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17 Oct 2025 | Institutions
 

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur (voir le 16 octobre).
C’est ainsi que débute un article de Newsweed que nous reprenons.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Une « harmonisation fiscale » selon Bercy

Le Gouvernement présente cette réforme comme une simple harmonisation fiscale. L’article en question modifie le Code des impositions sur les biens et services (CIBS) afin d’y inclure les produits « susceptibles d’être fumés, même sans tabac ni nicotine ».

Concrètement, cela signifie que les fleurs et dérivés de CBD à fumer (pré-rolls, mix, extraits combustibles) seraient désormais soumis à une taxe spécifique, comparable à celle appliquée aux cigarettes ou au tabac à rouler.

Selon les documents budgétaires, cette mesure vise à « garantir la neutralité fiscale entre les différents produits à fumer » et à « assurer une meilleure traçabilité douanière ». Le ministère de l’Économie et des Finances, via la Direction générale des Douanes et Droits indirects (DGDDI), serait chargé de contrôler cette nouvelle catégorie de produits.

Alors que la filière du CBD tente toujours de se stabiliser après plusieurs années d’incertitudes réglementaires, le Projet de Loi de Finances (PLF) 2026 introduit une mesure qui pourrait bouleverser tout le secteur.

Le texte, déposé début octobre, prévoit d’étendre le régime fiscal des produits du tabac aux produits contenant du cannabidiol (CBD) destinés à être fumés. Une décision qui placerait les liquides et fleurs CBD sous le régime des accises, avec des conséquences majeures pour les producteurs, détaillants et e-commerçants français.

Un taux de taxation encore flou

Le texte fixe le montant de la future accise sur le CBD fumable à 25,7 %, en plus d’une assiette fixe de 18 euros par kilo. Cette perspective inquiète fortement les acteurs du secteur, qui craignent de voir disparaître la compétitivité du CBD face au marché noir ou aux commerçants étrangers.

Au-delà de la fiscalité, cette mesure entraînerait un changement de statut administratif du CBD fumable. En intégrant ces produits au régime des accises, le Gouvernement les assimilerait de fait à des produits du tabac, avec toutes les obligations qui en découlent :

  • entreposage sous douane ;
  • banderoles fiscales ;
  • autorisations de distribution ;
  • et contrôle des circuits de vente.

Vente en ligne et vente au détail : un marché sous contrôle des buralistes

C’est sans doute la conséquence la plus lourde de cette réforme : la vente de CBD à fumer serait désormais réservée aux buralistes et à d’éventuels commerçants agréés par les Douanes. Les boutiques spécialisées dans le CBD, qui constituent aujourd’hui l’essentiel du réseau de distribution, ne pourraient plus vendre de fleurs ou dérivés destinés à la combustion.

Autrement dit, seuls les débits de tabac conserveraient le droit de commercialiser ces produits, sous réserve de conformité aux normes douanières. Les magasins indépendants devraient se limiter aux huiles, infusions, gélules ou cosmétiques, non concernés par cette fiscalité.

Pour la vente en ligne, la situation serait encore plus stricte. Comme pour le tabac, la vente à distance de produits soumis à accise est interdite en France. Si les fleurs CBD intègrent ce régime, toute vente sur Internet – y compris via des sites français agréés – deviendrait illégale.
Les plateformes e-commerce, aujourd’hui au cœur du marché, seraient donc exclues du segment du CBD à fumer.

Ces restrictions représenteraient un coup d’arrêt brutal pour de nombreux entrepreneurs qui ont investi dans la distribution numérique ou physique depuis 2020.

Certains syndicats professionnels, comme l’Union des professionnels du CBD (UPCBD), demandent d’ailleurs un régime transitoire ou un statut spécifique, afin d’éviter une « captation du marché » par le seul réseau des buralistes.

Une mesure contestée dans la filière

Du côté des professionnels, la réaction est unanime : le texte favorise le monopole du tabac au détriment d’un secteur émergent qui a su créer de l’emploi et structurer une offre légale. Les producteurs français, qui ont investi dans des variétés à faible teneur en THC et dans la traçabilité, redoutent d’être privés de leurs débouchés directs et de devoir passer par des intermédiaires agréés.

