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« L’arrêté du 5 février définissant le cahier des charges de l’éco-organisme a été annulé par le Conseil d’État … mais les professionnels du tabac n’entendent pas désarmer pour autant ». Ainsi démarre une communication de Génération sans Tabac à propos de la récente décision du Conseil d’État – suite à une erreur dans la procédure d’agrément ne remettant pas en cause le fonctionnement d’Alcome (voir 5 août et 5 septembre) – dont nous reproduisons des extraits. 

L’association y reprend des arguments qu’elle a déjà utilisé contre « l’écoblanchiment » des fabricants de tabac (voir 5 juin) mais elle y rajoute une remise en cause de la distribution de cendriers par les buralistes.

L’attribution des missions de collecte de mégots de cigarettes à l’éco-organisme Alcome avait suscité l’incompréhension des acteurs de la lutte antitabac.  Lire la suite »

23 Août 2022 | Associations
 

Dans une communication, la plateforme de mobilisation citoyenne contre le tabagisme « Génération sans Tabac » – développée par le CNCT et soutenue financièrement par le Fonds de Lutte contre les Addictions (voir 20 novembre 2021, 8 août 2019) – dénonce l’ouverture de nouveaux estancos (débits de tabac espagnols) outre-Pyrénées (voir 9 août). Nous reprenons cette communication.

Le gouvernement espagnol a annoncé début août vouloir créer plus de 200 nouveaux bureaux de tabac, en mettant l’accent sur les zones frontalières fréquentées par les citoyens français qui traversent la frontière pour acheter des paquets de cigarettes à des prix qui sont en moyenne deux fois moins élevés qu’en France Lire la suite »

22 Juil 2022 | Associations
 

Créé en 2016 par le Ministère de l’Économie et des Finances, le label ISR – Investissement Socialement Responsable – visant à distinguer les placements financiers dits « responsables », est actuellement en cours de révision afin de prendre en compte les dernières évolutions et pratiques de la finance durable.

Pourtant, dans la nouvelle mouture, le comité du label ISR ne prévoit pas d’exclure l’industrie du tabac : un secteur d’activité désastreux au niveau sanitaire, environnemental et social, incompatible avec les valeurs prônées par le fond d’investissement.

À l’heure de la refonte de ce label, l’ACT-Alliance contre le Tabac demande l’exclusion stricte de l’industrie du tabac.

C’est ainsi que débute une communication de l’Alliance contre le Tabac (voir 21 et 5 juin) que nous reprenons.

•• L’investissement dit « socialement responsable » regroupe l’ensemble des démarches qui visent à intégrer des critères extra-financiers, comme l’environnement, les questions sociales ou l’éthique, à des décisions de placement et de gestion de portefeuilles . Créé en 2016 par le Ministère de l’Économie et des Finances, ce label a pour objectif de répondre aux aspirations des Français avec une promesse : garantir à l’épargnant que son placement contribue effectivement au financement d’un modèle économique durable.

•• Alors qu’il est aujourd’hui l’un des premiers labels de finance responsable d’Europe avec 212 milliards d’euros de fonds labellisés, soit 5,8 % de l’épargne financière des ménages français , il a été à plusieurs reprises pointé du doigt pour son manque d’exigence. Dans son rapport publié en mars 2021, l’Inspection générale des Finances déclarait même qu’« à moins d’une évolution d’ampleur, le label ISR s’expose à une perte inéluctable de crédibilité et de pertinence ».

Actuellement en cours de révision, avec une nouvelle mouture attendue pour octobre 2022, le label ne prévoit aucune exclusion de l’industrie du tabac, à la différence de nombreux labels européens dits responsables. Cela signifie que, pour le gouvernement français, la vente et la production de produits du tabac peuvent être l’objet d’un investissement responsable et durable.

