Une fenêtre sur l’actualité quotidienne de tous les événements liés directement ou indirectement au tabac
17 Juin 2024 | Profession
 

Dans une interview exclusive accordée au Journal du Dimanche de ce 16 juin, Thomas Cazenave, ministre délégué chargé des Comptes publics, revient sur la lutte contre le trafic de tabac.

Nous la reprenons intégralement.

• JDD : Comment appréhendez-vous l’augmentation du trafic de cigarettes ?

•• Thomas Cazenave : Les efforts de la Douane ont été démultipliés. Contrôles routiers, contrôles de fret, surveillance des zones frontalières… Les douaniers sont très actifs, et nous renforçons aussi leurs effectifs puisque six équipes supplémentaires de maîtres-chiens sont en ce moment déployées sur le territoire. Nous intensifions également l’action douanière sur Internet avec la mise en place de 70 cyber-douaniers permanents.

Nous savons que les revendeurs sont très actifs sur le web et le dark web, alors nous allons les chercher ! Récemment, le renseignement douanier a fait fermer la plateforme Cosa Nostra, très impliquée dans la contrebande de tabac.

• JDD : La politique fiscale de la France n’est-elle pas responsable de l’amplification du trafic ?

•• Thomas Cazenave : Oui, cela y participe. Je crois que nous avons atteint le seuil maximum, et je ne souhaite pas augmenter encore plus les prix du paquet de cigarettes. J’ai repoussé de nombreuses demandes allant dans ce sens. Cela devient contreproductif : si vous augmentez trop les taxes, vous constatez une augmentation de la contrebande. Du point de vue de la Santé et des Finances publiques, ce n’est pas une bonne chose.

• JDD : Les buralistes sont les premières victimes du trafic. Que faites-vous pour les accompagner ?

•• Thomas Cazenave : Les buralistes ont un rôle de proximité à jouer, ils font partie du maillage territorial et il est de notre devoir de les accompagner. Les buralistes sont des commerçants qui ont une utilité locale, et ils ne sont plus seulement des revendeurs de tabac : on y trouve parfois de la presse ou des livres, mais aussi de plus en plus de produits qui sont des alternatives au tabac.

Nous avons mis 300 millions d’euros pour la période allant de 2023 à 2027 dans le Fonds de Transformation des buralistes. Je souhaite qu’ils soient désormais les seuls revendeurs légaux de produits à base de nicotine, comme les cigarettes électroniques ou les gommes à mâcher. Je milite pour que toute substance nicotinique ne soit en vente que chez un buraliste !

16 Juin 2024 | Profession
 

« Il ne reste maintenant plus qu’à espérer que ce rapport finisse comme la plupart des rapports … au fond d’un tiroir »
Réaction de l’IREF (Institut de Recherches économiques et fiscales) à la proposition d’un rapport sénatorial préconisant de faire passer le prix du paquet de cigarettes à 25 euros en 2040 (Voir 10 juin).

5 Juin 2024 | Profession
 

La publication du rapport sénatorial préconisant de passer le prix d’un paquet de cigarettes à 25 euros d’ici 2040 (voir 31 mai) fait vivement réagir … Exemple à Orange (Vaucluse) d’après Le Dauphiné Libéré.

« Surtout que ça ne changera rien » explique la patronne du « Balto », « la seule chose qu’ils vont réussir à faire, c’est encourager encore un peu plus la contrebande et les gens à se fournir dans des pays moins taxés. » Elle en veut pour preuve, la chute de son chiffre d’affaires ces dernières semaines : « depuis l’annonce de la fin de la limitation du nombre de cartouches, que l’on peut ramener de l’étranger, j’en suis à 20 % de perte au moins. » Lire la suite »

21 Mai 2024 | Profession
 

Parmi les toutes récentes questions écrites de parlementaires au Gouvernement, nous avons relevé :

•• « Après l’adoption par le Parlement de la proposition de loi n° 464 visant à interdire les dispositifs électroniques de vapotage à usage unique ( puffs ) pour lutter contre le tabagisme, il semble nécessaire de s’interroger sur l’interdiction des sachets de nicotine qui portent intrinsèquement les mêmes risques que les puffs, avec notamment un marketing agressif similaire en direction de la jeunesse » suggère dans une question écrite déposée ce 14 mai, Paul Christophe (Horizons et apparentés, Nord).

Le député demande par conséquent à la ministre déléguée chargée de la Santé et de la Prévention quelles mesures pour poursuivre la lutte contre le tabagisme chez les jeunes et interdire l’accessibilité et la commercialisation en ligne des sachets de nicotine, sur la base des mesures prises récemment en Belgique (voir 28 mars 2023). Lire la suite »

15 Mai 2024 | Profession
 

L’arrêté du 30 avril portant homologation des prix de vente au détail des produits du tabac – qui seront en vigueur le samedi 1er juin – est paru au Journal Officiel de ce 14 mai.