Plusieurs juristes soulignent aussi une contradiction avec le droit européen : le CBD, reconnu comme non stupéfiant par la Cour de justice de l’Union européenne, ne devrait pas être assimilé à un produit du tabac, surtout en l’absence de nicotine. Une telle classification pourrait donc être contestée juridiquement, voire jugée disproportionnée au regard des objectifs de santé publique.

En attendant les décrets d’application, la mesure crée une incertitude majeure pour la filière du chanvre bien-être. Si elle était adoptée en l’état, le marché du CBD fumable serait quasiment nationalisé, concentré entre les mains des buralistes, tandis que les acteurs historiques du secteur devraient se réinventer ou se tourner vers l’export.

Ce projet de taxation du CBD comme le tabac pose donc une question plus large : la France veut-elle encadrer le CBD ou l’étouffer ?

 

Santé publique France a publié le baromètre 2024 de la prévalence tabagique en France comme nous l’avons annoncé hier soir (voir le 15 octobre).

Avec une baisse spectaculaire de cette même prévalence tabagique – en une seule année (de 2023 à 2024) – puisque l’on passe de 31,3 % à 25 % (pour les « fumeurs quotidiens et occasionnels ») et de 23,1 % à 18,1 % (pour les fumeurs « quotidiens »).

Autres chiffres-clés publiés par Santé publique France :

  • Le nombre des fumeurs quotidiens a diminué de 4 millions entre 2014 et 2024.
  • La part de personnes qui n’ont jamais fumé de leur vie est de 44 % désormais.
  • 55 % de fumeurs quotidiens souhaitent arrêter.
  • 17,3 % des fumeurs quotidiens de 18-79 ans déclarent avoir fait une tentative d’arrêt d’au moins une semaine au cours des 12 derniers mois.
  • 25 % des ouvriers sont fumeurs quotidiens.
  • 12 % des cadres sont fumeurs quotidiens.
  • 30 % des chômeurs sont fumeurs quotidiens.
  • 20,9 % de fumeurs quotidiens en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
  • 14,6 % de fumeurs quotidiens en région Île-de-France.
15 Oct 2025 | Institutions
 

Baisse FlècheSanté publique France vient de publier le baromètre 2024 de la prévalence tabagique en France pour 2024.
Cinq mois seulement après la parution de son baromètre 2023 (voir le 21 mai).

Mais le plus étonnant réside dans une baisse spectaculaire de cette même prévalence tabagique – en une seule année (de 2023 à 2024) – puisque l’on passe de 31,3 % à 25 % (pour les « fumeurs quotidiens et occasionnels ») et de 23,1 % à 18,1 % (pour les fumeurs « quotidiens »).

Ceci après des années de stagnation : 34 % de « fumeurs quotidiens et occasionnels » et 30 % de « fumeurs quotidiens » en 2000.

Les explications de toute nature vont se multiplier pour expliquer ces chiffres. On reviendra dessus.
Mais il est probable que le développement du vapotage, ces toutes dernières années, a dû jouer un rôle important.

À suivre.

15 Oct 2025 | Institutions, International
 

Diminution drastique des points de vente de tabac dans chaque pays ; interdiction définitive d’acheter du tabac à toute personne née après une certaine date … Ce ne sont que des sujets de travail inscrits dans un agenda. Mais ils circulent allègrement à la faveur d’échanges de documents entre les capitales européennes.

En fait, il s’agit de rapports – officiels puisqu’apparemment validés par les services de la Commission européenne – appelés à servir de base de travail à la COP 11 qui va se tenir à Genève du 17 au 22 novembre prochains.

La « COP » – soit la conférence mondiale sur la lutte contre le tabac, tenue sous l’égide de l’Organisation mondiale de la Santé / OMS – qui se veut l’instance suprême d’impulsion de toutes les mesures anti-tabac dans le monde et dont on connaît le peu d’appétence au dialogue avec ces parties-prenantes que sont les professionnels du tabac et du vapotage (ils sont carrément exclus des travaux).
La COP 10 s’était tenue à Panama (voir 18 février 2024).

