Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
13 Juin 2025 | Profession
 

Philppe Coy BFM/RMC

Dans le cadre des retombées médiatiques faisant suite à la publication du rapport KPMG (voir 11 juin), Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes, s’est exprimé avec fermeté sur RMC / BFM TV ce 12 juin. Extraits.

  • « Le plus grand préjudice, c’est le trafic de criminalité derrière le tabac »
  • « Il suffit de regarder une terrasse de café, le paquet français c’est le paquet neutre, le paquet de l’étranger est de couleur… À chaque porte de métro, vous verrez des vendeurs de tabac, sur les réseaux sociaux des offres de tabac, c’est une triste réalité aujourd’hui que nous dénonçons. »
  • « Je suis commerçant frontalier et cela fait 20 ans que je ne vois pas mes clients arrêter forcément de fumer. Maintenant, ils fument des paquets… puede matar… c’est ça la réalité. »
  • « Les catégories les plus exposées, les Français les plus modestes, eux, ont recours à un achat illégal car entre fin de mois et fin du monde, ils ont choisi la fin du mois. »
  • « On se bat contre tout le marché illégal, ça peut être des importations ou des produits manufacturés.
    Pour moi, ça a le même goût, la même saveur, la même inquiétude.
    Le tabac qui n’est pas acheté dans le réseau officiel, c’est un contournement des politiques de santé publique.
    5 milliards d’euros de fuite fiscale. Un drame pour notre réseau de proximité. »
  • « Ils ont trouvé ce contournement car le prix est prohibitif, punitif. Nous sommes les seuls à avoir fait cette politique du prix qui a fait fuir nos clients et qui a installé un danger : la criminalité. »
  • « La transformation est au cœur de nos actualités, nous sommes avant tout des commerçants d’utilité locale mais doit-on pour cela accepter ce trafic devant nos établissements ? Ce n’est pas possible, la peur doit changer de camp. »
  • « Luttons efficacement contre tous les trafics, parce que c’est là l’enjeu de santé publique. »
10 Juin 2025 | Observatoire, Trafic
 

Nous venons de connaître une forte séquence médiatique centrée sur le tabac avec l’annonce par la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, d’une extension des zones non-fumeurs dans l’espace public (voir 31 mai).
D’où le déclenchement de multiples rebonds médiatiques où l’on regrettera l’absence d’un certain nombre de chiffres-clés indispensables à la compréhension de la problématique tabac dans notre pays.

Ce sont les chiffres-clés de l’étude EY-Parthenon, sortie l’hiver dernier (voir 1er et 23 janvier 2025), et jamais démentie depuis.

Ils portent sur l’année 2023. Cela n’a pas dû s’arranger depuis.

  • 38 % de la consommation des produits du tabac, en 2023, ne venait pas d’un achat dans le réseau légal des buralistes (23 % en 2019).
  • 1 tiers des fumeurs ayant répondu à une enquête Ifop reconnaissent ne pas avoir acheté de produits de tabac chez un buraliste les 12 derniers mois.
  • Les trafics de tabac de contrebande et de contrefaçon ont généré (toujours en 2023) 2,3 milliards d’euros de revenus pour les mafias de trafiquants (alors que les revenus / remises perçus par les buralistes étaient estimés à 2 milliards d’euros sur la même période).
  • Les trafics de tabac pèsent 5 milliards d’euros de pertes économiques et fiscales par an. Les moyens déployés dans la lutte contre ces trafics sont estimés à 100 millions d’euros.
15 Mai 2025 | Profession
 

On peut consulter – sur le portail de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects – la nomenclature des prix de vente au détail des tabacs manufacturés qui sera en vigueur à partir du dimanche 1er juin.

Cela fait suite à l’arrêté du 9 mai portant homologation des prix du tabac en France (à l’exclusion des départements d’Outre-Mer).
Avec des changements très partiels.

Rappelons les dates prévues pour l’application des prochains arrêtés d’homologation :

  • – 1er septembre
  • – 1er novembre
  • – 1er janvier 2026.

 

5 Avr 2025 | Profession
 

Dans le Journal de l’Économie (JDE / quotidien d’informations économiques en ligne), Léo Charcosset défend lharmonisation des prix du tabac au niveau européen. « Les buralistes français sont en danger : 20 % des ventes de tabac proviennent du marché parallèle (sic), mettant en péril leur avenir » souligne-t-il.

La question de l’uniformisation des prix du tabac dans l’Union européenne fait de plus en plus parler d’elle chez les buralistes français, en raison de la politique tarifaire mise en œuvre. Sous la pression de la concurrence qui vient d’ailleurs et du marché parallèle, ces commerçants appellent à une vraie coopération pour réduire les différences de tarifs entre pays voisins.

