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24 Oct 2025 | Profession
 

Serdar Kaya

La Confédération des buralistes prend acte avec gravité des résultats publiés par l’étude TAFE (Tabac échappant à la fiscalité nationale) conduite par la Direction générale des Douanes et la Mildeca (voir les 23 et 22 octobre 2025) et qui fait état d’une perte fiscale pour l’État de l’ordre de 4,3 à 4,5 milliards d’euros.

C’est ainsi que débute un communiqué de la Confédération des buralistes que nous reprenons.

Ces chiffres confirment et aggravent les constats déjà formulés antérieurement — notamment par la mission d’information présidée par Éric Woerth et Zivka Park en 2021 (voir le 29 septembre 2021) — selon lesquels la hausse importante du prix du tabac n’a pas diminué la consommation mais, au contraire, favorisé son contournement : achats frontaliers, contrefaçon, trafics…

Cette étude doit permettre le renforcement de la lutte contre les trafics en soutenant massivement la Douane dans son travail du quotidien remarquable, aux frontières comme dans les zones de trafics, de concert avec les forces de l’ordre.

L’étude TAFE est, pour la Confédération, une nouvelle preuve que la consommation cumulée n’est pas « résorbée » par la hausse des prix : elle est déplacée vers des circuits illégaux.

Ce transfert pèse lourdement sur les recettes fiscales, fragilise le tissu commercial local et met en danger la crédibilité des politiques publiques. Il apparaît prioritaire que l’État conjugue mesures de répression, politique fiscale intelligente et stratégie d’accompagnement des fumeurs adultes vers des alternatives de réduction des risques.

« Ces résultats sont alarmants pour notre réseau et pour les finances publiques », déclare Serdar Kaya, Président national de la Confédération. « Quand le prix légal du paquet devient si élevé que de nombreux fumeurs adultes basculent vers le marché parallèle, ce n’est ni la santé publique ni les recettes de l’État qui gagnent — c’est l’économie souterraine et la criminalité organisée. »

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24 Oct 2025 | Profession
 

Suite à la publication de l’étude TAFE (Douane – Mildeca / voir les 23 et 22 octobre), nous avons recueilli la réaction de Xavier Puech, Président de Philip Morris France.

« Les chiffres de cette étude ne reflètent pas la réalité vécue par l’ensemble des buralistes français ni celle des fumeurs adultes de notre pays dans leurs achats de cigarettes. »

« Toutes les autres études (KPMG, EY) et analyses fondées sur les données officielles (Santé publique France, baisse des ventes légales et des recettes fiscales) démontrent que le marché parallèle représente 50 % de la consommation française de cigarettes. »

« Arrêtons de minimiser l’ampleur des nicotrafics et d’agiter le leurre de l’harmonisation fiscale européenne. »

« Il est urgent de sortir du dogmatisme pour devenir pragmatique en proposant aux fumeurs français adultes un meilleur accès aux alternatives moins nocives que la cigarette. »

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1 Oct 2025 | Profession
 
La fermeture d'un tabac à Nîmes

Photo Radio France

La Fédération départementale des buralistes du Gard réagit – après l’annonce de la nouvelle fermeture d’un bureau de tabac à Nîmes – sur ICI Gard Lozère (voir le 27 septembre).
Une fermeture due à la concurrence des cigarettes de contrebande, beaucoup moins chères. Selon la Fédération, les réponses sont insuffisantes.

Un bureau de tabac en moins, rue de la République à Nîmes.
Après 22 ans d’existence, « La Pipe » annonce sa fermeture. Elle ne peut plus faire face à la concurrence des cigarettes de contrebande vendues dans certaines épiceries.

La Fédération des buralistes du Gard réagit dans un communiqué.
« Depuis plusieurs années, nous tirons la sonnette d’alarme sur la situation critique des buralistes nîmois, écrit-elle. Malgré de nombreuses démarches auprès des autorités locales – mairie, police municipale, préfecture – les réponses restent insuffisantes face à la prolifération des commerces illicites vendant tabac et alcool en toute impunité. »

« Depuis le mois de mai, nous attendons toujours d’être reçus par le préfet », déplore Ghislaine Mazoyer, présidente de la Fédération.

Face à cette situation, la Fédération demande des contrôles plus fréquents et ciblés, des sanctions effectives et la fermeture définitive des commerces illégaux. « Sans réaction rapide, c’est une partie de l’identité commerciale de Nîmes qui disparaîtra au profit du trafic et de l’insécurité », conclut la présidente de la Fédération des buralistes.

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27 Sep 2025 | Profession
 
La fermeture d'un tabac à Nîmes

Photo Radio France

Un tabac historique du quartier Montcalm-République de Nîmes met la clé sous la porte. Patrick Vigneron, patron de « La Pipe », est contraint de fermer face à la concurrence déloyale du tabac de contrebande et des cigarettes achetées en Espagne. Nous reprenons l’information de Ici Gard-Lozère.