Or, il ne fait aucun doute que le tabagisme est profondément contraire aux objectifs de développement durable poursuivis par le label ISR. Première cause de mortalité évitable, le tabac est encore aujourd’hui responsable de 75 000 décès par an dans notre pays.  Lire la suite »

9 Juil 2022 | Associations
 

On sait que le Comité national contre le Tabagisme (CNCT) a mis en place un baromètre sur la présence de publicité chez les buralistes sur le tabac (interdite) ou le vapotage (réglementée / voir 25 mai). Un communiqué en présente les résultats de la dernière vague. Nous le reproduisons.

L’une des missions principales du Comité national contre le tabagisme (CNCT) est de faire respecter et avancer les législations et réglementations en matière de prévention du tabagisme. À ce titre, nous réalisons des observatoires mensuels dans les lieux de vente (débits de tabac et enseignes de vapotage). Ces observatoires ont pour objet de contrôler si les interdits protecteurs concernant la publicité sont bien respectés mais aussi les pratiques de contournement mises en place par les fabricants de tabac et de produits du vapotage.  Lire la suite »

21 Juin 2022 | Associations
 

Alors que les personnes trans ont une plus forte propension à fumer, l’ACT-Alliance contre le tabac (voir 5 juin), la Fédération LGBTI+ et OUTrans s’associent pour lancer une campagne de sensibilisation.

Nous reproduisons la communication des trois organisations.

Intitulée « Libre », cette prise de parole commune a un double objectif : informer sur les spécificités méconnues du tabagisme chez les personnes trans et plaider en faveur d’un meilleur accompagnement de ces personnes vers le sevrage tabagique et plus globalement, pour une amélioration de leur accès aux soins.

Que ce soit à l’échelle nationale ou internationale, plusieurs études démontrent que la consommation de tabac est davantage répandue chez les personnes trans. En France, les derniers chiffres disponibles de Santé Publique France révèlent que près de 37 % des personnes transgenres sont fumeuses, soit un chiffre supérieur de plus de 10 points par rapport à la moyenne nationale.  Lire la suite »

16 Juin 2022 | Associations, Trafic
 

Le Comité national de Lutte contre le Tabagisme  (CNCT / voir 15 juin 2022) a publié une note qui prétend démonter l’argumentaire des industriels sur l’envolée du marché parallèle, qui découlerait d’une fiscalité trop lourde. 

Il allume ce contre-feu quelques jours avant la parution du rapport annuel de KPMG sur le trafic illégal de cigarettes (voir 24 juin et 2 septembre 2021), commandité par Philip Morris International, selon un article des Échos, signé Solveig Godeluck, que nous reprenons.

•• « Nous ne cherchons pas à nier la réalité du marché parallèle, mais à anticiper et neutraliser la communication qui a lieu tous les ans autour de ce rapport, qui sert de levier de communication auprès des élus » explique le porte-parole du CNCT, François Topart.

En 2021, une mission de l’Assemblée nationale (voir 27 décembre et 29 septembre 2021) a évalué ce marché parallèle entre 14 et 17 % des ventes en France, « deux fois moins que KPMG », rappelle-t-il, en accusant l’industrie d’entretenir une « confusion sémantique » entre ventes légales hors réseau des buralistes et commerce illicite (contrefaçon et contrebande, 25 % du marché parallèle). La contrefaçon véritable ne pèserait que 0,2 % du marché national, selon une étude Seita-Imperial Brands.

•• Le CNCT s’indigne du précédent rapport KPMG, dans lequel la France est désignée comme « le plus grand marché de l’Union à 27 pour le trafic illégal de cigarettes » en 2020 , avec « une hausse sans précédent de 5,1 milliards (de cigarettes à l’unité, ndlr) ou 609 % de la contrefaçon » en un an.

« De tels chiffres impliqueraient l’achat et la consommation de près de 300 millions de paquets de tabac par an en France, soit environ 30 paquets par fumeur », une gageure logistique, réplique le CNCT. De plus, cette hausse « induirait une mutation extrêmement rapide des modes de consommation », qui n’a pas été mise en évidence par Santé publique France. Lire la suite »

15 Juin 2022 | Associations, Trafic
 

À propos du sujet du marché parallèle du tabac, le Comité national contre le Tabagisme (CNCT) vient de publier une communication, sous la signature du professeur Yves Martinet, que nous reproduisons ci-dessous.

