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5 Fév 2026 | Vapotage
 

l'Anses communiqué officiel vapotageLe vapotage, souvent utilisé comme une alternative au tabac fumé, s’est progressivement installé dans le quotidien de nombreux Français. Dans une expertise dédiée aux risques sanitaires liés aux produits du vapotage, l’Anses identifie des risques possibles pour les vapoteurs, notamment des effets cardiovasculaires, respiratoires et cancérogènes, y compris en l’absence de nicotine dans les produits.

C’est ainsi que débute la communication officielle de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), que nous reprenons ici (voir la réaction du 4 février de France Vapotage).

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 Commentaires fermés sur Risques du vapotage : la communication officielle de l’Anses  , ,
4 Fév 2026 | Vapotage
 

L’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses – a rendu publiques les conclusions de son expertise collective relative à l’évaluation des risques sanitaires liés aux produits du vapotage.
Fondé sur une revue extensive de la littérature scientifique, ce travail apporte des éléments essentiels pour objectiver un débat majeur de santé publique.

C’est ainsi que débute une communication de France Vapotage (voir 3 février) que nous reprenons.

Que dit l’Agence nationale de sécurité sanitaire – Anses ?

  • 1/ Le vapotage n’est pas sans risque, notamment en présence de nicotine.
  • 2/ Toutefois, les risques identifiés sont systématiquement inférieurs à ceux du tabagisme, en particulier du fait de l’absence de combustion.
  • 3/À ce stade des connaissances, aucune pathologie chronique avérée n’est démontrée chez les vapoteurs n’ayant jamais fumé, même si le manque de recul temporel impose vigilance et poursuite des travaux scientifiques.
  • 4/ Pour l’ensemble des effets étudiés, les niveaux de preuve restent nettement inférieurs à ceux du tabac fumé.

 

Un point clé du rapport mérite une attention particulière : les produits non nicotinés et le Do It Yourself.
L’Agence nationale de Sécurité sanitaire – Anses identifie clairement un « trou dans la raquette » réglementaire concernant les e-liquides sans nicotine en grands formats (Shake & Vape), les bases et les arômes destinés au Do It Yourself (DIY).

L’Agence souligne qu’une part substantielle du marché réel, pourtant destinée à l’inhalation, échappe ainsi à la surveillance sanitaire. Cette situation limite la capacité des autorités à disposer d’une vision exhaustive des compositions, notamment pour des produits souvent surdosés en arômes avant dilution, et introduit une incertitude en matière de sécurité sanitaire. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Produits du vapotage : la science éclaire le débat public et appelle à une réglementation cohérente (France Vapotage)  , ,
2 Fév 2026 | Profession, Récents
 

Il s’agit d’une note du Cepremap (Centre pour la recherche économique et ses applications) qui compte, notamment, la Banque de France, le CNRS et la Caisse des dépôts parmi ses partenaires.
Nous en reprenons la synthèse telle qu’elle est présentée par Hugo Subtil de l’université de Zurich.

« Cette note analyse les conséquences politiques de l’érosion des lieux de sociabilité en France. Elle s’appuie sur l’étude de 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022, combinée aux résultats des élections législatives et présidentielles sur vingt-cinq ans.

« Les résultats montrent que la fermeture des bars-tabacs contribue à la progression du vote d’extrême droite, dans un contexte de transformations plus larges des conditions d’existence locales — indépendamment de l’immigration, du chômage ou d’autres indicateurs économiques. Les effets sont très faibles à court terme, mais augmentent fortement dans le temps. Symétriquement, l’ouverture de bars-tabacs est associée à une baisse du vote d’extrême droite, suggérant que ces dynamiques ne sont pas irréversibles.

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 Commentaires fermés sur Une étude établit une relation directe entre la fermeture de bars-tabacs et la progression du vote pour le Rassemblement national  ,
28 Jan 2026 | Récents, Vapotage
 

Le dernier baromètre France Vapotage – Rapport Toluna Harris Interactive (réalisé en octobre dernier) est revenu sur l’image des cigarettes électroniques parmi les Français.

À la question – « diriez-vous que vous avez dans l’ensemble une bonne ou mauvaise image des cigarettes électroniques ? » – les réponses se répartissent de la façon suivante :

  • « une très bonne image » : 5 %
  • « une plutôt bonne image » : 29 %
  • « une plutôt mauvaise image » : 37 %
  • « une très mauvaise image » : 29 %

Parmi les répondants « bonne image » :
25-24 ans : 46 %
35-49 ans : 42 %
Agglomération parisienne : 38 %

Parmi les répondants « mauvaise image » :
Femmes : 70 %
65 ans et plus : 80 %
Zone rurale : 72 %

Lors du baromètre précédent, les répondants « bonne image » représentaient 37 % des répondants. Alors que les répondants « mauvaise image » comptaient pour 62 % (voir du 24 novembre 2024).