Cette nomenclature des prix homologués est en ligne sur le portail de la Direction générale des Douanes et Droits indirects.

Lien : Prix 1er juin 2024

En première lecture, peu de mouvements à signaler. Quelques augmentations sur le tabac à rouler de BAT. Pas d’évolutions à signaler chez PMF, JTI et Seita. Quelques changements chez Coprova et Davidoff. Cette nouvelle grille de prix au 1er juin ne correspond pas à une nouvelle évolution de la fiscalité depuis le 1er janvier.

24 Avr 2024 | Profession
 

Malgré hausses du prix du tabac, contrebande … comment s’en sortent les buralistes dans une ville comme Thiers (14 000 habitants, sous-préfecture du Puy-de-Dôme) ? C’est la question que pose à l’un d’entre eux La Montagne.

Jérôme Farge : Oui, forcément. Je pense que ces augmentations ont deux issues : les  gens qui arrêtent complètement de fumer, et ceux qui continuent mais en modifiant leur consommation. Soit en achetant du tabac autrement, soit en se tournant vers les e-cigarettes. Pour l’instant, ce qu’on perd en vente se compense avec la hausse des prix, mais cela ne sera pas éternel. Il faut développer des marchandises et activités annexes au tabac …  Lire la suite »

8 Avr 2024 | International
 

Les buralistes du Sud-Ouest et d’Occitanie vont-ils pouvoir compter sur une prochaine hausse de la fiscalité du tabac espagnol ? Le sujet s’apparente au serpent de mer. Mais cela bouge quand même …

Car une hausse de la fiscalité des produits du tabac espagnol vient d’être actée dans le nouveau « Plan integral de prevención y control del tabaquismo 2024-2027 ». Lequel a été présenté par la ministre de la Santé Monica Garcia ce vendredi 5 avril.

•• D’emblée, précisons que ce plan a été négocié entre la ministre de la Santé du gouvernement de Pedro Sanchez – Monica Garcia – et les différentes régions espagnoles auxquelles la constitution fédérale du pays accorde des pouvoirs importants sur le plan sanitaire. Ces négociations ont été laborieuses et longues (la ministre de la Santé socialiste étant sur des positions dures et les régions se situant très majoritairement dans l’opposition de droite). Lire la suite »

29 Mar 2024 | Profession
 

Buraliste depuis quatre ans à Dardilly (métropole de Lyon, Rhône), Marie-Claire Ardouin alerte – dans Le Progrès – sur la montée en flèche du trafic de tabac, entraînant une recrudescence des violences, des pertes fiscales considérables pour l’État et un problème croissant de santé publique (voir 6 mars).

« Je veux également dénoncer la situation délicate de certains buralistes qui ne tiendront pas, qui vont fermer, avec l’augmentation insensée du prix du tabac et de la contrebande. »

Dans son viseur : l’évolution des prix : « en 20 ans, le paquet de Marlboro est passé de 3,60 euros à 12,50 euros. Pendant ce temps, le tonnage de cigarettes vendues est divisé de plus de moitié. Le nombre de fumeurs a-t-il diminué pour autant ? »

Marie-Cécile Ardouin dénonce aussi le commerce illicite de tabac via les réseaux sociaux avec des produits contrefaits. « Sans une prise de conscience rapide, le gouvernement devra faire face à une bombe à retardement : les conséquences désastreuses que ces produits de qualité inférieure, fabriqués dans des conditions sanitaires suspectes, font subir aux fumeurs (…) ».

27 Mar 2024 | Profession
 

Les élus des fédérations régionales de buralistes du sud méditerranéen se sont rencontrés, le 23 octobre, pour demander un moratoire sur la fiscalité du tabac et la vente exclusive des produits à base de nicotine.

« Les problèmes sont nombreux dans notre profession » pose Pierre Roméro (président de la fédération des buralistes des Alpes-Maritimes) selon Corse Matin (extraits). « La Corse est également touchée par une fiscalité punitive. C’est une mise en danger de notre profession, à moyen terme, si on continue dans cette voie. Quand en France, le paquet est vendu 12 euros, il coûte 6,20 euros en Italie. » Lire la suite »

25 Mar 2024 | Profession
 

À l’occasion de l’assemblée générale des buralistes de Meurthe-et-Moselle ce samedi 23 mars, Hervé Garnier, président départemental, a dénoncé sur France 3 la trop grande distorsion de concurrence avec les pays voisins belges et luxembourgeois.

« C’est une obligation aujourd’hui. Ill nous faut un moratoire sur la fiscalité du tabac comme on a pu l’avoir en 2021 et 2022. On n’a pas le choix … Si en 2025, nous n’avons pas ce moratoire nous allons perdre énormément de collègues.

« Aujourd’hui, le prix du tabac est trop cher en France. On n’est pas contre les politiques de santé publique, loin de là, mais on ne peut plus accepter ces distorsions de concurrence ». (Voir aussi 4 janvier 2024, 14 mars 2023).