13 euros le paquet de cigarettes. Le montant fait mal, à la fois aux consommateurs, et aux buralistes, qui s’inquiètent de voir les clients partir. La nouvelle pourrait être bonne, dans l’objectif que moins de Français fument … Mais beaucoup changent seulement de fournisseur.
La fédération des buralistes de l’Ain note une baisse de 11 % des volumes de tabac livrés dans le département, entre janvier et décembre 2024 par rapport à l’année précédente.
« On ne parle plus aujourd’hui uniquement des buralistes frontaliers qui subissent déjà la concurrence des pays voisins ayant des prix plus abordables grâce à une fiscalité moins lourde mais …de tous les buralistes », souligne, dans La Voix de l’Ain, Cyrille Gaillard, président départemental des buralistes. (Voir 16 février).
•• Au tabac-presse de Chazey-sur-Ain, Sophie (photo) constate une baisse des paquets de cigarettes vendus, surtout après les vacances : « On a une clientèle de réguliers. Parfois, je dis à un client que ça fait longtemps qu’on ne l’a pas vu. Il me dit qu’il s’est fourni de plusieurs cartouches à l’étranger. »
Au-delà de la baisse de ventes de cigarettes, la gérante remarque des changements d’achats à chaque hausse, les clients se dirigeant un temps vers une marque moins chère, avant de revenir à leur paquet habituel pour retrouver son goût. « C’est l’angoisse pour la commande tabac tous les quinze jours », déplore-t-elle. Elle doit bien plus souvent aller au dépannage tabac, à Mions (Rhône) à une heure de route.
•• S’approvisionner à l’étranger, voire dans les réseaux clandestins, c’est ce que déplore Cyrille Gaillard : « Se posent alors le problème de violation de notre monopole d’État, mais également un problème de fond car les cartouches achetées à l’étranger, puis revendues sous le manteau en France, sont des paquets de cigarettes contrefaites et pour lesquelles personne n’est capable de garantir la traçabilité et encore moins le contrôle qualité des produits. »
Parallèlement à la question du prix du paquet, « devenu un produit à très forte valeur marchande », celle du risque de cambriolage et de braquage est aussi posée par la Fédération qui rappelle que dans l’Ain, « deux cambriolages et un braquage ont déjà eu lieu pour le seul mois de janvier ». Sophie est elle aussi consciente du risque : « je vois les collègues qui y passent. » Mais elle est rassurée par la présence du chien d’une de ses employées : « c’est dissuasif. Si elle n’avait pas de chien, j’en aurais pris un. »





La liste des prix homologués (arrêté du 7 février) pour entrer en vigueur à compter du samedi 1er mars prochain – et en ligne sur le portail des Douanes – faisait état d’une baisse tarifaire de quatre références de cigarettes (voir
Le site de la Douane a mis en ligne la nomenclature des prix de vente au détail des tabacs manufacturés qui seront en vigueur à compter du samedi 1er mars 2025.
« Les hausses de prix du tabac ne diminuent pas la consommation globale. Elles déplacent simplement les consommateurs vers le marché illégal. »
•• Haute-Vienne
•• Indre. Venus de Châtillon-sur-Indre, Rosnay ou encore Valençay, les buralistes de l’Indre se sont retrouvés ce 3 février à l’appel de la fédération départementale au « Voltaire », à proximité de la gare de Châteauroux, car « maintenant, nous sommes tous des frontaliers ».
•• Lot. Ils manifestaient à Cahors et étaient rejoints par le sénateur du Lot Jean-Marc Vayssouze-Faure, attentif à leurs revendications.
•• Ile-de-France. Au départ, la mobilisation des buralistes de Paris et d’Île-de-France avait choisi un lieu emblématique : le début de la rue Marx-Dormoy, dans le 18ème arrondissement de Paris.
•• Puy-de-Dôme : À l’instar de leurs collègues dans de nombreuses villes (voir
Les buralistes sont vent debout contre l’explosion du marché parallèle de tabac. Cambriolages, concurrence déloyale et insécurité : leur colère monte face à une situation de plus en plus alarmante. C’est ce que rapporte France 3 Auvergne. Nous le reprenons.
Les buralistes sont appelés à se mobiliser en Gironde ce lundi 3 février pour dénoncer le marché parallèle de la vente de tabac mais aussi la hausse du prix des paquets et la « concurrence déloyale » des pays voisins, dont l’Espagne, qui vendent du tabac moins cher que dans l’Hexagone.
Ce lundi 3 février, la Fédération des buralistes de Tarn-et-Garonne organise une manifestation devant la préfecture à Montauban pour s’insurger contre la hausse du trafic de tabac.
Ce 3 février, à 11 heures, la fédération des buralistes de Côte-d’Or se mobilise place Darcy à Dijon afin de dénoncer la vente de tabac illicite dans le département et la menace qui pèse sur ses commerces.