Dans un communiqué, les buralistes de la fédération de l’Ain, par la voix de leur président Cyrille Gaillard, en appellent aux élus, locaux et nationaux, pour défendre leur profession.
Selon Le Progrès, ils dénoncent en premier lieu l’augmentation continue du prix du paquet de tabac (13 euros pour « le paquet le plus vendu en France »), « sous couvert des différentes politiques sanitaires et budgétaires des gouvernements successifs ».
Des mesures qui n’ont pas fait diminuer la consommation de tabac affirment la fédération, mais poussent la clientèle vers d’autres circuits, comme le tabac acheté à l’étranger ou les cigarettes contrefaites.
Un problème « de violation de (leur) monopole d’État » et de « traçabilité » qui échappe au « contrôle qualité des produits ». Sans parler de la situation propre aux buralistes frontaliers qui subissent de plein fouet la concurrence de leurs homologues des pays voisins. Et de pointer ainsi la baisse de 11 % des volumes de tabac livrés dans l’Ain en 2024.
Avec ces augmentations successives, le tabac est devenu un produit « à forte valeur marchande » : « nous sommes tous aujourd’hui susceptibles d’être victimes de cambriolages ou de braquages », alerte Cyrille Gaillard. Le président rappelle que l’Ain a été visé par « deux cambriolages et un braquage pour le seul mois de janvier 2025 ».
« Nous redoutons la perte inéluctable d’un bon nombre de nos collègues sur le territoire », conclut la fédération aindinoise qui rappelle que les buralistes sont « d’utilité locale » notamment en milieu rural et que « le tabac demeure l’ADN de nos commerces » en plus de représenter « une part importante du chiffre d’affaires ». (Voir aussi 4 et 5 février). Photo : Sipa