Parmi les sujets à l’ordre du jour (les documents préparatoires ayant fuité au niveau de Bruxelles) :

  • la réduction de la vente au détail du tabac (ce qui suppose une diminution forcée des points de vente officiels … et une augmentation conséquente du marché parallèle encouragé ainsi officiellement) ;
  • l’interdiction « des incitations » aux détaillants (on ne sait s’il s’agit des aides publiques, par exemple …) ;
  • le « contrôle des prix » (avec des prix minimums) ;
  • l’interdiction des ventes fondée sur la date de naissance (generational ban) ; soit le relèvement systématique de l’âge minimum d’accès officiel au tabac ;
  • la suppression de toutes les aides publiques à la culture du tabac dans le monde ;
  • l’imposition de quotas sur la fabrication et l’importation du tabac ;
  • l’obligation d’une très faible teneur en nicotine dans les produits ;
  • l’interdiction des filtres à cigarettes ;
  • la généralisation des lieux publics non-fumeurs.

Pour ceux qui pensent que l’Europe peut être encore un levier d’action pour arriver à des mesures équilibrées …

13 Oct 2025 | Institutions
 

Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) organise un colloque « Marchés parallèles du tabac : ampleur, enjeux et solutions », le jeudi 23 octobre, à l’Assemblée nationale. Nous reprenons le texte de présentation de ce colloque.

Les marchés parallèles représentent un phénomène d’importance majeure pour les pouvoirs publics. Les achats hors réseau pénalisent une partie de l’efficacité des politiques de lutte contre le tabagisme, entraînent un manque à gagner considérable pour les finances publiques et soulèvent un enjeu sécuritaire de premier ordre.

Les fabricants de tabac sont les premiers bénéficiaires des marchés parallèles, dans leur versant légal comme illégal. L’implication de l’industrie du tabac dans l’organisation et la facilitation du commerce illicite à l’échelle internationale est démontrée, y compris à l’heure actuelle.

En France, les marchés parallèles sont en partie alimentés par l’industrie du tabac, à travers des pratiques de sur-approvisionnement de certains marchés frontaliers.

L’événement est co-présidé par Frédéric Valletoux, président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, auteur de propositions (loi, résolution) sur les marchés parallèles (voir 25 septembre 2025), et le professeur Yves Martinet, président du CNCT.

Au programme :

Table ronde numéro 1 : Les marchés parallèles, mythes et réalités

– Marchés parallèles, commerce illicite : définitions, enjeux et ampleur
Christian Ben Lakhdar – professeur des universités en économie à l’Université de Lille

NDLR : précisons que le professeur Ben Lakhdar est chargé d’une étude officielle sur le sujet par la Douane et la Mildeca (voir 12 novembre 2024). Ce n’est pas précisé dans le communiqué.

– Les marchés parallèles dans le débat public
François Topart – responsable de recherche au CNCT

Table ronde numéro 2 : Comment lutter efficacement contre les marchés parallèles ?

– Le système de suivi et de traçabilité et ses failles actuelles
Luk Joosens – consultant auprès de Smoke Free Partnership et expert du commerce illicite du tabac

– Comment mettre fin aux pratiques de sur-approvisionnement des fabricants de tabac ?
Emmanuelle Béguinot – directrice du CNCT

13 Oct 2025 | Institutions
 

Le nouveau gouvernement Lecornu – nommé ce 11 octobre au soir pour « donner un budget à la France » – attire notre attention sur les noms suivants :

Amélie de Montchalin est confirmée au poste de ministre de l’Action et des Comptes publics. Elle est déjà au fait des enjeux se posant au réseau des buralistes (voir 22 août 2025).

Stéphanie Rist est nommée ministre de la Santé. Députée macroniste du Loiret, elle a toujours été favorable aux mesures anti-tabac les plus contestables, notamment la hausse de la fiscalité.