La porte du bar-tabac « La Pipe », rue de la République à Nîmes, est grande ouverte sur une salle déserte. Un seul client fidèle est accoudé au comptoir, en face de Patrick Vigneron, qui gère le bar-tabac depuis 22 ans : « J’avais un tabac qui faisait, à son apogée, 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires, il y a 12 ou 13 ans. Aujourd’hui on est tombés à des chiffres ridicules, je peux même pas vous en parler, j’ai honte », souffle-t-il.

La faute, selon Patrick, à une forme de concurrence déloyale : « J’ai neuf clients sur dix qui viennent encore boire un petit café qui achètent leurs cigarettes ailleurs, parce qu’elles sont moins chères, avec toutes ces épiceries qui ne vendent que du tabac ou de l’alcool frelaté… Derrière, il n’y a pas de suivi de fermeture officielle de la mairie, de décision disant : interdisons ces commerces-là. Et nous, on ne peut plus travailler ! » explique-t-il.

Pourtant, le bar de Patrick est resté ouvert 7j/7 pendant plus de 20 ans, Noël et jour de l’An compris.
À 62 ans, il attend désormais la retraite et s’apprête à brader son affaire, au grand dam des clients fidèles et d’Isabelle, la factrice : « Ça fait mal au cœur, on ne se verra plus ! » Tous les jours, lors de sa tournée, elle pose la même question à Patrick Vigneron : « Quand est-ce que tu fermes ? » La réponse est toujours la même : il ne sait pas. « Mais faudra quand même que tu me dises, si par exemple demain tu ne viens pas ! » Il répond en riant : « Je pense qu’un matin, je ferai mon caca nerveux et je dirai : stop, j’arrête. »

Et avec la fermeture du bar-tabac, c’est encore un commerce de proximité qui disparaît. Une situation qui se répète, selon le comité de quartier Montcalm-République, qui alerte une fois de plus la mairie. Valentine Wolber, adjointe au maire déléguée au commerce, dit prendre en compte la situation : « Il est évident qu’il y a une paupérisation de certains de nos quartiers périphériques », pose-t-elle.

« On n’a pas vraiment de pouvoir pour les empêcher, les faire fermer… Quand il y a des fermetures administratives, c’est la préfecture qui en a la charge et qui le fait selon des critères bien précis », explique l’élue.
« Il faut savoir que nous avons un droit de préemption. Quand il y a une cession, la mairie peut se porter acquéreur du local ou du bail commercial et c’est le cas actuellement : on est en train d’acheter un commerce pour éviter une nouvelle installation qui ne serait pas favorable à la commercialité de cette rue. Requalifier un quartier, une rue, c’est de longue haleine, c’est un investissement qui est fort et il faut le faire avec une vision globale. »

(Voir aussi les 30 août et 6 juin)

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26 Août 2025 | Récents, Trafic, Vapotage
 

Ainsi, 6 mois après leur interdiction, on retrouve des puffs en pagaille dans des épiceries comme le souligne une récente dépêche AFP (voir le 23 août). Il suffit de se promener dans les quartiers où pullulent ces épiceries et autres bazars pour vérifier le phénomène. Mais plutôt que de constater pour déplorer, il est temps de rechercher des responsabilités.

– … Responsabilités de fournisseurs sans vergogne qui alimentent ce marché parallèle du vapotage.
Ce sont les mêmes qui ont, à l’époque, inondé des épiceries, des grandes surfaces et des sites en ligne de puffs, ces produits écologiquement inappropriés et promus scandaleusement.

Une irresponsabilité qui a provoqué ce grand émoi médiatique et politique conduisant non seulement à l’interdiction de la cigarette électronique jetable mais provoquant aussi un nuage de méfiance sur le secteur du vapotage dans son ensemble.

– … Responsabilités d’une administration complètement débordée devant les développements des trafics.
La DGCCRF
(Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) étant chargée du contrôle du secteur du vapotage. Entre autres produits.

En 2024, elle a réalisé pas plus de… 130 contrôles dans des établissements liés au vapotage (fabricants et points de vente / voir 7 mai). Pas plus. Tout est dit.

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15 Août 2025 | Trafic
 
Du tabac saisie à Metz par les douanes et la police municipale

(photo : mairie de Metz)

Près de 40 kilos de tabac ont été saisis dans une épicerie par les Douanes et la Police municipale de Metz en Moselle ce 11 août. Une enquête judiciaire est en cours. C’est ce que rapporte France 3 Grand Est.

Lundi 11 août, les agents des Douanes et de la Police municipale de Metz ont mené une opération commune dans plusieurs supérettes de la commune.

