« En raison de l’inflation, les prix augmentent de 5 %, mais un fabricant joue avec nous … Il a mis 1 euro de hausse sur toutes ses marques, à savoir Philip Morris, Chesterfield, Marlboro … », commente, un brin énervé, Hervé Garnier (président de la fédération des buralistes de Meurthe-et-Moselle) dans L’Est Républicain avec les nouveaux prix du tabac appliqués ce 1er janvier (voir 31 décembre).
« Même 50 centimes, c’est trop. Car au Luxembourg, les prix ne bougent pas… Là-bas, les paquets coûtent entre 5 euros et 5,50 euros, la différence est énorme. Avec le phénomène des travailleurs transfrontaliers, ce sont des milliers de personnes qui peuvent rapporter leur cartouche tous les jours » ajoute-t-il.
Autre problème : le marché de contrebande se développe en France et touche la Meurthe-et-Moselle. « Vous allez rue Saint-Nicolas (à Nancy), c’est une catastrophe. Les paquets se vendent devant la boutique de notre collègue. Il peste tous les jours car il voit ces cigarettes de contrebande vendues sur le trottoir devant chez lui. »
Si Hervé Garnier indique que seulement « deux ou trois » bureaux de tabac ont mis la clef sous la porte en 2023, à l’échelle départementale, il rappelle que l’hémorragie est « terrible » depuis les années 2000 et la mise en place de cette politique d’augmentation continue des prix. « On a perdu la moitié de nos bureaux de tabac en vingt ans. On est 170 aujourd’hui alors qu’on était presque 380 au début des années 2000. »