•• Les écarts de prix entre la France et d’autres pays européens, comme l’Espagne, créent une situation économique compliquée. Beaucoup de fumeurs n’hésitent pas à traverser la frontière pour acheter des cigarettes moins chères. Ce phénomène touche directement les buralistes français, surtout ceux proches des frontières.

Alain Clouet, secrétaire général de la Confédération, explique que ces différences de tarifs entraînent une concurrence déloyale et pèsent lourdement sur leurs maigres marges. Cette situation se complique encore avec l’essor du marché parallèle en France. Aujourd’hui, près de 20 % du total des ventes de tabac proviennent de sources illicites (re-sic). Les produits contrefaits échappent à toutes les normes sanitaires, ce qui représente un risque pour la santé publique.

•• Les buralistes français font face à de nombreuses épreuves qui menacent leur pérennité. Hervé Garnier, président de la fédération des buralistes de Meurthe-et-Moselle, s’inquiète de la forte baisse du nombre de débits de tabac dans le département, passant de 350 à 179 en vingt ans. La concurrence avec des pays comme le Luxembourg – où il est simple d’importer quatre cartouches sans aucune restriction – vient encore accroître la pression sur eux.

Lors de lassemblée générale des buralistes de Meurthe-et-Moselle qui s’est tenue le 29 mars, 140 participants étaient présents, dont des partenaires institutionnels et des élus locaux (voir 1er avril).

Durant cette rencontre, on a bien vu que les récentes augmentations des prix – et le climat d’insécurité qui s’installe – compliquent chaque jour davantage la situation de ces commerçants. Face à ces défis, les buralistes réclament sans tarder une harmonisation des prix du tabac au niveau européen.  Lire la suite »

3 Avr 2025 | Profession
 

Le nombre de buralistes continue de baisser comme les volumes de cigarettes vendues dans le Haut-Rhin. Un département qui doit, à la fois, faire face aux contraintes fiscales françaises sur le tabac mais aussi à la concurrence de lAllemagne et de la Suisse voisines, avec la contrebande et la contrefaçon de cigarettes qui se développent.

Mise au point de Régis Kindbeiter, président départemental, dans Les Dernières Nouvelles dAlsace (voir 4 janvier 2024).

« Tant que le prix des cigarettes restera aussi élevé chez nous, on tirera la profession vers le bas et dautant plus dans une région frontalière comme la nôtre », souligne Régis Kindbeiter. Avant de poursuivre : « Nous demandons plus que jamais le monopole du tabac et lexclusivité de la nicotine, ainsi quun moratoire fiscal et que lon arrête daugmenter les prix du tabac dans notre pays, où la fiscalité est déjà la plus élevée, pour parvenir à terme à un équilibre européen. Lire la suite »

2 Avr 2025 | International
 

Les prix élevés du tabac en Australie ont créé un juteux marché noir … déclenchant une violente « guerre du tabac » et laissant partir en fumée des milliards de recettes fiscales potentielles, alerte LCA News (Le Courrier austral) avec lAFP (que nous reprenons).

Face à un paquet de 25 cigarettes coûtant jusqu’à 50 dollars australiens (environ 29 euros …) ou plus – dont 1,40 dollar australien de taxe sur chaque cigarette – de nombreux fumeurs se sont tournés vers le marché parallèle du tabac. Dans le même temps, les autorités ont pris des mesures sévères à lencontre des produits de la vape – limitant les ventes légales aux pharmacies (voir 2 octobre 2024) – et ouvrant un autre marché illégal pour les personnes à la recherche de nicotine à un prix abordable. Lire la suite »

1 Avr 2025 | Profession
 

Alain Clouet, secrétaire général de la Confédération sest rendu, ce 29 mars, à lassemblée générale des buralistes de Meurthe-et-Moselle, présidée par Hervé Garnier (administrateur de la Confédération / voir 24 février et 10 janvier). Interview croisée par LEst Républicain sur les difficultés du réseau.

LEst Républicain : Quelle est la situation actuelle des buralistes en Meurthe-et-Moselle ?

• Hervé Garnier : La situation est très complexe, notamment depuis le début de lannée, avec des augmentations de prix qui impactent fortement notre marché. Nous cherchons des solutions pour contrer cette concurrence déloyale, notamment avec le Luxembourg, où les frontaliers peuvent ramener quatre cartouches sans problème. La situation est injuste, et ce, depuis plusieurs années.  Lire la suite »

15 Mar 2025 | Profession
 

Jean-Noël Berthod, président de la fédération du Jura (voir 12 mars 2024), a ouvert son assemblée générale annuelle sur une analyse plutôt sombre, ce 2 mars, au Bois Gourmand (Champagnole) en présence dEstelle Rocklin, Directrice régionale des Douanes de Besançon.

