Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
13 Déc 2025 | Profession
 

Les prix de certains paquets de cigarettes, notamment les marques premium, vont augmenter au 1er janvier 2026, des hausses allant jusqu’à 50 centimes selon un document publié par les Douanes vendredi (voir le 12 décembre).
C’est ainsi que débute un communiqué AFP que nous reproduisons.

Ce sera notamment le cas de paquets de Camel et de Winston du fabricant Japan Tobacco International (JTI), qui passeront à 13 euros. JTI, qui augmente aussi son tabac à rouler, appliquera des augmentations de 10 centimes à plus d’un euro en fonction des références.

Le fabricant Philip Morris International (PMI) a de son côté décidé d’appliquer des augmentations d’environ 50 centimes sur ses cigarettes et tabac à rouler, notamment sur ses marques premium Marlboro Red ou Philip Morris dont plusieurs références dépassent les 13 euros.

« Nous avions plutôt absorbé les coûts jusqu’à présent, là nous avons décidé d’augmenter les prix ce qui correspond à la hausse de notre éco-contribution, à l’inflation des coûts de production et à la hausse de la part versée aux buralistes », explique un porte-parole de PMI à l’AFP.

« La hausse reste limitée pour ne pas pousser les acheteurs vers le marché illégal et nous n’augmentons que les cigarettes, pas les produits alternatifs comme la vape que nous souhaitons garder abordables », poursuit-il.

Le fabricant British American Tobacco (BAT, Dunhill, Lucky Strike…) n’augmente qu’une petite dizaine de références, principalement ses cigarettes, des hausses allant de 10 à 50 centimes, selon la grille tarifaire des Douanes.

Imperial Brands – Seita (Fortuna, Gauloises…) applique des hausses de 10 centimes sur la plupart de ses marques de cigarettes.

À l’annonce fin 2023 du programme national de lutte contre le tabagisme 2023-2027, le gouvernement prévoyait un prix du paquet de cigarettes de minimum 13 euros courant 2026.

Le document publié a finalement retenu l’objectif d’un paquet à 13 euros en 2027.

Malgré les hausses prévues en 2026, les grands fabricants proposent toutefois tous des références autour de 11,50 euros le paquet de 20.

Les ventes de cigarettes ont reculé de plus de 11 % en volume entre novembre 2025 et novembre 2024, et de plus de 15 % pour le tabac à rouler, selon des données publiées vendredi par les Douanes.

Pour le président de la Confédération des buralistes Serdar Kaya « cette énième évolution de prix est une nouvelle occasion de fragiliser davantage nos commerces au profit de la criminalité organisée ».

« L’État doit réagir et ne plus se contenter de percevoir 87 % de taxes sur le produit. Nous avons besoin d’une réponse adaptée de sa part sur la contrebande et la contrefaçon », a-t-il déploré dans sa déclaration à l’AFP.

12 Déc 2025 | Profession, Récents
 

Le portail de la Direction générale des Douanes publie, ce 12 décembre, l’arrêté du 3 décembre portant homologation des prix de vente au détail des tabacs manufacturés en France continentale qui seront en vigueur à partir du jeudi 1er janvier 2026.

Voir : douane.gouv.fr / Open Data / Tabacs manufacturés / Homologation des prix.

On y constate des changements. Par exemple pour les cigarettes :

  • PMI : + 50 centimes par paquet sur beaucoup de références (la gamme Marlboro Crafted reste à 11,50 euros).
    (aucun changement sur les Heets).
  • JTI : des augmentations entre + 30 et + 50 centimes le paquet.
  • BAT : peu de changements de prix.
  • Imperial Brands / Seita : des augmentations de 10 centimes par paquet.

Commentaire : il n’est pas exclu que des réajustements s’opèrent avec les prochaines homologations de début d’année 2026.
Autre commentaire : selon les premières explications des fabricants, les nouveaux prix intègrent la prise en compte de l’inflation (+ 0,8 %), une hausse des coûts de production et de logistique ainsi que de la REP mégots.

1 Déc 2025 | Profession
 

Nous reprenons la réaction (diffusée sur les réseaux) de Serdar Kaya, président de la Confédération des buralistes, suite à la résolution concernant des quotas par pays dans les livraisons de tabac, adoptée par l’Assemblée nationale (voir 27 novembre).

« À la lecture de la position des parlementaires sur les quotas d’approvisionnement par pays du tabac, je constate avant tout une vraie volonté de la France de réparer cette concurrence déloyale européenne qui punit depuis trop longtemps les buralistes, notamment sur les départements primo-frontaliers. »

« Il ne se passe pas un jour où le fonctionnement européen ne suscite pas des interrogations dans le réseau, en espérant des solutions viables et concrètes. »

« Aujourd’hui, je souhaite que cette prise de conscience sur l’Europe reste une priorité dans l’intérêt des enjeux de santé publique, dans l’intérêt de notre utilité locale et dans l’intérêt de nos territoires. »

14 Oct 2025 | Profession
 

On peut consulter – sur le portail de la Direction générale des Douanes et des Droits indirects – la nomenclature des prix de vente au détail des tabacs manufacturés qui sera en vigueur à partir du samedi 1er novembre.

On n’y constate pas de changements notables de tarifs à l’exception de la Marlboro Red 100s qui passe de 13 à 13,50 euros.

Le prochain arrêté d’homologation est prévu pour le 1er janvier 2026.

1 Oct 2025 | Profession
 

Pour le président de la Fédération des buralistes des Alpes-Maritimes, Pierre Roméro (vice-président de la Confédération nationale), il faut que les sanctions pour trafic de cigarettes soient plus dures, avec de la prison ferme, car l’organisation et les gains sont les mêmes que pour le trafic de drogue.
Nous reprenons l’information de Ici Azur.

