas plus que les quantités absorbées par le marché légal.

Alors même que Philip Morris, par la force colossale de son lobbying, a tout fait pour saper l’adoption de la directive européenne sur le tabac en 2014 et continue d’agir pour retarder sa transposition, nous devons être déterminés à offrir la cigarette du condamné aux multinationales du cancer et de la mort.

Les 700 000 décès prématurés par an dans l’Union européenne méritent une lutte implacable contre ces entreprises qui bafouent la santé publique et qui – fortes des millions d’euros qu’elles détournent du budget des États membres – financent une armée de lobbyistes pour préserver leur rente et la rémunération de leurs actionnaires ».

9 Mar 2016 | International
 

Parlement européen logoLe Parlement européen a voté, ce mercredi 9 mars, à une forte majorité, contre la reconduction d’un accord passé entre la Commission européenne et Philip Morris international pour lutter contre la contrebande et la contrefaçon, annonce Lesechos.fr.

Signé en 2004 et arrivant à échéance en juillet 2016, l’accord prévoyait la fin des poursuites engagées par l’Union européenne pour le manque à gagner fiscal dû à la contrebande de cigarettes en échange d’une somme de 1,25 milliard de dollars et d’un engagement de l’entreprise à lutter contre la vente illicite de ses produits. Des accords similaires ont été passés les années suivantes avec les trois autres grands cigarettiers Japan Tobacco, British American Tobacco et Imperial Tobacco, portant le total des dédommagements à 2,5 milliards de dollars.

Selon une évaluation de la Commission européenne, l’accord avec PMI aurait permis de réduire de 85% le volume des cigarettes de contrebandes saisies dans l’Union européenne entre 2006 et 2014.

Les eurodéputés mettent cependant en doute ce bilan en constatant que le volume des produits sans marque à bas prix a dans le même temps fortement augmenté sur le marché parallèle, selon Lesechos.fr.

Dans une résolution adoptée par 414 voix contre 214, ils rappellent l’engagement de la Commission européenne à ratifier le protocole contre le commerce illicite du tabac à la convention cadre de l’Organisation mondiale de la santé sur la lutte anti-tabac. « Le renouvellement de l’accord risque de ne pas être compatible avec les obligations incombant à l’Union européenne » en vertu de cette convention, estiment-ils.

« En déléguant ainsi aux fabricants la responsabilité du contrôle des produits du tabac, la Commission européenne se place clairement en situation de conflit d’intérêts et viole les principes de la directive tabac que nous avons adoptée en 2014 » a déclaré dans un communiqué Françoise Grossetête, députée européenne Les Républicains, dont le groupe PPE (Parti populaire européen) proposait de reconduire l’accord.

Le refus d’une reconduction de l’accord passé avec Philip Morris devrait valoir pour les trois autres lorsqu’ils arriveront à échéance, estime Lesechos.fr.

29 Fév 2016 | International, Vapotage
 

Brexit-R-UNouvelle preuve de la popularité du sujet « cigarette électronique » outre-Manche. Considérant que la directive Tabac européenne est particulièrement pénalisante, avec ses nouvelles normes, pour les dispositifs et liquides de vapotage, une association vient de se constituer – Vapers for Britain (VfB) – pour appeler à voter en faveur de la sortie de l’Union européenne, à l’occasion du référendum du 23 juin. Au titre de représailles.

Dans un communiqué, le VfB rappelle : « Devant les Communes, en décembre, le premier ministre a déclaré que le vapotage avait aidé un million de fumeurs à arrêter (voir Lmdt du 24 décembre 2015).

« Et malgré ce succès spectaculaire en termes de santé publique, on va tout droit à la catastrophe de la Directive tabac et de son black friday (vendredi 20 mai) ».

10 Fév 2016 | Vapotage
 

AiduceLe communiqué du médiateur de l’Union européenne sur le refus de la Commission de publier de publier en ligne chaque rencontre d’un responsable européen avec un ou des lobbyistes du tabac (voir Lmdt du 9 février) a fait réagir jusqu’à l’Aiduce (Association indépendantes des utilisateurs de cigarette électronique) qui, dans un communiqué, dénonce une « opacité coupable et une nécessaire transparence des débats concernant un sujet de santé publique majeur ».

« En 2013, alors que l’Europe commençait déjà à légiférer sur la cigarette électronique en voulant d’abord la classer comme médicament, puis finalement en choisissant de l’inclure dans la Directive des produits du tabac 2014/40/UE (alors même qu’elle n’en contient pas …), les vapoteurs s’étaient déjà mobilisés pour faire entendre leur voix et dénoncer des mesures dictées par les industriels. Mais ils n’avaient pas été écoutés (…)

« En dépit de l’appel des scientifiques qui rejetaient les fausses interprétations tirées de leurs travaux pour justifier les futures mesures, la Commission européenne a imposé une vision de la cigarette électronique, calquée en tous points sur les produits proposés par les grands industriels du tabac et de la pharmacie, en concertation avec ces derniers.

« La vape est-elle victime d’intérêts industriels ? Nous le pensons depuis longtemps. Les mesures, parfois complètement arbitraires, visant à entraver le développement de certains produits et à en protéger d’autres, ou l’opacité de certaines relations, ne font que confirmer nos craintes. La cigarette électronique doit disparaître pour ne pas gêner le marché du tabac ni risquer d’empiéter sur le domaine réservé des laboratoires. Un « scandale des fumeurs sacrifiés » à des intérêts commerciaux se profile chaque jour un peu plus. Lire la suite »

 

Emily O'ReillyLa médiatrice européenne, Emily O’Reilly, a déclaré, ce lundi 8 février, « regretter profondément » le rejet de la Commission européenne de publier en ligne chaque rencontre d’un responsable européen avec un ou des lobbyistes du tabac (voir Lmdt du 5 octobre 2015).

Selon elle, la Commission ignore sciemment les lignes directrices de l’ONU et de l’OMS (la convention CCLAT) en matière de santé et ferme les yeux sur le lobbying des géants du tabac auprès de diverses directions générales (DG) de la Commission. Lire la suite »

15 Jan 2016 | International, Profession
 

CEDTPour un mandat de 3 ans. Ce jeudi 14 janvier, en fin d’après-midi à Paris, Pascal Montredon a été élu président de la Confédération européenne des détaillants de tabac (CEDT) qui regroupe les associations professionnelles défendant les intérêts de réseaux dits à « monopole » (vendeurs de tabac avec un statut spécifique et gérés par une administration de tutelle).

Cela s’est passé à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire de la CEDT, où le sujet du paquet neutre s’est retrouvé forcément au cœur des discussions. Pascal Montredon succède à son homologue italien, Giovanni Risso, président de la Federazione Italiana de Tabaccai (FIT), qui est intervenu à plusieurs reprises aux côtés des buralistes français dans leurs combats syndicaux (voir Lmdt des 31 mars et 11 juin 2015).

Le nouveau bureau de la CEDT est composé de la façon suivante : Pascal Montredon, président ; Mario Espejo (président de la « Unión de los Estanqueros » espagnole), vice-président ; Giovanni Risso, secrétaire général ; Peter Schweinschaller (représentant les détaillants autrichiens), trésorier.

Parmi les sujets à l’agenda 2016 de la CEDT, dont le siège est à Bruxelles : la transposition de la directive tabac européenne et le paquet neutre ; la déferlante du marché parallèle en Europe ; la fiscalité des différents produits du tabac.