Serge Papin, ancien patron de Système U, est nommé ministre des PME, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat. Quand il a quitté Système U, Serge Papin a joué un rôle de consultant auprès de la Confédération des buralistes. Notamment lors de la préparation de la Transformation. Il est intervenu plusieurs fois au congrès national des buralistes (voir photo).

Michel Fournier, président des maires ruraux, est nommé ministre de la Ruralité.

 

Grosse reprise médiatique, ces dernières heures, d’un message de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui s’alarme de l’existence de 100 millions de vapoteurs dans le monde, au moment où le même organisme relève que le nombre d’utilisateurs de tabac a baissé de 180 millions (voir le 8 octobre)

Et sans établir le moindre rapport entre les deux chiffres … Ceci alors que les témoignages abondent de tous les pays pour souligner que le vapotage est l’un des moyens utilisés par les fumeurs pour en finir avec la cigarette combustible.

Mais plutôt que d’analyser et d’accompagner les choix du fumeur, plutôt que de se confronter au terrain, les « hauts fonctionnaires » de l’OMS s’en tiennent à leur explication unique, simpliste, idéologique : s’il y a encore addiction, c’est parce qu’il existe une industrie du tabac.

Tout est de la faute de l’industrie et des professionnels du secteur. C’est la seule (et bien courte) explication donnée par l’OMS aux causes si complexes de l’addiction.
Une position « idéologique ». Et non basée sur le réel.

Être tant déconnectés des réalités … et si grassement rémunérés (voir le 5 septembre 2025).

7 Oct 2025 | Institutions, Récents
 

« La Douane vous alerte sur la dangerosité des cannabinoïdes de synthèse susceptibles d’être vendus sous l’appellation « CBD », à l’insu des consommateurs. »
C’est ainsi que débute une communication de la Douane sur le CBD que nous reprenons.

En 2024, la Douane française a réalisé 1 591 constatations portant sur des drogues de synthèse, dont 87 % via le fret express et postal.
Au total, 3,08 tonnes de ces drogues ont été saisies, soit une augmentation de 27 %. Parmi ces drogues de synthèse, la Douane souhaite aujourd’hui alerter sur les cannabinoïdes de synthèse et, parmi eux, sur une nouvelle gamme de produits apparus en 2025 : des substances initialement présentées comme du cannabidiol (CBD), mais illégalement modifiées par l’ajout de substances de synthèse dangereuses pour la santé.

Ces derniers mois, le laboratoire Douane/DGCCRF de Paris (SCL) a permis l’identification de plusieurs de ces nouvelles substances.
Encore marginales en 2024, elles représentent environ 30 % des cannabinoïdes de synthèse analysés en 2025. Leur diffusion est donc rapide. La Douane française en a saisi 274 kilos depuis fin mai, en plusieurs points du territoire.


Cannabinoïdes de synthèse et semi-synthétiques : un marché en pleine expansion et à haut risque

Si le cannabis est la première drogue produite, trafiquée et consommée dans le monde, ce marché illégal a considérablement évolué ces dernières années avec l’apparition de nouveaux produits de synthèse (NPS) imitant les effets du THC, moins chers à produire mais également plus puissants.

Concernant les cannabinoïdes, on distingue deux catégories de NPS :

  • les cannabinoïdes de synthèse, créés artificiellement à partir de précurseurs chimiques (par exemple, la MDMB-PINACA) ;
  • les cannabinoïdes semi-synthétiques, issus de synthèse à partir de composés naturels (par exemple le HHC).

Ces produits peuvent se trouver sous une forme pure (substance chimique), qui pourra par exemple être aspergée sur des sommités florales, ou bien être mixée directement avec les produits à consommer.

Outre des problématiques de surdosage du produit par les trafiquants, le risque de santé publique concernant les cannabinoïdes semi-synthétiques est particulièrement important pour les denrées alimentaires adultérées (bonbons).

D’abord, parce que le produit est plus accessible et attractif pour les jeunes consommateurs, mais aussi parce que la lente absorption des substances par ce mode de consommation peut provoquer plus rapidement des intoxications (surconsommation).