« Dans l’une d’elles, située à Outre-Seille, ils ont découvert quelques kilos de tabac à mâcher interdit à la vente derrière le comptoir. »

« Dans la réserve du commerce, ils ont également mis la main sur un total de 38 kilos », précise François Grosdidier, le maire de Metz, sur sa page Facebook.

Puis, en vérifiant l’immatriculation d’un scooter à trois roues rangé dans un couloir, ils constatent qu’il s’agit d’un véhicule volé. Il est alors pris en charge par la Police nationale.

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9 Août 2025 | Trafic
 
Saisie de tabac par les douanes dans les Bouches-du-Rhône

(Photo : Douanes)

Cela s’est passé lors de la soirée du 6 août à Salon-de-Provence. Dix épiceries ont été contrôlées en quelques heures… dans le cadre de la lutte contre les trafics illicites.

Et cela s’est terminé par quatre infractions relevées, avec 20 kilos de tabac saisis et une demande de fermeture administrative.

À noter que cette action est exemplaire dans la mesure où elle s’est tenue dans le cadre d’une opération Codaf (Comité opérationnel départemental anti-fraude) réunissant à la fois la Police municipale de la ville, la Police nationale, l’URSSAF et la Douane.

Soit l’assurance de frapper les établissements où se déroulent des infractions, en utilisant tous les moyens et recours.

6 Août 2025 | International, Vapotage
 

L’Irlande se targue d’avoir « encadré » le marché de la vape : interdiction de certains arômes, suppression de toute publicité dans les points de vente (le tabac y est déjà interdit de toute exposition aux yeux des clients via un display ban), limitation de l’utilisation des couleurs sur les emballages (voir 12 septembre 2024).

Alors que l’interdiction de tous les arômes est actuellement à l’ordre du jour.

Cela a peut-être un rapport avec le fait que le marché parallèle du vapotage soit désormais estimé entre 35 % et 45 % de la consommation totale, selon British American Tobacco (BAT).

D’après David Melinn (responsable du marché irlandais pour British American Tobacco), l’Irlande est en train de devenir un véritable « hub » pour les trafics mafieux liés au vapotage.

6 Août 2025 | Trafic
 
Un policier dans une épicerie

(Photo Police nationale)

La lutte contre les ventes illégales de tabac ne s’arrête pas en période estivale dans le Gard.
Bien au contraire. Selon La Gazette de Nîmes (reprise par actu.fr), une épicerie située à Milhaud (6 000 habitants) a reçu, le 26 juillet, la visite des gendarmes.

Des militaires de la compagnie de Vauvert avaient, depuis plusieurs semaines, cette boutique dans le viseur. Ils avaient pu constater que le gérant vendait en toute illégalité des cigarettes.

En pleine journée, ce 26 juillet, les gendarmes sont passés à l’action. Une perquisition dans les locaux de l’épicerie a été effectuée. Sur place, les officiers découvrent et saisissent immédiatement une vingtaine de cartouches de cigarettes, dissimulées dans une petite cachette.

Le magasin a été fermé, sur ordre du préfet du Gard, Jérôme Bonnet, sans indication de date de réouverture.
Après sa garde à vue, à la brigade de gendarmerie de Vauvert, le gérant est convoqué devant la justice au mois de mars prochain.

(Voir aussi les 7 février et le 6 juin.)

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5 Août 2025 | Trafic
 
Des paquets de tabac et de la drogue saisie à Montpellier

(Photo Police nationale)

Un stock significatif de cigarettes de contrebande et de cannabis ont été découverts dans une cave d’un immeuble d’une avenue de Montpellier, selon actu.fr / Métropolitain.

Ce 29 juillet, entre 16 heures et 17 heures, une opération de sécurisation a eu lieu dans une résidence située avenue de Lodève, à Montpellier. Les effectifs du commissariat de la Mosson sont intervenus sur place, appuyés par deux agents de la police municipale et un chien spécialisé dans la détection de stupéfiants. L’opération visait à inspecter les parties communes de l’immeuble.

Au cours de l’intervention, le chien a marqué un arrêt dans deux parties communes distinctes. Une fouille approfondie a été engagée. Les policiers ont découvert une cave contenant plusieurs sacs et cartons. À l’intérieur se trouvaient des produits stupéfiants ainsi que des cigarettes de contrebande.

Les policiers ont mis au jour 487 paquets de cigarettes de la marque Marlboro et 710 paquets de Winston. Ils ont également saisi 117 grammes de résine de cannabis et plus de 80 grammes d’herbe. La valeur marchande estimée des cigarettes s’élève à environ 15 000 euros. Tous les produits saisis ont été placés sous scellés. L’enquête se poursuit afin d’identifier les responsables du stockage.

(Voir le 24 mai)