(Sondage réalisé du 3 au 7 octobre sur un échantillon représentatif de la population française de 3 096 personnes).

 Commentaires fermés sur Vapotage : une image encore fortement contrastée  ,
26 Jan 2026 | Pression normative
 

Dans une étude publiée il y a quelques jours, l’institut Terram – en liaison avec l’éco-organisme Alcome – propose une analyse originale de notre façon de faire société à travers le prisme de la propreté et en particulier des mégots de cigarette jetés au sol (voir les 21 et 12 janvier).

C’est ainsi que débute un article du Progrès que nous reprenons.

Tout visiteur ayant mis les pieds au Japon s’est heurté à un paradoxe :

l’absence de poubelles dans les rues et des trottoirs d’une propreté à faire pâlir un bloc opératoire. Autre pays, autre culture : les municipalités françaises peinent à réduire les incivilités du genre, au premier lieu desquelles le jet de mégots de cigarette sur le sol. Comment expliquer ce différentiel ? L’institut Terram a enquêté, essayant de trouver des solutions accessibles aux municipalités et testées par certaines. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Mégots : « La propreté de l’espace public est un révélateur du lien civique »  ,
16 Jan 2026 | Pression normative
 

Dans le cadre du baromètre national « Les Français et les déchets abandonnés » (Groupe Ifop – Gestes Propres) – auquel l’éco-organisme Alcome (voir le 22 mai 2025 et 28 janvier 2025) a participé –, plusieurs résultats mettent en lumière un point clé : la place du mégot abandonné dans l’espace public… et les leviers pour renforcer le bon geste.

Ce que montre l’étude d’après les perceptions exprimées par les Français interrogés :

  • 92 % estiment que l’abandon de mégots est très/assez fréquent dans les villes (89 % aux abords des routes/autoroutes, 80 % dans les espaces naturels, 66 % dans son quartier/sa commune).
  • Lorsqu’un mégot est abandonné, la probabilité perçue qu’il soit ramassé reste faible : 66 % pensent qu’il a peu/aucune chance d’être ramassé même à côté d’une poubelle (jusqu’à 87 % sur un chemin de campagne).
  • Côté pratiques, l’étude met en évidence un écart entre le mégot et les autres petits déchets.

Chez les fumeurs interrogés, 30 % reconnaissent adopter au moins une « mauvaise pratique » pour se débarrasser d’un mégot, contre 13 % pour les autres petits déchets.
Parmi ces pratiques, le fait de laisser le mégot sur place reste plus fréquent (16 %, contre 4 % pour les autres déchets).

Ces enseignements confirment l’importance d’un objectif simple : rendre le geste évident, partout, en combinant solutions de proximité et accompagnement des territoires, conclut Alcome dans une communication.

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13 Jan 2026 | Vapotage
 

Un reportage à propos de la vape, diffusé sur France.tv le 8 janvier (à partir de l’infiltration d’une journaliste chez Philip Morris…) a provoqué de multiples réactions dans le secteur du vapotage. Nous reprenons la réaction de Vaping Post (extraits).

Dans la philosophie taoïste, le Ying et le Yang représentent deux forces complémentaires et opposées qui, prises ensemble, permettent d’expliquer l’univers. Et il est amusant de constater que, dans la même semaine, nous avons découvert un article sur la vape qui représente une bonne manière de traiter le sujet, et un reportage qui montre ce qu’il ne faut surtout pas faire.

Diffusé sur France.TV et sur la chaîne YouTube Slash enquêtes, ce reportage repose sur un postulat erroné : la journaliste explique qu’elle a infiltré l’industrie de la vape. Dans les faits, elle a fait un stage dans l’industrie du tabac.

Laquelle industrie du tabac est présente sur le marché de la e-cigarette en France, c’est vrai, mais elle n’y représente que 15 %, d’après la Fivape. Chiffre que, par ailleurs, personne ne conteste. Le chiffre est obtenu en comparant les produits issus du tabac, la majorité « fermés », avec ceux de la vape indépendante, principalement « ouverts ».

Tout le problème est là, et il est majeur. Ce serait un peu comme si elle expliquait qu’elle avait infiltré la chanson française après avoir assisté à un concert de Francis Lalane.

Le reportage commence par la présentation de son auteure, Manon, journaliste, fumeuse et vapoteuse.

Elle décide d’infiltrer Philip Morris International dans le cadre d’un stage en communication. Elle révèle que les grandes marques de cigarettes, dites « Big Tobacco », « possèdent les principales marques de vapoteuses, Vuse, Blu, IQOS… ».