Le CBD adultéré : un risque majeur pour la santé

Des produits vendus sous l’appellation de « CBD » peuvent être altérés avec des substances de synthèse. Cette pratique, qualifiée « d’adultération », transforme un produit supposément légal en une substance beaucoup plus puissante et présentant donc un risque sanitaire important.

Le CBD adultéré désigne ainsi du CBD auquel a été ajouté des substances non déclarées, potentiellement dangereuses ou illégales, dans le but d’en augmenter ses effets ou de réduire les coûts de production.

Le 19 juin 2025, l’Agence nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM) et l’Agence nationale de Sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) ont alerté sur les risques de produits du CBD contenant d’autres substances.
Ce communiqué faisait suite à plusieurs centaines d’intoxications recensées depuis le début de l’année 2024. Les agences sanitaires appellent les consommateurs à la vigilance face aux risques d’effets inattendus ou indésirables lors de la consommation de ces produits, et invitent les consommateurs et les professionnels de santé à signaler tout évènement sanitaire.

Ces substances peuvent être vendues sur internet ou dans les magasins spécialisés comme des alternatives légales au cannabis, en étant ajoutées à des produits à base de cannabinol (« CBD à haut potentiel d’effet ») (…)


Des cas d’intoxications recensés dans le monde et en France

Le CBD adultéré présente des risques d’intoxication pour les consommateurs (molécules peu étudiées, doses variables, polyconsommation, absorption accidentelle, etc.).

Plusieurs cas cliniques ont déjà été recensés dans le monde et en France. La substance la plus utilisée par les organisations criminelles est le EDMB-4en-PINACA. Il s’agit d’un composé synthétique aux effets psychoactifs très puissants, estimés à 100 fois ceux du CBD.

Cette molécule, une fois vaporisée sur les fleurs de CBD, devient extrêmement nocive, et une seule inhalation peut provoquer des effets sévères tels que des hallucinations, agitation, crises de panique ou encore des troubles du rythme cardiaque pouvant conduire à une hospitalisation d’urgence.

L’attention est appelée sur ces cannabinoïdes de synthèse et les risques liés à leur usage.
La plus grande vigilance est donc nécessaire face à des produits vendus comme contenant du CBD.
Face à ce risque émergent, la Douane française demeure pleinement mobilisée.

7 Oct 2025 | Institutions
 

Suite à la démission de Sébastien Lecornu, les ministres nommés dimanche (voir 6 octobre) sont considérés comme démissionnaires, mais doivent désormais assurer les affaires courantes.

Jusqu’à la nomination d’un nouveau gouvernement…

Cela signifie que les dossiers importants pour la filière tabac et la profession des buralistes restent en suspens.

Fiscalité des produits du tabac dans le cadre du prochain budget…
Ouverture d’un éventuel débat parlementaire par rapport à l’interdiction des sachets de nicotine…
Définition de l’attitude de la France par rapport aux prochaines directives tabac et fiscalité…
Évolution des dispositifs d’accompagnement des buralistes…

Il y a comme une coupure entre le fonctionnement de nos institutions et les besoins de la société civile.

6 Oct 2025 | Institutions
 

Sebastien LecornuOn ne peut pas dire que la nomination, hier soir, des principaux ministres composant le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu soulève l’enthousiasme. Quelques observations cependant.

– Avec la confirmation d’Amélie de Montchalin, on est à peu près certain qu’un ministre des Comptes publics devrait être présent au congrès de la Confédération des buralistes de cette semaine.
Elle devrait rester sur la même ligne de soutien à la profession (voir 22 août 2025).
Espérons que ce sera aussi le cas lors des épineuses questions budgétaires qui se poseront dans les jours prochains.

– Confirmée ministre de la Santé, Catherine Vautrin devrait rester sur sa position d’interdiction sans appel des sachets de nicotine (voir 6 septembre 2025).

– On notera le retour au gouvernement d’une personnalité connaissant bien le réseau des buralistes et le grave problème du marché parallèle du tabac : Éric Woerth, nouveau ministre de l’Aménagement du territoire (voir 29 septembre 2021).

Il va devoir laisser tomber la mission de sauvetage du PMU qu’il vient à peine d’entamer (voir le 10 septembre 2025).