La semaine dernière, un homme a été condamné à Nice à un an de prison avec sursis et à une amende douanière de 67 720 euros pour avoir passé la frontière à Menton avec 500 cartouches de cigarettes.
Mais ce n’est pas assez selon le président de la Fédération des buralistes des Alpes-Maritimes.
Pierre Roméro réclame de la prison ferme.

« Sur ce genre de faits gravissimes, il faut être plus dur. Pour moi, trafic de tabac et narcotrafic, c’est le même combat, parce qu’aujourd’hui le prix de la cigarette est une aubaine pour ces réseaux qui ont des gains énormes, alors que la sanction est à des années-lumière de la sanction du narcotrafic », explique Pierre Roméro, qui souligne que le trafic de cigarettes est de plus en plus organisé.

Ce buraliste salue néanmoins des « contrôles exemplaires dans le département » de la part des autorités. Il parle de catastrophe économique, puisque c’est un manque à gagner pour les buralistes mais aussi sanitaire.

« Vous ne m’entendrez jamais dire que c’est bien de fumer. En revanche, chez les buralistes vous avez des produits qui sont dans un réseau réglementé et contrôlé. Mais quand vous fumez des cigarettes de contrebande, vous pouvez trouver des excréments ou des restes de moustiques dans les cigarettes, donc il y a des risques supplémentaires », explique-t-il.

Le problème dans les Alpes-Maritimes est aussi que les cigarettes sont vendues deux fois moins cher en Italie, à quelques kilomètres de là.

(Voir aussi 22 juin 2024)

22 Sep 2025 | International
 

Réguler oui, châtier non : c’est sur ce mot d’ordre que les buralistes espagnols (estanqueros) se mobilisent pour répondre à la consultation publique sur le projet de loi qui concerne la mise sur le marché, la vente et l’information des produits du tabac et de nouveaux produits avec nicotine (déjà présenté ici, voir 11 septembre).

Cette consultation publique préalable répond à une obligation constitutionnelle. Tout citoyen et professionnel de nationalité espagnole peut y participer.

La consultation est en ligne sur le site du ministère de la Santé jusqu’au 30 septembre.
Précision : les apports doivent être personnalisés ; toute réponse stéréotypée, semblant correspondre au même modèle, est rejetée pour éviter les actions de « lobbying ».

Rappelons les points principaux de cette nouvelle loi anti-tabac :

  • La mise en équivalence réglementaire du tabac et des produits de nouvelle génération (vapotage, tabac à chauffer et sachets de nicotine lesquels, de ce fait, restent autorisés) ;
  • L’interdiction des cigarettes électroniques jetables (puffs) ;
  • L’interdiction des arômes, sauf tabac, dans les produits du vapotage ;
  • L’extension du répertoire des zones sans tabac (et sans vapotage) aux terrasses notamment.

Ce sont les mesures anti-vapotage qui irritent particulièrement les buralistes espagnols, les puffs étant commercialisées, et sans aucun contrôle, dans des épiceries, barber-shops et autres bazars. Peu soucieux de s’embarrasser avec les problèmes de réglementation. Cela nous rappelle quelque chose…

On remarquera aussi que l’éventualité d’une augmentation de la fiscalité tabac n’est absolument pas abordée dans ce projet de loi.

14 Août 2025 | Profession
 

On peut consulter – sur le portail de la Direction générale des douanes et des droits indirects – la nomenclature des prix de vente au détail des tabacs manufacturés qui sera en vigueur à partir du lundi 1er septembre.

L’arrêté correspondant n’est pas encore paru au Journal officiel. On n’y constate pas de changements notables de tarifs.

Rappelons les dates prévues pour l’application des prochains arrêtés d’homologation :

  • 1er novembre ;
  • 1er janvier 2026.
8 Juil 2025 | International
 

Une directive de l’Union européenne prévoirait d’adapter la fiscalité du tabac au pouvoir d’achat du pays (voir 16 juin 2025). Au Grand-Duché de Luxembourg, un paquet pourrait augmenter de… 3,5 euros.

L’écart de prix avec ses voisins, comme la France, pourrait donc se réduire — mais pas disparaître d’un coup de baguette magique. C’est ce que traite, au conditionnel, FranceInfo Grand Est dans une information que nous reprenons.

Des contrôles souvent synonymes de jolies prises : l’actualité regorge régulièrement de faits de contrebande autour du tabac en lien avec le Luxembourg. Avec des prix en moyenne 2,5 fois plus bas qu’en France, le Grand-Duché reste très attractif pour les consommateurs frontaliers — mais aussi les trafiquants en tout genre, qui ne sont plus uniquement issus de la région Grand Est voisine. Lire la suite »

25 Juin 2025 | Profession
 

Les chiffres époustouflants qui circulent suite aux publications successives de la dernière étude KPMG sur le marché parallèle (voir 11 et 12 juin), d’une récente enquête « ramasse-paquets vides » (voir 18 juin) ou du bilan de l’opération « Colbert 3 » (voir 20 juin) commencent à faire leurs effets dans les milieux parlementaires.

On prête l’intention à la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale de s’intéresser de très près au sujet. Quand on cherche désespérément 40 milliards d’euros… et que la somme de 9,5 milliards d’euros de taxes non perçues à cause des trafics de tabac est évoquée, certains s’interrogent.

La Commission devrait auditionner les Douanes, les fabricants de tabac et les associations anti-tabac. Les buralistes aussi. Et peut-être même les sociétés d’études.