
Dans le cadre des retombées médiatiques faisant suite à la publication du rapport KPMG (voir 11 juin), Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes, s’est exprimé avec fermeté sur RMC / BFM TV ce 12 juin. Extraits.
- « Le plus grand préjudice, c’est le trafic de criminalité derrière le tabac »
- « Il suffit de regarder une terrasse de café, le paquet français c’est le paquet neutre, le paquet de l’étranger est de couleur… À chaque porte de métro, vous verrez des vendeurs de tabac, sur les réseaux sociaux des offres de tabac, c’est une triste réalité aujourd’hui que nous dénonçons. »
- « Je suis commerçant frontalier et cela fait 20 ans que je ne vois pas mes clients arrêter forcément de fumer. Maintenant, ils fument des paquets… puede matar… c’est ça la réalité. »
- « Les catégories les plus exposées, les Français les plus modestes, eux, ont recours à un achat illégal car entre fin de mois et fin du monde, ils ont choisi la fin du mois. »
- « On se bat contre tout le marché illégal, ça peut être des importations ou des produits manufacturés.
Pour moi, ça a le même goût, la même saveur, la même inquiétude.
Le tabac qui n’est pas acheté dans le réseau officiel, c’est un contournement des politiques de santé publique.
5 milliards d’euros de fuite fiscale. Un drame pour notre réseau de proximité. » - « Ils ont trouvé ce contournement car le prix est prohibitif, punitif. Nous sommes les seuls à avoir fait cette politique du prix qui a fait fuir nos clients et qui a installé un danger : la criminalité. »
- « La transformation est au cœur de nos actualités, nous sommes avant tout des commerçants d’utilité locale mais doit-on pour cela accepter ce trafic devant nos établissements ? Ce n’est pas possible, la peur doit changer de camp. »
- « Luttons efficacement contre tous les trafics, parce que c’est là l’enjeu de santé publique. »