« Les conséquences sont lourdes à porter pour notre métier : la chute des ventes constatée est de 11,5 % sur lannée 2024. Mais cela reste une moyenne car certains dentre nous, avec la proximité de la frontière, accusent un pourcentage plus important. »

•• « Le marché parallèle génère près de 2 milliards deuros par an. Ce chiffre révèle que les Français nont pas réduit leur consommation, ils sapprovisionnent par le marché illégal à des prix largement inférieurs. Ainsi, en 2024, 40 % de la consommation de cigarettes en France provient de ce marché illégal », a-t-il ajouté, selon le compte-rendu du Progrès.  Lire la suite »

13 Mar 2025 | International
 

Le marché du tabac, quelle que soit sa localisation, répond aux mêmes lois naturelles. Un niveau inadapté des prix dans un pays provoque inéluctablement le surgissement d’un marché parallèle.

C’est la courbe de Laffer du tabac en quelque sorte. Tel est le cas en Belgique où les prix ont considérablement augmenté, au soulagement des buralistes nordistes (voir 15 novembre 2024 et ci-dessus). Ce qui s’est traduit par une recrudescence des achats frontaliers au Luxembourg (toujours lui). Mais aussi par l’apparition de cigarettes de contrefaçon dans certains quartiers des principales villes.

Verdict : la Cimabel (association belge des fabricants) vient d’annoncer que le marché parallèle des cigarettes vient de faire un bond à 36,5 % (il était évalué à 20 % en 2023 selon les mêmes sources). La Belgique étant déjà le pays champion d’Europe des usines clandestines de cigarettes de contrefaçon (voir 22 février 2025).

13 Mar 2025 | Profession
 

À Metz (Moselle), bon nombre de buralistes estiment quon a atteint la limite supportable en termes de différence de tarifs entre le Luxembourg et la France. Sans compter un marché parallèle (alimenté par d’autres sources) qui tend à se développer. Autre constat : le faible commissionnement perçu pour les jeux. Reportage du Républicain Lorrain. 

« MascaradeJe comprends quon cherche à dissuader les gens de fumer par laugmentation du prix des clopes. Seulement voilà, le fossé se creuse vraiment avec le Luxembourg. Il faudrait convenir dun prix européen. »

•• Ce buraliste trentenaire a repris en 2021 un établissement près de la place historique Saint-Louis. « Avant, je bossais au Lux et le matin, on les voyait, les gars qui venaient tôt dans les stations-service et remplir des sacs de sport de cartouches de cigarettes. Et puis, on a tous un copain dun copain qui bosse au Lux  »

Si, les premières années suivant la Covid, la situation était tenable, désormais, cela « devient très compliqué. Cest la première année où lon ressent ce seuil psychologique. Avant, on bossait aussi pour les bars, ils peuvent se faire une marge. Mais aujourdhui, sils lachètent 13 balles, comment peuvent-ils se faire une petite marge ? »

Pourtant, il le reconnaît : dans une journée, il fait du chiffre. Mais au prix fort : une amplitude horaire douverture conséquente, soit 90 heures par semaine. « Le problème, cest labsence de marge, dû à un faible commissionnement. »

•• Le constat est similaire chez plusieurs collègues. « À Noël, il y a les touristes, cest pour cela quon se diversifie avec des petites choses sur la ville. Mais en ce moment, et jusquen mars, cest vraiment la période creuse. Et regardez, en ville, il y a de moins en moins de monde », commente Alain, dans une rue importante du centre-ville : « Il ny a guère que le soir, en été avec les terrasses, où ça fonctionne encore. »

Les cigarettes, cest environ 50 % des achats selon la plupart des buralistes. Lautre moitié, ce sont les jeux et la presse. Mais avec des commissions de 4 % ou 2 % pour le PMU, par exemple, il ne reste plus grand-chose si l’on retire les charges, l’Urssaf, selon les buralistes interrogés.

« Et pourtant, depuis que la crise se fait ressentir plus fortement, les gens dépensent davantage dans les jeux dargent », relève Alain. « Il y a bien les paris sportifs, mais on avait 5 % de marge. Sauf que maintenant, cela passe aussi par une appli Internet. On se diversifie, mais si on a un loyer à payer … Cest dur de tenir autrement quen bossant non-stop. Alors oui, on brasse beaucoup dargent, mais finalement on ne fait que collecter pour le compte de l’État. » (Voir aussi 21 février 2025, 25 octobre 2024).