
Pour le président de la Fédération des buralistes des Alpes-Maritimes, Pierre Roméro (vice-président de la Confédération nationale), il faut que les sanctions pour trafic de cigarettes soient plus dures, avec de la prison ferme, car l’organisation et les gains sont les mêmes que pour le trafic de drogue.
Nous reprenons l’information de Ici Azur.
La semaine dernière, un homme a été condamné à Nice à un an de prison avec sursis et à une amende douanière de 67 720 euros pour avoir passé la frontière à Menton avec 500 cartouches de cigarettes.
Mais ce n’est pas assez selon le président de la Fédération des buralistes des Alpes-Maritimes.
Pierre Roméro réclame de la prison ferme.
« Sur ce genre de faits gravissimes, il faut être plus dur. Pour moi, trafic de tabac et narcotrafic, c’est le même combat, parce qu’aujourd’hui le prix de la cigarette est une aubaine pour ces réseaux qui ont des gains énormes, alors que la sanction est à des années-lumière de la sanction du narcotrafic », explique Pierre Roméro, qui souligne que le trafic de cigarettes est de plus en plus organisé.
Ce buraliste salue néanmoins des « contrôles exemplaires dans le département » de la part des autorités. Il parle de catastrophe économique, puisque c’est un manque à gagner pour les buralistes mais aussi sanitaire.
« Vous ne m’entendrez jamais dire que c’est bien de fumer. En revanche, chez les buralistes vous avez des produits qui sont dans un réseau réglementé et contrôlé. Mais quand vous fumez des cigarettes de contrebande, vous pouvez trouver des excréments ou des restes de moustiques dans les cigarettes, donc il y a des risques supplémentaires », explique-t-il.
Le problème dans les Alpes-Maritimes est aussi que les cigarettes sont vendues deux fois moins cher en Italie, à quelques kilomètres de là.
(Voir aussi 22 juin 2024)