La lutte contre le commerce illicite des produits du tabac est un enjeu de premier ordre pour les pouvoirs publics.

•• Il revêt d’abord un enjeu sanitaire, parce que le commerce illicite affecte une partie de l’efficacité des politiques de santé publique, en mettant en circulation du tabac moins cher, et donc plus accessible, notamment pour les jeunes générations.

Il constitue ensuite un enjeu fiscal, à l’heure où le tabac demeure un fardeau de premier ordre pour l’équilibre budgétaire national.

En partie organisé par des réseaux criminels, le commerce illicite soulève également un enjeu sécuritaire majeur. Enfin, faisant l’objet d’une amplification de la part de l’industrie du tabac, il cristallise un enjeu informationnel, central dans la construction de politiques publiques de lutte contre le tabagisme.

•• L’implication de l’industrie du tabac dans l’organisation et la facilitation des marchés parallèles comme dans le commerce illicite est aujourd’hui largement démontrée. Pourtant, les fabricants de tabac continuent de se présenter auprès des pouvoirs publics comme des acteurs responsables et des partenaires dans la lutte contre le commerce illicite de ses produits.

Il est urgent que les décideurs publics prennent conscience que l’industrie du tabac ne peut être considérée comme une solution à un problème qu’elle persiste à entretenir. Une lutte contre le commerce illicite, pleinement indépendante de l’industrie du tabac, est nécessaire Lire la suite »

5 Juin 2022 | Associations
 

À l’occasion de la Journée mondiale sans Tabac (voir 30 mai), l’ACT-Alliance contre le Tabac et une vingtaine d’organisations européennes actrices dans la lutte contre le tabagisme interpellent les États membres de l’Union européenne sur les récentes tentatives d’écoblanchiment de l’industrie du tabac.

Nous reprenons leur communication.

•• L’industrie du tabac : un désastre environnemental, de la production à la consommation

Alors que les conséquences dévastatrices du tabagisme sur la santé publique sont largement documentées, causant plus de 700 000 décès par an en Europe , son impact environnemental reste trop méconnu.

Tout au long de leur cycle de vie, les produits du tabac sont pourtant responsables d’une grave pollution et dégradation de l’environnement, notamment par la déforestation, la pollution de l’eau, de l’air et des sols par des produits chimiques et des particules microplastiques.

Chaque année, plus de 4,5 trillions de mégots de cigarettes sont jetés dans la nature . La majorité d’entre eux comporte un filtre en acétate de cellulose, un additif plastique difficilement biodégradable pouvant polluer jusqu’à 500 litres d’eau et qui représente le deuxième déchet plastique le plus retrouvé sur les plages de l’Union européenne.

•• Les tactiques d’écoblanchiment de l’industrie du tabac

Malgré ces éléments factuels, l’industrie du tabac multiplie les tentatives pour paraître responsable et respectueuse de l’environnement. Que ce soit par la communication affichée sur les sites officiels de ses principales entreprises , comme la promotion du nettoyage des plages organisé par des bénévoles , l’industrie du tabac détourne et manipule les faits. Elle cherche à se soustraire à sa responsabilité environnementale tout en regagnant en légitimité auprès des pouvoirs publics.

Cette fausse image de respectabilité met en péril plusieurs décennies d’efforts de la société civile et des gouvernements pour prévenir et dénoncer les conséquences sanitaires, sociales, environnementales et économiques dévastatrices de la consommation et de la production de tabac. Ces efforts ont notamment conduit en 2005 à la ratification de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (CCLAT) par 182 entités, dont l’Union européenne, couvrant ainsi plus de 90 % de la population mondiale, et visant à protéger les générations actuelles et futures de l’industrie du tabac. Lire la suite »

 

Mathieu Klein (maire de Nancy et président de la Métropole du Grand Nancy), Yves Martinet, (président de Grand Est Sans Tabac), Emmanuelle Béguinot (directrice du Comité National Contre le Tabagisme), Aline Osbery (déléguée territoriale de Meurthe-et-Moselle de l’Agence Régionale de Santé Grand Est) ont signé la convention du projet expérimental « Ville Libre Sans Tabac », ce mardi 31 mai, annonce le CNCT sur son site.