Trois marques qui se partagent 15 % du marché, économiquement, ce n’est pas ce qu’on appelle les principales marques. Si PMI et consorts sont effectivement des géants du tabac, face à des marques, comme par exemple Geekvape, Voopoo, ou encore Vaporesso, ce sont des nains. Évidemment, lors d’un stage en communication chez PMI, ce n’est pas le discours qui sera tenu aux troupes : le fabricant expliquera qu’il est leader, ce qui est vrai, mais uniquement chez les buralistes, qui représentent 15 % du marché (source : Xerfi). Lire la suite »

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12 Jan 2026 | Pression normative
 

Une étude originale, publiée ce 7 janvier par l’institut Terram (groupe de réflexion sur l’étude des territoires), s’intéresse au sort des mégots de cigarettes jetés dans l’espace public.

Ce geste banal dessine, selon son auteur, l’essayiste Jean-Laurent Cassely (voir 2 mars 2025), une géographie des usages plus que des habitants. La propreté serait ainsi un révélateur politique du « faire commun » local. Elle ne se réduit ainsi ni à un problème technique de nettoyage, ni à une simple question de discipline individuelle, mais traduit un rapport collectif à l’espace partagé, à la règle, à l’autre et à l’institution municipale.

Nous reprenons la présentation de l’étude par Terram.

À l’approche des élections municipales de 2026, la propreté de l’espace public apparaît comme un enjeu central du cadre de vie.

Cette enquête propose de l’aborder par un angle inattendu : la géographie des mégots de cigarette. Déchet minuscule mais omniprésent, le mégot devient un révélateur des usages quotidiens de l’espace public et des transformations sociales et territoriales.
Observer où les mégots s’accumulent permet de lire une France vécue au quotidien, rythmée par les mobilités, les temps de travail, de loisirs et de consommation. Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé.
Les « hotspots » – lieux de vie qui subissent de manière récurrente une forte concentration de mégots – se concentrent ainsi dans les espaces de transit et d’attente (gares, abribus), de consommation (rues commerçantes, terrasses), aux seuils d’établissements (écoles, bureaux, hôpitaux) et dans les lieux festifs.
Un paradoxe s’impose : les villes rendues plus agréables, piétonnes et végétalisées paraissent souvent plus sales, car l’espace public s’étend, attire davantage d’usagers et met les services de propreté sous pression.

L’enquête déconstruit les idées reçues : tous les fumeurs ne jettent pas leurs mégots.

Le mauvais geste dépend d’un contexte précis (attente, stress, alcool, relâchement), d’automatismes hérités, d’une connaissance imparfaite des impacts environnementaux et, surtout, de l’absence d’alternatives visibles.
Une minorité de contrevenants suffit cependant à dégrader durablement un lieu. Trois études de cas illustrent ces mécanismes : Grenoble met en évidence les tensions d’une métropole entre renaturation et incivilités ; Ambérieu-en-Bugey montre l’efficacité d’actions locales fondées sur la proximité et le lien social ; Banyuls-sur-Mer révèle l’effet amplificateur du tourisme et des usages festifs.

En conclusion, l’enquête plaide pour une approche combinant équipements adaptés, sensibilisation humaine, mobilisation citoyenne et sanction mesurée, afin de faire de la propreté un levier fédérateur des politiques municipales. Lire la suite »

 Commentaires fermés sur Une étude sur le sort des mégots de cigarettes dans l’espace public… juste avant les élections municipales  ,
23 Déc 2025 | Observatoire
 

Double page dans Le Parisien (daté du 21 décembre) sur le « grand plan national anti-narcotrafic » du Gouvernement, présenté récemment par Gérald Darmanin (ministre de la Justice) et Vanessa Perrée (procureure à la tête du Parquet national anticriminalité / Pnaco).

Avec force déclarations impressionnantes : « La DZ Mafia reste présente à Marseille et s’étend telle une pieuvre dans de nombreuses villes » ; « 700 personnes liées à la criminalité organisée actuellement incarcérées sont très dangereuses. »
Mais… pas une seule mention des liens de plus en plus étroits, de plus en plus évidents, entre trafics de stups et de tabac comme nous le prouvons ici-même quasi-quotidiennement (voir les 22, 20 et 18 décembre).

Pourtant Gérald Darmanin (ancien ministre des Comptes publics et de l’Intérieur) connaît le sujet.
Il s’en est suffisamment préoccupé et a même tenté, à son époque, de faire travailler Douanes, Gendarmerie et Police nationale sur le sujet.

Tout juste, la procureure évoque, dans l’interview, « des commerces de proximité qui servent de blanchisseuses ».
Sans même citer les bars à chicha et épiceries qui écoulent, désormais, du tabac sur le marché parallèle…

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22 Déc 2025 | Vapotage
 

Gilles Grangier, président de la Fédération des buralistes de la Loire, tire la sonnette d’alarme après une enquête sur les cigarettes électroniques jetables menée dans une trentaine de villes françaises.
Malgré l’interdiction des puffs en février 2025 (voir le 14 février), une épicerie de nuit sur trois continue pourtant d’en vendre illégalement.

À Saint-Étienne, c’est un établissement sur cinq qui a été épinglé, rapporte Le Progrès.

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