Le 4 avril dernier, le conseil municipal avait acté à l’unanimité l’intégration de la cité ducale dans le projet (voir 11 avril), aux côtés des villes de Joinville (Haute-Marne) et Thionville (Moselle).

•• Selon le communiqué, ce dispositif correspond à la mise en œuvre adaptée à l’échelon local d’un ensemble de mesures démontrées comme efficaces de lutte contre le tabagisme, dans le respect et la défense des droits humains.

Avec 1,2 million de fumeurs quotidiens âgés de 18 à 25 ans, la région Grand Est figure au 4ème rang des régions où le tabagisme est le plus fréquent, avec des records en Lorraine où 30 % des 15-75 ans et plus particulièrement des femmes fument quotidiennement. La consommation de tabac est la première cause de mortalité prématurée et évitable dans notre région.

•• Nancy est la première des grandes villes de France à s’engager dans la mise en place d’un Programme Local de Lutte contre le Tabac et d’un dispositif complet et cohérent d’actions pluriannuelles, permettant de réduire la consommation de tabac à l’échelle d’une agglomération.

Cette démarche globale en trois volets – Mise en place de mesures / Communication / Application du respect de la réglementation – se démarque par son aspect novateur et son processus dynamique et progressif de mise en œuvre. Avec l’appui complémentaire des partenaires locaux, et dans le cadre de ce projet, Marc Tenenbaum, adjoint en charge de la santé prévention santé, précise que des mesures pratiques seront mises en place dans les mois à venir.

1 Juin 2022 | Associations, Vapotage
 

À l’occasion de la 26ème Journée mondiale sans Tabac (voir 30 mai), la Fivape a appellé les pouvoirs publics à refonder la politique de lutte contre le tabagisme et a apporté « des propositions concrètes pour faire de la vape une arme de destruction massive du tabagisme », annonce une dépêche AFP que nous reprenons.

•• Pour l’édition de 2022, la Fédération interprofessionnelle de la Vape lance une série de propositions susceptibles d’accélérer la diminution du nombre de fumeurs :

intégrer la vape au discours de prévention et de lutte contre le tabac en tant qu’outil de sevrage tabagique et de réduction des risques.
former les professionnels de santé au fonctionnement et à l’utilisation des outils du vapotage comme substituts nicotiniques dans le cadre du sevrage tabagique.
favoriser le dialogue entre les acteurs de la vape, les pouvoirs publics, les parties prenantes actives dans la prévention des risques et les agences de santé.
promouvoir le rôle des boutiques spécialisées dans la vente de produits du vapotage comme acteurs du sevrage tabagique et nicotinique, et orienter les fumeurs désireux d’arrêter vers ces lieux d’accompagnement.

•• Selon Jean Moiroud, président de la FIVAPE : « nous ne pouvons accepter près de 80 000 décès en France liés au tabac quand, dans le même temps, nous sommes en mesure de proposer des outils de sevrage efficaces et qui ont fait leurs preuves. Il y a encore un important travail de pédagogie à conduire auprès des fumeurs et nous avons besoin des pouvoirs publics pour soutenir notre engagement quotidien dans ce domaine ».

•• Depuis cinq ans, les produits du vapotage sont les outils les plus utilisés par les français pour sortir de l’addiction mortelle du tabac, reprend la Fivape. Ce sont également les plus efficaces, puisqu’ils ont permis depuis 10 ans à plus d’un million de fumeurs français d’arrêter définitivement la cigarette.

La France compte plus de 15 millions de fumeurs. C’est pourquoi la Fivape appelle à une refonte des politiques de lutte contre le tabagisme en y incluant les produits du vapotage, dispositifs vers lesquels se dirigent naturellement les fumeurs français lorsqu’ils souhaitent arrêter le tabac.